L’Unifab s’attaque à la vente en ligne de produits contrefaits


L’Union des fabricants pour la protection internationale de la propriété intellectuelle déposera en septembre une plainte contre eBay et d’autres sites d’enchères en ligne pour vente de contrefaçons.

Marc Antoine Jamet, président de l’Unifab et secrétaire général de LVMH a déclaré à Reuters vouloir ainsi forcer les sites incriminés, parmi lesquels figurent également iOffer.com, Yahoo ou le japonais Rakuten, à mettre un terme à la vente de produits contrefaits.

Un porte-parole d’eBay Europe s’est refusé à tout commentaire et personne n’était disponible vendredi matin au siège américain du groupe pour répondre aux questions sur le sujet. Les autres sites n’ont pas davantage donné suite aux demandes de réactions adressées par courrier électronique.

Marc Antoine Jamet a expliqué qu’Unifab avait décidé d’agir en raison de l’ampleur du phénomène.

« Il y a un continent qui fabrique les contrefaçons, la Chine, et il y a un continent qui les vend, internet », a-t-il dit, en expliquant que les ventes de contrefaçons sur le web avaient été multipliées par 25 au cours des cinq dernières années.

Il y a trois ans, aucun des groupes français les plus affectés par le phénomène – parmi lesquels LVMH, Hermès International et Chanel – ne contrôlaient les ventes de contrefaçons sur internet, a expliqué Marc Antoine Jamet.

Aujourd’hui, de nombreux groupes disposent d’équipes complètes qui ont passé plusieurs mois à rassembler des preuves pour monter un dossier, a-t-il indiqué.

Depuis deux ans, l’Unifab a rencontré à une douzaine de reprises la principale cible de sa plainte, eBay, qui assure sur son site internet lutter contre la fraude et défendre le respect de la propriété intellectuelle.

La plainte de l’Unifab contiendra des exemples précis de contrefaçons vendues sur les sites d’enchères. Louis Vuitton, filiale de LVMH, a ainsi constaté l’an dernier 235.000 exemples de contrefaçons de ses articles proposés sur 340 pages eBay.

« Nous pensons qu’eBay est parfaitement capable de contrôler son site, mais ils proposent de le faire après-coup et refusent d’agir préventivement », a déclaré Marc Antoine Jamet.

L’Unifab entend également poursuivre les sites car ils fournissent le moyen de revendre des contrefaçons.

Elle demande également au gouvernement de réformer la législation sur le commerce électronique pour rendre les sites d’enchères en ligne « coresponsables » des produits vendus.

L’Unifab estime que les contrefaçons représentent entre 5% et 9% du commerce mondial, soit 200 à 300 milliards d’euros de manque à gagner pour les fabricants. En France, elle évalue les pertes à plus de six milliards.

Auteur : Nick Antonovics

Source : today.reuters.fr

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