Mars en 39 jours : possible avec le moteur plasma VASIMR, selon son inventeur


Atteindre Mars en 39 jours contre au moins six mois avec les systèmes actuels de propulsion est parfaitement envisageable avec un moteur à plasma VASIMR, assure l’inventeur de ce concept dans un entretien avec l’AFP.

La confiance dont fait preuve Franklin Chang-Diaz, un physicien du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et ancien astronaute de 60 ans ayant volé sept fois dans l’espace, est désormais partagée par la Nasa, l’agence spatiale américaine.

En annonçant fin janvier l’abandon du programme Constellation de retour des Américains sur la Lune vers 2020 en prélude à la conquête de Mars, Barack Obama avait souligné que la Nasa allait désormais consacrer beaucoup plus de ressources au développement de nouvelles technologies, comme le moteur VASIMR, en coopération avec le secteur privé, pour l’exploration habitée de l’espace.

« Ceci est un changement intéressant pour la Nasa qui aurait dû se faire il y a 10 ou 20 ans« , estime M. Chang-Diaz, notant que dans les débuts du projet VASIMR (Variable Specific Impulse Magnetoplasma Rocket) au milieu des années 2000, l’agence spatiale lui apportait un soutien minimum.

« La Nasa n’avait jamais réellement pensé à un système de propulsion de fusée non-chimique et prévoyait d’envoyer des astronautes sur Mars avec des moteurs chimiques, ce qui selon moi n’est pas possible« , juge-t-il.

Ce scientifique évalue, avec ce système, la durée totale du voyage à près de trois ans dont un séjour forcé de 18 mois sur Mars dans l’attente de l’ouverture de la fenêtre pour le retour.

La distance Terre-Mars varie de 55 à 400 millions de km selon un cycle d’un an et demi.

Avec VASIMR, on pourra aller sur Mars et revenir durant le même cycle sur une période de cinq à six mois au total, évitant ainsi d’exposer les astronautes trop longtemps aux radiations cosmiques dangereuses, prédit Franklin Chang-Diaz.

Contrairement aux moteurs de fusée qui brûlent de la poudre ou des mélanges de carburant liquide pour atteindre rapidement de grande vitesse, VASIMR utilise une source électrique –solaire ou réacteur nucléaire– pour ioniser de l’hydrogène, de l’hélium ou du deutérium, transformés en un plasma chauffé à de très hautes températures (11 millions de degrés Celsius).

Ce plasma est accéléré et dirigé par des champs magnétiques dans des tuyères –sans en toucher les parois– pour propulser le vaisseau.

Ce moteur a la caractéristique d’accélérer en continu. Ainsi, un voyage sur Mars nécessiterait d’inverser la puissance du moteur à mi-trajet quand la vitesse atteindrait, selon les calculs, 55 km par seconde (198.000 kmh) de manière à pouvoir suffisamment freiner pour que le vaisseau puisse être capturé, sans brûler, par la force gravitationnelle de Mars.

Mais avant de développer un tel moteur pour une mission habitée martienne qui requerrait une puissance de 200 mégawatts, il faut d’abord mettre au point un VASIMR plus petit.

Pour ce faire la Nasa a déjà signé un accord avec la firme Ad Astra Rocket, créée par M. Chang-Diaz en 2005 pour mettre au point cette technologie déjà testée sur Terre avec succès dans une chambre à vide, en mai 2009.

Actuellement l’objectif est le déploiement orbital, fin 2013, à la Station spatiale internationale (ISS), du premier prototype du moteur VASIMR d’une puissance de 200 kilowatts, le VX-200.

Le marché potentiel pour ce moteur spatial puissant et économique est « énorme« , explique le patron de Ad Astra Rocket.

Il a cité l’entretien de satellites, la remise périodique sur la bonne orbite de l’ISS ou encore des missions robotiques sur la Lune, Mars ou ailleurs.

Source : AFP

L’inventeur qui ne manque pas d’air


Après l’aspirateur sans sac, vendu à près de 30 millions d’exemplaires, il lance un ventilateur sans pales ! Rencontre avec le Géo Trouvetou anglais.

