L’innovation ne serait-elle qu’une question d’effectifs ?


Dans la plupart des pays, il existe une corrélation entre le nombre de brevets déposés par millions d’habitants, et la part de population active qui travaillent dans les secteurs de la recherche et du développement.

Le fait d’employer un nombre conséquent de chercheurs et d’ingénieurs mais aussi de managers ou de personnel administratif dédiés est-il nécessairement synonyme d’innovation ? Eurostat s’est penché sur la question dans un rapport intitulé « Patents and R&D personnel ». Conclusion : la quantité de brevets déposés dans un pays est souvent proportionnelle au nombre de personnes travaillant dans le secteur de la recherche et du développement. La part d’employés dans la R&D par rapport aux autres secteurs d’actifs est donc un indicateur à peu près stable du nombre de brevets déposés par million d’habitants dans bon nombre de pays. Exemple : la Finlande a fait breveter en 2005 plus de deux cents applications par million d’habitant. Un chiffre bien supérieur à la moyenne européenne qui est d’environ cent brevets.

Secteurs public et privé

Or la Finlande est également l’un des pays où le taux d’employés dans la R&D par rapport à la population active globale est le plus élevé. Bien que très importante, la quantité d’employés dédiés n’est cependant pas l’unique facteur expliquant le nombre de brevets déposés par pays. Un autre paramètre apparu dans l’étude d’Eurostat concerne la différence entre secteurs public et privé. Dans la mesure où bon nombre d’inventions sont le fruit de partenariats entre plusieurs institutions, il est certes difficile de catégoriser rigoureusement la part des entreprises d’une part et des organismes de recherche du public d’autre part dans le dépôt de brevets. Un projet peut par exemple être financé par une société et réalisé dans une université. Mais la tendance est nette : 80 % des brevets sont déposés dans le secteur privé.

Copyrights, marques déposées etc.

Dans la plupart des pays, les secteurs du gouvernement, de l’éducation supérieure ou des hôpitaux représentent moins de 10 % des brevets déposés. Résultats : le calcul de l’innovation d’un pays doit non seulement prendre en compte le nombre d’actifs travaillant dans la R&D. Mais aussi, dans ce même secteur, la répartition entre secteurs public et privé : en Lituanie par exemple, moins de 10 % des actifs dans la recherche et le développement travaillent dans le privé. Enfin, l’innovation ne se mesure pas uniquement en nombre de brevets car il y a d’autres moyens de protéger la liberté intellectuelle : copyrights, marques déposées, design industriel etc. Sans compter ceux qui préfèrent laisser leurs inventions dans le domaine public.

Source : www.atelier.fr

Brevets d’invention. La Bretagne dans le top 5


La recherche bretonne est performante. Au nombre de brevets d’invention elle se situe au cinquième rang national. Les universités sont les premiers déposants en Bretagne.

Aujourd’hui, à Rennes, a lieu la remise par l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) des trophées de l’innovation. Une occasion de rappeler que la recherche bretonne ne manque pas de vitalité. Les statistiques de l’INPI sont même plutôt flatteuses pour la Bretagne. La région se situe bon an mal an entre le 4 e et le 6 e rang. Avec 512 brevets publiés en 2007, elle se classait l’an dernier au cinquième rang (*).

L’Ille-et-Vilaine en tête

La Bretagne est seulement devancée par des régions qui disposent de très grandes métropoles : Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Midi-Pyrénées.

Dans ce classement des inventeurs, l’Ille-et-Vilaine est de loin le département qui totalise le plus de brevets (262). Les Côtes-d’Armor et le Finistère sont quasiment à égalité (97 et 96 brevets). Ils devancent le Morbihan (57 brevets). Sans surprise, c’est le secteur de l’électronique et de l’électricité -un domaine d’excellence pour la Bretagne – qui produit le plus de brevets (208).

