Les 10 inventions qui peuvent révolutionner l’écologie


Énergie photovoltaïque, hydroliennes, voitures hybrides en France, ces innovations débarquent à peine. Dans la Silicon Valley, elles sont déjà has been, et les chercheurs planchent sur de nouvelles « technologies vertes » destinées à réduire notre consommation d’électricité.

Rue89 fait un inventaire -non exhaustif- des inventions les plus surprenantes, glanées dans l’ouvrage « Révolution verte : enquête dans la Sillicon Valley » de Michel Ktitareff, qui paraît le 7 octobre chez Dunod.

Et vous propose des liens pour en savoir plus sur ces technologies prometteuses, leurs atouts et leurs limites.

1 – Des satellites pour chauffer la terre

Quitte à se servir de l’énergie solaire pour créer de l’électricité, autant aller la chercher à la source. La start-up Solaren, déjà spécialisée dans le photovoltaïque, prévoit donc de déployer, d’ici à 2016, des satellites comportant des panneaux solaires.

L’idée n’est pas de faire tourner les micro-ondes de la station spatiale internationale, mais de connecter les panneaux à notre hémisphère via une onde radio. La station terrestre se charge ensuite de la transformer en chaleur, puis en électricité.

2 – Des nano-capteurs pour économiser l’eau

Les fuites d’eau sont l’ennemi de l’environnement tout autant que des factures. Pour préserver les ressources d’eau douce de la planète, des chercheurs développent des capteurs indétectables à l’œil nu à installer au cœur des canalisations.

Par un procédé complexe qui les rend sensibles aux vibrations sonores, ces capteurs seraient capables de transmettre à un terminal des informations concernant les variations de la consommation d’eau. Idéal en cas de fuite.

Ces capteurs s’inscrivent dans la lignée des « smart grids » (littéralement, des « grilles intelligentes »), ces outils qui utilisent les systèmes d’information comme Internet pour réguler différents type de réseaux, que ce soient les réseaux électriques, routiers ou informatiques.

3 – Des autoroutes intelligentes

Autre terrain d’application des « smart techs » (« technologies intelligentes »), les autoroutes de Californie, où de plus en plus de ces capteurs sont installés le long de voies. Ils permettent entre autre de compter le nombre de voitures passantes, et donc d’établir une carte précise du trafic sur le secteur couvert.

Reliés par satellite à un boîtier spécial glissé sur le tableau de bord de la voiture, ils peuvent guider en temps réel le conducteur en cas de bouchon, d’accident ou autre. Au final, cela crée de petites économies d’énergies multipliées par un très grand nombre d’utilisateurs.

4 – Des panneaux solaires souples et fins comme du papier

La nouvelle avait fait grand bruit : Google recouvrant entièrement son toit de panneaux solaires, en 2007. Pourra-t-il un jour en recouvrir ses ordis ? Si l’on en croit l’entreprise Nanosolar (ou ses concurrentes Miasolé et Solexant), c’est envisageable.

Ces start-ups cherchent à réduire au maximum l’épaisseur des panneaux (ceux en vente aujourd’hui peuvent atteindre 1 cm environ) grâce à la technologie CIGS (pour « cuivre, indium, gallium et sélénium », les noms des composants du matériau). L’objet final ne serait pas plus épais que du papier.

Si elles parviennent à produire cette innovation à grande échelle, ce qui reste encore incertain, il serait alors possible de coller ces films un peu partout comme n’importe quel film plastique. A l’extérieur de sa maison, de préférence.

5 – Des serveurs informatiques « off shore »

Selon une étude américaine, les serveurs informatiques (ou « data centers ») utilisés pour stocker les données numériques consommeraient 1,5% de la totalité de l’électricité du pays. Plus gros client : le géant Google, dont le nombre de serveurs est estimé à un demi-million (un record mondial), répartis sur toute la surface du globe selon le site pingdom.com.

Plutôt que de laisser ces centres s’accumuler en bordure des villes, comme c’est le cas à présent, Google aurait l’intention de « construire ses prochains centres de données dans des endroits où ils pourront être facilement reliés à des énergies renouvelables pour assurer leurs besoin en électricité », selon l’auteur du livre.

