Pour une vision élargie de l’innovation


Ardente obligation pour la France et l’Europe, l’innovation est aujourd’hui le trait d’union des travaux conduits dans le cadre du grand emprunt, des états généraux de l’industrie ou encore de la politique universitaire. Il est donc primordial de déterminer le champ qu’elle peut et doit recouvrir. L’innovation est bien souvent dans les esprits associée à la recherche, ce qui laisse supposer que l’un ne va pas sans l’autre.

On comprend bien l’objectif : associer à la recherche l’idée de ses débouchés, souligner qu’elle doit générer des développements. Cependant, la recherche aboutit, en cas de succès, à des découvertes ou à des inventions, non à des innovations. L’association systématique des deux termes occulte en réalité les caractéristiques de l’innovation et, surtout, sa diversité.

Au-delà de la recherche, l’innovation peut être générée par un travail sur les usages, sur les processus de production ou de prestations de services, et sur les modèles économiques. De nombreux secteurs renouvellent depuis quelques années leurs modèles économiques, qu’il s’agisse de la presse écrite avec l’avènement des gratuits et des sites Web d’information, ou du low-cost. La prise en compte d’objectifs de développement durable incite les entreprises non seulement à faire de l’écoconception, mais aussi à repenser les modes d’accès à leurs prestations en permettant une mise à disposition temporaire par laquelle les utilisateurs louent ou empruntent momentanément un bien plutôt que l’acheter : jeux vidéo, Vélib’ à Paris ou Autolib’ à Lyon.

Le marketing, le design, l’ingénierie, la créativité, le sens de l’air du temps occupent une place importante dans l’innovation. Un travail pertinent sur les usages est essentiel, que l’innovation soit ou non technologique. Il ne faut donc pas se concentrer sur une seule source de l’innovation, la recherche, au risque de renforcer notre tendance saint-simonienne à avoir une vision purement technique du progrès et de l’évolution économique en négligeant l’importance de l’appropriation des objets par leurs utilisateurs et de la dimension marketing indispensable pour générer des succès commerciaux.

Selon les chiffres de l’OCDE, notre pays occupe la dixième place européenne dans la capacité d’innovation et la seizième place pour ses PME. Seules 23% des entreprises françaises réalisent des innovations non technologiques, contre 57% en Allemagne. Ces chiffres montrent que la vision de l’innovation dans notre pays conduit les entreprises à négliger l’innovation non technologique.

D’autres pays ont une autre vision. En Grande-Bretagne, par exemple, le rapport Cox avait mis en avant, il y a quelques années, l’importance de la créativité et du design pour stimuler la compétitivité et la capacité d’innovation des PME, considérant implicitement qu’une recherche performante ne suffirait pas à assurer la performance de l’économie britannique face à certains pays émergents comme l’Inde et la Chine, qui disposent également désormais d’une recherche extrêmement pointue. Quant à l’Allemagne, la tradition du Mittelstand y sous-tend une quête d’innovation permanente et globale accompagnant des stratégies de niche.

De telles approches sont complémentaires de la tradition scientifique et technologique française. C’est pourquoi nous appelons à une approche publique de l’innovation qui intègre la recherche dans une vision globale et plurielle et souligne ses différentes dimensions de manière à stimuler dans ce sens l’ensemble de notre tissu économique.

Auteurs : Delphine Manceau et Pascal Morand, respectivement professeur à l’ESCP Europe et directeur général d’ESCP Europe.

Source : www.latribune.fr

Canada / Maman se lance en affaires


(Granby) Claudia Laurin a fait d’une pierre… trois coups pendant son congé de maternité. Elle a bien sûr chouchouté sa fille Laylia. Mais la jeune maman en a profité pour inventer un nouveau type de chaise haute et du coup, fonder sa propre entreprise. Près de deux ans plus tard, la voilà prête à commercialiser ce qu’il est maintenant convenu d’appeler la chaise Kwimbee.

La chaise haute Kwimbee ressemble à s’y méprendre à n’importe quelle autre qu’on retrouve dans les restaurants et autres établissements hôteliers. À la différence près que le siège de la Kwimbee est pivotant. Autrement dit, la partie supérieure qui fait office de siège s’enlève et peut accueillir n’importe quel modèle de siège d’auto pour bébé.

«Ma fille avait deux mois quand je l’ai amenée au restaurant la première fois. Il n’y avait pas de place où mettre le siège de bébé. Je ne voulais pas le mettre sur une chaise et encore moins par terre. Je me suis donc mise à penser à une façon de régler ce problème-là. J’aime trouver de nouvelles utilités aux choses, les améliorer», explique Claudia Laurin, 27 ans.