PME et universités

Les grandes entreprises situées sur le bassin rennais contribuent beaucoup à ce bon classement mais il y aussi tout le tissu de PME liées aux nouvelles technologies. « On retrouve beaucoup de PME parmi les sociétés qui déposent des brevets », souligne Isabelle Fages, chargée de mission à l’INPI Bretagne. A côté de la recherche privée, la recherche publique contribue également pour une large part à cette vitalité bretonne. L’Université européenne de Bretagne (UEB) qui regroupe les quatre universités bretonnes et plusieurs grandes écoles est même le premier déposant de brevets en Bretagne.

Transfert vers les entreprises

« Nous avons de très bons résultats en terme de licences et de dépôts de brevets par rapport aux autres universités », assure Elisabeth Lagente, directrice de Bretagne Valorisation. Depuis deux ans, 39 brevets ont été déposés par cet organisme pour le compte des universités bretonnes. Outre que Bretagne Valorisation donne une vraie lisibilité à la recherche bretonne, son rôle est aussi de faire en sorte que les entreprises puissent bénéficier des inventions produites dans les universités et de favoriser les collaborations. Aujourd’hui, Bretagne Valorisation dispose d’un portefeuille d’une vingtaine de technologies en cours de transfert vers des entreprises. Dans des domaines aussi divers que la nutraceutique (aliments contre le cancer) ou que la lutte contre la contrefaçon avec la mise au point de marqueurs de matériaux.

(*) Ce classement est celui des brevets publiés par origine de résidence des inventeurs. Le classement le plus significatif dans la mesure où peu de grandes entreprises ont leur siège social en Bretagne.

Auteur : Yvon Corre

Source : www.letelegramme.com

Invention : La première pile à chlorophylle 100% naturelle


>Le scientifique taïwanais LIAO Chung-Pin a inventé la première batterie au monde fonctionnant entièrement à la chlorophylle. Cette pile, dont la puissance est pour le moment deux fois moindre qu’une pile ordinaire, peut fournir de l’électricité pendant 2 à 7 jours mais sa capacité de stockage serait supérieure à celle d’une pile à combustible. Pour la recharger, rien de plus simple : il suffit de la plonger dans n’importe quel liquide pendant 10 secondes.

Deux autres avantages sont à noter : tout d’abord, le coût de production de cette pile à chlorophylle serait très bon marché (environ 5 centimes d’euros pièce), mais elle ne contiendrait également aucune substance toxique. Cette invention fait actuellement l’objet d’une demande de brevet international et le professeur LIAO s’attend à voir une production de masse de ce type de batterie dans un avenir proche.

Âgé de 49 ans,  LIAO Chung-Pinest un chercheur multidisciplinaire. Après une licence en ingénierie nucléaire de l’Université nationale Tsing Hua, à Hsinchu, il a obtenu un mastère et un doctorat en science des plasmas et technologies de la fusion de l’Institut de technologie du Massachusetts aux États-Unis.

Auteur : Guillaume Colleu

Source : www.chine-informations.com

La Chine veut former des ingénieurs plus « créatifs »


Former des scientifiques en nombre ne suffit pas. La Chine, qui – poids démographique oblige – détient le réservoir le plus important d’étudiants en sciences, est gagnée elle aussi par la nécessité de revoir les modalités de son enseignement scientifique.

« Nous devons devenir plus créatifs », assure Mme Wei Yu, ancienne vice-ministre chinoise de l’éducation, chargée d’une rénovation planifiée jusqu’en 2020 qui vise à « changer les habitudes » ancestrales d’un système basé sur l’hyper-sélectivité et le bachotage à outrance. En s’inspirant de l’approche « learning by doing » importée des États-Unis et popularisé en France sous le nom de « La main à la pâte », les programmes scolaires ont été réécrits. Les professeurs ont commencé à être formés et 200 000 écoliers environ suivent un projet pilote.

