Des jeux écolos


C’est l’histoire d’un informaticien qui ne vit que pour les jeux de rôles, et de son père écolo. Enfin, pas vraiment écolo. Disons qu’il s’agit d’un père que la science et ses ramifications politiques fascinent.

Pour se rapprocher de son fils, qui passe des nuits blanches avec ses amis à jouer à des jeux comme Diplomacy, Axis and Allies ou Dungeons and Dragons, le père lui a suggéré : «Pourquoi n’inventerions-nous pas un jeu ensemble ? J’ai une bonne idée, on pourrait imaginer les effets politico-militaires d’un réchauffement catastrophique de la planète. Tous les pays du monde se disputeraient l’Antarctique, le seul continent encore tempéré.»

Le résultat, c’est Antartica Global Warming, un jeu de société de la compagnie Savita (soleil, en hindou) dévoilé à la foire des jouets de Toronto, en janvier dernier. Les inventeurs, Peter et Frank Zuuring, sont respectivement ingénieur et informaticien à Kingston, en Ontario. Leur jeu est un peu maladroit, mais semble intéressant. Mais surtout, il représente une tendance forte : les jeux de société à tendance écolo.

«L’une des belles nouveautés, dans le jeu de société, est Bioviva», dit Christine, commis chez Diabolo, un magasin de jouets de l’avenue Mont-Royal Est. «Ce sont des jeux écolos. Même le papier est recyclé. C’est un jeu avec des questions et des pions sur une planche. Avec les questions, on apprend des choses sur la nature, sur le réchauffement de la planète. Il y en a deux, Opération survie et Nature. Les enfants aiment assez. »

La compagnie montréalaise Intellikid offre une belle gamme de jouets environnementaux et scientifiques, comme les jeux de société Enviro-Quiz et Animotrax, ou les expériences «La neige de l’espace» ou «Le sable de Mars.» Rencontré à la foire de jouets de New York, Bob Martin, copropriétaire d’Intellikid avec son épouse Véronique Janiak, a aussi expliqué les difficultés que l’on rencontre souvent avec les jeux d’expériences scientifiques : il est notamment assez difficile de faire grandir des artémias, de petits crustacés aquatiques, ou de faire pousser des cristaux sur une roche. Ces deux kits sont proposés par de nombreuses compagnies.

Les cristaux, explique Bob Martin, sont très difficiles à faire pousser. «Il faut quasiment mettre le pot qui contient la roche et le liquide sur une base antivibrations. Le moindre choc démolit les cristaux. C’est très fragile.»

Quand aux artémias, ils ne sont pas l’espèce la plus facile à élever, selon M. Martin. En gros, il s’agit de crustacés datant de l’âge des dinosaures et qui ont la capacité de survivre à l’état d’œuf, dans des milieux secs, pendant plusieurs décennies. Quand l’œuf se retrouve dans un milieu humide, il éclot et un animal, plutôt laid et plat, en sort.

«Les artémias grandissent très lentement, dit M. Martin. Ils sont habitués à vivre en Utah, alors le Canada est un peu froid. Ma compagnie utilise plutôt des triops, qui sont plus résistants. »

«Les triops vivent deux à quatre mois, jusqu’à ce qu’ils deviennent trop gros et commencent à s’entre-dévorer,» dit Christine de chez Diabolo, avenue Mont-Royal.

Auteur : Mathieu Perreault

Source : www.cyberpresse.ca

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