La croissance du R&D en Europe plus forte que celle aux Etats-Unis


La croissance des investissements dans la recherche et le développement en Europe est cette année supérieure à celle enregistrée aux États-Unis. Le secteur IT notamment demeure un important adepte R&D.

Dans son ‘EU Industrial R&D Investment Scoreboard 2008’, la Commission européenne analyse les investissements des 1.000 entreprises européennes et des 1.000 entreprises non européennes qui investissent le plus en R&D (‘research & development’). Une observation importante cette année, c’est que la croissance en Europe demeure plutôt constante – de 10 pour cent l’an dernier à 9 pour cent cette année – mais qu’elle régresse énormément aux États-Unis. Il en résulte que la croissance des investissements américains en R&D est pour la première fois (tout juste) inférieure au niveau de croissance européen.

Au niveau mondial, Microsoft est le principal investisseur en R&D avec 5,85 milliards d’euros. General Motors se classe à la 2ème place avec 5,54 milliards d’euros et Pfizer complète le top 3 avec 5,53 milliards d’euros. Le plus important investisseur européen se classe à la 5ème place: il s’agit de Nokia avec 5,25 milliards d’euros.

Les principaux noms de l’ICT dans le classement mondial sont – outre Microsoft – Intel (15ème), IBM (16ème), Matsushita (18ème), Alcatel-Lucent (21ème) et Siemens (22ème). Le secteur ICT est de nouveau l’un des secteurs investissant le plus en R&D, à côté notamment de l’industrie pharmaceutique et du secteur biotechnologique. Le secteur télécom, par contre, n’investit guère en R&D.

Mini-listes

Des mini-listes européennes par secteur figurent aussi dans le rapport. C’est ainsi que la britannique BT est celle qui investit le plus en R&D dans la catégorie des entreprises télécoms de lignes fixes avec un budget d’1,7 milliard d’euros. Belgacom s’y classe en 9ème position avec un budget R&D de 41 millions d’euros. Quant à Vodafone, il est le principal investisseur en R&D parmi les opérateurs télécoms mobiles. Dans la catégorie ‘équipement télécoms’, Nokia mène la danse devant Alcatel-Lucent en 2 et Ericsson en 3. Option se classe 9ème avec un budget de 30,6 millions d’euros.

Dans la catégorie ‘services informatiques’, c’est Fujitsu Siemens Computers qui est le numéro un, alors que la néerlandaise Lycos Europe domine la catégorie ‘internet’. Dans la grande catégorie ‘software’, c’est SAP qui est de loin en tête avec un budget d’1,4 milliard d’euros. Dans l’industrie des puces, Infineon, STMicroelectronics en NXP sont assez proches l’une de l’autre avec un budget R&D oscillant autour d’1,1 milliard d’euros.

Si l’on examine simplement la liste par pays et spécifiquement belge, on s’aperçoit que chez nous, c’est UCB qui occupe la première place devant Solvay et Fortis. Agfa-Gevaert est la première entreprise ICT/technologique avec un budget R&D de 200 millions d’euros. Barco se classe septième, suivie par Belgacom (10), Option (11), Melexis (13) et Icos Vision Systems (21) entre-temps rachetée.

Auteur : Stefan Grommen

Source : www.datanews.be

Escalarbre, une nouvelle activité de plein air


La nouvelle activité de plein air… En forêt ou en milieu urbain, chaque arbre devient le terrain de jeux (, et ) de sport des grands et petits.

Système Escalarbre

Atteignez les cimes autrement…

Le système Escalarbre permet d’utiliser les prises d’escalade vendues dans le commerce dans un environnement autre que les structures artificielles d’escalade.

Ce concept permet d’utiliser les prises d’escalade dans un arbre sans clous ni vis et sans endommager le tronc de l’arbre.

Chaque prise d’escalade est vissée sur un disque de 150 mm x 20 mm en aluminium, ce même disque monté sur deux sangles d’arrimage. A l’extrémité des deux sangles d’arrimage, un tendeur à cliquets ceinture tout le système autour du tronc de l’arbre.

Escalarbre

A l’aide du tendeur à cliquets, chaque système peut-être desserré à tout moment afin d’intervenir sur les voies d’escalade, chaque disque avec sa prise peut alors coulisser sur les sangles d’arrimage.

