L’UE inaugure son Observatoire européen de la contrefaçon et du piratage


Le 2 avril 2009, lors de la deuxième conférence de haut niveau sur la contrefaçon et le piratage, Charlie McCreevy, membre de la Commission chargé du marché intérieur et des services, et des membres du Parlement européen inaugureront un Observatoire européen de la contrefaçon et du piratage. En renforçant la coopération dans ce domaine à travers l’UE, l’Observatoire sera en première ligne dans la lutte contre les marchandises contrefaites ou les téléchargements illégaux et autres atteintes aux droits de propriété intellectuelle. Un large éventail de représentants des entreprises, des administrations publiques, des autorités compétentes et de la société civile devrait assister à cet événement.

Charlie McCreevy, membre de la Commission chargé du marché intérieur et des services, a déclaré : «L’année passée, nous nous sommes réunis pour discuter des mesures nécessaires à la lutte contre les marchandises contrefaites. Cette année, nous apportons des solutions concrètes. Je suis convaincu que l’Observatoire, ainsi que d’autres initiatives que nous avons lancées, nous aidera de manière significative à avancer dans la lutte contre le vol de propriété intellectuelle».

L’inauguration de l’Observatoire européen de la contrefaçon et du piratage répond à l’urgente nécessité d’assurer une application mieux ciblée et cadrée des droits de propriété intellectuelle. L’Observatoire constituera une plateforme consacrée à la collecte de données, à la sensibilisation, au dialogue, à l’échange de points de vue et au partage de meilleures pratiques en matière d’application des droits de propriété intellectuelle entre les entreprises et les autorités au niveau national.

La conférence commencera à 8 h 30 au Concert Noble, rue d’Arlon 82, Bruxelles.

Contexte

La contrefaçon et le piratage, ou autres atteintes aux droits de propriété intellectuelle tels que les droits d’auteur et les marques, dessins ou brevets, deviennent un problème de plus en plus inquiétant pour notre économie et notre société. Ils ont des incidences dévastatrices sur l’économie, notamment sur la création d’emplois et sur la santé et la sécurité des citoyens. Selon une étude menée en 2005 par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le volume de marchandises contrefaites dans le commerce mondial représente 200 milliards de dollars.

Source : europa.eu

Joseph Lambot, génial inventeur du ciment armé


Il reste sans doute la personnalité brignolaise la plus célèbre, grâce à une invention qui traverse les siècles. Et ne risque pas d’être abandonnée au pied du mur… Le ciment armé, signé Joseph-Louis Lambot.

Né à Montfort-sur-Argens le 22 mai 1814, il devint ingénieur puis s’embarqua dans une ingénieuse invention. Destiné « à remplacer le bois en construction navale et partout ailleurs où il est confronté à l’humidité » (ndlr : explication laissée dans le dépôt de son brevet), son matériau fut élaboré à partir de ciment et de fer. Une invention que Joseph Lambot appela le Ferciment.

Pour le tester dans des conditions optimales, il réalisa une barque en 1848. Embarcation surprenante qu’il fit flotter sur l’étang de sa propriété de Miraval, sur la commune du Val. Sans surprise, l’invention prit l’eau mais le projet n’en fut pas moins breveté.

Un matériau révolutionnaire

L’invention du bateau ciment fut officiellement déposée le 15 janvier 1855 à la préfecture de Marseille. Puis le prototype exposé dans la foulée, lors de l’Exposition universelle de Paris, en janvier de la même année. Malheureusement, la création originale connut un flop dans le bric à brac de l’Expo universelle, où elle passa inaperçue.

Jusqu’à ce jour de novembre 1855 où Jospeh Lambot reçut commande de la préfecture maritime de Toulon, d’une bouée construite à partir de son nouveau procédé. Mais cette première resta sans suite. Le Ferciment donna finalement naissance au béton armé. Un matériau révolutionnaire qui bouleversa l’histoire du bâtiment. Mais pas celle de la construction navale…

Jospeh Lambot décéda finalement à Brignoles en 1887. Sous l’impulsion de Pierre Paul, conducteur de travaux aux Ponts et chaussée et futur conservateur du musée de Brignoles, les deux barques en ciment furent sauvées des eaux en 1953. L’une fut remise au ministre des Travaux publics Jacques Chaban Delmas, en 1955. Elle se trouve aujourd’hui en dépôt au port musée de Douarnenez. L’autre, le prototype original, trône en bonne place au musée du Pays brignolais. La rue qui relie l’avenue Dréo à celle du maréchal de Lattre-de-Tassigny porte le patronyme de Lambot en hommage au génialissime inventeur.