Ils pensent donc naturellement à l’océan. Parqués à quelques dizaines de kilomètres du rivage, les serveurs puiseraient leur énergie dans la force marémotrice, un peu à la façon des hydroliennes.

6 – Du fer sur l’océan pour absorber le CO2

Pour capter les excédents de CO2 dans l’atmosphère, la firme Climos propose de lâcher sur l’océan des tonnes de poussière de fer. Cela aurait pour conséquence de favoriser le développement du phytoplanction, particulièrement friand de dioxyde de carbone.

Soutenue par bon nombre de chercheurs, Climos souhaite mener cette expérience à moyenne échelle (10 000 mètres carrés). Mais pour cela elle a besoin de l’accord de l’Organisation maritime internationale, ce que l’institution ne semble pas encore disposée à donner.

7 – De l’énergie au cœur des volcans

C’est peut-être l’innovation la plus farfelue du moment. En quête d’enzymes capables de créer de l’énergie à partie de la biomasse, le laboratoire Sandia Lab n’a pas trouvé mieux que de fourrer ses pipettes au cœur des volcans.

Elle espère y trouver des organismes contenant de la cellulose, une matière que l’on peut ensuite transformer en sucre -et donc en éthanol, le carburant « vert », pour en faire de l’éthanol « cellulosique ». Sandia Lab cherche en fait des sources d’énergies alternatives aux céréales produites pour être transformé en éthanol (15% de la production de céréales aux États-Unis).

Le laboratoire a donc testé différents types de déchets agricoles et résidus forestiers. Mais comme ces matériaux ont été abimés au cours du circuit de production, ils ne réagissent pas toujours de façon optimale aux transformations auxquelles ils sont soumis. A l’inverse, les particules jouxtant les volcans sont très résistantes.

Cette étude soulève néanmoins de nombreuses questions : à supposer que l’on autorise l’exploitation des volcans à grande échelle, leurs ressources naturelles seraient-elles suffisantes pour alimenter des millions de véhicules ?

8 – Des appareils ménagers branchés sur Internet

Après le frigo RFID, capable de déterminer quand les yaourts sont périmés, voici le frigo écolo. Le dispositif a été testé dès 2006 lors d’une étude menée près de Seatle. Via une puce, les outils ménagers (réfrigérateur, lave-vaisselle, micro-ondes) sont reliés avec le compteur d’électricité, lui-même connecté à Internet.

En parallèle, les maisons produisent elles-mêmes une partie de leur électricité grâce aux énergies renouvelables (éolienne, panneaux solaires). Mais imaginons maintenant que le prix de l’électricité varie en temps réel en fonction de la production. Conséquence : plus il fait beau et venteux, et moins l’électricité est chère.

Dans cette affaire, l’habitant peut donc adapter chaque jour sa consommation d’énergie en fonction de ces variations. Le coût augmente ? Je relève légèrement la température du frigo. Reste à savoir si ce procédé est viable à grande échelle, a fortiori dans les endroits où les énergies renouvables sont peu performantes.

9 – Des ballons dans le ciel pour créer de l’énergie

Petite touche de poésie pour continuer cet inventaire. Le projet de Cool Earth Solar, une start-up de la Silicon Valley, ambitionne de créer des « fermes de ballons » flottant à une dizaine de mètres du sol. Gonflés à l’helium, ils seraient recouverts du film CIGS et permettraient de capter le soleil plus largement.

Mais la start-up ne s’arrête pas là. Elle propose, à terme, d’envoyer ces ballons bien plus haut, par-delà les nuages, où l’ensoleillement est à la fois plus fort et plus constant. Les ballons seraient reliés au sol, comme dans les fermes, par un simple câble.

Un dispositif identique, baptisé « éolienne zeppelin », a également été testé par la société Magenn Power, basée dans l’Ontario. Même principe, sauf que le ballon est rectangulaire.

10 – Des véhicules électriques enfin pratiques

C’étaient les stars du salon de Francfort.Les voitures électriques sont le nouveau joujou eco-friendly desingénieurs. Pour les recharger, une simple prise suffit, à brancherdirectement sur le véhicule (sur le capot ou sur les côtés selon les modèles).