Ce nouveau procédé permet de créer des voies d’escalade dans un arbre et de les faire évoluer dans le sens vertical comme horizontal, ce qui rend ce système évolutif et exclusif.

Le matériel

équipement vendu en kit ou séparément…

Généralités

Le système ESCALARBRE est vendu complet prêt à l’emploi à savoir: les deux platines assemblées avec quatre vis en INOX, montées sur sangles doubles avec tendeur à cliquets.

Le KIT ESCALARBRE comprend un nombre x (suivant les besoins) de systèmes ESCALARBRE + le KIT d’Auto-assurrage.

Suivant les besoins pour créer une voie d’escalade dans un arbre, les platines ESCALARBRE peuvent être vendues séparément, car il est possible d’avoir plusieurs platines sur les mêmes sangles d’arrimage.

Il est possible d’intégrer dans un kit complet les prises d’escalade, plusieurs gammes correspondant à différents niveaux de difficulté vous seront proposées.

Platine Escalarbre

Descriptif des platines ESCALARBRE.

BREVET ET MARQUE DÉPOSÉ

PLATINE 1 en matière plastique.
dim : 150mm x 10mm.
5 trous au centre de 10mm.
4 trous en périphérie de 6 mm.
Usinage de deux réserves. pour le passage des sangles.

PLATINE 2 en matière aluminium.
dim : 150mm x 10mm.
5 trous au centre de 10mm.
4 trous en périphérie de 6 mm.
Usinage en périphérie de quatre réserves pour éviter le cisaillement des sangles.

Le système Escalarbre est vendu avec la visserie en Inox à savoir :

quatre vis de 6mm x 15mm servant à l’assemblage des deux PLATINES.

Tendeur et sangles

Tendeur à cliquets de 132mm fermé, en Acier bichromaté.

Sangles doubles en polyester de 3m +- en deux coloris pour éviter les croisements de sangles au montage, vert kaki et marron.

Kit auto-assurage

Le KIT d’Auto-assurage comprend :

Système d’arrêt des chutes + corde en 10,5ø statique de type A + contrepoids x2 + maillons rapides x 4 + cordelette

Nom de l’inventeur : Emmanuel BADIN

Pour plus d’information : www.escalarbre.com

Interview Yann Franquet, créateur et manager de Dealip.com


Yann Franquet a 35 ans et c’est le créateur de Dealip.com. Ce service Internet novateur a pour objectif d’être une plate forme de vente ou d’achat de titres de Propriété Industrielle tels que les brevets ou les marques. Créateur, inventeur, chef d’entreprise, cet autodidacte originaire du Tarn à une idée très précise, de ce que doit devenir le monde de la création.

Valery Tourzief Fofanov : Bonjour, pouvez vous expliquer à quoi consiste votre travail ?

Yann Franquet : Mon travail consiste à mettre en relation par le biais d’un catalogue des créateurs, des inventeurs, ou autres propriétaire de titres de propriété industrielle, avec des entrepreneurs ou des investisseurs qui souhaitent exploiter via une cession totale ou partielle sous forme de redevances ou de licences ces derniers. En bref, notre catalogue référence tous les titres de propriété industrielle valide auprès de l’INPI et disponible à la vente, pour les proposer à des entreprises ou des investisseurs désirant les utiliser.

VTF : Vous parlez de l’INPI, de titre de Propriété Industrielle, qu’est que c’est que tout ça ?

YF : Alors l’INPI c’est l’institut national de la propriété industrielle et les titres de propriété industrielle c’est tous simplement les brevets, marques, modèles ou dessins enregistré auprès de l’organisme cité. En bref, l’INPI est l’organisme de référence qui administre les droits de la propriété industrielle. Si vous souhaitez par exemple déposer un brevet, exploiter une marque commerciale, protéger un modèle ou dessin c’est par cet organisme qu’il faut passer car c’est la voie légale.

VTF : Quel intérêt pour un créateur ou un entrepreneur d’utiliser des titres de propriété industrielle ?