Source : www.varmatin.com

Oséo, en première ligne pendant la crise, prépare aussi la suite


Oséo est en première ligne depuis le début de la crise, en apportant des garanties aux prêts accordés aux entreprises. L’organisme n’oublie pas pour autant ses métiers historiques que sont l’innovation et le financement.

C’était en novembre. La crise financière s’insinuait dans le monde réel. Oséo devenait l’un des outils majeurs du plan anticrise. L’organisme, qui intervient d’ordinaire dans le soutien à l’innovation et le financement des investissements, a vu sa troisième activité, la garantie des prêts bancaires, prendre une ampleur imprévue. « En ce moment, chaque semaine nous recevons 60 à 70 dossiers dont la moitié concerne des trésoreries », précise-t-on chez Oséo Nord – Pas-de-Calais. Dans la région, la structure est passée de 30 à 35 personnes pour gérer ce surplus d’activité.

Dans le cadre du plan d’aide aux PME, Oséo s’est posé comme garant des prêts bancaires accordés aux entreprises à hauteur de 70 % grâce au soutien du conseil régional. Depuis le 1er novembre, 336 entreprises de la région en ont ainsi bénéficié pour 37 ME de concours bancaires garantis à hauteur de 22 ME.

Ce premier outil s’adressait aux TPE et aux PME de moins de 250 salariés. Depuis le 1er mars, un autre dispositif a été lancé. Il concerne les entreprises de 250 à 5 000 salariés. Les modalités sont un peu différentes et la garantie aux concours bancaires peut atteindre 90 % du montant du prêt. «  On ne s’attend pas à une avalanche de dossiers, estime François-Xavier Willot, directeur régional d’Oséo.

Le nombre d’entreprises de plus de 250 personnes en difficulté est réduit. » Encore faut-il que les banquiers jouent le jeu. Pour François-Xavier Willot, c’est le cas. «  En étudiant 4 700 dossiers par an, nous avons peut-être une vision tronquée. Mais nous avons l’impression que les banquiers sont à l’écoute. Ils n’ont pas intérêt à perdre des clients. Nous recevons aussi des demandes de dirigeants qui n’ont pas eu leur prêt. C’est là qu’intervient le médiateur. »

Innovation

Oséo ne perd surtout pas de vue son propre rôle de banquier. «  Il y a toujours du développement économique. Nous intervenons toujours en tant que financeur. Même s’il y a moins de projets. » L’année dernière, 197 projets d’investissement ont été accompagnés par Oséo, à hauteur de 105 millions d’euros de crédits.

L’innovation ne s’est pas arrêtée non plus : «  C’est maintenant que les projets doivent se développer pour que les entreprises soient en ordre de marche pour la reprise », insiste Mathieu Defresne, du pôle innovation d’Oséo. En 2008, Oséo Nord – Pas-de-Calais a accordé 20 millions d’euros d’avances remboursables ou de subventions 10 % de ces projets émanaient des pôles de compétitivité de la région. «  Les fonds européens FEDER pour la période 2007-2013 viennent d’être débloqués. Il est question de 35 ME, c’est-à-dire 7 ME par an.  » À vos projets !

> Numéro Azur Oséo pour les entreprises en difficulté : 0810 00 12 10.

Auteur : VALÉRIE SAUVAGE, La Voix du Nord

Source : www.lavoixeco.com

Gutenberg : Johannes Gutenberg, inventeur de l’imprimerie


Jean Gutemberg naît en 1397, pour mourir en 1468…Orfèvre allemand travaillant à Strasbourg, Gutemberg va rejoindre plus tard Mayence, sa ville natale. Il est l’inventeur de la presse à imprimer, une encre qui permet l’impression des deux faces du papier, et des caractères mobiles métalliques, bien supérieurs en rendement et en qualité aux caractères fabriqués en bois… Initialement installé à Strasbourg, Gutemberg se livre à des recherches qui aboutissent, vers 1438, à l’invention du procédé d’imprimerie avec des caractères mobiles. De retour dans sa ville natale, Mayence, Gutemberg va ouvrir un atelier d’où sortira, dès 1455, le premier livre jamais imprimé de l’histoire de l’humanité, la Bible dite « à quarante deux lignes » ! Alors que la production se monte à quelques milliers d’ouvrages durant le Moyen Age, on en imprime alors quelques vingt millions de 1450 à 1500 et deux cent durant le seizième siècle… On va rapidement voir s’installer des presses dans toutes les grandes villes européennes. Très rapidement, les autorités ecclésiastiques vont se rendre compte de l’enjeu énorme que va constituer ce nouveau média, pour tenter de le contrôler….L’imprimerie était née !