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Claudia Laurin a fait d’une pierre… trois coups pendant son congé de maternité. Elle a bien sûr chouchouté sa fille Laylia. Mais la jeune maman en a profité pour inventer un nouveau type de chaise haute, la Kwimbee, et du coup, fonder sa propre entreprise.

Détentrice d’un baccalauréat en administration des affaires des HEC Montréal, la jeune femme a notamment roulé sa bosse comme représentante pour le géant des photocopieurs IKON. Pendant son congé de maternité, en fait, tout de suite après son expérience au restaurant, elle a informé son ancien employeur qu’elle le quittait pour mieux fonder sa propre entreprise.

Avant de décider si elle voulait vraiment diriger sa propre affaire, Claudia Laurin a fait ses devoirs. Elle s’est inscrite à un cours en entrepreneuriat au Centre régional intégré en formation (CRIF), où un mentor l’a accompagnée dans sa démarche.

Étude de marché, plan d’affaires et tutti quanti ont été faits dans les règles de l’art, dit la Granbyenne. La jeune femme n’a reçu aucune aide financière. Elle a dû compter sur ses propres économies pour, entre autres, s’incorporer et réaliser un prototype de sa «chaise haute révolutionnaire», pour la paraphraser.

Pour des raisons stratégiques (principalement le prix de revient, dit Claudia Laurin), la Kwimbee est entièrement fabriquée aux États-Unis. «Ça a pris beaucoup d’échanges par courriel, de conversations téléphoniques et de vidéoconférences par Skype pour que ça aboutisse», dit celle qui jure ne pas venir d’une famille d’inventeurs. La Kwimbee, entièrement en plastique, se vend environ 229$ l’unité.

Armée de son prototype, Claudia Laurin est retournée voir les restaurateurs qu’elle avait approchés durant son étude de marché. Résultat : elle a déjà conclu des ventes avec le restaurant La Terrasse du parc de Granby, de même qu’avec un restaurant de Montréal.

Une étape à la fois

L’entrepreneure vient tout juste de recevoir 50 chaises flambant neuves. Elle s’apprête à aller au front et les vendre en lots ou une à la fois s’il le faut. Son terrain de chasse: les restaurants, les hôtels, voire les cabanes à sucre. «J’y vais une étape à la fois. Je commence par aller voir les restaurants indépendants de la région. Après ça, ce sera les chaînes de restaurants. Mon objectif est de vendre entre 500 et 750 chaises la première année», dit celle qui occupe tous les postes au sein de son entreprise.

Claudia Laurin a de grandes ambitions. Elle vise le marché québécois, puis canadien. Mais elle ne se fait pas d’illusions : elle sait pertinemment que son produit sera éventuellement copié. Elle ne détient d’ailleurs aucun brevet pour son invention.

«Et je sais que le marché sera éventuellement saturé. Ça ne me dérange pas, car j’ai plein d’autres idées. Le nom de Kwimbee va se retrouver derrière un paquet de produits visant à simplifier la vie quotidienne des parents», explique l’ambitieuse et ingénieuse jeune femme d’affaires.

Et d’où vient cet intrigant nom de Kwimbee ? Le préfixe «Kwim» est un acronyme de Know What I Mean, littéralement : tu comprends ce que je veux dire ? «Je suis toujours en train d’expliquer mon idée aux gens», dit Claudia Laurin. Quant au suffixe bee, il signifie abeille, comme dans «petite abeille qui travaille fort».

Auteur : Stéphane Champagne

Source : recherche.cyberpresse.ca

Cuisine sous vide : le « rêve américain » d’un entrepreneur français


Pour Stanislas Vilgrain, la « French Touch » fait bon ménage avec l’esprit d’innovation américain: cet entrepreneur français installé aux États-Unis est le leader du marché américain du cuisiné sous vide haut de gamme.

« Le rêve américain existe », dit cet héritier des minotiers nancéens des Grands Moulins de Paris qui a fondé il y a 21 ans à Alexandria (Virginie, est) « Cuisine Solutions », qui produit des bases cuisinées sous vide à basse température pour garder longtemps couleurs et saveurs.

Il distribue osso buccos, tilapias aux herbes, saumons au citron aux premières classes et classes affaires des compagnies aériennes, dans les banquets d’hôtellerie, parmi les cuisines des restaurants, même des grands chefs, au détail dans les supermarchés et même dans l’armée.

