Le premier médicament «pour les Noirs» autorisé


La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. La Food and Drug Administration (FDA) vient en effet de donner le feu vert, le 23 juin, à la mise sur le marché du premier médicament, destiné exclusivement aux Noirs américains. Car le BiDil (pour bi-dilatateurs) réduirait significativement les risques de décès des patients afro-américains atteints d’insuffisance cardiaque avancée selon une étude parue récemment dans le New England Journal of Medicine (1). Le débat sur l’avènement d’une médecine racialisée est lancé.

Cocktail de deux molécules trentenaires et depuis longtemps tombées dans le domaine public, l’hydralazine et le dinitrate d’isosorbide, aux propriétés vasodilatatrices reconnues, le BiDil a fait l’objet d’une longue suite d’essais cliniques dans l’insuffisance cardiaque congestive régulièrement retoqués par la FDA, l’agence américaine du médicament, faute de résultats vraiment concluants. La dernière fois en 1997.

Mais l’inventeur du BiDil, le docteur Jay Cohn, professeur à l’université du Minnesota qui défend le concept de sa bi-molécule depuis des dizaines d’années, ne se laisse pas démonter. Surfant sur le tout nouveau texte de loi qui, en matière d’essais cliniques, instaure une «action positive en faveur des minorités» (voté le 21 novembre 1997), il se replonge dans ses dossiers. Et détecte une différence de réponse au traitement de l’insuffisance cardiaque entre les Blancs caucasiens plus sensibles à un médicament beaucoup plus récent (un inhibiteur de l’enzyme de conversion) et les Noirs afro-américains, qui seraient de meilleurs répondeurs au BiDil. Jay Cohn est alors approché par NitroMed, une jeune firme de biotechnologie aux dents longues qui entre en Bourse, lève 66 millions de dollars, et réussit à convaincre l’association des cardiologues noirs de se lancer dans un nouvel essai thérapeutique comparant le BiDil au traitement standard.

En 2001, 1 050 malades atteints d’insuffisance cardiaque avancée et se décrivant eux mêmes comme Afro-Américains sont enrôlés. En juillet 2004, un premier bilan montre une augmentation de 43% de taux de survie à un an et une réduction de 39% des hospitalisations pour insuffisance cardiaque dans le groupe prenant du BiDil. L’essai est alors interrompu prématurément «pour des raisons éthiques» et tous les malades sont mis sous BiDil. Et le 23 juin, moins d’un an après, la FDA accorde son autorisation pour le traitement de l’insuffisance cardiaque des Noirs américains. Ce qui permet à NitroMed de repousser la date d’expiration de son premier brevet, prévue pour 2007, à… 2020. Une très bonne opération commerciale donc.

«Premier pas vers une médecine personnalisée», se réjouit de son côté la FDA. Début d’une médecine raciale, rétorquent de nombreux spécialistes qui critiquent également cette étude pour son manque de rigueur. Parce que le concept même de groupe afro-américain est flou tant au niveau historique que géographique, culturel etc. «Les ancêtres de ces personnes sont venus de nombreuses régions de l’immense continent africain qui comporte des groupes ethniques très différents», pointe le Pr Jacques Elion, directeur de l’unité de pharmacogénétique et approche thérapeutique des maladies héréditaires à l’Inserm. Il critique aussi le fait qu’il n’y ait pas eu d’étude comparative avec d’autres groupes contrôle (Indiens, Latinos, etc), ce qui ne permet pas d’asseoir scientifiquement la démonstration.

Pourtant le PrGilles Montalescot, professeur de cardiologie à la Pitié-Salpêtrière à Paris ne partage pas cette analyse. «Cela ne me choque pas que la FDA ait donné son accord à ce médicament. Si c’est pour le bien du patient, je ne vois pas pourquoi on devrait s’en priver.» Réfutant d’éventuelles critiques philosophiques ou éthiques, il poursuit en disant «pour nous cliniciens, la couleur de la peau peut être un moyen simple de choisir un traitement en fonction de l’individu. En matière d’hypertension artérielle par exemple, on sait que les personnes d’origine africaine réagissent mieux aux diurétiques ou aux vasodilatateurs qu’aux bêta-bloquants ou aux inhibiteurs de l’enzyme de conversion.»