En terme de niveau, les universités scientifiques chinoises n’ont rien à envier aux européennes ou aux américaines. Baignant dans une compétition féroce, tant sur le plan du recrutement des étudiants et des professeurs que sur celui du financement (variable, selon un classement national), les grandes facultés scientifiques et technologiques que sont Beida, Tsinghua ou Beihang ne risquent pas d’être détrônées de sitôt par celles de sciences humaines… Mais cette compétition à outrance, cumulée à une faible tradition d’innovation, constitue un obstacle à la compétitivité auquel les autorités chinoises semblent vouloir s’atteler.

Installée depuis 2005 à Pékin, l’expérience de l’École centrale témoigne des limites du système chinois : des étudiants excellents auxquels il a fallu apprendre à « travailler avec leur cerveau », explique Marc Zolver, directeur adjoint des affaires internationales. « A l’issue de leurs études, ces jeunes gens sont bourrés de connaissances, mais ils ne sont pas ingénieurs », assure-t-il, expliquant que ces étudiants « n’avaient jamais vu une démonstration de leur vie ».

Le résultat est à la hauteur. « Les professeurs de classes préparations de Louis-Le-Grand qui enseignent actuellement à Pékin m’ont assuré qu’au moins deux ou trois étudiants de la promotion pourraient devenir majors de l’X », raconte encore Marc Zolver, qui indique en revanche avoir mis deux ans à « détecter des professeurs chinois » qui acceptent de changer leurs méthodes.

Qualitative et de longue haleine, la rénovation des enseignements scientifiques vise aussi indirectement à maintenir l’attrait des universités scientifiques (d’où sont issus tous les dirigeants chinois, Hu Jintao en tête) dans un pays où, comme le dit Mme Wei Yu « les sciences sont très dures » et « le business attire ».

Auteur : Brigitte Perucca

Source : www.lemonde.fr

Le laser : histoire d’un rayon


Si le principe fondamental du laser a été découvert par Einstein en 1917, il a fallu près de 50 ans pour que le premier laser voie le jour. Pourtant, la plupart des éléments nécessaires existaient depuis longtemps. Aujourd’hui, le laser est omniprésent : outil des physiciens, des chimistes ou des médecins, on l’utilise aussi pour lire des code-barres ou des DVD. Les astrophysiciens ont découvert récemment l’existence de lasers naturels !

Préhistoire et histoire du laser

Corps noir

Nous voyons la plupart des objets qui nous entourent grâce à la lumière qui les éclaire et qu’ils renvoient. Pourtant, sans un tel éclairage, un morceau de charbon est visible à condition toutefois qu’il soit suffisamment chaud. Le rayonnement émis par le charbon (dans cet exemple) du fait de sa température est appelé « rayonnement de corps noir ». Même à 20 °C, le charbon émet un tel rayonnement mais le spectre des fréquences émises est tel que nos yeux ne le « détectent » pas. Établir la relation mathématique qui donne le spectre d’émission (les fréquences et les amplitudes) en fonction de la température a été un problème ardu auquel les physiciens se sont intéressés à la fin du XIXe  siècle. En 1900, sans la démontrer, Max Planck (1858-1947, prix Nobel de physique 1918) parvient à mettre sur pied la « loi du rayonnement du corps noir », une relation qui rend parfaitement compte des observations expérimentales, en introduisant en physique le « quantum élémentaire d’action h ».