YF : Pour un créateur ou un inventeur, déposer à l’INPI c’est l’assurance de la paternité d’une idée et le meilleur moyen de valoriser sa création. Pour une entreprise ou un investisseur, un titre de propriété industriel c’est l’assurance de pouvoir exploiter à son profit une technologie, une appellation en toute sécurité et en se protégeant de la concurrence. On distingue deux principales fonctions aux titres de Propriété Industrielle, celle de se protéger contre autrui et celle de vouloir exploiter son titre.

VTF : Si je comprends bien, j’ai tout intérêt à déposer des brevets, des marques ou autres titres, si je suis un créateur ?

YF : oui car ainsi vous êtes sur de garder la paternité de vos inventions, de valoriser votre travail et surtout de pouvoir négocier quelque chose de crédible. En effet, une idée reste une idée, tandis qu’une marque ou un brevet est un titre de propriété industrielle plus facile à exploiter, surtout auprès de professionnel.

VTF : Si je suis entrepreneur et que je veux vendre ou acheter un titre, je m’adresse à qui ? À l’INPI ?

YF : Pour acheter un titre il faut rentrer en contact avec le déposant ce qui est souvent difficile et complexe car il faut savoir quoi chercher et à qui s’adresser. L’INPI n’assure pas ce travail, ou seulement de manière parcellaire en publiant les informations légales. En bref, il est difficile pour les déposants de se faire connaître et pour les entrepreneurs d’avoir accès à des titres. Pour ces raisons et du fait que j’en ai souffert en tant que déposant ou chef d’entreprise, j’ai décidé de mettre en place un catalogue d’achat et de vente qui se nomme « Dealip.com ». Ce dernier référence tous les titres de propriété industrielle valides et disponible pour une cession immédiate.

VTF : Donc pas besoin de L’INPI ?

YF : non, ce n’est pas le rôle et la destination des services de l’INPI. Cet organisme ne peut pas faire office de vendeur ou de négociant. Le plus simple pour vendre ou acheter est de s’adresser à nos services ou de consulter notre catalogue PI sur : www.Dealip.com.

VTF : Ok, quels sont les avantages que proposent vos services ?

YF : Tout d’abord, pour un déposant c’est l’assurance d’avoir un professionnel à ses côtés pour négocier de manière optimale et de faire connaître son titre partout en France rapidement. En effet, il est difficile de négocier soit même quelque chose d’aussi personnel qu’un titre de propriété industrielle et notre catalogue permets une large diffusion des informations. D’autre part, il faut comprendre qu’un entrepreneur préfère travailler avec des professionnels et c’est là que nous intervenons. Grâce à nos services, à notre travail en amont, un professionnel est certain de la valeur et de la pertinence du titre que nous exposons. De par notre expérience et nos connaissances nous sommes aptes à le conseiller dans sa démarche et à répondre à toutes ses questions.

VTF : Que faut-il faire ou payer pour utiliser les services de votre entreprise ?

YF : Pour un déposant il suffit d’avoir un bon titre à vendre et pour un entrepreneur il suffit de vouloir accéder au meilleur de la propriété industrielle. En effet, la consultation et la mise en ligne des annonces de notre catalogue est 100% gratuite. Notre rémunération est établi par le versement d’une commission de 15 % inclue au prix de vente du titre et payable uniquement par l’acheteur.

VTF : êtes vous sur de pouvoir vendre mon titre si je le dépose dans votre catalogue ?

YF : on n’est jamais sur de rien, toutefois en agissant ainsi vous mettez toutes les chances de votre côté car vous utilisez à votre profit les services de professionnels et un catalogue d’importance. Par ailleurs, vous pouvez avoir confiance dans notre travail puisque notre réussite financière est votre réussite personnelle.

VTF : Quel est l’importance de la propriété industrielle dans notre société de consommation ?

YF : Le meilleur exemple de cette importance est d’aller dans un supermarché est de constater que tous les produits présents ont une marque déposée, un plusieurs modèles ou dessins à leurs actifs et que nombre d’eux sont issus d’une technologie brevetée.

VTF : Pour clore cette interview quel est le meilleur conseil que vous pouvez adresser à un inventeur ou un jeune entrepreneur ?

YF : trois choses, se rappeler que tout travail mérite salaire ; que les brevets, marques, modèles ou dessins d’aujourd’hui seront les produits ou services de demain car forcément novateur ; et que la propriété industrielle est le meilleur moyen d’exploiter ses idées, son travail.