Un beau jour de l’an 1010, Eilmer de Malmesbury, moine en l’abbaye du même nom, située à l’ouest de Londres, se jeta du haut d’une des tours de son monastère, les pieds et les mains assujettis à des ailes de sa fabrication. Cet équipement lui permit de planer une quinzaine de secondes avant de s’écraser 200 mètres plus loin et de se briser les deux jambes.

Ce beau jour de février 2010, James Dyson, ingénieur et propriétaire de la société du même nom, sise à Malmesbury, gare sa Fiat 500 bleue sur le parking du très moderne centre de design, où il va régler les modalités de commercialisation, en Europe, de l’Air Multiplier, ventilateur révolutionnaire sans pales qui sortira en France dans quelques jours. Si dix siècles séparent le religieux de l’industriel, les deux hommes ont en commun le même amour de l’air et la conviction qu’un entêtement suffisant permet d’arriver à tout. L’histoire ne dit pas si la ténacité de l’homme d’Église fut à nouveau sollicitée : on rapporte que son père prieur lui interdit formellement toute tentative d’élévation autre que spirituelle. Mais on sait, en revanche, que rien ni personne ne put jamais dissuader Dyson, le père de l’aspirateur sans sac, de donner libre cours à son inventivité.

Flash-back sur l’enfance d’un petit gamin blond qui court dans les dunes de Blakeney Point, dans le Norfolk, pour muscler des jambes de faucheux. Papa, prof de lettres classiques, est parti pour l’autre monde, maman peine à joindre les deux bouts. Pour l’aider, le benjamin passe l’aspirateur… et trouve que « ça pue » !

Vingt ans plus tard, après des études au Royal College of Art et un début de carrière passé à inventer avec son compère Jeremy Fry un bateau à fond plat capable de transporter de lourdes charges à grande vitesse, ou une brouette tout-terrain baptisée Ballbarrow, le jeune James s’est marié. Pour aider sa femme, la rousse et belle Deirdre, fort occupée par leurs trois enfants, il passe l’aspirateur. Il trouve toujours que ça sent mauvais, mais déplore également que ça n’aspire pas bien. Un jour de pluie, il dissèque le sac à poussière de la machine et découvre que, vide ou plein, cet accessoire empêche le bon fonctionnement de l’appareil. Mais par quoi le remplacer ? Dans l’usine qui fabrique la Ballbarrow, des techniciens confrontés à l’aspiration de poussière de peinture rêvent d’utiliser un cyclone. Dyson se souvient alors qu’à quelques encablures de là une petite scierie porte sur son toit un tel dispositif.

Il passe une partie de la nuit, sous les étoiles, à croquer le grand cylindre, puis fabrique avec des feuilles de métal de quoi équiper ses ateliers. Et, tout à coup, tout lui revient : ses heures de ménage, la frustration du travail mal fait… Et si je fabriquais un petit cyclone pour mon aspi, se demande Dyson, loin de s’imaginer qu’une telle miniaturisation allait, avant de faire sa fortune, lui apporter des ennuis majuscules.

Combattre la bêtise pour venir à bout de la poussière

L’oncle Paul des « Belles Histoires » qui faisaient nos délices dans Spirou aurait pu mettre Dyson sur la liste de ceux qu’il portraiturait. Ni Palissy et ses meubles brûlés sur l’autel de la céramique ni Denis Papin, dont la première machine à vapeur, montée sur une embarcation, fut détruite par des bateliers jaloux, ne désavoueraient un tel voisinage : de 1979 à 1994, le nombre de couleuvres qu’avala l’Anglais pourraient peupler le plus grand terrarium du monde.

