Innovation : l’UE doit changer de paradigme, selon le commissaire


L’UE doit améliorer son milieu de l’innovation et la vitesse à laquelle elle transforme la recherche en produits à commercialiser, a affirmé le commissaire européen à la Science et à la recherche, Janez Potočnik, dans un entretien accordé à EurActiv.

Se confiant à EurActiv lors de la conférence Innovation Days, organisée par Eureka à Lisbonne la semaine dernière, M. Potočnik a affirmé que l’UE est relativement forte pour créer de la connaissance, en recherche pure, mais quand il s’agit de la transférer aux produits « sans dire qu’ils sont bon ou mauvais, mais en comparaison à ceux qui dominent le secteur » on pourrait faire mieux.

Il a aussi affirmé que le climat général européen de l’innovation doit s’améliorer, mais que de tels changements de paradigme prennent du temps. Dans le cadre des efforts de la Commission européenne pour réaliser ces changements, il a mis en évidence les communautés de la connaissance et de l’innovation, le Conseil européen de la recherche et l’Institut européen d’innovation et de technologie : ils seront les outils qui changeront notre réalité, selon lui.

Le commissaire à la recherche croit que la crise économique donne à l’Europe une occasion en or pour réaliser toutes ces choses que nous savions déjà nécessaires, mais que l’on n’avait pas pu faire faute de courage ou de volonté politique, selon ses mots.

Autrement dit, le temps est venu d’avancer vers un paysage politique et économique où l’innovation européenne se concentre sur les futurs défis du changement climatique, de l’énergie et des pandémies futures.

La prochaine présidence suédoise de l’UE s’est engagée à promouvoir le développement durable et les technologies vertes dans le cadre de son but de rendre l’économie plus verte ; elle est une occasion idéale pour faire se réaliser ces changements, selon M. Potočnik.

En fait, progresser vers l’innovation est la seule option : nous n’avons pas tellement le choix, autre que de faire de l’Europe un meneur à l’échelle mondiale dans ces domaines, affirme le commissaire, en ajoutant que celui qui comprend cette réalité le plus vite remportera le marché.

Je pense que l’activité fébrile sur les objectifs climatiques de 2020, proposés par la Commission et adoptés par le Conseil, nous avons créé le marché pilote majeur et nous devons saisir cette opportunité, a-t-il conclu.

Source : www.euractiv.com

Sorbets. L’âge des glaces


Le cornet de glace est tellement lié aux premiers plaisirs de l’enfance qu’on veut toujours y retourner. C’est ce que les sociologues à la crème ont découvert pour expliquer que la boule vanille occupe encore un quart des ventes et que les parfums classiques (vanille, chocolat, fraise, citron, café) représentent 80 % des ventes totales.

Avec les beaux jours, on retourne donc en enfance grâce à la glace qui jamais ne lasse. 95 % de la production se vend de mai à septembre (alors qu’en Italie par exemple, c’est toute l’année). Pendant l’hiver, dans leur laboratoire, les artisans ont pourtant planché sur de nouvelles saveurs. Octave, le fameux Toulousain, présente la nouvelle invention d’Eugène Abraham, son maître glacier : une glace citron vert céleri confit. Derrière l’originalité, se cache la fraîcheur. Au catalogue des surprises figurent aussi « Jolie fleur », un cocktail fraise, rhubarbe confite et fromage blanc et « Pili pili », une glace en cube chocolat piment doux.

Elles se laissent surprendre

A Saint-Girons, en Ariège, Philippe Faur vient d’ajouter un quarantième parfum à sa palette de bacs : le caramel à la fleur de sel. Inventeur de la glace au caviar vendue par Petrossian, cet Ariégeois ne fait rien comme les autres : « Sers-moi une boule, au hasard ! » demande-t-il à sa vendeuse, pour le simple plaisir de se laisser encore surprendre. « Les femmes ont plus de curiosité que les hommes, remarque-t-il, on peut leur faire goûter d’audacieux mélanges », mais il manifeste le plus grand respect pour ce retraité qui trois fois par semaine entre dans son magasin et commande un cornet une boule, au café s’il vous plaît.

