Les distributeurs automatiques de billets ont 40 ans


Pour leur 40e anniversaire, les distributeurs automatiques de billets (DAB) ont dispensé quelque 26 milliards de dollars (19 milliards d’euros) à travers le monde mercredi, soit une activité normale pour ces appareils qui fournissent aux passants de l’argent au compte-goutte depuis quatre décennies.

Bien que les distributeurs automatiques aient une longue histoire -une première version de l’engin a été installée à New York en 1939- le premier exemplaire moderne a été installé le 27 juin 1967 à l’extérieur de l’agence de la Barclays à Enfield, un faubourg du nord de Londres, a précisé la banque.

Les clients étaient approvisionnés en échange d’un bon spécial à usage unique qu’ils devaient mettre dans un tiroir. Après avoir entré un numéro d’identification personnel, un second tiroir s’ouvrait brusquement avec un billet de 10 livres.

John Shepherd Barron, l’inventeur de la machine, a expliqué que l’idée lui était venue après avoir été mis à la porte de sa banque. Barron avait dans un premier temps envisagé de concevoir des numéros d’identification à six chiffres, mais s’en était finalement contenté de quatre après les récriminations de son épouse Caroline qui estimait que six chiffres, c’était trop.

A la fin des années 1960, il y avait 781 DAB -alors appelés caisses automatiques- à travers le monde, la plupart en Grande-Bretagne, selon la Barclays.

Aujourd’hui, en plus de leur fonction de distribution de billets, les distributeurs automatiques permettent aussi bien de consulter son compte que d’effectuer des transferts et même de remettre du crédit dans son téléphone portable.

Il existe désormais environ 1,5 million de distributeurs automatiques de billets dans le monde -dont quelque 400.000 aux États-Unis-, selon l’association de l’industrie des automates bancaires. Ces appareils enregistrent en moyenne 165 millions de retraits quotidiens, selon le cabinet d’études et de conseils en stratégie Retail Banking Research.

En France, il existe 47.816 distributeurs automatiques, qui ont déversé quelque 92,2 milliards d’euros l’année dernière, pour 1,33 milliards de retraits, selon le Groupement des cartes bancaires. Soit un montant moyen de près de 70 euros.

Le nombre de retraits et leur montant ont augmenté de de 2,7% et 4,1% respectivement de 2005 à 2006. Ces hausses sont constantes sur les 10 dernières années, selon les chiffres du Groupement CB, qui organise en France le système interbancaire des paiements par carte.

Le premier DAB de France a été installé en 1968, rue Auber dans le quartier de l’Opéra à Paris par la Société Marseillaise de Crédit. Il s’agissait d’une « caisse automatique », selon le Groupement CB. Il faudra attendre 1971 pour voir apparaître les premiers points de retraits « interbancaires » utilisables par les clients d’autres banques.

Depuis, ce mode de retrait est devenu largement majoritaire en France: dans une enquête réalisée par l’organisation en 2005, seuls 17% des Français déclaraient retirer habituellement des espèces en guichet.

L’un des distributeurs les plus isolés de la planète est sans nul doute celui de la station McMurdo au Pôle Sud, qui dessert une petite population de chercheurs en Arctique.

Source : The Associated Press

Feu vert pour la charte relative à la PI


La Commission européenne a reçu le feu vert pour rédiger une nouvelle charte relative à la gestion des droits de propriété intellectuelle. C’est une grande nouvelle pour la recherche européenne, a déclaré Klaus Uckel du Ministère fédéral allemand pour l’éducation et la recherche (BMBF). D’après lui, l’initiative contribuera à mettre fin à l’exode incontrôlé des connaissances, ainsi qu’à la contrefaçon, et aidera à stimuler la compétitivité européenne.

La «Charte relative à la PI», une proposition de la Présidence allemande du Conseil de l’UE, comprendrait une série de principes et directives de base non juridiquement contraignante, sur laquelle les partenaires de la recherche pourraient volontairement baser leur coopération dans le domaine de la recherche. L’approche est semblable à celle adoptée pour la Charte européenne du chercheur de 2005, qui présente des directives volontaires sur les conditions de travail appropriées pour les chercheurs.

Lors d’un briefing au Parlement européen le 26 juin, M. Uckel a fait remarquer que la Charte du chercheur a largement été adoptée par les universités et les instituts de recherche dans toute l’Europe, et est perçue comme un instrument d?attraction des meilleurs chercheurs. «Si la charte n’est pas signée, nous craignons que certaines organisations soient laissées de côté», a-t-il déclaré. Il a ajouté que l’industrie commençait également à adopter la charte.