La méfiance, la peur de devoir partager le gâteau (le commerce des sacs à poussière est florissant), la bêtise se disputent le terrain lorsqu’il tente de commercialiser son brevet. Les Britanniques lui expliquent que si l’aspirateur pouvait être amélioré, Hoover et Electrolux seraient déjà sur les rangs. Les Américains lui promettent monts et merveilles, mais ne lèvent le petit doigt que pour tenter de l’escroquer. En 1991, sous un déluge de dettes, la météo personnelle des Dyson accueille son premier anticyclone : le Japon fait un triomphe au G Force, première version de son aspirateur sans sac. En quelques mois, le Tout-Tokyo s’amourache de ce joujou lavande et rose, qui s’arrache au prix de 1 800 euros.

La trêve arrive à point nom mé : James vient d’hypothéquer sa maison. Il lui faudra encore de longs mois et quelque 5 127 prototypes pour devenir le premier fournisseur en Grande-Bretagne et en France, et faire exploser le marché aux États-Unis, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Europe continentale. Aujourd’hui, dans le centre de recherche et développement de Malmesbury, un petit millier de fidèles officient sur une gamme élargie. Aux aspirateurs de tout acabit, on a ajouté le Dyson Airblade, un sèche-mains dont l’air pulsé à grande vitesse essuie en dix secondes, sans dessécher et pour 80 % d’énergie en moins, rendant obsolètes les souffleries chaudes, surtout efficaces dans la propagation des bactéries.

On a inventé aussi (mais pas commercialisé pour l’instant) le Contrarotator, une machine à laver à double tambour qui reproduit le lavage d’antan, un petit aspirateur à main doté d’un moteur numérique gros comme un citron mais qui, à 104 000 tours/minute, tourne plus vite qu’un moteur de Formule 1 et, dernièrement, cet Air Multiplier dont les Australiens sont déjà fous.

En tee-shirt, jean et baskets (il est recommandé d’oublier sa cravate au vestiaire), James Dyson de son bureau surplombe le plateau de ses équipes marketing. En contrebas, les différents laboratoires, où l’on entre plus difficilement que dans une centrale nucléaire (le lecteur d’empreintes est de rigueur), testent à tour de bras, soumettant les appareils à diverses tortures. Molestés, épiés, étouffés, écoutés, soumis à l’humidité des tropiques ou à la chaleur des déserts, les prototypes en voient de toutes les couleurs. Ils sont élaborés pour durer au minimum dix ans, et leurs pannes doivent être exceptionnelles.

Il faut au service après-vente soixante-douze heures pour collecter un appareil défectueux et le reporter, réparé, à son propriétaire. Soucieux d’écologie, Dyson a mis son entreprise à l’heure des économies d’énergie en créant des aspirateurs qui, pour 650 watts, sont aussi performants que leurs frères de 2 200 watts. Il a aussi tenu à ce que l’innocuité bactériologique de leur aspiration soit réelle et entretient à cet effet, dans son laboratoire de microbiologie, un bel élevage d’acariens, que des scientifiques, vêtus comme des cosmonautes, nourrissent de blancs d’œufs et de biscuits pour chiens.

Les ingénieurs sont recrutés à la sortie de l’école

Fidèle au principe selon lequel lorsqu’un appareil est vraiment meilleur que les autres les consommateurs le plébiscitent, Dyson sait que seul un département recherche et développement de pointe assurera la santé d’une entreprise dont il détient l’intégralité du capital. Pour être sûr de disposer des ingénieurs les plus performants, il va chercher les siens à la sortie de l’école et accorde à cette jeune équipe, dont la moyenne d’âge est de 27 ans, tout loisir de laisser parler son imagination.

Créée en 2002, la fondation qui porte son nom vient renforcer cet esprit novateur en faisant entrer dans les écoles un matériel pédagogique qui permet aux enfants de réfléchir aux objets de demain. Un futur que James Dyson ne redoute pas. Une partie des brevets du Root Cyclone tombera dans le domaine public d’ici à quelques années, mais cette perspective ne l’affole guère. « Nous déposons chaque année plus de 190 nouveaux brevets », déclare-t-il avec un sourire irrésistible.

Y a-t-il certaines inventions qui le rendent jaloux ? Le regard bleu myosotis de Dyson se fait plus vif. Découvrir la vulcanisation du caoutchouc lui aurait bien plu, et il aurait aussi aimé être dans les bottes de Joseph Monier, le jardinier de Saint-Quentin-la-Poterie, lorsqu’il inventa le béton armé… Mais ne comptez pas sur lui pour vous parler de ce qu’il a sur son établi : ici, les projets sont top secret.