Effet laser

Le temps de séjour d’un atome hissé de son état fondamental E0 vers un état excité E1 est très court, puisqu’il a spontanément tendance à retourner à son état fondamental en rayonnant de l’énergie sous forme d’une radiation quantique de fréquence ν telle que hν = E1-E0. Imaginons à présent non pas un mais des milliards de milliards d’atomes enfermés dans une enceinte à une certaine température, comme l’air enfermé dans un four. Le rayonnement de corps noir au sein de l’enceinte, dont le spectre est continu, interagit avec les atomes. Ces derniers absorbent certaines radiations puis se désexcitent spontanément. Aussi, l’énergie du rayonnement dans l’enceinte subit de microscopiques fluctuations. Albert Einstein (1879-1955, prix Nobel 1921) s’intéresse à ces fluctuations qu’il étudie de manière théorique. En 1917, il arrive à la conclusion que si la loi de Planck est correcte « et elle a l’air de l’être » l’interaction rayonnement-matière doit mettre en jeu une autre forme d’émission, autre que l’émission spontanée, car cette dernière seule ne peut rendre compte de la loi de Planck. Einstein montre que l’émission d’un photon hν lorsqu’un atome se désexcite peut être induite, stimulée, par un photon de même énergie. Dans ce processus que personne n’avait encore imaginé, appelé « émission induite » ou « émission stimulée », le photon émis possède les mêmes caractéristiques que le photon « stimulant » : même énergie, même direction d’émission, même phase. Et par ailleurs leurs énergies s’ajoutent ! La lumière arrive donc sur un atome excité et le quitte avec une énergie double : il y a Amplification de Lumière par Émission Stimulée de Radiation ; c’est l’effet LASER (en anglais). L’acronyme n’a été forgé que près de quarante ans après la publication d’Einstein.

Nécessité d’une inversion de population

Au cours des années 1920 et 1930, certains physiciens étudient activement l’émission stimulée, mais à cette époque personne n’a conscience qu’il serait peut-être possible de mettre au point un véritable « amplificateur de lumière ». Pourquoi ? Car à cette époque, on s’intéressait surtout aux situations dans lesquelles il y a équilibre thermique. Or, dans une population d’atomes en équilibre thermique, la majeure partie des atomes n’est pas dans un état excité – nécessaire à l’émission stimulée – mais dans son état fondamental, si bien que l’absorption du rayonnement l’emporte sur l’émission stimulée. Une population en équilibre thermique ne constitue donc pas un milieu amplificateur, même si certains rares photons sont issus de l’émission stimulée. Pour avoir un amplificateur de lumière, un laser, il est nécessaire qu’il y ait davantage d’atomes dans l’état excité que dans l’état fondamental : il faut provoquer une « inversion de population » et donc sortir de l’état d’équilibre thermodynamique. La réalisation d’un tel déséquilibre est dévolue à des méthodes dites de « pompage » qui apportent sans cesse de l’énergie et surpeuplent la population d’atomes dans l’état excité. Signalons que ce déséquilibre correspond en fait à un « équilibre à température négative ».

La cavité

L’inversion de population doit dépasser un certain seuil critique qui dépend des atomes du milieu actif. Dans la mesure où plus le nombre de photons est important et plus les chances d’obtenir une émission stimulée sont grandes, on peut abaisser ce seuil critique en augmentant le taux d’émissions stimulées, cela en faisant croître l’intensité du rayonnement. On y parvient par « amplification résonante » en utilisant une cavité constituée de deux miroirs parallèles espacés d’une distance égale à un nombre entier de demi longueurs d’ondes. Grâce à cette cavité résonante qui constitue un oscillateur optique, on obtient une amplification résonante de lumière qui favorise l’émission stimulée dans la direction de propagation de la lumière dans la cavité (perpendiculaire aux miroirs). L’un des miroirs est semi-réfléchissant afin de permettre au faisceau de sortir du dispositif.

En résumé un laser est réalisé grâce à la conjugaison de trois éléments :

1 – Un milieu actif pour l’émission stimulée.
2 – Une « pompe » pour créer l’inversion de population.
3 – Une cavité résonante pour augmenter le taux d’émission stimulée, sélectionner une direction privilégiée d’amplification et affiner la monochromaticité du rayonnement.

Signalons toutefois le cas particulier du laser à diazote où l’inversion de population est si importante que l’on obtient un laser sans aucune cavité. On parle d’émission super-radiante. Ce laser est surtout employé comme « pompe » pour obtenir l’inversion de population dans les lasers à colorants.