Divers instruments nationaux et supranationaux sont déjà à la disposition des universités et autres établissements publics de recherche, pour leur permettre de mieux gérer leurs connaissances. Ces instruments comprennent, entre autres, les Accords Lambert du Royaume-Uni, l’Initiative de rencontre de partenariat (Responsible Partnering Initiative), ainsi que des directives de la Commission européenne. Parallèlement, la recherche collaborative au titre du programme-cadre de l’UE est gouvernée par des règles de participation, lesquelles offrent un cadre relatif à la PI pour les partenaires de projet.

«De nombreuses bonnes pratiques ont déjà été énoncées», a déclaré M. Uckel. «Mais il nous faut désormais un grand ‘coup de pouce’ politique. La charte vise à offrir un cadre politique à ces pratiques». La charte sera suffisamment vaste et globale pour être compatible avec les arrangements nationaux et les règles de participation du cadre européen de la recherche.

Un cadre européen est absolument nécessaire, et doit décrire les grandes lignes du principe de la gestion de la PI aux universités et centres de recherche. Selon M. Uckel, le manque de professionnalisme nous fait perdre notre savoir-faire, et mène à un fossé grandissant entre l’Europe et ses concurrents mondiaux dans le domaine de l’innovation.

La contrefaçon des produits résulte du manque d’une approche conjointe pour régler les questions relatives à la PI. D’après une estimation, les pratiques illégales de compétition coûtent à elles seules quelque 25 milliards EUR par an à l’Allemagne.

L’innovation européenne souffre également, en raison des diverses approches adoptées par l’industrie et les instituts de recherche publics pour la gestion de la propriété intellectuelle. Les chercheurs s’intéressent principalement à la publication de leurs travaux, alors que l’industrie, elle, préfère prévenir la divulgation, ainsi que demander et exploiter les droits de protection.

Une Charte relative à la PI pourrait d’une part engager un processus de sensibilisation sur l’importance d’une meilleure gestion de la PI, déclare M. Uckel; elle permettrait également de promouvoir une meilleure compréhension des positions des partenaires de la recherche. Si la coopération entre l’industrie et le milieu universitaire était facilitée, les institutions de recherche pourraient accéder plus facilement aux sources de financement. Les industries, de leur côté, deviendraient plus compétitives, puisqu’elles auraient plus de chances de commercialiser leurs inventions innovantes. «La charte aidera à modifier la culture de la recherche européenne», a ajouté M. Uckel.

Une approche commune de la gestion de la PI garantirait une meilleure négociation de contrats entre les partenaires de la recherche européens et les partenaires internationaux. Des pays tels que les États-Unis et le Japon sont versés dans la gestion de la PI, déclare M. Uckel. Cependant, les institutions de recherche et les chercheurs européens se trouvent dans une position de négociation plus complexe, car ils ne sont pas au courant des diverses règles et pratiques de la PI. Une charte pourrait donc contribuer à réduire certaines de ces incertitudes, permettant ainsi aux partenaires européens de se référer à un cadre commun de référence.

Ayant reçu le soutien du Conseil Compétitivité le 25 juin, la Commission avance désormais dans la rédaction de la charte, qui devrait, selon M. Uckel, être prête d’ici l’automne.

Pour de plus amples informations sur la Charte relative à la PI, consulter :
www.bmbf.de/pub/Eckpunkte_IP_eng2.pdf

Source : cordis.europa.eu

La propriété industrielle et les droits d’auteur dans les pays arabes, en débat


 »Concevoir des stratégies visant à promouvoir tous les aspects de la propriété intellectuelle dans la région arabe », tel est le thème de la 4ème réunion arabe de coordination des directeurs des bureaux de la propriété industrielle et des droits d’auteur, dont les travaux ont démarré, mercredi à Tunis.

Organisée à l’initiative de la Ligue des États arabes et de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI-WIPO) en collaboration avec ministère de la culture et de la sauvegarde du patrimoine et du ministère de l’industrie, de l’énergie et des petites et moyennes entreprises, cette réunion, qui se poursuit jusqu’au 29 juin 2007, enregistre la participation de 20 pays.