Si la curiosité est bannie, du moins peut-on formuler une requête. Après l’aspirateur sans sac et le ventilateur sans pales, pourrait-il donner à la gent féminine le vernis à ongles sans écaille, à savoir un appareil qui sèche le rouge en un tournemain ? Il rit, dit qu’il va voir ce qu’il peut faire. Le pire c’est qu’on le croit : cet homme-là est capable de tout.

Auteur : Valérie LEJEUNE

Source : www.lefigaro.fr

Qui a inventé le gilet de sauvetage ?


Le premier gilet de sauvetage est né en 1854. Il faudra attendre la seconde guerre mondiale pour qu’il prenne sa forme actuelle.

En 1854, le capitaine anglais John Ross Ward du Corps national royal des sauveteurs en mer crée le premier vêtement de flottaison. Son gilet a la forme d’une veste remplie de blocs de liège. Il permet de flotter et protège du froid. Le Titanic en était équipé, mais pas en quantité suffisante.

Si ces vêtements rembourrés de liège étaient sûrs, ils étaient également durs et inconfortables. On les remplaça donc par des gilets garnis de kapok.

Cette fibre provenant d’un arbre tropical avait l’avantage d’être légère et souple.

Puis, au cours de la Seconde Guerre mondiale, les gilets gonflables firent leur apparition. L’idée en revient à Andrew Toti qui céda son invention à l’US War Department contre 1600$.

Pour l’anecdote, les soldats surnommèrent ces gilets gonflables «Mae West», du nom d’une actrice de cinéma américaine célèbre pour ses formes généreuses.

Auteur : Solenne Durox

Source : www.reponseatout.com

La Chine offre au cognac une victoire inédite sur la contrefaçon


Après avoir reconnu l’indication géographique Cognac en décembre, l’administration chinoise chargée du contrôle et de la qualité des produits réaffirme son engagement dans la lutte contre la contrefaçon du spiritueux.

Cocorico pour l’industrie du cognac. Près de cent ans après la délimitation de sa zone géographique de production, décrétée le 1er mai 1909, le spiritueux est aujourd’hui le premier produit étranger dont l’indication géographique a été reconnue par Pékin. Le symbole marque aussi une avancée supplémentaire dans la lutte contre la contrefaçon. « Désormais, seul un produit qui remplit le cahier des charges que nous avons déposé et qui est reconnu comme une norme obligatoire chinoise pourra porter l’appellation cognac« , explique Marie-Lise Molinier, conseillère agricole à la Mission économique de Pékin.

La croissance régulière du marché avait jusqu’ici fortement encouragé la production de faux. Traditionnellement amatrice de spiritueux, la Chine est passée en quelques années du cinquième au troisième rang mondial pour le marché du cognac, avec des ventes supérieures à 160 millions d’euros en 2009 (Hong Kong non comprise). Un succès que Feng Liming, représentant de la Maison Camus, arrivée il y a deux ans en Chine, explique avant tout par la bonne réputation du produit : « En Chine, le cognac jouit d’une très bonne image auprès des consommateurs, qui commencent à développer une culture du digestif. Ils l’associent au raffinement, et son prix très stable, autour de 100 euros la bouteille, en fait un cadeau de choix. »

La reconnaissance de labels liés au terroir, à l’image des appellations françaises d’origine contrôlée, est très récente en Chine. Elle est le fruit d’une collaboration lancée en 1995 entre l’Union européenne – dont le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC) a été l’un des acteurs les plus actifs – et l’AQSIQ chinoise (Administration Générale de la Supervision, de la Qualité, de l’Inspection et de la Quarantaine). Quinze ans après, la Chine s’est dotée de labels pour ses produits haut de gamme, tel le thé Long Jing. Pour Bernard Guionnet, président du BNIC, la reconnaissance du label cognac n’est pas un outil de vente, mais une garantie de qualité. « Elle va d’abord permettre de lutter contre la contrefaçon et les produits frelatés, qui, en Chine, peuvent faire beaucoup de dégâts sur la santé« , assure-t-il.