« Cuisine Solutions » a un chiffre d’affaire annuel de 100 millions de dollars, affirme le Français.

L’entreprise dispose d’une usine en Virginie, une au Chili, et de deux petites unités en France pour une ligne de 220 produits, poissons, viandes, sauces et desserts assemblés avec la collaboration de célèbres chefs. Le groupe emploie 450 personnes.

« Plus que le goût français, on a importé des techniques françaises de cuisine, avec les cuissons à basses températures, des viandes cuites pendant 30 heures, 72 heures pour garder la couleur appropriée », explique l’entrepreneur dans l’usine modeste d’Alexandria où une main d’œuvre, en majeure partie d’origine hispanique, scelle les demi-poulets sous vide.

« Le sous-vide s’est développé en France et tous les restaurants trois étoiles cuisent sous vide. Mais ils ne veulent pas le dire », affirme-t-il alors qu’il a choisi, pour faire la promotion de ses produits, de prendre des recettes de chefs partenaires tels les Américains Thomas Keller ou Charlie Trotter, ou des Français installés aux États-Unis comme Daniel Boulud.

La clé du succès : « Il faut trouver une niche pour le marché. Ce pays est un pays de niches », affirme M. Vilgrain.

« Aux États-Unis, on vous donne une chance. Ils vont essayer votre produit, surtout si c’est nouveau. En France l’approche est toujours plus dubitative, moins risquée », dit-il, dénonçant aussi, dans l’industrie de la transformation alimentaire française, les lourdeurs des inspections administratives et sanitaires. « En France, ce n’est pas le coût du travail qui est cher, c’est celui de l’administration », ajoute-t-il.

Entreprise américaine, « Cuisine Solutions » fournit des milliers de repas aux GI’s déployés en Afghanistan et en Irak. Parmi les conditions de l’armée, « tous les ingrédients doivent être américains. Même le poisson doit être pêché par un bateau américain », explique-t-il.

Les commandes militaires de saumon aux herbes et de filets mignon représentent 25% du chiffre d’affaires. Pour les équipages des porte-avions, l’entreprise a même un concocté le « plat hebdomadaire du moral », plus élaboré, pour redonner de l’énergie aux troupes.

« L’armée américaine a été capable de décider très vite lorsqu’on leur a proposé nos produits, alors qu’en 25 ans, je n’ai pas réussi à vendre un plat à l’armée française », déplore le chef d’entreprise.

Dans les couloirs de l’usine, les murs et les sols sont volontiers peints en bleu, blanc, rouge.

« C’est la France mais c’est surtout le bleu des Bleus de l’équipe de rugby, car le rugby est important dans la culture de la maison », plaisante le patron, joueur du dimanche.

L’usine doit être prochainement étendue si elle parvient à transformer l’essai d’un contrat de 50 millions de dollars pour une grande chaîne de restaurants familiaux américains.

Source : www.leparisien.fr

L’hydravion a 100 ans


Le 28 mars 1910, le « Canard », engin volant inventé par le Marseillais Henri Fabre, décollait sur l’étang de Berre : l’hydravion était né. Cent ans après, ses adeptes rêvent de renouer avec l’âge d’or d’un appareil quelque peu oublié en France.

« Jamais je n’étais monté en avion, pas plus comme passager que comme pilote, je ne pouvais donc nullement me fier à mes réflexes », raconte M. Fabre dans ses mémoires « J’ai vu naître l’aviation », rééditées pour l’occasion.

« La main sur la manette d’admission, je laissai l’appareil se lancer (…) J’étais en l’air, parfaitement stable, glissant sur cette mer d’huile ou bourdonnant à quelques mètres au-dessus d’elle dans l’atmosphère endormie ». Au bout de 500 mètres parcourus à cinq mètres d’altitude entre Martigues et La Mède (Bouches-du-Rhône), l’inventeur amerrit tranquillement à bord de son hydroaéroplane de 14 mètres d’envergure et 475 kg.

L’après-midi même, il fait homologuer par un huissier son exploit, aboutissement de quatre années de recherches, ce qui n’empêchera pas l’Américain Glenn Curtiss de lui disputer un temps la paternité du premier vol en hydravion.

Pour ce centenaire, de nombreuses manifestations sont prévues ce week-end sur les lieux du vol, à Châteauneuf-les-Martigues et Martigues. Sera notamment présentée une réplique du « Canard », conçue avec des matériaux modernes par des passionnés de la région bordelaise réunis au sein de l’association « Fabre 2010 ».