Quoi de neuf par rapport aux modèles déjà fabriqués il y a près de quinze ans (par Peugeot notamment) ? Une batterie plus compacte avec une autonomie plus longue (à présent, elle est de 150 km en moyenne) et qui, surtout, se recharge bien plus vite, en moins d’une heure.

Les bornes de recharge créées par la mairie de Paris vont peut-être enfin servir à quelque chose : Toyota annonce la sortie en 2010 d’une Prius qu’on pourra brancher sur le secteur comme une vulgaire machine à laver. Les constructeurs se sont par ailleurs mis d’accord pour adopter un même modèle de prise électrique.

Auteur : Ariane Nicolas

Source : eco.rue89.com

Nouvelles aides à l’innovation en Ile-de-France dès le 1er octobre


Le Conseil régional d’Ile-de-France vient d’approuver la mise en œuvre à partir du 1er octobre 2009 de nouvelles aides à l’innovation « entièrement repensées pour plus d’efficacité et de développement durable ». Le Fonds régional pour l’innovation (FRI) constitué avec OSEO sera doté de 12 millions d’euros par an.

« Bien que dotée de nombreux dispositifs d’aide à l’innovation depuis 1989, la Région avait besoin de nouvelles formes de soutien, réorientées pour tenir compte des besoins des PME et de sa volonté d’infléchir le développement du territoire sur un modèle économique réellement durable », explique-t-on au Conseil régional. Dans cet esprit, la Région et OSEO Innovation ont décidé d’unir leurs efforts pour proposer de nouveaux dispositifs offrant plus de simplicité, de lisibilité et d’efficacité.

Seront ainsi mis en œuvre dès le 1er octobre prochain :

Le Fonds régional pour l’innovation

Tête de pont du nouveau dispositif d’aide à l’innovation, le FRI sera issu du partenariat entre la Région et OSEO Innovation, concrétisé par une convention de trois ans qui sera signée le 6 octobre prochain. En année pleine, la Région financera le FRI à hauteur de 9 millions d’euros. OSEO innovation, qui en assurera la gestion, apportera 3 millions d’euros. Par rapport aux précédents dispositifs, le nombre de projets aidés devrait être moindre, mais la subvention accordée à chaque projet sera plus élevée.

Les aides du FRI seront attribuées au titre de deux dispositifs, l’Aide à la maturation de projets innovants (AIMA) et l’Aide à l’innovation responsable (AIR).

L’Aide à l’innovation responsable (AIR)

Dispositif 100% région, AIR, dotée de 6 millions d’euros apportés uniquement par le Conseil régional, encouragera l’éco-innovation. Exclusivement dédiée aux TPE et aux PME, cette aide soutiendra les innovations de produits, services, process, organisation, design dans tous les secteurs d’activité. Elle sera attribuée par la Région après expertise du Centre francilien de l’innovation. Les projets sélectionnés devront remplir des critères rigoureux en matière environnementale, sociale et éthique (bilan carbone, énergétique, rejet dans le milieu naturel, biodiversité, cohésion sociale, équité économique). « AIR constitue un signal fort de la volonté du conseil régional d’une transformation écologique de l’économie », souligne Marc Lipinski, Vice-président chargé de la recherche, de l’enseignement supérieur et de l’innovation.

L’Aide à la maturation de projets innovants (AIMA)

Dotée de 6 millions d’euros apportés à parité par la Région et OSEO innovation, AIMA est destinée à vérifier la faisabilité des projets en émergence et à les consolider. Elle s’adresse aux PME, aux laboratoires de recherche, aux personnes physiques comme aux pôles de compétitivité. Les aides pourront aller jusqu’à 30.000 euros par projet.

Source : www.vonews.fr

Saint Nicolas – Bientôt une marque déposée par deux villes lorraines ?


L’Institut national de la propriété intellectuelle rendra, à la mi-décembre, sa décision sur la demande d’acquisition de la marque Saint Nicolas par les villes de Nancy et Saint-Nicolas-du-Port. Un expert en droit des marques doute qu’elle leur soit favorable.