Sans sorbetière

Aux premiers samedis de l’été, c’est le moment de ressortir la sorbetière et le carnet de recettes. Difficile par contre de réussir des glaces et sorbets sans ce précieux ustensile, qui fait descendre la préparation en température tout en la brassant (turbinant) pour garder l’onctuosité. Mais on peut se débrouiller en mixant par exemple 500g de fruits de saison dans 2 yaourts à la grecque avec 2 cuillères à soupe de sucre glace. Placez au congélateur pour 3 heures en remixant toutes les demi-heures. Sinon, pour les gastronomes en culotte courtes, vous pouvez toujours planter un bâtonnet dans des « ptit filous » et les faire congeler. Pour leur donner au plus tôt le goût du glacé.

Source : www.ladepeche.fr

Maroc / La recherche dans le Monde arabe souffre d’un manque de ressources financières


La recherche et l’innovation dans le Monde arabe souffrent d’un manque de ressources financières et de fructification des résultats de la recherche scientifique, a souligné, vendredi à Marrakech, M. Ahmed Akhchichine, ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique.

Dans une allocution lue en son nom, à l’ouverture des travaux d’un colloque international (26/28 juin) sur  » la recherche scientifique et le développement technologique dans le Monde arabe et ses perspectives au service du développement durable », M. Akhchichine a ajouté que les fonds alloués à la recherche demeurent faibles dans l’ensemble des pays arabes et ne dépassent guère le taux de 1 pc du PIB recommandé par les organisations internationales.

Concernant la promotion de la recherche scientifique, le ministre a fait remarquer que cette action nécessite le déploiement d’efforts supplémentaires aussi bien au niveau organisationnel, juridique que financier, appelant à la considérer comme composante essentielle des systèmes nationaux de recherche et d’innovation.

Il a fait observer que les propres efforts des universités et des centres de recherche ne peuvent à eux seuls consacrer cette culture dans les systèmes nationaux, mais cela requiert l’implication des divers opérateurs du secteur privé, à la lumière de politiques nationales « claires » et « précises » scellant un partenariat entre les différents acteurs.

M. Akhchichine a, d’autre part, rappelé que la recherche scientifique au Maroc a connu un saut qualitatif et quantitatif depuis la fin des années 1990, faisant part de la poursuite de la politique gouvernementale visant la promotion de ce secteur pour qu’il puisse occuper une place de choix, non seulement en tant qu’outil du savoir et de la connaissance et levier de développement.

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies M. Ahmed Réda Chami, a, pour sa part, souligné que le Maroc a connu, ces dernières années, un développement indéniable dans le domaine des télécommunications et des technologies de l’information, notant qu’en dépit de ces progrès, les résultats restent en deçà des attentes.

M. Chami a relevé, dans une allocution lue en son nom, la nécessité d’une nouvelle orientation de la stratégie gouvernementale dans le domaine des technologies de l’information et de la communication, en vue de son adaptation aux nouvelles exigences.

Le Monde arabe a besoin de la conjugaison des efforts dans le domaine de la recherche scientifique et technologique pour pouvoir fédérer les énergies et, partant, mettre un terme au phénomène de la fuite des cerveaux et des compétences arabes.

Le président de l’Union des ingénieurs marocains, M. Abdellah Essaidi, a estimé que les pays arabes se doivent de redoubler d’effort en matière de recherche scientifique et d’innovations technologiques, afin de permettre aux peuples arabes de se hisser au rang des nations développées et de ne plus être dépendants de l’extérieur dans ce domaine.

Le secrétaire général de l’Union des ingénieurs arabes, M. Adil Adham El Haditi, a estimé que le progrès des nations ou leur sous-développement se mesure en fonction de leur développement technologique, invitant les chercheurs arabes à joindre leurs efforts en vue de réduire le fossé qui ne cesse de se creuser avec les pays développés.