Aujourd’hui, les rares hydravions en activité en France sont utilisés dans la lutte contre les incendies, alors qu’ils restent très utilisés comme moyen de transport notamment au Canada.

Source : levif.rnews.be

10 inventions qui font parler d’elles


Robot manchot

Les ingénieurs de la firme allemande Festo ont mis au point un manchot bionique totalement autonome : AquaPenguin. Ce petit robot imite à la perfection le comportement de ces comparses oiseaux. Il mesure 77 cm et pèse 9,6 kilos. Il se déplace dans l’eau à une vitesse de 5 km/h, il consomme très peu d’énergie et présente une autonomie de 6 à 7 heures.

Très maniable, il se faufile dans des endroits très étroits et vire rapidement de direction. Son trépied bionique lui procure une telle facilité de déplacement.

Grâce à un système de radar 3D proche de celui utilisé par les dauphins ou les chauves-souris, ces petits véhicules sous-marins peuvent naviguer en bande sans se gêner.

La ferme de demain

Cultiver des denrées alimentaires en pleine ville n’est plus une idée saugrenue ! Les ingénieurs ont eu l’idée de mettre au point de gigantesques tours pour abriter les cultures.

La société texane Valcent (États-Unis) a développé une ferme d’agriculture hors-sol ou hydroponique où les plantes poussent sur des rangées pivotantes. Cette rotation permet de fournir aux cultures la lumière et les nutriments nécessaires. Ce système d’empilements réduit considérablement le gaspillage d’eau contrairement aux fermes classiques. Ces tours agricoles pourraient apporter des denrées supplémentaires sans utiliser de nouvelles terres. Une bonne nouvelle pour les forêts tropicales !

Un moustique pour vacciner contre le paludisme

Le recours à un insecte pour vacciner contre la malaria ou le paludisme ressemble à une vaste blague ! Comment l’anophèle, insecte responsable de la transmission du parasite Plasmodium, pourrait prévenir cette maladie ? Et bien les Japonais ont la réponse.

Par une manipulation génétique, les scientifiques ont mis au point un anophèle porteur du vaccin naturel contre le paludisme. Ses glandes salivaires produisent une molécule efficace contre le développement de la maladie dans l’organisme. Cette protéine est inoculée au patient à chaque piqûre et c’est totalement gratuit !

Un oeil artificiel pour changer le quotidien d’aveugles

Les chercheurs du Massachussetts Institute of Technology (MIT) en partenariat avec des scientifiques de l’Université de Boston ont développé un œil bionique qui pourrait métamorphoser la vie de nombreux aveugles.

Un circuit en titane est intégré au globe oculaire du patient. Celui-ci devra porter une paire de lunettes équipée d’une petite caméra. Qui transmettra les images directement au circuit intégré qui l’enverra ensuite au cerveau.

Ce système ne permet pas aux personnes atteintes de cécité de recouvrir entièrement la vue mais il leur permettra de reconnaître des visages et de se déplacer seul.

« 20 000 lieux sous les mers » revisité par Sir Branson

Le milliardaire britannique Richard Branson n’en finit pas de faire la Une des tabloïds. Après le vol inaugural de son avion spatial, Virgin Galactic, voici sa dernière création : Necker Nymph.

Cet avion sous-marin a pour projet d’emmener les touristes explorer les beautés marines à 10 000 mètres de profondeur. Le prototype DeepFlight Merlin a été créé par Graham Hawkes de la société Hawkes Ocean Technologies. Ce submersible mesure 4,6 m de long et peut embarquer 3 personnes à son bord. Il offre une vue panoramique à 360°. La location hebdomadaire de ce bijou vous reviendra à 25 000 dollars !

Wind Tour 360 : la fin des éoliennes ?

La société japonaise Zena System a élaboré une tour de base hexagonale capable de produire de l’électricité : Wind Tour 360°. Exit les énormes éoliennes dans les champs !

Cette tour haute d’une cinquantaine de mètres capte les vents en ouvrant ses portes vers l’intérieur. Le vent s’y engouffre et converge à la base de l’édifice où se trouvent d’énormes turbines. Leur rotation conduit à la production d’électricité.

L’île de Kyushu serait sur le point de voir une de ces tours sur son sol pour produire près de 5 méga watts d’électricité.