Elles veulent jouer les Pères Fouettard au nom de Saint Nicolas. Les villes lorraines de Nancy et Saint-Nicolas-du-Port ont déposé, en juillet, quatre marques à l’Inpi (Institut national de la propriété intellectuelle) : « Saint Nicolas », le « Marché de Saint Nicolas », la « Fête de Saint Nicolas » et les « Fêtes de Saint Nicolas ». Raison officielle : protéger le saint préféré des enfants de velléités mercantiles et malveillantes.

« Un dépôt astucieux »

L’Inpi a publié ces quatre marques dans son bulletin le 14 août dernier, ce qui permet aux oppositions à ces dépôts de se manifester. Elles ont deux mois pour le faire, jusqu’au 14 octobre donc. L’Inpi met ensuite deux mois pour examiner les dossiers. Et délivrer ensuite les marques ou pas.

Dans quels cas de figures l’Inpi peut-il refuser ? Si la demande va à l’encontre de la loi ou des bonnes moeurs, ou si la marque est descriptive – par exemple, Renault ne pourrait pas déposer le nom « voiture ». Et sûrement pas pour des raisons religieuses : « Nous sommes un État laïc, on ne peut tenir compte de cette notion », répond Annick Berguerand, responsable du département des marques de l’Inpi. Et pas forcément si le nom appartient déjà à quelqu’un : « L’Inpi n’a pas la charge de le vérifier, c’est au déposant de le faire ou aux propriétaires de se manifester. »

Un « Saint-Nicolas » et un « Saint Nicolas » (la nuance est dans le tiret) sont d’ailleurs déjà enregistrés à l’Inpi par deux sociétés. Une de ces marques concerne de la verrerie, la deuxième des cosmétiques.

La clé des décisions de l’Inpi se trouve justement dans les catégories de produits et services pour lesquels les déposants demandent la marque, décrypte Pierre-Yves Gautier, professeur de droit à l’université Panthéon-Assas et spécialiste de la propriété intellectuelle. Or les cités lorraines ont ratissé large : pas moins de 12 classifications, dont les jeux et jouets, les bougies, les bijoux, les figurines, vêtements, gâteaux, et même la publicité.

Bref, beaucoup d’objets et de services « en relation directe avec la légende et le folklore de la Saint-Nicolas », souligne Pierre-Yves Gautier. « Or cela va à l’encontre du principe de spécialité de l’Inpi : on peut déposer la marque « Noël » pour des tondeuses à gazon, car l’objet n’a rien à voir avec le nom, mais pas pour des guirlandes. Je suis donc très réservé sur l’acceptation par l’Inpi de la marque Saint Nicolas, dont le folklore appartient à tout le monde et qui a inspiré le Père Noël. » Annick Berguerand juge toutefois que Saint Nicolas est moins automatiquement identifiable que Noël. Et elle estime que les villes lorraines ont « fait un dépôt très astucieux en omettant par exemple des catégories l’organisation de spectacles ». Mais elle n’exclut pas que certaines catégories d’objets, comme les pâtisseries typiques de la Saint-Nicolas, puissent être exclues de sa décision.

Que se passera-t-il ensuite ?

En cas d’acceptation des marques par l’Inpi, les opposants pourront porter l’affaire devant le tribunal de grande instance pour demander la nullité. Les nouveaux propriétaires pourront, eux, poursuivre ceux qui utiliseraient les marques sans son autorisation. Mais selon Annick Berguerand, les procès en contrefaçon intentés par des communes sont rares, alors que ces dernières possèdent 1 555 marques déposées (nom, slogan, appellation d’origine).

« Les communes agissent à titre défensif, pas pour se constituer un monopole. Et si certaines sont très sourcilleuses, comme Paris ou Saint-Tropez, les procès coûtent chers et il faudrait un intérêt financier réel ou un problème de concurrence pour lancer des poursuites. » On saura bientôt, si la marque est déposée (sous l’arbre), si c’est un cadeau ou une sacrée épine.

Auteur : Simon Barthélémy

Source : www.lalsace.fr

Alain Burdese «Géotrouvetou» 100 % écolo


Invention. Un désherbant à vapeur.