Auteur : Valery Tourzief Fofanov

Source : www.categorynet.com

Une équipe française fait battre le premier coeur artificiel


La collaboration secrète entre EADS et le professeur Carpentier donne naissance à une première mondiale.

Dans les locaux d’EADS à Suresnes, le projet est aussi bien gardé qu’un secret d’État. Et pour cause : une première mondiale en… chirurgie cardiaque s’y prépare, à l’abri des regards, depuis quinze ans. Dévoilée aujourd’hui, il s’agit du premier prototype de cœur artificiel implantable qui imite à la quasi-perfection, grâce à des matériaux biocompatibles et à de l’électronique embarquée très sophistiquée, le fonctionnement de l’organe humain.

Le concepteur de cette alternative à la transplantation cardiaque qui fait naître de grands espoirs n’est autre que le professeur Alain Carpentier, directeur du Laboratoire d’études des greffes et prothèses cardiaques de l’Hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris. « A l’origine d’une invention, il y a toujours une émotion dans laquelle on puise les raisons d’innover », confie-t-il. « Je ne supportais plus de voir des hommes, jeunes et actifs, mourir à la quarantaine d’un infarctus du myocarde massif. Nous avons bien sûr la solution de la transplantation cardiaque, mais elle ne répond pas au grand nombre de besoins, notamment en raison du manque de greffons », déplore-t-il.

Il faut savoir que ce projet hors du commun n’aurait jamais vu le jour dans l’Hexagone sans la vision à long terme ni le soutien indéfectible de Jean-Luc Lagardère. « Ne voulant pas créer un laboratoire spécifique, je cherchais une grande structure spécialisée en haute technologie qui réunisse toutes les compétences nécessaires », raconte le professeur Carpentier. « Quand Jean-Luc Lagardère m’a ouvert les portes de Matra, la seule condition que je lui ai demandé de respecter était de garder la confidentialité absolue pour avoir le temps de mener ce projet à bien. » Cette fois, l’inventeur français ne sera pas obligé d’aller chercher un partenaire industriel aux États-Unis, comme il a notamment dû le faire pour mettre au point ses bioprothèses valvulaires, développées avec la société américaine Edwards, qui améliorent la qualité de vie de centaines de milliers de patients dans le monde.

« Bioprothèses complexes »

Fruit de vingt ans de recherche et développement, ce cœur artificiel, protégé par une série de brevets, va désormais battre en toute indépendance au sein de la nouvelle société Carmat, un spin-off du groupe aéronautique présidé par Jean-Claude Cadudal, ancien vice-président d’EADS. En janvier prochain, la start-up va s’installer dans de nouveaux locaux à Vélizy avec, à son bord, la douzaine de spécialistes en électronique, en biomatériaux, en mécanique et en systèmes embarqués, qui ont participé à sa conception depuis l’origine. Jamais une jeune entreprise innovante française n’a obtenu une telle aide publique pour se propulser : 33 millions d’euros viennent d’être accordés par Oséo en subventions et en avances remboursables. En revanche, ce ne fut pas une mince affaire de trouver un ou des investisseurs privés en France car, évidemment, ce projet est trop atypique pour correspondre au tableau de bord des critères d’investissement des capital-risqueurs tricolores. « Nous voulions trouver un investisseur spécialisé qui sache comprendre le potentiel humain et financier du projet, et prendre des risques », souligne Patrick Coulombier, directeur général adjoint de la société Carmat, qui a dirigé ce programme de R&D au sein du GIE Carmat (Carpentier-Matra), créé en 1993. C’est dans ce contexte que Philippe Pouletty, directeur général de Truffle Capital, vient tout juste de mener le premier tour de table de Carmat, en injectant 5 millions d’euros : « C’est un projet emblématique répondant à un grand besoin médical et précurseur en biotechnologie de la prochaine vague des bioprothèses complexes pour remplacer demain d’autres organes humains déficients comme le foie ou le rein. » De leurs côtés, les deux partenaires historiques, EADS et la fondation Carpentier réinjectent respectivement 2 millions et 0,25 million d’euros, après avoir financé ce projet en fonds propres, à hauteur de 15 millions d’euros, depuis le départ. Tout compte fait, cette aventure médico-technologique a mobilisé 55 millions d’euros à ce jour.