Bientôt le tour du roquefort ou des pruneaux d’Agen ?

Même si l’ampleur et l’impact de la contrefaçon sont difficiles à mesurer, toutes les grandes marques présentes en Chine (Hennessy, Rémy-Martin, Martell ou Courvoisier) s’en disent victimes. D’où l’importance de définir le cognac à travers un cahier des charges traduit dans un chinois parfait. « C’est un outil qui servira de base aux consommateurs mais aussi aux juristes, en cas de litige« , explique Feng Liming.

Les fraudes se classent en trois catégories : la contrefaçon de la marque dite « tridimensionnelle » via l’imitation de la bouteille et l’étiquette brandy français; la contrefaçon de l’appellation Cognac apposée sur un produit chinois, et le délit dit de « l’éternelle bouteille », qui consiste à remplir des bouteilles authentiques avec autre chose que du cognac. « Aujourd’hui, le phénomène a pris tellement d’ampleur que les marques rivalisent d’ingéniosité dans la sophistication des bouteilles, remarque Charles Delamalle, de l’agence Sopexa, chargée de la communication du Cognac en Chine. Mais même quand on arrive à démanteler un réseau de contrefaçon, il n’est pas rare que d’autres prennent le relais. »

Pour les marques, le nouvel outil de lutte contre la contrefaçon que constitue l’indication géographique est donc très apprécié. Le vice-ministre de l’AQSIQ Pu Changcheng a par ailleurs réaffirmé l’engagement de la Chine en matière de protection de la propriété intellectuelle, comparant les indications géographiques à des « bébés » qui ne demandaient qu’à naître. A terme, le roquefort, le pruneau d’Agen, et le comté devraient aussi bénéficier d’une reconnaissance identique, ainsi que dix produits chinois, en vertu d’un accord signé en 2005 entre l’AQSIQ et la Commission européenne.

Auteur : Hélène Duvigneau

Source : www.lexpansion.com

J.-P. Domen, l’insatiable inventeur touche au but


Sa machine à dessaler l’eau de mer devrait être bientôt commercialisée. Un procédé révolutionnaire, mûrit depuis 14 ans, dans la lignée des multiples inventions de ce génial touche-à-tout.

« Il faut être un peu fêlé et monomaniaque ». Un autoportrait d’inventeur signé Jean-Paul Domen. A 55 ans, ce résidant de Vauchrétien, arrivé en Anjou depuis 11 ans, n’a pas fini d’inventer. Son « bébé », une machine à dessaler l’eau de mer, est en passe d’être commercialisé d’ici un mois.

Le principe se résume en une expérience. « Tremper un morceau d’essuie-tout dans de l’eau tiède salée. Rapprochez-le à 5 mm d’une fenêtre. Et observez la buée. » Notre colosse d’1,90 m se défend de n’avoir fait que reproduire le cycle de l’eau à petite échelle. « Un cours de CM1. » Évidemment, le procédé mis au point, via une machine en plastique et en floc de coton, s’avère plus complexe. Depuis novembre, Jean-Paul peaufine le 12e prototype. Celui destiné à la commercialisation. « J’espère que nous en aurons vendu une dizaine d’ici la fin de l’année. »

Alors, la principale qualité ? La patience ? « Pas vraiment. La persévérance, plutôt. » Mais pour viser loin. La volonté, simple au premier abord, revêt des aspirations philanthropiques. Pour un enjeu mondial : l’eau. Car l’idée est née d’un article sur la future pénurie au XXIe siècle. Dans l’espoir, entre autres, d’une utilisation dans les déserts, comme pour les « puits saumâtres du Sahara ».

Quatorze ans de sueur

Le mécanisme, de près de 3 m de hauteur, devrait permettre de récupérer 1 m3 d’eau douce par jour, soit « environ 500 litres ». Le but est de permettre une application familiale, « rustique et à coût réduit ». Ne lui parlez pas électronique et informatique : « Je reste dans la mécanique du XIXe siècle », s’amuse l’ingénieur en aéronautique de formation.