Les premières réalisations

La décennie 1950-1960 marque la naissance des premières réalisations. En 1952, le Français Alfred Kastler (1902-1984, prix Nobel de physique 1966) invente une technique de pompage optique. En 1954, Charles Townes (né 1915, prix Nobel de physique 1964) invente le MASER, un amplificateur de micro-ondes (1,25 cm de longueur d’onde) par émission stimulée. C’est un maser qui permettra à Penzias et Wilson de révéler en 1965 l’existence d’un fond de rayonnement cosmologique à 2,7 K.  En 1958 Townes et Arthur Schawlow (1921-1999, prix Nobel de physique 1981) établissent le principe de réalisation du laser. Deux ans plus tard, l’Américain Theodor Maiman (1927-2007) met au point le premier laser : le milieu actif, amplificateur, était constitué d’ions chromes Cr3+ dans un barreau de rubis ; la méthode de pompage était optique (un flash de lumière blanche). En cette même année 1960, l’Iranien Ali Javan (né 1926) « naturalisé américain » réalise le premier laser à gaz. C’était un laser « hélium-néon », très couramment employé encore de nos jours, qui donne une lumière rouge caractéristique du néon constitutif du milieu actif de ce laser ; l’hélium joue un rôle essentiel dans le pompage dont l’énergie est apportée sous forme de décharges électriques. En 1962, deux physiciens français, Bernard et Durrafourg, établissent la théorie des lasers à semi-conducteurs et la même année IBM et General Electric réalisent le premier laser de ce type.

Quelques exemples d’utilisation des  lasers

Depuis les années 1960, un très grand nombre de lasers ont été mis au point : il en existe actuellement plus d’une centaine de modèles qui diffèrent par leur milieu actif, la méthode de pompage, la puissance. A cette grande variété correspondent de très nombreuses applications. Parfois, on cherche une puissance importante, d’autres fois une très grande directivité ou une bonne monochromaticité, etc. Le choix du laser dépend de l’usage auquel il est destiné.

Télémétrie et vélocimétrie

On trouve dans les magasins de bricolage de petits lasers qui permettent de mesurer les distances. A une autre échelle, la télémétrie laser est employée pour mesurer précisément la distance Terre-Lune grâce à des miroirs placés sur la Lune lors des missions Apollo. La mesure du temps d’aller retour de la lumière permet de déterminer la distance avec une très faible incertitude (3 mm en 1999). Cette mesure est en fait beaucoup plus difficile qu’elle ne paraît. En effet, ce n’est qu’une très petite fraction des photons émis qui retourne vers le détecteur au sol : de l’ordre de 1 sur 1021 seulement. De plus, il faut les détecter au milieu d’un bruit de fond considérable.

Dans certaines applications, le laser est employé comme radar : on obtient un lidar. Selon ses variantes, un lidar permet de mesurer la vitesse des voitures sur les routes, d’analyser la composition de l’air en polluants ou de déclencher la foudre. Dans ce dernier cas, il s’agit d’un laser extrêmement puissant (1012 W) émettant des impulsions très brèves (10-13 s) : le faisceau ionise l’air suffisamment sur son passage pour déclencher la foudre. On obtient ainsi un paratonnerre optique.

Lecteurs CD-DVD

La lecture d’un CD ou d’un DVD passe par l’emploi d’un laser. En effet, le codage binaire, quelque peu similaire au code morse, qui permet de transcrire une information à l’aide de deux signes (point-trait), deux valeurs (0-1), deux états (on-off) se traduit dans les supports CD-DVD par des zones qui renvoient ou non la lumière issue d’un laser. Dans les versions réinscriptibles de ces supports, c’est encore grâce à un laser qu’une zone peut à volonté être rendue réfléchissante ou non réfléchissante. Par ailleurs, en raison de la longueur d’onde plus courte de la lumière bleue, l’emploi d’un laser de cette couleur permet d’inscrire davantage d’informations par rapport à un laser rouge. Les lasers bleus sont en cours de commercialisation.