En attendant les avancées de la pharmacogénétique capable de détecter les variations de réponse à un médicament. Pour le Pr Elion, «l’avenir c’est de pouvoir devant un individu donné, et ce quelle que soit sa couleur de peau, disposer de marqueurs génétiques capables de prédire sa réponse à un médicament donné et de proposer alors des prescriptions individualisées. Mais, soyons clair, insiste-t-il, de tels marqueurs seront transraciaux.»

Plus globalement, le Pr Francois Cambien, directeur de l’unité Inserm d’épidémiologie génétique des maladies cardio-vasculaires, estime que l’affaire du BiDil fait craindre un engrenage dangereux «avec un glissement d’une médecine personnalisée vers une médecine racialisée». Mais, à l’heure actuelle, des chercheurs appartenant à des minorités ethniques plaident pour une recherche scientifique spécifique. «On en vient à une médecine appliquée aux minorités, comme si ce concept existait réellement», dénonce François Cambien. «Si un tel concept se généralisait au niveau des systèmes de soins, ce serait affolant. Malheureusement pour l’instant un tel problème, qui dépasse d’ailleurs la communauté scientifique, n’est pas pensé. C’est pourtant un problème qui concerne l’ensemble de la société.»

(1) Le 11 novembre 2004.

Auteur : Catherine Petitnicolas

Source : www.lefigaro.fr

Des experts examinent un projet de protection des inventions agricoles en Afrique


Une vingtaine d’experts venus de 16 pays d’Afrique, en atelier de trois jours ouvert lundi à Lomé, examinent un projet de principes directeurs devant aboutir à des lois pour protéger les inventions du secteur de l’agronomie.

Les principes directeurs se rapportent à un certain nombre d’espèces déjà identifiées par les experts qui ont indiqué que des créations africaines agronomiques sont à la merci de tout le monde sans que les chercheurs ne bénéficient d’aucune ristourne.

L’atelier est en fait attendu pour répondre aux inquiétudes des chercheurs et à leur besoin par l’élaboration des lois pour protéger les variétés et les promouvoir.

Selon des responsables d’instituts de recherches togolais, des chercheurs togolais ont réussi à mettre sur pied des variétés de coton et de céréales qui sont produits dans certains pays de la sous-région ouest africaine. Au niveau du sorgho, les chercheurs togolais ont créé des sorghos de variété togolaise: le sorvato21, sorvato28 et le sorvato1.

Les recherches sont exploitées sans aucune ristourne aux chercheurs qui estiment aujourd’hui devoir avoir une propriété intellectuelle, une idée soutenue par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), qui a organisé l’atelier de Lomé.

Source : www.jeuneafrique.com

Textile : l’UIT va enquêter sur un supposé dumping des produits chinois


L’Union française des industries textiles va enquêter sur un supposé dumping (vente en dessous du prix de revient) de produits textiles chinois, a annoncé son président Guillaume Sarkozy, à l’issue d’un entretien avec le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, lundi à Paris.

« Nous avons décidé de constituer un dossier économique, micro et macro, permettant de prouver ce que nous avançons » en matière de dumping, a affirmé M. Sarkozy lors d’une conférence de presse, en soulignant « les problèmes considérables posés (aux) entreprises (textiles) par la pratique illégale et déloyale du commerce » chinois.

« Nous ne pouvons pas comprendre que des produits arrivent à des prix égaux à ceux de la matière qui les composent », a expliqué le responsable patronal, en plaidant pour un commerce « équitable et réciproque ».

A cet égard, l’UIT n’a « pas exactement la même vision que le commissaire » Mandelson, qui met « en avant, avant tout, la compétitivité de nos entreprises quelle que soit la réalité du commerce mondial », selon M. Sarkozy.

Le dossier anti-dumping devrait concerner la dizaine de produits cités dans l’accord signé le 11 juin par l’Union européenne et la Chine. La Chine s’est engagée à limiter la hausse des exportations de ces produits vers l’UE de 8 à 12,5% par an jusqu’à fin 2007.

L’UIT étudiera aussi d’autres catégories de produits, comme les chaussettes et les chemises, qu’elle aurait souhaité voir couverts par l’accord.

D’un point de vue macro-économique, l’UIT étudiera le cours de la monnaie chinoise, le yuan, que les États-Unis et l’Europe appellent à voir réévalué.