Ainsi, avec son invention puis sa diffusion, une masse formidable de connaissance va devenir disponible, à la portée de (-presque…-) tous, ouvrant la voie à l’universalité de la Connaissance. On notera à ce stade qu’avant Gutemberg, la connaissance était essentiellement diffusée par le biais des moines copistes, lesquels écrivaient à la main, donc très lentement, à des coûts prohibitifs pour le quidam…

Car au Moyen Âge, les textes étaient finalement très peu répandus : peu de personnes étaient capable de lire, et, aux cotés des moines copistes des monastères, c’étaient les miniaturistes qui réalisaient les illustrations, tandis que les rubricateurs, faisaient ressortir les « Nomina Sacra » par de riches couleurs : le livre était un objet coûteux, presque un objet d’art, inaccessible au grand public de l’époque. Pour toutes ces raisons, on peut, probablement à raison, attribuer la paternité du livre à notre Jean Gutemberg ! Quand il imagine la mobilité des caractères et lorsqu’il améliore leur longévité grâce à leur consistance métallique, Gutenberg va rendre les caractères réutilisables et interchangeables… Cette innovation va provoquer une véritable révolution culturelle : le livre est rendu public, et dans les cités commerçantes et universitaires, on va voir se multiplier les ateliers d’imprimerie, lesquels augmenteront sans cesse leur production des livres. Cette révolution va s’étendre à toute l’Europe, pour gagner surtout l’Italie et aux Pays-Bas, où elle connaît un succès énorme.

Pourtant, alors que son invention est considérée comme l’un des événements majeurs de l’époque de la Renaissance, Gutenberg va connaître une existence difficile. Il sera notamment spolié de son matériel par l’un de ses associés, Johann Fust… Gutemberg ne sera sauvé de la misère que grâce à Adolphe II de Nassau, mécène philanthrope au grand cœur, lequel lui attribuera une pension à vie et un titre de « gentilhomme » à sa cour…. Si le sujet vous intéresse, votre moteur de recherche préféré devrait vous fournir une série de liens qui vous mèneront à des biographies très complète de Gutemberg.

Auteur : Ludovic

Source : www.web-libre.org

Les inventeurs ne connaissent pas la crise


La Dordogne a été le premier département d’Aquitaine à se doter d’une permanence afin d’enregistrer les inventions. L’Inpi s’est installé à Périgueux en 1997.

«On s’imagine toujours que les gens qui viennent ici ont des idées folles mais pas du tout ! Leurs idées sont intéressantes », sourit Jacques Goubier, de l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) Aquitaine.

Tous les mois, à Périgueux, dans un des bureaux de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de la Dordogne, il reçoit sur rendez-vous des hommes et des femmes qui souhaitent enregistrer des brevets ou marques qu’ils ont conçu. L’Inpi accompagne les inventeurs et innovateurs de tout poil. La permanence de Périgueux a été la première créée en région en 1997. Avant, il fallait se rendre dans les locaux de l’Inpi à Bordeaux pour venir parler de son projet. Deux autres permanences ont vu le jour à Bayonne et Pau en 2006.

Depuis le début, à Périgueux, c’est Jacques Goubier qui accueille les chefs d’entreprises ou créateurs. Autant d’hommes que de femmes, tous très motivés, passent à la permanence de l’Inpi et il n’existe pas de profil type de l’inventeur. « C’est un public très varié. Il y a des innovateurs, des créateurs d’entreprises, des personnes du textile, bref des gens qui ont une innovation à protéger », résume-t-il.

Pour toutes ces personnes, trois protections sont à leur disposition : le brevet, la marque ou le modèle. La marque protège pendant dix ans et est renouvelable. Le brevet est déposé pour vingt ans sous réserve de s’acquitter de la taxe de maintien et le modèle est protégé pendant cinq ans, renouvelable quatre fois.

Textile et agroalimentaire

La Dordogne n’étant pas un département très industrialisé, Jacques Goubier voit essentiellement des personnes du textile ou de l’agroalimentaire pour déposer des brevets ou des marques. Lors des entretiens, il leur fournit tous les renseignements pour leur démarche, parle des conditions à respecter. L’Inpi ne fait pas de conseils, il a avant tout un rôle d’enregistrement après avoir rappelé les modalités. Cependant, il n’assure pas de suivi une fois le dossier déposé et enregistré. Difficile donc de savoir si un brevet qui semblait révolutionnaire à son inventeur a fini par être commercialisé ou s’il dort au fond d’une malle dans un grenier.

Au fil des années, l’Inpi s’est diversifié dans ses activités. Aujourd’hui, il organise des sessions de sensibilisation à la propriété industrielle auprès des entreprises, des chercheurs mais aussi des élèves des écoles supérieures. Dernièrement, il s’est lancé dans le pré-diagnostic pour les PME et les TPE. Ce dispositif cofinancé par l’Inpi et le Conseil régional Aquitaine ne coûte rien à l’entreprise.