A l’ordre du jour de cette réunion figure l’examen des derniers développements survenus au niveau international et arabe en ce qui concerne les ressources génétiques, les connaissances traditionnelles et le folklore, outre l’amélioration des mécanismes de travail au sein des bureaux de la propriété intellectuelle dans les pays arabes, l’intégration de la propriété intellectuelle dans les stratégies nationales de développement, le transfert de la technologie et l’encouragement à la création.

Présidant l’ouverture de cette réunion, M. Mohamed El Aziz Ben Achour, ministre de la Culture et de la sauvegarde du patrimoine a mis l’accent sur le caractère ancien de la protection des droits de la propriété intellectuelle en Tunisie et son rapport avec la politique d’ouverture sur le monde adoptée par notre pays.

A cet égard, il a fait remarquer que la protection de la propriété intellectuelle en Tunisie remonte à 1883 avec l’adoption de la convention de Paris relative à la protection de la propriété industrielle.

Par ailleurs, des lois concernant les brevets d’invention ont été promulguées en 1888, celles relatives aux marques de fabrication et de commerce l’année suivante, sans oublier les plans et modèles industriels en 1911 et la création de l’institut national de la normalisation et de la propriété industrielle en 1982.

D’autre part, il a été procédé à l’actualisation des lois sur la propriété industrielle en 2001 et 2003 ce qui a permis à notre pays de se doter d’un système législatif actualisé, en phase avec les traités internationaux en la matière.

S’agissant du droit d’auteur et des droits voisins, le ministre a indiqué que la Tunisie est considérée parmi les dix premiers pays fondateurs de la convention de Berne de 1886 relative à la protection des œuvres littéraires et artistiques, et ce, dès l’année 1887.

D’autres lois ont vu le jour à l’échelle nationale concernant la propriété littéraire et artistiques dont la loi numéro 36 en date de 1994, sachant que le chef de l’État a ordonné l’actualisation de cette loi dans son discours prononcé à l’occasion de la célébration de la journée nationale de la culture le 29 mai 2006, outre la création de l’établissement tunisien de la protection des droits d’auteur.

M. Ben Achour a également évoqué l’introduction de la question de la propriété intellectuelle dans les programmes de l’enseignement universitaire en Tunisie, la création d’un mastère professionnel dans le droit de la propriété intellectuelle, la mise en place d’un régime de sécurité sociale au profit des artistes et des intellectuels depuis 2002, la lutte contre la contrefaçon et le piratage ainsi que la promulgation de lois visant à protéger le patrimoine culturel immatériel, d’autant que la Tunisie a adhéré, en 2006, à la convention relative à la protection du patrimoine immatériel et à la convention de la protection et de la consolidation de la diversité des formes d’expression culturelle, en 2007.

De son côté, M.Abdallah Babaker, représentant de M.Chedli Neffati, secrétaire général adjoint et président du Centre de la Ligue des États arabes à Tunis, a salué l’intérêt accru accordé par la Ligue des États arabes à la question de la propriété intellectuelle, compte tenu de son impact sur le processus de développement.

Dans ce contexte, il a mis en exergue la responsabilité des sociétés et des gouvernements arabes dans la protection des droits de la propriété intellectuelle, au niveau de la préservation et de l’encouragement prodigué aux intellectuels et aux inventeurs.

Il a rappelé la signature par la Ligue arabe d’un mémorandum d’entente avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle dans ce domaine et la mise en place d’une unité de la propriété intellectuelle permettant de promouvoir le partenariat avec les parties concernées.

Il a ajouté que la tenue annuelle de cette réunion, d’une manière régulière, atteste l’existence d’un mécanisme de gestion de l’action arabe commune dans le domaine de la propriété intellectuelle.

Pour sa part, M.Narendra K.Sabharwal, directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle a réitéré l’engagement de l’organisation à renforcer la coopération avec la ligue des États arabes.

Il a expliqué que l’action des pays arabes dans ce domaine peut aider à développer le système mondial de la propriété intellectuelle notamment au niveau du patrimoine culturel et du folklore.

M.Sabharwal a souligné l’importance de cette réunion dans l’analyse de la situation en la matière à l’échelle régionale et internationale, la réduction du fossé numérique et la promotion des connaissances traditionnelles et des différentes expressions folkloriques en tant que patrimoine intellectuel et humain susceptible de s’insérer dans l’économie mondialisée.