Il couve secrètement son invention depuis 2003. Date à laquelle il a déposé un brevet après une année de fabrication « et une soirée pour la dessiner ». « À Toulouse, ils m’ont dit de ne pas m’affoler. Que j’avais le temps », raconte Alain Burdese, 53 ans, arboriculteur montalbanais qui finalement, vient de présenter son invention : le désherbant à vapeur 100 % écologique, donc !

Il y a 6 ans, la pression environnementale n’était pas celle d’aujourd’hui. Il va sans dire que la fin de cette première décennie du 3e millénaire sera écologique ou ne sera pas.

« travail de précision »

« C’est le moment », estime donc l’inventeur en mettant en route son engin devant un parterre d’invités intrigués : il y a là Gérard Bouton, adjoint au maire de Montauban mais aussi voisin et ami de l’inventeur, quelques collègues, la presse et même l’ancien professeur de mécanique générale de ce quinquagénaire intrépide et bricoleur. Alain Burdese est arboriculteur mais aussi titulaire d’un CAP d ‘ajusteur monteur qu’il a passé dans les années soixante-dix à l’école de la Mandoune.

Alain Burdese met en avant son « travail de précision » au moment de faire la « démo » de son engin. Au pied de ses pommiers, là où l’herbe est haute et encore grasse, le désherbant à vapeur est prêt à rentrer en action ; Deux bouteilles de propane, un système de chauffe avec brûleur afin de monter l’eau en température jusqu’à 120°C au terme d’une mise au point un peu fastidieuse, « Car pour l’instant c’est manuel », explique Alain Burdese, un nuage brûlant enveloppe les mottes herbeuses. Le jet de vapeur rempli son office. Dans 48 heures, l’herbe aura disparu.

Vendre le brevet à un constructeur

« C’est 100 % écologique, martèle Alain Burdese. Plus besoin de pesticides ou de désherbants. On peut aussi faire les bordures de plastique sans problème. C’est beaucoup mieux que le désherbage thermique », commente encore l’inventeur en manipulant son système embarqué à l’arrière du tracteur. On imagine l’attelage parcourant les rangs de pommiers, couvrant délicatement et écologiquement les herbes hautes.

Alain Burdese compte faire une nouvelle démonstration de son invention lors du prochain concours agricole. « Moi ce que je veux, c’est vendre le brevet à un constructeur » espère l’arboriculteur qui a baptisé sa machine «Horizon»…

Auteur : Pierre Mazille

Source : www.ladepeche.fr

USPTO : Réforme du système des brevets


Réforme du système des brevets : une nouvelle étape ou un épiphénomène ?

Début mars 2009, la MS&T a réalisé une étude sur le projet de réforme des brevets. Nous y expliquions que la réforme du bureau des brevets (USPTO) ne représentait qu’une partie des enjeux de la réforme du système national des brevets. Cette dernière est sur le métier depuis l’Administration de Lyndon B. Johnson (1963-1969). Cette situation donne une idée du processus de décision parlementaire américain. Elle illustre également la difficulté pour les décideurs publics de prendre des options qui ne rencontrent pas un consensus suffisant dans un pays qui possède certes une avance technologique mais qui est exposé aux aléas de la mondialisation tout en étant traversé par des intérêts contraires.

Actuellement le débat sur la réforme des brevets reprend vigueur. C’est cette fois liée à l’émergence des « trolls » qui sont des sociétés intermédiaires entre les producteurs de connaissances et leurs utilisateurs. L’absence de consensus entre les tenants d’un solide système de brevets et les détracteurs des « trolls » retardent en effet la mise en œuvre du « Patent Reform Act » de 2008 qui visait à restreindre trois aspects de l’actuelle loi sur les brevets, à savoir :

– la possibilité aux États-Unis de publier des brevets étendus,
– la possibilité d’obtenir des injonctions et d’engager des poursuites qui peuvent se révéler dispendieuses pour les contrevenants,
– la quasi-impossibilité d’introduire des recours auprès de l’USPTO.

Et qui prévoyait une série de dispositions sur :

– le tribunal compétent. Ce dernier devait être celui qui était le plus proche des « activités physiques », des activités commerciales ou industrielles et/ou du lieu principal d’enregistrement de la société. Ces dispositions étaient susceptibles de délester les tribunaux des districts de l’est du Texas, réputés plus accommodants dans les domaines de la propriété intellectuelle et auxquels faisaient davantage appel les « trolls ».