Un avion monoplace dernier cri

Mark Moore, ingénieur à la Nasa, rivalise de créativité. Ce scientifique vient de concevoir un avion monoplace, Puffin,  qui décolle à la verticale puis passe en vol en positon horizontale. Ce concept intéresse de près les militaires pour des opérations de surveillance ou de repérage en toute discrétion.

Cet appareil composé en carbones pèse 180 kilos et mesure 3,7 m de long (et 4,1 m d’envergure). Doté de deux hélices-rotor reliées à un moteur de 60 chevaux, l’avion peut atteindre une vitesse de croisière de 225 km/h à 9 000 mètres d’altitude. Son record de vitesse est de 480 km/h.

Des panneaux photovoltaïques en pleine mer

Après les tours gigantesques et les champs photovoltaïques, voici les îles flottantes solaires. La société Nolaris, à  l’origine de ce concept, a mis au point des îles d’environ 80 m de diamètre juchées sur un coussin d’air leur conférant une totale flottabilité.

Ces îles sont composées de panneaux solaires qui concentrent les rayons du soleil sur des tubes riches en eau. La vapeur d’eau résultante génère alors de l’électricité en faisant tourner des turbines. L’île suit la trajectoire exacte du soleil en pivotant sur elle-même.

Un prototype est en cours de construction à 100 km au large de Dubaï, à Ras al-Kkayma. Il devrait produire 1,2 GWh par an.

Une main artficielle commandée par des nerfs humains

Les prothèses font des progrès de plus en plus grands chaque année, à l’image de cette nouvelle main artificielle élaborée par une équipe de chercheurs du campus biomédical de Rome. Cette prothèse répond aux stimuli générés par les nerfs du membre amputé.

Le bras du patient comprend des mini électrodes de la taille d’un cheveu. Pour effectuer un geste simple, les influx nerveux sont captés par ces électrodes puis envoyés à l’ordinateur qui décrit les signaux puis envoie les ordres à la main.

Cette prothèse n’est encore qu’au stade de prototype ; elle pèse près de 2 kilos. Impossible de la commercialiser tant qu’elle n’est pas miniaturisée.

Un microbe générateur d’électricité

Les microbes écopent d’une très mauvaise réputation et souvent à juste titre. Pourtant certains nous réservent de bonne surprise comme la bactérie Geobacter.

Le professeur Derek Lovely et son équipe de l’université du Massachussetts à Amberst (États-Unis) ont créé une souche de Geobacter 8 fois plus efficace que la souche de base. Celle-ci dégrade les matières organiques présentent dans les eaux usées et la boue et les transforme en énergie. Reste à mettre au point une pile à base de bactéries pour produire de l’électricité propre et rentable.

Source : www.linternaute.com

Propriété intellectuelle et crise économique : l’œuf ou la poule ?


C’est un mal qui ronge l’économie de l’intérieur. Plutôt que de servir les entreprises, la propriété intellectuelle est devenue un indicateur quasi officiel de la bonne santé économique du monde. Les États se gargarisent régulièrement du nombre de leurs déposants de brevets qui augmente, ou du nombre de marques déposées qui progressent d’années en années. Chaque pays veut rivaliser avec l’autre, un classement annuel étant même publié par l’OMPI des pays champions du nombre de brevets internationaux déposés (la France s’est fait prendre sa cinquième place par la Chine l’an dernier). Idem pour les entreprises. En 2009, Panasonic s’est ainsi imposé comme le plus gros déposant de brevets avec 1891 demandes de droits exclusifs sur autant d’inventions présumées. Pardonnez du peu.

Près de la moitié des brevets déposés dans le monde appartiennent soit à des Américains, soit à des Japonais (on comprend, dès lors, que les États-Unis et le Japon mènent les négociations sur l’ACTA en prônant la position la plus dure). L’Allemagne à elle seule compte 10 % des demandes internationales de brevets l’an dernier, et la France 4,6 %.

L’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) est donc alarmée. En 2009, les demandes internationales de brevets ont reculé de 4,5 %. Une première depuis plus de 30 ans. En fait, une première depuis la mise en place de la procédure PCT qui facilite le dépôt des brevets à l’échelle internationale. De même, l’OMPI vient de dévoiler les chiffres sur les marques commerciales, qui montrent aussi un recul de 16 % des marques internationales déposées selon le système de Madrid.

Invariablement, l’OMPI estime que la baisse du nombre des dépôts de marques et brevets est la conséquence de la crise économique. L’économiste en chef de l’organisation, Carsten Fink, a ainsi expliqué que la chute du nombre de brevets déposés n’était « pas totalement surprenant étant donnée l’ampleur du ralentissement économique« . Jamais l’OMPI (qui est financée pour une grande partie par les annuités sur les brevets) ne s’interroge sur le fait que l’excès de propriété intellectuelle, largement amplifié depuis les années 1990, a pu être lui-même en partie responsable de la crise économique.