Quelle stratégie technico-scientifique le professeur Alain Carpentier a-t-il suivi pour réussir là où les Américains se sont cassé les dents pour l’instant, en dépit de leurs multiples tentatives depuis trente ans ? En essayant de tirer parti de tous les échecs précédents : « Les essais sur le cœur artificiel ont toujours buté sur le même problème. Au contact des matériaux étrangers, le sang a tendance à former des caillots. » Qu’à cela ne tienne. L’inventeur des bioprothèses valvulaires peut s’en inspirer puisqu’elles évitent précisément cet inconvénient majeur et ne nécessitent pas la prise d’anti-coagulants par les patients. En réalité, ce n’est pas si simple. Une seconde cause s’est greffée sur le problème des matériaux. « J’ai découvert que les flux sanguins à l’intérieur du cœur, ce qu’on appelle l’hémodynamique, jouent aussi un rôle déterminant. J’ai donc attaqué le problème sur ces deux fronts et j’ai fait un choix technologique très différent de ce qui existe aux États-Unis », explique-t-il.

Capteurs électroniques

Il a fallu quatre ans pour trouver la forme et la taille optimales de la bioprothèse humaine, afin de reproduire la plus fidèlement possible la physiologie normale. Grâce à des capteurs électroniques très sophistiqués issus du savoir-faire des spécialistes d’EADS dans le domaine des missiles, ce cœur artificiel a la capacité de réagir automatiquement à tout changement des besoins de l’organisme par des variations du débit, de la fréquence cardiaque ou de la pression artérielle. « La mise au point d’un cœur artificiel relève exactement de la même problématique et des mêmes contraintes que le développement d’un système embarqué, comme un calculateur dans un avion ou dans un satellite qui doivent fonctionner en toute autonomie pendant des années », illustre Patrick Coulombier. « Les performances exigées sont les mêmes en termes de fiabilité, de durée de vie et de robustesse. »

Tous les composants de ce prototype implantable chez l’homme ont été soumis à des tests sur bancs d’essais équivalents à plusieurs années de fonctionnement. Avec les fonds privés et publics récoltés, la société va désormais réaliser une dizaine de modèles de ce cœur artificiel. « Nous espérons, avec l’accord de l’Afssaps, débuter en France puis à l’étranger les essais cliniques chez l’homme d’ici environ deux ans », conclut le professeur Alain Carpentier, qui prend la direction scientifique de Carmat.

Auteur : CHANTAL HOUZELLE

Source : www.lesechos.fr

Intelligence économique : « la guerre sans image ni visage »


Député du Tarn et spécialiste de la « guerre sans image ni visage » qu’est l’intelligence économique, M. Carayon était l’invité des entreprises ariégeoises, afin de les mobiliser sur un sujet aussi sensible que d’actualité.

« Par intelligence économique, on entend l’ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de diffusion de l’information utile aux acteurs économiques. C’est à dire obtenir l’information dont ont besoin les entreprises pour élaborer et mettre en œuvre de façon cohérente leur stratégie, dans le but d’améliorer leur position dans un environnement concurrentiel ».

Voici, définie par le président de la CCI ariégeoise Paul-Louis Maurat, ce qu’est ce concept longtemps méconnu en France. Spécialiste reconnu du sujet, le député tarnais Bernard Carayon, vieil ami de M. Maurat par ailleurs, y voit une « guerre sans image ni visage » menée dans le cadre d’une globalisation qui n’a pas amené l’ère de prospérité mondiale attendue à la chute du Mur de Berlin.

« Elle se joue essentiellement sur les marchés stratégiques de la défense, de l’énergie, de la santé, des TIC, de l’aéronautique et du spatial, et fausse complètement la concurrence pure et parfaite ».

D’autant que l’émergence d’acteurs tels que les fonds souverains ou certaines ONG compliquent la partie d’échecs, tandis que l’Europe resterait naïvement accrochée aux dogmes libéraux : « on ne peut pas considérer qu’une entreprise de biscuits et une entreprise de l’énergie ont la même importance stratégique ».

La protection – le terme n’est pas employé, mais le député UMP a plaidé par le passé pour une forme de patriotisme économique – des grands secteurs pointés par M. Carayon ne concerne pas que les grands groupes, « les PME et TPE de ces secteurs sont aussi concernées.