– des limitations raisonnables quant au montant des redevances. Les nouvelles dispositions modifiaient le principe de l’intégralité d’un marché, l’invention devant se rapporter à un volet principal de son application. D’où l’idée d’une répartition de la redevance qui serait calculée sur la base de la portion de valeur économique du produit faisant l’objet d’une contestation. Naturellement la redevance était appelée à être en rapport avec la contribution spécifique de l’invention revendiquée par rapport à l’état de l’art antérieur.

– l’abandon du principe d’intentionnalité. Seul le juge en décidait.

– le réexamen du brevet après son obtention. Le projet de loi ouvrait la possibilité d’un recours auprès de l’USPTO mais selon un calendrier très précis. L’effet d’estoppel pouvait s’appliquer.

– la priorité d’accession à la propriété au premier déposant – first-to-file – il s’agissait plus précisément de favoriser l’antériorité du dépôt de brevet comme c’est le cas dans le système européen. Le système actuel se base en effet sur le premier inventeur – first-to-invent – c’est-à-dire la prise en compte de l’antériorité de l’invention.

Un fort lobby de grandes entreprises, en particulier du secteur des hautes technologies (Google, Microsoft), des services financiers ainsi que des entreprises industrielles soutiennent ces dispositions. Ces derniers arguent que cette loi serait de nature à mettre un terme à la multiplication des affaires judiciaires. Les opposants continuent de se situer parmi les « trolls ».

Mais ils ne sont plus seuls : un groupe de pression américain, l' »American Innovators for Patent Reform » (AIPR), s’insurge également contre cette réforme. Selon eux, les changements seraient préjudiciables aux entrepreneurs et aux petites entreprises face aux grandes multinationales. De même, la réforme inciterait les jeunes pousses technologiques à moins innover. A l’appui de cette argumentation est une étude menée par E. Malackowski and Jonathan A. Barney qui montre que la possession de brevets contribue fortement à lever des fonds auprès des investisseurs.

Conclusion.

La réforme des brevets aux États-Unis ressemble à une histoire sans fin. A chaque épisode on croit en deviner l’issue mais ce n’est en fait qu’un épiphénomène. Si les experts américains continuent de déplorer cette situation, elle ne contribue pas moins à alimenter la machine parlementaire, les groupes de pression qui sont à la manœuvre dans les enceintes de la Capitale fédérale ainsi que les grands cabinets de juristes qui sont, au fond, les vrais meneurs d’un processus dont on ne comprend plus très bien les objectifs et la direction. Dans cet effort collectif, la vraie question est bien de savoir quelle sera la place qui sera réservée à chacun des acteurs du système d’innovation américain : petits inventeurs, grandes entreprises, « trolls », universités, etc. Une autre famille d’enjeux concerne bien entendu le traitement qui sera accordé par la nouvelle législation à des secteurs aussi différents que les STIC ou les biotechnologies.

Une certitude et un motif de réjouissance pour le rédacteur de cette brève : il y aura toujours quelque chose de nouveau à relater dans le BE États-Unis sur ce dossier de la réforme des brevets !

Source : www.bulletins-electroniques.com

Deux Français innovent sur le net


Deux Français ont lancé un site internet identifiant les individus dont les propos sont influents sur la toile.

Baptisé Traackr, le système utilise des algorithmes pour scruter les blogs, vidéos, messages sur Twitter ou autres services internet puis retrace les auteurs des interventions.

A l’origine du projet Pierre-Loïc Assayag et David Chancogne. Ils ont présenté leur invention à l’occasion du salon DEMO consacré aux nouvelles technologies en Californie.

Concrètement, Traackr évalue le nombre de personnes qui consultent les blogs, vidéos et autres contenus puis étudie la façon dont les opinions exprimées « rayonnent », en examinant notamment si elles sont relayées par les lecteurs ou citées sur d’autres sites.

Basé aux États-Unis, le site publie ensuite des listes qui établissent un classement des personnes les plus influentes en fonction d’un sujet donné.