Il a salué l’aspect pionnier de la législation tunisienne dans le domaine de la propriété intellectuelle, faisant d’elle un modèle à suivre. Il a, par ailleurs, indiqué que l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle œuvrera, à court et à moyen termes, à renforcer les capacités humaines et institutionnelles des pays arabes dans ce domaine.

Source : www.infotunisie.com

Dassault Systèmes met la 3D à portée de tous


Dassault Systèmes, fabricant de logiciels et filiale du groupe Dassault, a dévoilé ce matin 3DVIA, une nouvelle plateforme en ligne visant à mettre la conception en trois dimensions à la portée du grand public.

Accessibles sur le site 3DVIA.com d’ici la fin de l’année, ces nouveaux services s’adresseront aussi bien aux ingénieurs et aux graphistes, qu’aux particuliers, aux passionnés et aux inventeurs en herbe. Des outils permettront à chaque utilisateur d’inventer et de créer des objets, mais aussi de les télécharger sur leur ordinateur, de les partager avec des amis, ou de créer des tags vers ces objets.

Le développement du site sera assuré par Dassault Systèmes et ses partenaires, dont le géant du logiciel Microsoft, ou encore RealViz, spécialiste du traitement d’images. Il permettra « à toute personne disposant d’un ordinateur et d’une connexion Internet d’utiliser des services en ligne et en 3D innovants et conviviaux » a déclaré Bernard Charlès, PDG du groupe Dassault Systèmes.

Site Web : www.3dvia.com

« Avancée significative » à l’OMPI


« Avancée significative » à l’OMPI : les négociateurs établissent un nouveau mandat pour le développement

Les membres d’un comité de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) chargé d’examiner les propositions relatives à un plan d’action de l’OMPI pour le développement auraient reformulé le mandat de l’organisation spécialisée des Nations Unies dans le cadre d’une réunion tenue du 11 au 15 juin, sous réserve d’une approbation finale.

Les négociateurs ont conclu leur réunion d’une semaine par un accord sur un large éventail de propositions portant sur des nouvelles activités liées au développement « dont certaines étaient difficiles à imaginer à l’OMPI il y a deux ans », ainsi que par une recommandation sur l’établissement d’un nouveau comité qui serait chargé de mettre en œuvre ces propositions.

« Il s’agit là d’une avancée significative, a relevé un représentant officiel participant à la réunion. C’est une révision totale du concept à la base de l’OMPI, qui est élargi pour prendre en compte les préoccupations croissantes au sein de la société au sujet de l’appropriation des technologies et des connaissances, et de ses conséquences pour l’avenir, à la fois dans les pays développés et en développement. »

Selon un autre représentant officiel, le Comité provisoire sur les propositions relatives à un plan d’action de l’OMPI pour le développement (PCDA) a également convenu de tenir une dernière réunion d’un jour, le 4 septembre prochain, afin d’approuver le rapport du président et la liste des propositions à mettre en œuvre sans délai sur la base de consultations informelles. Les recommandations formulées par le PCDA à l’issue de cette réunion et d’une autre réunion tenue en février, seront soumises à l’Assemblée générale de septembre pour approbation finale.

De leur côté, les États-Unis se sont empressés de mettre l’accent sur l’introduction de la protection de la propriété intellectuelle dans l’accord et sur le fait que les recommandations s’inscrivent dans le cadre du mandat actuel de l’OMPI. Ils ont également cherché à faire concorder le résultat des négociations avec leur ambition de relancer les travaux sur l’harmonisation des lois nationales sur les brevets.

La constitution d’un nouveau comité de l’OMPI sur le développement et la propriété intellectuelle, qui tiendrait sa première réunion durant le premier semestre de 2008, sonnerait le glas du PCDA « deux ans après sa création » et d’un organe connexe, le Comité permanent de la coopération pour le développement (PCIPD).

Le nouveau comité commencerait immédiatement à :

– élaborer un programme de travail pour la mise en œuvre des recommandations adoptées ;

– suivre, évaluer, examiner et rendre compte de la mise en œuvre de toutes les recommandations adoptées et, pour ce faire, coordonnerait ses travaux avec ceux des autres organes concernés ;

– examiner les questions relatives à la propriété intellectuelle et au développement, comme convenu par les membres du comité, ainsi que celles qui lui seront soumises par l’Assemblée générale.

Il serait demandé à Trevor Clarke, président du PCDA et ambassadeur de la Barbade à Genève, de préparer les documents de travail initiaux, notamment un projet de programme de travail « incluant les besoins en ressources financières et humaines », en consultation avec les Membres de l’OMPI et le Secrétariat.