« Mais je n’aurais rien pu faire sans les autres ». Au premier rang desquels, sa femme, Viviane. « Grâce à son travail, on a pu vivre à l’abri du besoin. » Sur la même marche, Guy Pichot, 83 ans, appelé affectueusement « papy ». « Je suis maladroit de mes mains, lui savait faire ». Le « couple » a fêté ses 14 ans de travail sur machine. « Dire qu’au début, je ne comptais qu’en passer six mois ».

Nos duettistes, rencontrés en région parisienne, ont sué. Essuyant parfois les plâtres. « Le vieux et le grand, ricane Papy. Plusieurs fois, on nous a pris pour des c… (sic). » Son complice de tempérer : « L’important, c’est que des personnes ont cru en nous et ne nous ont pas lâchés. » Une confiance signée 3 MW, comme Third millenium world. Une start-up créée en 1999, regroupant neuf personnes.

Pour une ambition. « Une bonne invention est celle qui reste dans le temps. » De citer, la roue. Songeur : « Cela confère à l’inventeur une certaine immortalité. » Mais la gloire, pas trop pour lui. « À partir du moment où cela se concrétisera, il me faudra passer à autre chose qui ne marche pas, résoudre les problèmes, etc. » Et des projets, il en recèle encore. Un mode de vie, adopté depuis près de 25 ans, avec son lot de risques (lire ci-contre).

Auteur : Pierrick HAMON, d’Ouest-France

Source : www.cholet.maville.com

EFI organisme le grand prix européen de l’invention à Industrie Paris 2010


L’association « Europe France Inventeurs » organisme le « Grand prix européen de l’invention 2010 », au salon « Industrie Paris 2010 », du 22 au 26 mars 2010, à Villepinte, Paris-Nord, France.

Tarif spécial pour les membres de l’EFI, 300,00 euros le stand et voici l’E-mail pour s’inscrire : gerard.roquillon@orange.fr

Industrie Paris 2010, le salon des professionnels des technologies de production

– Innover – Investir – Produire –

Industrie Paris est le salon leader en Europe qui regroupera en 2010, l’ensemble des solutions en équipements, composants, produits et services pour tous les stades de la fabrication industrielle, de la conception à la production.

Machines-outils PAR enlèvement de matière :

– Usinage,
– Rectification,
– Débit matière,
– Machines de sciage.

Machines-outils SANS enlèvement de matière :

– Presses,
– Machines à découper,
– Levage,
– Travail du fil et du tube.

b>Soudage / Découpage :

– Équipements, machines,
– Composants et consommables,
– Protection de l’homme,
– Traitement des déchets.

Contrôle, Mesure, Qualité :

– Mesures mécaniques,
– Machines à mesurer,
– Mesures sans contact,
– Métrologie,
– Vision industrielle.

Outillage :

– Outils coupants, porte-outils,
– Plaquettes carbure,
– Outillage à main,
– Outillage pneumatique ou électroportatif,
– Lubrifiants,
– Stockage.

Traitements de surfaces et revêtements :

– Nettoyage et préparation des surfaces,
– Revêtements métalliques et organiques,
– Sous-traitance,
– Prévention et traitement de la pollution.

Équipements thermiques :

– Fours, enceintes climatiques,
– Consommables.

Assemblage / Montage :

– Assemblage mécanique et par adhésifs,
– Composants et systèmes mécaniques, pneumatiques, électriques et d’automatismes.

Robotique :

– Robots industriels,
– Péri-robotique,
– Intégrateurs.

Informatique industrielle :

– Logiciels de CAO / FAO, de GDT / PLM, de suivi de production, de GMAO prototypage rapide et de gestion de la qualité, ERP.