« Nous pensons que l’avenir d’internet, ce sont les gens et savoir qui a une influence, pas la technologie », a noté Pierre-Loic Assayag en présentant son  site.

La startup vise les agences de marketing et les entreprises qui veulent transmettre un message de manière efficace à l’heure où le public se tourne de plus en plus vers internet au détriment de la presse écrite, de la radio et de la télévision, supports publicitaires traditionnels.

Source : info.france2.fr

4Size magnétise le jury du concours organisé par Open2Europe


L’inventeur français du 1er skate board magnétique remporte le concours du « Coup de Cœur de l’équipe Speed Shopping »

Asnières, le 23 septembre 2009 – La 1ère édition du concours « Le Coup de Cœur de l’équipe Speed Shopping », organisé par l’agence de communication européenne Open2Europe pour les TPE/ PME, a attiré 40 candidats tous plus originaux les uns que les autres.

Parmi les favoris du jury, citons un coffret de cuisine pour enfants, un cintre en carton écologique, un jeu éducatif sur l’environnement, des objets artisanaux itinérants d’Asie, des objets déco issus du recyclage, un casque bluetooth design, un gant tactile pour pda, un concept de RDV beauté, ou encore un lit de massage à eau pour salariés stressés. La liste des 40 candidats est sur le blog : www.speedshopping-open2europe.com

Le jury, composé de journalistes, d’attachées de presse et d’une PME (Europages), a voté pour son produit coup de cœur en prenant en compte notamment l’innovation, le potentiel commercial et médiatique, les moyens de la structure et sa pertinence par rapport à la thématique du Speed Shopping™. Le vainqueur de cette édition est une TPE familiale qui lance un nouveau concept de glisse pour les skateurs de tout poil. 4Size remporte 4 mois de relations presse et une exposition au Speed Shopping du 23 septembre !

Lauréate du concours Lépine 2007, 4Size veut démocratiser la glisse !

Créé par Philippe Riandet, skateur en quête de sensations nouvelles et désireux d’ouvrir la pratique de ce sport à de nouveaux utilisateurs, le skate magnétique 4Size est constitué d’un plateau, d’une paire de baskets et d’un système d’aimants. Les sensations du skate magnétique s’apparentent à celles du snowboard : l’utilisateur retrouve la fluidité du mouvement du snowboardeur, sa facilité à franchir des obstacles en donnant une petite impulsion pour lever la planche ou à changer de direction en basculant simplement le poids du corps vers l’avant ou vers l’arrière.

« Le concours organisé par Open2Europe est une opportunité vraiment intéressante pour une PME. Ce coup de pouce médiatique arrive au bon moment, car nous sommes en phase de développement commercial et avons vraiment besoin d’un professionnel de la communication pour faire connaître notre invention auprès du public et des distributeurs. » déclare Philippe Riandet.

« Open2Europe est fière de cette opération utile et originale. Ce concours donne l’occasion à nos attachées de presse et à des journalistes d’échanger leurs points de vue dans le cadre d’un projet commun et révèle des entrepreneurs inventifs qui méritaient tous de se faire connaître. Nous renouvellerons l’expérience pour le prochain Speed Shopping de mars ! » commente Jérôme Mauduit, Président d’Open2Europe.

A propos d’Open2Europe

Créée en 2001, Open2Europe a pour objectif d’apporter aux entreprises françaises le soutien nécessaire à leur développement en Europe via une offre complète de services de communication et de traduction.

Pariant sur la valeur ajoutée d’une organisation centralisée, Open2Europe a choisi de regrouper ses équipes internationales en un lieu unique, devenant ainsi la première agence européenne de relations presse et communication centralisées. Open2Europe compte aujourd’hui 60 collaborateurs de plus de 25 nationalités différentes en région parisienne et une filiale au Canada couvrant l’Amérique du Nord.

Open2Europe concentre aujourd’hui ses activités sur 4 domaines d’expertise : les biens & services de grande consommation, le développement durable, les nouvelles technologies et la communication institutionnelle. Plus de 120 sociétés ont choisi Open2Europe, qui poursuit sa croissance au rythme minimum de 40% par an depuis sa création.

Site Web : www.open2europe.com

Source : communiques.infos-decideur.com