Les Américains, par exemple, étudient en permanence quelles entreprises seraient intéressantes à racheter ». Et dans un contexte de crise qui a grandement fragilisé la valeur des sociétés françaises, lesquelles deviennent des proies pour les fonds étrangers, la création d’un fonds souverain français, décidée le 23 octobre par le Président de la République, « est extrêmement importante ».

Et l’élu tarnais de plaider pour qu’au niveau européen, les dérogations à la libre circulation des personnes et des biens « limitées aujourd’hui aux secteurs de la défense et de l’ordre public » « soient étendues aux activités stratégiques ».

Les entrepreneurs ariégeois ont donc pu être sensibilisés à cette cause, qui est celle de la maîtrise de l’information. D’aucuns commentateurs voient dans l’intelligence économique une forme d’espionnage industriel par des moyens légaux. Mais il s’agit, bien sûr, d’abord d’une stratégie défensive pour éviter tout piratage d’informations sensibles ; à ce titre, la présence de Valéry Comte, délégué régional de l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI), a permis de rappeler les fondamentaux de la protection des process et savoir-faire.

Par ailleurs, Martine Boutary, responsable du Master « Intelligence Économique » à l’ESC Toulouse, a présenté la phase plus « offensive » de l’intelligence économique, celle qui peut être mise en œuvre dans le cadre du développement d’une société : intégration du concept dans la culture d’entreprise, mise en place de systèmes d’information et de veille, appréhension des repères internationaux, des procédures de lobbying.

Source : www.gazette-ariegeoise.fr

Le Pentagone s’inspire de James Bond


Le Pentagone veut développer un avion submersible aux performances tout droit sorties d’un film de James Bond : l’étrange engin pourra voler, naviguer par gros temps et descendre dans les fonds marins pour discrètement rapprocher des commandos de rivages hostiles.

L’Agence américaine de recherche avancée sur les projets de défense (DARPA), qui a donné vie aux inventions les plus révolutionnaires du Pentagone, dont l’internet, vient d’annoncer qu’elle recherchait « des technologies radicalement nouvelles permettant au département américain de la Défense d’insérer clandestinement de petites unités le long de côtes ».

Selon les critères de l’appel d’offres, l’appareil d’un nouveau genre devra pouvoir voler « à la vitesse et avec un rayon d’action d’un avion normal, avoir la capacité de cabotage d’un bateau et la furtivité d’un sous-marin ».

En l’espace de huit heures, l’avion hybride devra être capable de parcourir 1,850 kilomètres en volant, 185 kilomètres en mer ou 22 kilomètres sous l’eau — ou une combinaison des trois — avec huit hommes à son bord.

Le défi : concevoir un engin assez léger pour voler tout en étant assez lourd pour rester immergé.

« Au vu des critères divergents, les difficultés de développer un avion submersible sont claires », écrit le DARPA, en admettant que « les besoins de conception d’un sous-marin et d’un avion sont diamétralement opposés. »

Les inventeurs ont jusqu’au 1er décembre pour soumettre leur copie.

Source : AFP

Capitaux-risqueurs et Business Angels s’adaptent de la crise financière


Capitaux-risqueurs et Business Angels s’adaptent pour résister aux remous de la crise financière

Ces dernières semaines, les deux principaux vecteurs financiers de l’innovation technologique aux États-Unis, à savoir les sociétés de capital-risque (Venture Capital) et les business angels, ont réalisé que, eux non plus, n’étaient pas immunisés contre les conséquences de la crise financière.

Les VC et les angels, avec respectivement plus de 30 milliards de dollars (environ 23 milliards d’euros) et 26 milliards de dollars (20 milliards d’euros) investis en 2007 dans les jeunes pousses, alimentent le développement de l’innovation. Capitaux-risqueurs et business angels comptent tous deux sur les jeunes pousses acquises et/ou sur leur introduction en bourse pour générer des plus-values, parfois colossales, à l’image de ce qui s’est produit pour Google, Yahoo et Apple pour ne citer que les plus connues.