Le laser en médecine et en biologie

On emploie les lasers en ophtalmologie, notamment pour recoller par photo coagulation les rétines décollées. Le laser permet aussi dans certains cas de détruire des tumeurs. On peut également employer des faisceaux laser comme pinces et ciseaux optiques permettant de manipuler des chromosomes par exemple.

Le laser et l’usinage

L’industrie automobile et l’industrie textile font un grand usage des lasers pour la découpe. A titre d’exemple, avec un laser CO2 de 800 W, il est possible de découper une tôle de 1 mm d’épaisseur à la vitesse de 5 m à la minute.

La fusion thermonucléaire

Une des voies vers la fusion thermonucléaire contrôlée passe par l’usage de lasers ultra puissants, comme le laser Mégajoule en développement à Bordeaux : 240 faisceaux laser ultraviolets déposeront 2.106 joules en 10-12 seconde dans un volume de quelques millimètres cubes enfermant le mélange fusible deutérium-tritium. Ce laser devrait être opérationnel en 2010.

Atomes ultra-froids

En 1997, Claude Cohen-Tannoudji s’est vu décerner le prix Nobel de physique pour ses travaux relatifs au refroidissement des atomes, travaux grâce auxquels il a su refroidir des atomes aux environs de un millionième de Kelvin seulement au-dessus du zéro absolu ! Le ralentissement jusqu’à la quasi immobilisation des atomes est obtenu grâce à la pression (de radiation) de plusieurs faisceaux lasers.

Le laser en chimie

Grâce à des impulsions ultra brèves délivrées par certains lasers, dits « femtosecondes », il est possible de suivre à l’échelle atomique et moléculaire le déroulement d’une réaction chimique. Pour ses travaux en femtochimie, Ahmed Zewail a reçu le prix Nobel de chimie en 1999.

Lasers naturels

Au cours des années 1960 les physiciens découvrent dans certains nuages denses interstellaires des émissions si intenses qu’elles ne pouvaient résulter que d’une amplification par émission stimulée. Il s’agissait de rayonnement micro-ondes, donc de masers. Plus récemment, on a découvert le même phénomène mais dans le domaine optique, dans les atmosphères de Vénus et de Mars : des raies infrarouges de CO2 à 10,4 et 9,4 micromètres. Il est même possible que l’on ait observé un laser cosmique UV à 0,25 micromètre dans l’un des nuages issus de l’explosion de l’étoile η Carinae. Dans ces exemples, il n’y a bien entendu aucun oscillateur ; il s’agit simplement d’une amplification par émission stimulée. Le rôle de  « pompe » est souvent joué par le rayonnement d’une étoile voisine.

Source : www.science.gouv.fr

Dealip.com, la petite entreprise qui veut devenir grande.


Il y a depuis quelques temps un buzz dans le monde de la Propriété Industrielle (PI) autour du site internet Dealip.com et du service novateur qu’elle propose.

Cette petite entreprise a pour objectif d’être « le plus court chemin entre créateurs et entrepreneurs » en proposant un service professionnel qui consiste en la négociation de titres de propriété industrielle, marque, brevet, modèles ou dessin.

Résolument ouvert à tous les utilisateurs de la Propriété Industrielle, les créateurs de Dealip.com ont mis une plate forme d’achat et de vente, intitulé « catalogue PI », référençant tous les brevets, marques, modèles ou dessins valides auprès des services de l’Institut National de la Propriété Industriel (INPI), voir équivalent (OMPI,…) et disponibles immédiatement pour une vente totale ou une cession partielle (redevances, licence,…).

L’idée de son gérant et de ses collaborateurs est de créer des synergies pour rapprocher le monde de la création, des inventions de celui de l’entreprise.

En effet, dans un monde de plus en plus complexe et face à la mondialisation, les titres de propriété industrielle sont un repère cohérent et un outil efficace pour assurer à des produits ou à des services, une exploitation commerciale sécurisée.