Or la question se pose. Nous l’avions posée fin 2008, au plus fort de la crise économique, et expliqué les raisons qui selon nous font de l’excès de propriété intellectuelle un facteur d’amplification de la crise :

Les brevets nourrissent en effet la bulle financière puisqu’ils sont valorisés sous forme de capital immatériel dans les bilans comptables des entreprises, qui servent de base pour évaluer la valeur d’un titre sur le marché. Plus une entreprise détient de brevets, plus elle donne l’illusion aux actionnaires d’avoir une assise, un actif à valoriser sur le marché. Les banques, y compris les organismes de financement public, prêtent bien plus volontiers leur argent (réel ou virtuel) aux entreprises qui peuvent présenter un ou plusieurs brevets comme garantie. Une  course aux brevets s’est donc mise en route, avec des valorisations capitalistiques totalement irréalistes d’entreprises rachetées seulement pour leur portefeuille de brevets. De plus en plus de sociétés d’investissement (des « patent trolls ») se sont même créées ces dernières années uniquement dans le but d’acheter et de revendre des brevets, sans activité inventive propre, en poursuivant en justice ceux qui ne payent pas les licences d’exploitation des brevets de leur portefeuille.

Selon les statistiques officielles de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle qui les recense depuis 1985, le nombre de demandes de brevets qui était resté stable dans les années 1980 et 1990, autour d’un million de demandes par an, a explosé à l’approche des années 2000 jusqu’à atteindre 1,76 million de dépôts en 2006. Le nombre de titres effectivement délivrés a lui progressé plus vite encore, passant de moins de 400.000 brevets délivrés par an dans les années 1985-1995 à 727.000 titres octroyés il y a deux ans. Les chiffres officiels pour les années 2007 et 2008 ne sont pas encore disponibles, mais ils seront encore à la hausse.

(…)

Les brevets, qui servent l’économie virtuelle, vont à l’encontre de l’économie réelle lorsqu’ils protègent de fausses inventions et dissuadent les entrepreneurs d’inventer, par crainte des représailles judiciaires ou des coûts financiers de la protection de leur invention. Ils servent les grandes entreprises qui profitent de la spéculation mais desservent les petites. Or pour qu’une forêt de grands arbres apparaisse, il faut que des petites pousses puissent grandir.

Même les employés de l’Office Européen des Brevets avaient éprouvé le besoin de faire grève il y a deux ans, pour dénoncer l’absurdité du système des brevets qui les oblige à crouler sous les demandes qui s’empilent, et qui place les agents sous une pression de plus en plus forte. Des millions de brevets déposés sont toujours en attente de validation. Il faut traiter un nombre toujours croissant de demandes de brevets, et les chercheurs chargés de vérifier leur validité n’ont plus le temps de le faire correctement. Ils sont contraints à octroyer des titres qui finissent, régulièrement, par être annulés devant les tribunaux au prix de procès très long et excessivement coûteux.

Auteur : Guillaume Champeau

Source : www.numerama.com

René Jacquier, inventeur du fameux bol d’air, est décédé à l’âge de 99 ans


René Jacquier, pour des générations de thérapeutes et de naturopathes, était l’inventeur du fameux bol d’air.

Le « Bol d’Air Jacquier » a permis de renforcer considérablement le terrain de nombreux déficients respiratoires, de nombreux allergiques, de nombreuses personnes en hypoxie, de nombreuses personnes anémiées, fatiguées, au terrain diminué.

Un proverbe africain dit, quand un ancien meurt, c’est une bibliothèque qui disparaît. je pense que ce proverbe peut s’appliquer à René Jacquier. Ce bol d’air Jacquier lui a survécu, et, je le souhaite, continuera à soulager de nombreuses personnes.

Mais il n’est pas parti tristement. Il est parti avec la reconnaissance. Effectivement, le bol d’air Jacquier a déjà fait l’objet d’une thèse de doctorat en biologie.

Cette reconnaissance est évidemment largement méritée, et cela permet de penser que Monsieur René Jacquier a pu partir avec le sentiment de son devoir accompli.

Ses obsèques auront lieu à Lyon ce mercredi 24 Mars 2010.

Auteur : Alain Tardif

Source : www.votresante.org