Cependant, d’après les chiffres publiés la semaine dernière par l’association américaine des capitaux-risqueurs (National Venture Capital Association, NVCA), les investissements à risques provenant des VC pour le troisième trimestre 2008 auraient été de 7 milliards de dollars (5,4 milliards d’euros), chutant ainsi de presque 10% par rapport à la même période l’année dernière. Cette baisse est la plus forte jamais enregistrée depuis celle du printemps 2003. L’industrie des hautes technologies se remettait alors des pertes dues à l’explosion de la bulle Internet.

Comme nous nous en sommes fait l’écho dans le BE 138, la fragilité actuelle des marchés a entraîné la prudence des investisseurs vis-à-vis des technologies émergentes. Ainsi les acquisitions sur le marché ont considérablement diminué rendant plus maigres les bénéfices générés par les sociétés de capital-risque et les angels. Jusqu’à présent cette année, seulement sept entreprises soutenues par des VC ont réussi une introduction en bourse, le plus petit nombre depuis 31 ans. De plus, toujours selon la NVCA, il n’y a eu que 58 acquisitions lors de ce troisième semestre 2008, contre 102 pour la même période l’année dernière. Fait symptomatique, CISCO System Inc., qui, depuis 2000 a absorbé quelques 44 jeunes pousses, n’a pas conclu une seule affaire depuis le début de l’année 2008.

Les sociétés de capital-risque les plus connues de la Silicon Valley, Sequoia Capital et Benchmark Capital, ont d’ores et déjà conseillé aux entreprises de leur portefeuille d’investissement de revoir leurs plans à la baisse pour l’année prochaine et de réduire les coûts au maximum. Dans cette optique, certaines jeunes pousses, particulièrement celles de l’Internet, ont entamé des réductions d’effectifs. Par ailleurs, les VC ne prennent plus autant de risques qu’auparavant et misent davantage sur les projets qu’ils soutiennent déjà, que sur de nouvelles affaires.

Le domaine le plus touché par les remous de la crise est celui des technologies de l’information et de la communication. Les investissements des VC dans les entreprises de l’Internet ont en effet chuté de 36% par rapport à l’année 2007. En revanche, la diminution des investissements des VC aurait pu être bien plus importante sans leur intérêt croissant pour les biotechnologies et les énergies renouvelables, secteurs dans lesquels les investissements à risques ont augmenté respectivement de 2% et 17% par rapport à l’année 2007.

D’autre part, la baisse généralisée des cours de bourse a aussi son pendant positif, du moins pur les investisseurs. La valeur de la majeure partie des entreprises a en effet diminué, permettant ainsi aux VC et aux business angels de négocier une part plus grande de la compagnie soutenue pour une même somme d’argent. En cas d’acquisition ou d’introduction en bourse de la jeune pousse, le VC peut donc espérer un retour sur investissement plus important. La balle est désormais dans le camp des investisseurs, qui dictent leurs conditions comme ils l’entendent. Le financement par le capital-risque va devenir de plus en plus cher pour l’entrepreneur.

Mais les sociétés de capital-risque ne sont pas les seules à se montrer prudentes. Des données publiées par le centre pour la recherche en capital-risque de l’université du New Hampshire montrent que le nombre de jeunes pousses soutenues par les business angels au cours de la première moitié de 2008 a diminué, de 4% par rapport à l’année 2007. Dans le même temps, le total des sommes investies aurait augmenté de 4,2%. Ceci marque un net changement dans la manière d’investir de ces investisseurs providentiels. Tous comme les VC, les angels misent désormais davantage sur les projets connus ou moins risqués que sur de nouveaux projets d’innovation de rupture. Par ailleurs, afin de diminuer encore les risques, les angels se regroupent et sont en général plus nombreux à soutenir une même jeune pousse.

La vraie question est maintenant de savoir combien de temps les capitaux-risqueurs et les business angels vont rester globalement « sur la touche » quand il s’agit de porter de nouveaux projets. Cette diminution de la prise de risques des deux moteurs principaux de l’innovation aux Etats-unis pourrait sur le long terme considérablement pénaliser l’avancée technologique du pays. En effet, qu’en serait-il aujourd’hui de l’économie des hautes technologies si personne n’avait pris le risque de miser sur des projets au départ hautement incertains comme ceux de Google ou d’Apple ?<

Source : www.bulletins-electroniques.com