A propos des négociations commerciales internationales au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), M. Mandelson « a dit très clairement que, dans quelques secteurs et notamment dans le nôtre, il ferait tout son possible pour obtenir la suppression ou la réduction des pics tarifaires », qui sont les droits de douane les plus élevés, a rapporté l’UIT.

« Mais il n’est pas impossible que cela se paie par une baisse des droits de douane autour de la zone euro-méditerranéenne, qui a déjà les droits de douane les plus bas du monde », a précisé M. Sarkozy.

« Sans mettre comme préalable » les questions de la monnaie, de l’Organisation internationale du travail, et de la copie de la propriété intellectuelle, ces négociations sont un « marché de dupes », lequel risque de « détruire l’industrie européenne », a jugé M. Sarkozy.

Source : AFP

Dix ans de fonctionnement de l’OHMI


L’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles – OHMI) vient de célébrer son dixième anniversaire. En effet, l’OHMI a commencé ses activités en tant qu’agence communautaire spécialisée dans le registre de droits de propriété intellectuelle en 1994, et durant ces dix ans il y a eu deux faits dont l’importance est particulière et auxquels j’aimerais faire mention. D’un côté, la réception par l’OHMI de 425.000 demandes de marque communautaire, nombre qui consolide ce titre de propriété intellectuelle comme élément essentiel du système de concurrence que le Traité de l’Union européenne vise à établir et à préserver. De l’autre, les quelques 100.000 dessins et modèles communautaires octroyés jusqu’aujourd’hui, chiffre qui fait de ce titre de propriété intellectuelle le plus populaire dans ce secteur. Je suis convaincu que ces données démontrent que la création de droits de propriété industrielle d’envergure communautaire constitue un succès sans précédent.

Pour ce qui concerne la situation actuelle de l’OHMI, je voudrais exprimer trois considérations.

En premier lieu, l’OHMI a réussi dernièrement à faire face à deux grands défis, ce qui a par ailleurs créé de grands bénéfices pour les utilisateurs des systèmes d’enregistrement, l’élargissement de l’Union européenne (UE) et son adhésion au Protocole de Madrid. Grâce à l’élargissement de l’UE, l’étendue de protection des marques et des dessins ou modèles comprend, depuis le 1er mai 2004, les 10 nouveaux États membres, tandis que l’adhésion au protocole de Madrid permet, à partir du 1er octobre 2004, de désigner la Communauté européenne dans les demandes de marque internationale, par l’établissement d’un lien entre le système de la marque communautaire et le système de la marque internationale, géré par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI).

En deuxième lieu, nous somme conscients du fait que la vitesse et la cohérence dans la gestion des dossiers administratifs constituent des éléments d’importance vitale pour nos utilisateurs. Dans ce sens, l’OHMI a fait des efforts considérables durant ces derniers temps pour améliorer ses services, et réduisant les retards dans le traitement des demandes de marque et de dessin ou modèle communautaire, et a augmenté les fonctions du système e-business, ce qui a améliorer la qualité et l’efficacité de ces procédés.

En troisième lieu, nous espérons que la situation financière solide de l’OHMI nous permettra de refléter certaines des économies réalisées au bénéfice des demandeurs, par la réduction des taxes d’enregistrement. C’est pour cela que la Commission européenne, qui est compétente pour établir des taxes pour les services fournis par l’OHMI, a présenté une proposition concrète de modification de la structure de nos taxes au début de l’année 2005, qui est actuellement en discussion à Bruxelles.

Comme j’ai eu l’occasion d’expliquer à sa Majesté le Roi d’Espagne et aux autres autorités qui ont assisté le 9 septembre à la cérémonie de célébration du dixième anniversaire de l’OHMI, dix ans sont peu dans la vie d’une institution. Nous sommes toujours au début et il reste encore beaucoup à faire. Néanmoins, nos continuons nos efforts pour être utiles au monde des entreprises qui rivalisent dans le marché concurrentiel européen, car celui-ci est notre unique raison d’être. C’est la petite contribution que l’OHMI veut apporter à la consolidation du projet européen.

Auteur : Wubbo de Boer, Président de l’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur

Source : www.ipr-helpdesk.org

250 PME européennes défendent les inventions informatiques à Bruxelles


Quelques 250 petites et moyennes entreprises ont convergé à Bruxelles aujourd’hui pour un dernier appel de soutien en faveur d’une meilleure protection des brevets européens en matière d’inventions informatiques.