Pour le déposant ou son utilisateur un titre PI c’est l’assurance de garder la paternité d’un travail, d’obtenir une protection juridique de ses idées, de se prémunir de la contrefaçon ou de se démarquer de la concurrence en général.

Pour ses raisons et pour dynamiser l’ensemble de la propriété industrielle, Dealip.com veut répertorier et valoriser le travail de tous les déposants de titre PI, qu’ils soient simples particuliers, ou des PME, en exposant leur titre au sein d’un catalogue.

La mise en ligne et la consultation des annonces du catalogue PI étant gratuites pour tous les utilisateurs des services de Dealip.com, il n’y a que des avantages à utiliser cet outil de travail grand public.

En effet, c’est la possibilité pour les créateurs déposants méritants de faire connaître leur travail et d’obtenir une juste rétribution pour leurs titres respectifs et la promesse pour les entrepreneurs ou les investisseurs d’avoir accès facilement à des milliers de titres disponibles pour innover ou exploiter les produits ou services de demain.

En agissant ainsi et en réussissant son challenge, Dealip.com veut devenir un partenaire fiable pour tous les utilisateurs de titres PI.

Auteur : Nadège Myrta, avocate spécialisée dans le droit des affaires.

Parler d’avenir malgré tout et malgré la crise


PROJETS DU VALENCIENNOIS

Inconscience… ou lucidité ? Alors que la crise affecte déjà, et pour des mois, notre secteur, que l’automobile, un des poumons du secteur, est en état de choc, que les PME souffrent déjà et souffriront encore plus demain, la chambre de commerce parle d’avenir. Un peu comme on débattrait de lendemains qui chantent en pleine bourrasque.

La soirée Couleurs qui s’est tenue mercredi au Pasino avait pour mission de survoler l’ensemble des projets structurants du secteur. Ceux qui feront l’emploi et le visage du Valenciennois après-demain : l’extension des zones d’activités économiques, le transport fluvial, l’extension du réseau du tram, le quatrième pont sur l’Escaut. Sans oublier les trois dossiers-phare sur le plan économique : le futur technopôle du Mont-Houy, la future zone franche numérique de Valenciennes, le futur pôle image d’Arenberg.

Point commun de ces trois dossiers, que nous présentons aujourd’hui : la matière grise. Avec eux, le Valenciennois (les deux agglos confondues) joue sur les technologies de demain. Énorme symbole que ces cathédrales du futur doivent se réaliser l’une sur les friches de Vallourec et de la métallurgie à Valenciennes, l’autre sur les vestiges de la mine.

Irréaliste ? La soirée du Pasino a réuni 180 décideurs du cru, un record. Personne ne s’est levé dans la salle pour juger ces projets fantaisistes. Et dans son discours de combat pour garder le cap malgré la crise, Francis Aldebert, le patron de la CCI, a trouvé un allié de poids, mais finalement pas si inattendu que ça. Nul autre que le patron de la Porte du Hainaut, Alain Bocquet en personne. On imagine ce que l’élu communiste pense des turpitudes boursières à l’origine de la crise mondiale. Le maire de Saint-Amand l’a pourtant martelé : le Valenciennois n’a pas les moyens d’attendre. Il ne doit pas « rester devant la crise comme une poule devant un couteau  ». Il doit continuer à avoir des projets. Continuer à être ambitieux.

Créer les emplois de demain dans les inventions de laboratoire pour le transport terrestre, dans l’image numérique, une idée folle. Ce n’est pas gagné. Mais jusqu’ici, c’est à chaque fois que le Valenciennois a placé haut la barre de ses ambitions (un poil trop haut même) qu’il a réussi à décrocher la lune.

Après tout, les 2 000 emplois annoncés pour après-demain dans le numérique ne sont pas plus fantasmatiques que ne l’étaient les 2 000 de Toyota aux yeux des observateurs des années 1980…

Auteur : T. T.

Source : www.lavoixdunord.fr