Les 45 propositions convenues dans le cadre des réunions du PCDA cette année seront adoptées par l’Assemblée générale et mises en oeuvre, selon ce même participant. Vingt-quatre propositions ont été approuvées en février (IPW, OMPI, 23 février 2007) et environ 21 à la réunion de juin (IPW, OMPI, 15 juin 2007 ; IPW, OMPI, 14 juin 2007 ; et IPW, OMPI, 14 juin 2007).

L’idée de réformer l’OMPI a été proposée à l’origine par le Brésil et l’Argentine en 2004. Les 45 recommandations ont été formulées à partir des 111 propositions soumises par divers pays ces deux dernières années. Toutes les principales questions soulevées dans les 111 propositions originales semblent avoir été retenues à l’issue du processus de négociation.

Les propositions convenues la semaine dernière portent sur des points divers, allant d’une assistance technique pour l’élaboration de règles au transfert de technologie, en passant par les évaluations de l’impact en termes de développement et le mandat de l’OMPI. Les sujets abordés sont aussi variés que la protection, la concurrence, l’accès au savoir, les types de collaboration et le renforcement du domaine public. S’agissant du domaine public, la réserve formulée précédemment par la Colombie semble avoir été maintenue.

Les États-Unis tentent d’établir un lien entre le résultat des négociations et l’harmonisation des lois sur les brevets

Il se peut que les États-Unis aient eu un autre objectif en vue au moment d’accepter ces compromis en faveur du développement : l’harmonisation des lois sur les brevets. Immédiatement après la clôture de la réunion, les États-Unis ont publié une déclaration soulignant l’importance de poursuivre les travaux de l’OMPI sur le développement et sur la protection de la propriété intellectuelle.

Ils ont également tenté d’établir un lien entre le résultat des négociations et la nécessité pour les Membres de l’OMPI de donner un nouvel élan aux travaux sur l’harmonisation des lois nationales sur les brevets, une question qui a reçu un accueil mitigé parmi les pays en développement par le passé.

Les Membres de l’OMPI devraient « intensifier les consultations avec le président de l’Assemblée générale de l’OMPI en vue de relancer les travaux sur un domaine d’activité essentiel de l’OMPI, l’harmonisation substantielle des lois sur les brevets, ont-ils déclaré. L’Assemblée générale de 2007 devrait approuver non seulement les propositions relatives au développement et la création d’un Comité sur le développement et la propriété intellectuelle, mais également des plans ambitieux visant l’harmonisation substantielle des lois sur les brevets et la reprise des travaux du Comité permanent du droit des brevets. »

La question des brevets risque d’être difficile à résoudre pour les États-Unis et le reste des pays développés, qui se sont employés depuis le début de l’année à faire progresser l’harmonisation de leurs propres lois sur les brevets en dehors de l’OMPI, apparemment sans grand succès.

Réunion du Groupe B+ sur l’harmonisation du droit des brevets reportée

Une réunion officielle du Groupe B+ (comprenant le groupe des pays développés de l’OMPI et d’autres membres au sein de l’Organisation européenne des brevets), qui devait être organisée par l’Office américain des brevets et des marques, a été reportée. Anne Rejnhold Jørgensen, qui représente l’Office danois des brevets et préside le processus d’harmonisation, a déclaré à Intellectual Property Watch qu’elle mènerait des consultations informelles dans l’intervalle.

L’une de ces consultations aura lieu à Copenhague, les 4 et 5 juillet. Mme Rejnhold Jørgensen a précisé qu’elle ne savait pas encore précisément qui y participerait, mais que des pays avaient d’ores et déjà été invités à y prendre part. D’après des représentants de pays développés, la réunion officielle pourrait avoir lieu cet automne.

Il est difficile de savoir avec précision dans quelle mesure les discussions des pays développés sur les moyens d’harmoniser leurs lois ont progressé, mais il est clair qu’elles ont principalement porté sur quelques questions, la première étant de savoir s’il convient de reconnaître le principe du premier déposant ou du premier inventeur, comme le prévoit la loi américaine. Les travaux de réforme du droit américain des brevets ont progressé cette année et incluraient une disposition consacrant le principe du premier déposant, mais celui-ci semblerait encore différent du principe européen et pourrait créer de nouveaux problèmes, selon un représentant européen.