Demande de badge visiteur gratuit au salon « Industrie Paris 2010 » et mot de passe offert par Europe France Inventeurs : HOTL

Liens direct pour la demande : www.industrie-expo.com/badge-gratuit

Pour plus de renseignement au sujet du « Grand prix européen de l’invention 2010 », au salon « Industrie Paris 2010 » et la possibilité aux inventeurs d’exposer,  prendre contact avec :

Gérard ROQUILLON (Président d’EFI) au 06 07 57 46 16

Tarif spécial pour les membres de l’EFI, 300,00 euros le stand et voici l’E-mail pour s’inscrire : gerard.roquillon@orange.fr

Vous pouvez télécharger le bon de réservation pour Industrie Paris 2010, au format PDF, au tarif de l »Association « Europe France Inventeurs », pour ces membres.

L’éolienne individuelle de toiture arrive en France


Aeolta et Innovation-In-Design ont conçu pour le grand public une éolienne individuelle de toiture, baptisée l’AéroCube.

L’installation, personnalisable, s’adapte à tous les toits. Grâce à elle, les foyers produiront par an, en moyenne, pour chaque éolienne 8 à 20% des besoins domestiques en énergie, chauffage inclus. Recyclable, elle permet également de consommer moins de CO2. Disponible l’été prochain, AéroCube sera proposé à moins de 5.000 euros, installation comprise.

L’AéroCube s’affiche comme la première éolienne de toiture de France permettant au particulier de produire sa propre énergie domestique. S’adaptant à toutes les toitures, cette éolienne d’un nouveau genre est équipée de turbines multipliant par trois la puissance du vent capté lorsqu’il remonte la pente du toit. Selon les régions, un module de 1,30 m de côté peut produire de 500 à 2.500 KWh.

Cette éolienne est facile à installer. Il suffit au propriétaire de dégarnir les tuiles sur la surface nécessaire à la pose d’un ou de plusieurs modules puis d’installer l’AéroCube. Livré prêt à fonctionner grâce au générateur et à la régulation électrique intégrés, le module fournit le courant alternatif au réseau domestique à l’aide d’un câble.

Concernant la consommation et le rendement du module, celui-ci peut couvrir de 8 à 20% des besoins domestiques en énergie, chauffage inclus, suivant le potentiel éolien du site où il sera placé. L’énergie éolienne peut venir compléter les panneaux solaires photovoltaïques.

Un AéroCube permet également de consommer moins de CO2. Il fait économiser jusqu’à 2 tonnes de CO2 par an et compense l’équivalent du CO2 émis par un véhicule urbain (100 gr de CO2/km) sur 10.000 à 20.000 km chaque année.

Enfin, l’éolienne de toiture est démontable et permet de rendre à la toiture sa configuration d’origine sans dégradation. Sa durée de vie est de plus de 20 ans et son entretien se fait tous les 5 ans minimum. Grâce aux matériaux utilisés lors de sa fabrication, tous les composants de ce système sont entièrement recyclables.

La société Aeolta a été primée d’un Janus de l’industrie lors de la cérémonie du même nom à Paris le 12 février dernier. Cette distinction donnée par l’Institut Français du Design (IFD) récompense les entreprises et designers travaillant sur des projets en accord avec l’environnement et les futures technologies. La société a également reçu la mention EcoDesign pour l’utilisation de matériaux respectueux de l’environnement et le recyclage facile de l’AéroCube.

L’AéroCube sera commercialisé pour l’été 2010 au prix de 5.000 euros TTC avec l’installation par un professionnel. La commande pour le module se fera via le site internet de la société Aeolta, Aeolta.com.

L’entreprise française emboîte le pas à Philippe Starck. Le célèbre designer français a également signé pour l’entreprise italienne Pramac, une éolienne individuelle à installer dans le jardin, et non sur le toit. Baptisée « Révolutionnair », elle existe en trois tailles (un, trois ou six mètres) et permet de produire entre 400 et 1.000 W, soit 10 à 60% des besoins individuels. En France, l’éolienne sera commercialisée par Windeo. Cette éolienne sera vendue entre 2.500 et 3.500 euros.

Site : www.aeolta.com

Auteur : Relaxnews

Source : www.ctendance.com