Initiée par l’Union des ingénieurs marocains en partenariat avec l’Union des ingénieurs arabes, ce colloque qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs du 25ème congrès arabe de l’ingénierie prévu fin 2009 en Libye, se penche sur l’examen des entraves à la renaissance scientifique dans le Monde arabe et les moyens d’y parvenir.

Auteur : Toma

Source : www.biladi.ma

Une machine à laver qui fonctionne avec un bol d’eau


Des scientifiques de l’université de Leeds en Angleterre ont mis au point une machine à laver qui se contente d’un bol d’eau pour laver un panier normal de linge sale. L’eau est remplacée par des milliers (20 kg) de billes de nylon d’un demi-centimètre de diamètre qui attirent et absorbent la saleté dans un environnement humide, et donc lavent le linge.

La machine n’a besoin que d’une petite quantité d’eau et de lessive pour mouiller les vêtements, dégager la saleté, et former la vapeur d’eau qui active les billes.

Après le cycle de lavage, les billes tombent à travers un grillage dans le tambour, et peuvent être réutilisées une centaine de fois (six mois de lessives). Les inventeurs affirment que les billes sont recyclables.

« La saleté n’est pas seulement attirée à la surface, elle est enfermée au centre [des billes]. C’est exactement ce qui arrive lorsque les billes de nylon Xeros sont retournées doucement avec les vêtements mouillées », explique Stephen Burkinshaw, l’un des inventeurs de la machine Xeros.

Les vêtements sont aussi propres qu’avec une machine à laver classique, et les taches courantes, comme le café ou le rouge à lèvres, sont effacées, ajoute M. Burkinshaw.

Cette machine à laver utilise 90% d’eau en moins qu’une machine classique et consomme 30% d’énergie en moins. En outre, en rendant des vêtements secs, elle élimine le recours à un séchoir.

La machine Xeros pourrait être mise en vente dès l’année prochaine, affirment les inventeurs, qui visent d’abord les hôtels, les laveries et les teinturiers.

Site : www.xerosltd.com

Source : www.ctendance.com

L’Afrique peine à traquer le faux


La contrefaçon prend de l’ampleur dans le monde. Elle n’épargne pas le continent. Malgré des moyens réduits, les autorités et les entreprises tentent de juguler un fléau aux conséquences parfois mortelles.

Plus de deux fois le PIB de l’Afrique du Sud, autrement dit plus du double du PIB du Maroc, de la Tunisie et de l’Algérie réunis, soit 500 milliards d’euros. C’est le manque à gagner pour l’économie mondiale dû à la contrefaçon, selon l’Organisation mondiale des douanes (OMD). Dopé par Internet qui abolit les frontières, le phénomène est en plein boom. Et frappe durement le continent. « Il y a plus de faux que de vrais sur les marchés africains. Pas un pays n’y échappe », constate Christophe Zimmermann, chargé de la lutte anticontrefaçon à l’OMD. « Après la Chine, l’Afrique est la deuxième zone d’exportation de faux vers l’Europe », précise Marc-Antoine Jamet, président de l’Unifab, qui protège les marques françaises de ce fléau. Il n’en fallait pas plus pour montrer du doigt le continent lors de la Journée mondiale anticontrefaçon du 11 juin. Le Maroc pour le cuir et le textile, le Nigeria pour les médicaments, certaines réputations ne sont plus à faire sur le continent.

Coupable, l’Afrique ? Avant tout victime, elle est une zone d’écoulement privilégiée de produits contrefaits. Dont elle paye cher le prix. Côté consommateurs, pour les risques encourus avec des produits défectueux, mais aussi côté entreprises, qui voient leurs chiffres d’affaires lourdement amputés. Le Groupement inter­patronal du Cameroun (Gicam) chiffre à 200 milliards de F CFA les pertes mensuelles d’une quinzaine d’entreprises sondées. En sus du coup porté à leur réputation, mise à mal par les faux qui les imitent trop bien, jusqu’à recourir au même emballage et à leurs notices d’utilisation. Les États sont eux aussi pénalisés, car ce sont autant de revenus douaniers et fiscaux qui leur échappent. Sur le front de l’emploi, les entreprises mises en difficulté par la concurrence déloyale du faux (Uniwax en Côte d’Ivoire, Sifa et ses motocyclettes au Burkina Faso) sont contraintes de licencier, voire de fermer des usines. Quant à la production audiovisuelle, comment promouvoir une industrie locale du disque ou du cinéma lorsque les faux DVD et CD inondent le marché ?