Pour autant, le métier de base de l’Inpi n’est pas oublié. En 2008, 70 personnes ont été reçues par Jacques Goubier et en ce début d’année il a déjà noté 28 rendez-vous dans son cahier de suivi. Et c’est avec optimisme qu’il note que « malgré la crise les rendez-vous ne baissent pas ».

Auteur : Julie Martinez

Source : www.sudouest.com

Suisse / Plus d’un millier d’inventions à Palexpo


Genève va se muer en capitale mondiale de l’innovation à l’occasion du 37e Salon international des inventions du 1er au 5 avril à Palexpo.

Avec plus de 710 exposants présentant un millier d’inventions, la manifestation affiche des statistiques stables malgré la crise. L’édition 2009 perd bien quelques exposants institutionnels frappés par les restrictions budgétaires. Mais cette perte est compensée par «un afflux d’inventeurs stimulés par l’urgence de trouver des solutions, en particulier dans les domaines de l’environnement, de l’économie et de la santé», a indiqué mercredi devant les médias le président du salon Jean-Luc Vincent.

M. Vincent avoue avoir eu quelques craintes en voyant que le salon des inventions de Pittsburgh, aux États-Unis, a été annulé cette année par manque d’inscriptions. Mais le salon genevois reste un rendez-vous incontournable entre inventeurs et industriels. Il a attiré 72 000 visiteurs en 2008 et en attend autant cette année, ce qui en fait le principal salon du genre dans le monde.

Russes et Iraniens en nombre

Un inventeur qui présente son innovation au salon de Genève a près d’une chance sur deux d’y trouver un débouché. «Chaque année, plus de 45 % des inventions présentées au salon font l’objet de contrats de licence», relève Jean-Luc Vincent.

Cette année, 26 % des exposants sont des chercheurs et inventeurs indépendants et 74 % des entreprises ou des institutions. Quarante-cinq pays sont représentés. La Russie vient en première position avec 92 exposants. Elle est suivie par l’Iran, la Malaisie, la Roumanie, la Chine, la France et la Suisse.

Médecine, santé, protection de l’environnement, mécanique et électronique comptent parmi les domaines qui recensent le plus grand nombre d’inventions. A titre d’exemples, on trouvera cette année au salon un épluche-crustacés, une montre avec un spray au poivre ou une valise sphérique à rouler à côté de soi.

Source : www.tdg.ch

Canada / Joseph Lemire, un inventeur d’ici


Né le 8 mai 1870 dans le 4e rang de Drummondville, Joseph Lemire abandonne l’école à 13 ans. De faible constitution, cet autodidacte a peu d’attrait pour le travail de la terre. Cherchant la nouveauté, il installe en 1892, à 22 ans, le premier téléphone de Drummondville avant d’acquérir en 1905 la première automobile de la localité.

Parmi les inventions de ce « patenteux » hors pair, mentionnons la conception de signaux lumineux automatiques pour remplacer les vétustes sémaphores (sirènes de chemin de fer), d’un moulin à vent, d’une horloge électrique et à batterie, d’un mécanisme pour actionner les cloches d’église, d’un aérateur à lait, d’un arc à souder ultrarapide, d’un système d’alarme à circuit fermé, d’une pipe à jus, et même d’un tue-mouches pour attraper les moustiques au plafond !

Époux de Mary Fleurent avec qui il convola à l’église Saint-Frédéric le 29 juin 1896, Joseph Lemire est le père de 8 garçons et 3 filles. Il décède le 5 septembre 1953 à 83 ans. Ses concitoyens de Drummondville lui réservent alors d’imposantes funérailles. Son épouse le suivra dans la tombe le 1er février 1960. Jusqu’à son dernier repos, Joseph Lemire semble avoir imaginé de nouvelles inventions, dont une hélice passe-partout et même une couchette de longévité, dont lui-même aurait très bien pu se passer ! On peut visiter l’antique maison familiale construite par son père Damase au Village Québécois d’Antan. La Société d’histoire a été heureuse de consacrer à cet innovateur de chez-nous un hommage bien mérité.

Sources :

– Mgr Paul Mayrand. Histoire de Drummondville. Cartable conservé à la Société d’histoire de Drummond, p. 292-295.
– SHD. Collection régionale. Yolande Ayotte-Lemire, Yves Lemire et Norbert Lemire. « Hommage à M. Joseph Lemire inventeur », 2001.

Auteur : Jean-Pierre Bélanger

Source : www.journalexpress.ca