Bon nombre de pays en développement ont signalé qu’ils n’étaient pas encore convaincus des avantages qu’ils pourraient tirer d’une harmonisation. En outre, selon un représentant d’un pays en développement, le texte des recommandations adopté par le PCDA indique clairement que le développement constitue un programme de travail à part entière à l’OMPI, et il ne serait donc pas acceptable de le lier à l’harmonisation des lois sur les brevets.

Les propositions de plan d’action pour le développement récemment convenues, tout comme celles qui ont été approuvées en février par le PCDA, « renforcent l’engagement de l’OMPI à l’égard des besoins des pays en développement, ont indiqué les États-Unis dans un communiqué. Parallèlement, elles réaffirment le mandat clair et précis de l’OMPI, en sa qualité d’organisation spécialisée des Nations Unies destinée à promouvoir la protection de la propriété intellectuelle dans le monde entier. »

Les États-Unis ont ajouté qu’ils considéraient les propositions comme reflétant « la reconnaissance par les États membres du rôle que joue la propriété intellectuelle dans le développement et leur engagement à soutenir le renforcement des capacités nationales pour protéger l’innovation et la créativité ».

Et de préciser : « Durant les négociations, les États-Unis ont insisté sur le fait que les efforts déployés pour affaiblir le cadre international de protection de la propriété intellectuelle ou pour changer fondamentalement la mission actuelle de l’OMPI, qui consiste à promouvoir la protection de la propriété intellectuelle, ne seraient pas cohérents avec les objectifs économiques et de développement de ses Membres. »

Les États-Unis ont pris l’engagement de « mettre tout en œuvre pour que l’OMPI continue de contribuer au développement en approfondissant et en développant son savoir-faire dans le domaine de la propriété intellectuelle, dans le cadre du mandat qui lui a été conféré et en évitant tout chevauchement d’activités avec d’autres organisations internationales ».

Ils ont ensuite demandé instamment que « les progrès accomplis sur les questions relatives au développement s’étendent également aux autres domaines de travail de l’OMPI ».

Auteur :  William New

Auteur : www.ip-watch.org

Sarkozy veut augmenter d’un quart le financement de la recherche publique


Le président français Nicolas Sarkozy a annoncé samedi au salon aéronautique du Bourget son intention d’augmenter d’un quart le financement de la recherche publique.

« Identifier et maîtriser les ruptures demande avant tout une recherche fondamentale de rang mondial. C’est la raison pour laquelle j’ai indiqué que je proposerai au gouvernement d’augmenter d’un quart le financement de la recherche publique en concentrant sur le financement sur projets et non pas sur structure », a déclaré le chef de l’État.

Il a estimé « indispensable de renforcer et pérenniser les pôles de compétitivité » en France au-delà de 2008 mais « pas sans une évaluation précise de l’action de chaque pôle ».

M. Sarkozy a ajouté qu’il jugeait « nécessaire d’appliquer la même logique au niveau européen ».

Il a appelé de ses vœux la création d’une « fondation scientifique européenne », qui « rassemblera les moyens et les allouera aux meilleures équipes du continent ».

Le chef de l’État a par ailleurs souhaité « une politique d’achats publics favorisant l’innovation ».

« Je veux qu’un achat public soit l’occasion de lancer un procédé nouveau (…), je veux que l’achat public soit un tremplin, plutôt qu’un verrou », a-t-il déclaré.

Il propose également de « recentrer l’action de l’Agence de l’innovation industrielle sur les entreprises moyennes ».

Le président de la République a par ailleurs déploré l’absence d’un acteur du capital risque en France « capable d’investir en fonds propres 10, 20 voire 50 millions d’euros d’un coup ».

« Je souhaiterais qu’un tel fonds émerge naturellement de la place financière de Paris » mais « dans l’immédiat, a-t-il ajouté, je crois nécessaire de réorienter l’action de la Caisse des Dépôts. France Investissement doit désormais réorienter son action vers l’intervention directe, en doublant au minimum les moyens qu’elle y consacre ».

Source : AFP

L’Europe voit grand dans les technologies du petit


La Commission, les États membres et l’industrie ont décider d’investir 3 milliards d’euros dans la recherche en nanoélectronique. La proposition que la Commission a adoptée aujourd’hui en vue de lancer un partenariat public-privé paneuropéen dans le domaine de la nanoélectronique, sous la dénomination ENIAC, ouvrent nouvelles perspectives s’ouvrent pour un nouveau monde électronique, désormais miniature. Doté d’un budget estimé à trois milliards d’euros provenant de l’industrie, des États membres et de la Commission, ce partenariat vise à permettre de créer une recherche en nanoélectronique performante et un secteur manufacturier fort en Europe. L’objectif est de proposer des produits innovants contenant une intelligence intégrée et ce, dans des domaines tels que l’électronique grand public ou encore les secteurs automobile, des soins de santé et environnemental.