Conscients du fléau, plusieurs pays africains ont musclé leur arsenal juridique. En 1997, l’Afrique du Sud, l’un des plus touchés, a été le premier à promulguer une loi spécifique de lutte anti­contrefaçon. D’autres pays lui ont emboîté le pas, d’abord mollement, avant que le rythme ne s’accélère : le Sénégal a pris de nouvelles mesures en 2007 et 2008. Idem pour le Maroc et la Tunisie, qui, en plus d’avoir durci les sanctions encourues, ont signé l’an dernier la Déclaration de Cannes, visant à renforcer la lutte anticontrefaçon dans neuf pays méditerranéens. Au Rwanda, le Revenue Protection Department s’est vu confier de nouvelles missions en matière de piraterie et de contrefaçon. Et le Kenya s’est également doté d’une loi fin 2008.

Comme dans la plupart des pays en développement, la contrefaçon en Afrique touche tous les produits de la vie quotidienne. Textile et maroquinerie, médicaments, produits d’hygiène et cosmétiques, pièces détachées automobiles, appareils électroménagers, cigarettes, produits alimentaires. Rien n’échappe au faux. Les chiffres font froid dans le dos : 70 % des antipaludéens au Cameroun ; 20 % à 30 % des pièces détachées automobiles au Maghreb ; plus de 30 % de pertes de chiffre d’affaires pour le secteur cosmétique en Côte d’Ivoire « L’Afrique est devenue une cible privilégiée des contrefacteurs », résume un spécialiste. Une cible privilégiée depuis le renforcement des contrôles douaniers aux frontières de l’Europe. Du coup, les faux, venus pour l’essentiel d’Asie du Sud-Est via le port de Jebel Ali à Dubaï, se rabattent en partie sur le marché africain.

La marque MekaKo détournée

Les marques à forte notoriété : stylos Bic, bouillons Maggi, Nescafé, Viagra sont les premières touchées. Mais des entreprises africaines sont de plus en plus frappées à leur tour. À l’instar de l’algérienne BCR (voir « 3 questions à… »), de la marque de savon Mekako en RD Congo, qui a vu son nom subtilisé en 2008 par des contrefacteurs de cigarettes, ou du groupe Fotso, propriétaire des allumettes Le Boxeur, dont un conteneur de 1 750 cartons de faux a été saisi le 10 mars 2009 au port de Douala. Toujours au Cameroun, la Cicam a perdu 50 % de son chiffre d’affaires au début des années 2000, impuissante à endiguer le tissu-pagne d’Asie qui a laminé le secteur textile du continent, jusqu’au wax hollandais.

Plus graves encore sont les conséquences des faux médicaments, qui représentent plus de 40 % du marché dans certains pays. Les « pharmacies trottoir » en écoulent à profusion, du nord au sud du continent. Au mieux, ils sont inoffensifs mais ne soignent pas, car dénués de principe actif. Au Burkina, 30 % de la population a développé une résistance à la chloroquine, un antipaludéen. En RD Congo, un sirop antipaludéen contrefait qui représente « un danger grave pour les enfants » vient d’être découvert. Au pire, ces faux médicaments entraînent la mort. Dans les pays où le sida est endémique, tel le Zimbabwe, les faux anti­rétroviraux pullulent.