Les petites et moyennes entreprises européennes des technologies de pointe viennent de lancer d’importantes discussions avec des membres du Parlement européen sur les implications potentiellement négatives pour les perspectives d’innovation, d’emploi et de croissance si l’Europe se prononçait pour l’impossibilité pour eux de protéger leurs inventions. Les événements de la matinée se sont terminés par le lancement d’un ballon symbolisant les risques de dérive de l’innovation européenne.

Daniel Doll-Steinberg, président-directeur général de la maison d’édition logiciel britannique Tribeka, a déclaré que cette journée constituait une excellente opportunité pour les petites et moyennes entreprises de témoigner aux membres du parlement de l’importance des brevets pour le secteur technologique de pointe en Europe.

<< Nous sommes plus de 250 à nous être réunis à Bruxelles pour en appeler aux membres du parlement de soutenir la position commune et le dommage irréparable que provoquerait l’élimination de ces brevets en Europe. >>

Une récente étude universitaire publiée par la Business Software Alliance apporte un nouvel éclairage sur le rôle des PME dans le débat sur la directive CII, mettant l’accent sur le fait qu’un brevet CII sur cinq déposé au bureau des brevets européens est lié aux PME.

Source : Campaign for Creativity

Mille et une raisons d’exposer au plus grand salon du monde


INPEX PITTSBURGH Pennsylvanie

Je pense à forte raison être l’inventeur le mieux informe car en un an, j’ai participe en tant qu’exposant anonyme à ces trois salons : Le Lépine, Genève et Pittsburgh.

Je reste vraiment neutre dans mes jugements dans la mesure où je rédige cet article juste dans le but d’informer les inventeurs.

On ne peut pas comparer ce salon à un salon Européen pour la bonne raison, qu’il est unique.

C’est un salon d’inventeurs, pas une foire ou un concours agricole. Il est réservé uniquement à l’innovation et à la promotion des inventions.

On ne peut que rester en admiration devant le travail accompli par cette jeune équipe dynamique de ce salon INPEX.

L’ambiance est complètement différente, très conviviale et très pro.

Je recommande vivement aux inventeurs de s’informer avant de participer aux différents salons qui existent, de savoir pourquoi, ils veulent exposer dans quel but ; vendre, trouver un fabricant, tester le produit, avoir une médaille.

S’ils veulent, ils peuvent me demander des renseignements par mail sans problème.

Le salon INPEX a un service d’invitations, il est donc conseille de contacter les fabricants, les distributeurs avant le salon et ainsi organiser ses contacts.

Vous avez des conférences tous les matins avec des intervenants qui se rapportent au monde de l’invention et il est possible de rencontrer ces personnes après, pendant un entretien de 15 minutes  (des conseils propriété intellectuelle, avocats, business angels etc ….).

Inpex_2005

Exemple de conférence

Des émissions de radio de TV sont pressente, je pourrais parler des heures de ce salon et puis l’Amérique, c’est l’Amérique.

C’est ne venant aux USA que l’on mesure le retard que l’Europe a en matière d’organisation de salon.

Bravo et merci à nos amis de l’INPEX respect et chapeau bas !

Auteur & Inventeur : Olivier REDON

Triple médaille d’or dans ces trois salons.

E-mail : pochup@hotmail.com

Mort de Jack Kilby, père du circuit intégré


Le prix Nobel de physique est mort d’un cancer lundi à l’âge de 81 ans. Il avait inventé la puce pour Texas Instrument.

Le prix Nobel de physique américain Jack Kilby, inventeur du circuit électronique intégré, est mort d’un cancer lundi 20 juin à l’âge de 81 ans, a-t-on appris mercredi auprès de la société Texas Instrument où il a effectué sa carrière.

Son invention est à la base de la révolution informatique.

Le circuit intégré est un circuit électronique dont tous les composants ainsi que leurs interconnexions sont fabriqués avec un seul matériau, qui sert également de support. Cette fine plaquette de silicium est également appelée « puce ».

Jack_Kilby

Jack Kilby

« Peu de gens ont vraiment changé la face du monde dans lequel nous vivons. Kilby était un de ceux là », a indiqué Texas Instrument dans son communiqué.

Récompensé par le prix Nobel de physique en 2000, Kilby a réalisé son premier circuit intégré en septembre 1958.

Source : permanent.nouvelobs.com