« Les semiconducteurs sont le moteur de la révolution de l’information, a rappelé Viviane Reding, membre de la Commission européenne chargée de la société de l’information et des médias. Il s’agit d’une course dans laquelle l’Europe doit s’appuyer sur les nouvelles technologies nanoélectroniques pour maintenir son rang » poursuivait-elle se référant notamment à la loi de Moore selon laquelle la puissance des microprocesseurs double tous les 18 mois. « Cette nouvelle initiative technologique commune lancée aujourd’hui par la Commission devrait permettre à l’Europe de se maintenir en tête dans ce domaine, garantissant la croissance et l’emploi pour les générations futures » a-t-elle affirmé avec une vision très optimiste.

Du mètre au nanomètre

Nanometre

L’ENIAC, qui est le nom de baptême de cette initiative, est un clin d’œil. On se souvient en effet que c’était le nom d’un des tout premiers ordinateurs qui pesait 30 tonnes réparties sur une surface de 170 m² et qui consommait une puissance de 160 Kilowatts. L’ENIAC visera le prochain niveau de miniaturisation requis pour franchir la frontière qui sépare la microélectronique de la nanoélectronique, à l’heure où les produits commerciaux simples intègrent de plus en plus de fonctions. Cette technologie ouvrira de nouvelles perspectives dans la communication et l’informatique (intelligence dans chaque objet), les transports (électronique embarquée pour une conduite plus assistée, une plus grande autonomie des véhicules et un contrôle plus sûr et efficace de la circulation), les soins de santé (nouveaux types de soins médicaux rendant plus confortables les traitements à domicile et permettant le dépistage précoce des maladies grâce à des équipements médicaux portables intelligents ou à l’intelligence présente dans les objets de la vie courante), la gestion de l’énergie et de l’environnement (bâtiments intelligents surveillant et réduisant la consommation d’énergie, et petits dispositifs intelligents peu coûteux en réseau surveillant et gérant la pollution et les risques environnementaux), la sécurité et la sûreté ainsi que les loisirs.

L’ENIAC est une initiative technologique conjointe (ITC), un nouveau type de partenariat public-privé paneuropéen visant des domaines déterminants où les instruments actuels n’ont ni l’échelle ni la vitesse nécessaires pour maintenir l’Europe en tête de la concurrence mondiale. Il s’agit de domaines où un financement national, européen et privé de la recherche peut apporter une importante valeur ajoutée, notamment en encourageant l’augmentation des dépenses privées pour la recherche et le développement.

L’initiative ENIAC sera mise en œuvre via une entreprise commune qui sera établie par un règlement du Conseil et qui devrait débuter ses activités au début de 2008. Entre 2008 et 2013, 60 % des 3 milliards d’euros de fonds prévus pour la recherche en nanoélectronique proviendront de l’industrie, le reste étant à charge de la Commission, des États membres et des pays associés, tous partenaires de l’entreprise commune. Chaque euro investi par l’Union européenne devrait se traduire par 7 ou 8 euros dans la recherche.

Les partenaires industriels seront représentés par l’AENEAS, une association industrielle sans but lucratif. L’AENEAS est ouverte aux grandes entreprises ainsi qu’aux PME, aux instituts de recherche, aux universités et aux associations actives dans la nanoélectronique. L’ENIAC s’inscrit dans le prolongement du lancement en mai dernier d’une des premières ITC, ARTEMIS, consacrée à la recherche sur les systèmes embarqués.

Différence entre microélectronique et nanoélectronique

– En microélectronique, les transistors sont fabriqués à partir de plaques de silicium. Les motifs sont gravés par lithographie et le surplus de silicium est éliminé dans un bain d’acide ou par gravure plasma. Précision : 10 nanomètres => insuffisant. Méthode descendante car on élimine pour fabriquer.

– La nanoélectronique est une méthode ascendante fondée sur la synthèse chimique des composants, qui sont ensuite assemblés pour réaliser les circuits.

Source : www.itrmanager.com