Autre secteur où le faux met en danger les consommateurs : les pièces détachées automobiles sur le marché de deuxième monte. La contrefaçon représente « plus de 20 % des parts de marché en Algérie, reconnaît l’équipementier Valeo. Et beaucoup plus au Nigeria. » Où un autre français, PSA, estime que les faux s’élèvent à 50 %. Phares, filtres à air et à huile, embrayages, essuie-glaces et plaquettes de frein (fabriquées à base de foin séché !) sont les plus copiés. En Algérie, des experts rendent ainsi la contrefaçon responsable de nombreux accidents de la route (plus de 4 000 décès par an).

Difficile de rivaliser avec le prix des faux, jusque 80 % moins chers que les originaux. Le consommateur n’est pas toujours dupe, achetant parfois à dessein ces produits. Parce qu’ils sont moins chers, et qu’il n’imagine pas l’ampleur des conséquences. Pas sûr que les femmes de Kinshasa continueraient d’utiliser ces cosmétiques composés de javel, voire de soude caustique, si elles savaient les brûlures et autres allergies qu’ils engendrent.

Former les fonctionnaires

Mais lutter contre le faux est ardu pour les entreprises locales, faute de moyens. Tout autant pour les États africains, démunis face à la porosité de leurs frontières et peu dotés en personnel formé à la lutte anticontrefaçon. Surtout que « les contrefacteurs s’adaptent au marché, note un juriste. Si un poste douanier se fait plus vigilant, les fraudeurs passent à un autre. » Cas exemplaire que celui du Nigeria, qui, grâce à la National Agency for Food and Drug Administration and Control (Nafdac) et à l’action courageuse de Dora Akunyili (qui a échappé à plusieurs tentatives d’assassinat), est parvenu à réduire la moyenne des faux médicaments, de 41 % en 2001 à 15 % aujourd’hui. Les efforts du Sénégal et de la Côte d’Ivoire dans cette lutte sont eux aussi salués. L’Algérie vient d’annoncer la création d’un « fichier fraudeur » dans le code des douanes, et la Tunisie prévoit en 2009 la mise en place d’un Conseil national de lutte contre la contrefaçon. Mais, vu les défaillances des législations nationales en la matière et, parfois, le manque de volonté politique, car souvent les lois existantes ne sont pas appliquées, les actions menées en coopération s’avèrent plus efficaces. À l’instar de l’opération Mamba, première initiative de l’OMS avec Interpol, qui, en octobre 2008 en Ouganda et en Tanzanie, a conduit à la fermeture de plusieurs usines et à la confiscation de médicaments contrefaits. Autre exemple : le programme Oasis Africa lancé en 2008 par Interpol en faveur des droits de propriété intellectuelle.

Reste l’ampleur de la tâche. D’autant que les contrefacteurs misent sur ces activités, « plus lucratives et moins dangereuses que le trafic de drogue », selon Michel Danet, numéro un de l’OMD jusqu’en 2008, pour qui la contrefaçon est le « deuxième fléau du XXIe siècle après le terrorisme ». Seule certitude : la lutte anticontrefaçon ne fait que commencer en Afrique.

Auteur : Faïza Ghozali

Source : www.jeuneafrique.com

Le CNRS renforce sa politique industrielle


En huit ans, le nombre de chercheurs ayant déposé au moins un brevet a triplé.

«La légende selon laquelle la recherche publique se situe en dehors de l’économie est morte.» À la tête de la direction de la politique industrielle du CNRS, créée en février 2006, le chimiste Marc Ledoux se félicite du «changement radical de mentalité» à l’œuvre chez les chercheurs du plus grand organisme scientifique de France. «Ils sont de plus en plus nombreux à prendre conscience de la dimension économique de leurs découvertes et de la nécessité de les protéger.»

De fait, si en 2000, seuls 4 % des 26 500 chercheurs, ingénieurs et techniciens rattachés au CNRS avaient déposé au moins une demande de brevet, ils étaient trois fois plus nombreux à le faire l’an dernier, la proportion d’inventeurs passant à 12,5 % !

Autre motif de satisfaction : la qualité de ces brevets s’est nettement améliorée. Le taux de rejet, qui tournait autour de 30 % il y a quelques années, n’est plus que de 10 % aujourd’hui. Enfin sur les 295 brevets publiés en 2008, 130 sont déjà exploités industriellement par cession ou licence.

Ce brusque regain d’intérêt pour la valorisation des découvertes scientifiques s’explique pour plusieurs raisons. «Nous nous sommes engagés à ne pas retarder les chercheurs dans la publication de leurs travaux dans des revues scientifiques en accélérant la procédure de dépôt des brevets, explique Marc Ledoux. Autre facteur favorable, dans certaines disciplines comme la chimie, les sciences du vivant et les sciences pour l’ingénieur, l’évaluation des chercheurs prend désormais en compte les brevets au même titre que les publications.

Mais il y a aussi l’émulation financière. «Si je veux passer à 20 % d’inventeurs, il faut une carotte», poursuit le responsable de la DPI. Depuis la loi Allègre sur l’innovation promulguée en 1999, 3 % du chiffre d’affaires généré par la découverte revient aux inventeurs. Un tiers va à l’organisme de recherche, un autre tiers au laboratoire et le dernier tiers au chercheur.

Redevances et royalties

Cette année, Marc Ledoux espère bien «récupérer 60 millions d’euros» en redevances et royalties avant d’atteindre les 100 millions d’euros en 2012-2013. «Le but premier du CNRS n’est pas de gagner des sous, mais de dégager les ressources nécessaires pour être efficace.» Car la défense et la gestion d’un portefeuille de brevets (le CNRS en possède 3 400 à ce jour) coûte cher. À l’échelon national plus de 200 personnes sont affectées aux relations industrielles pour un coût annuel de 16,5 millions d’euros. Le surplus sert à financer des investissements comme le supercalculateur de 2,5 millions d’euros que le CNRS s’est payé l’an dernier uniquement avec l’argent de ses redevances.

Sur le plan de la stratégie, la priorité est donnée à la cession du brevet à des entreprises existantes sous «réserve d’avoir la garantie qu’il sera développé», avertit Marc Ledoux. «Ces découvertes ayant été financées avec de l’argent public, il est hors de question qu’elles restent dans les tiroirs. Elles doivent servir à créer de la richesse, à générer de la croissance et des emplois.»

Dans certains cas, l’inventeur est incité à créer sa propre entreprise. Depuis dix ans, 45 à 50 start-up voient le jour chaque année et plus de 80 % d’entre elles existent toujours. «L’organisation mise en place il y a trois ans a fait la preuve de son efficacité, confie Isabelle Rico-Lattes, chimiste à l’université Paul-Sabatier à Toulouse et détentrice d’une quarantaine de brevets. L’un d’eux concerne une nouvelle formulation d’un produit cosmétique, le Trixera+ (Avène-Pierre Fabre), utilisé contre les allergies et dont les ventes ont explosé depuis sa sortie en novembre 2007.

Auteur : Marc Mennessier

Source : www.lefigaro.fr

L’Open Patent Alliance lance un appel à brevets pour la technologie WiMAX


– L’appel à brevets est une étape essentielle dans la création d’une structure de licence pour les droits de propriété intellectuelle qui soit juste et transparente afin de favoriser l’adoption de la 4G au niveau mondial

– Via Licensing Corporation sélectionnée comme administratrice de la communauté de brevets

L’Open Patent Alliance (OPA), groupe dédié à l’offre de solutions pour les droits de propriété intellectuelle supportant le développement et l’adoption à grande échelle du WiMAX, a annoncé aujourd’hui un appel à brevets, avec l’intention de créer une communauté de brevets pour les brevets essentiels du WiMAX. L’OPA a sélectionné Via Licensing Corporation pour faciliter la formation et l’administration de la communauté pour son compte.

Une communauté de brevets WiMAX peut permettre aux sociétés de toutes tailles d’accéder aux licences de brevets dont elles ont besoin d’une manière simple et économique. La mise en place de cette communauté est une partie importante des plans de l’OPA de créer une structure de licence pour les droits de propriété intellectuelle qui soit juste et transparente avec des taux de royalties raisonnables. En abaissant les « barrières d’entrée » pour les sociétés souhaitant développer des produits et services innovants, la communauté de brevets accélérera l’adoption globale du WiMAX, tout en encourageant l’innovation, en favorisant un choix plus large et en réduisant les coûts pour la technologie, les appareils et les applications WiMAX.

« L’appel à brevets d’aujourd’hui est une étape majeure dans notre quête de créer un écosystème WiMAX innovant et véritablement ouvert », a déclaré Yung Hahn, président de l’OPA. « A travers l’approche via une communauté de brevets, non seulement l’OPA pourra faire baisser les coûts d’adoption du WiMAX, mais elle sera aussi plus à même de créer une structure de coûts prévisible à laquelle pourront accéder les vendeurs d’infrastructures, les fabricants d’appareils et les développeurs d’applications dans le monde entier ».

Le WiMAX, une technologie haut débit sans fil basée sur IP de quatrième génération qui est basée sur la spécification IEEE 802.16e, offre des vitesses de plusieurs mégabits/seconde à faible coût et de meilleurs débits pour l’ère de l’Internet mobile au contenu vidéo enrichi et aux applications nécessitant une large bande passante.

Parmi les membres de l’OPA figurent Acer, Alcatel-Lucent, Alvarion, Cisco, Clearwire, Huawei Technologies, Intel Corporation, et Samsung Electronics, ainsi que les membres associés nouvellement annoncés que sont Beceem, GCT Semiconductor, Sequans, et UQ Communications, soulignant un large soutien de l’écosystème 4G – des semi-conducteurs aux appareils grand public et aux fournisseurs de services.

Une communauté de brevets WiMAX aidera à assurer une différenciation et une interopérabilité des produits à un coût plus prévisible grâce à une structure de royalties plus compétitive. Cela est essentiel au succès à long terme et à la large adoption du WiMAX, permettant à un plus large éventail d’appareils des industries des PC, des téléphones intelligents et des appareils électroniques grand public d’intégrer plus rapidement le haut débit sans fil dans leurs produits.

Un vérificateur tiers indépendant ou « évaluateur de brevets » évaluera les brevets soumis pour déterminer si oui ou non ils sont essentiels. Toute entité qui pense détenir des brevets ou avoir des applications en instance de brevet qui sont essentiels au WiMAX est invitée à contacter Via Licensing pour recevoir des informations sur la procédure à suivre afin de soumettre des brevets pour un examen de leur caractère essentiel par l’évaluateur indépendant de brevets.

Les parties souhaitant discuter de l’opportunité de participer à un programme de licence de brevet WiMAX peuvent contacter Via Licensing par E-mail à l’adresse wimax@vialicensing.com. Pour des informations complètes sur les conditions de dépôt, les parties intéressées peuvent aussi envoyer un E-mail à submissions@vialicensing.com.

Bien que l’OPA concentre initialement ses efforts sur le standard WiMAX, elle pourra à l’avenir travailler avec d’autres groupes de cette industrie.

A propos de l’Open Patent Alliance (OPA)

Des membres de l’écosystème WiMAX ont créé l’OPA en juin 2008. A ce jour, les autres membres de l’OPA comprennent Acer, Alcatel-Lucent, Alvarion, Cisco, Clearwire, Huawei Technologies, Intel Corporation, et Samsung Electronics, ainsi que les membres associés nouvellement annoncés que sont Beceem, GCT Semiconductor, Sequans, et UQ Communications. La diversité des sociétés membres démontre le large support à travers tout l’écosystème 4G – depuis les fabricants de semi-conducteurs aux fabricants d’appareils grand public, aux sociétés d’équipements réseau et aux fournisseurs de services. L’objectif premier de l’OPA est d’encourager un écosystème global concentré sur un choix plus large ainsi que des équipements et des coûts de service compétitifs pour la technologie, les appareils et les applications WiMAX. Vous trouverez plus d’informations sur le site www.openpatentalliance.com.

Source : www.itespresso.fr