OEB : Les lauréats du Prix de l’inventeur européen 2010


Office européen des brevets : Les lauréats du Prix de l’inventeur européen 2010 ont été récompensés à Madrid.

Lors du gala donné aujourd’hui à Madrid sous la présidence de leurs Altesses royales le Prince Felipe et la Princesse Letizia des Asturies, l’Office européen des brevets (OEB) et la Commission européenne ont récompensé les lauréats du Prix de l’inventeur européen 2010 :

Wolfgang Krätschmer (Allemagne) a été récompensé dans la catégorie « œuvre d’une vie » pour avoir découvert un tout nouveau domaine de recherche en physique. Son procédé permet de produire des fullerènes, un nouveau groupe de molécules de carbone, à des fins de recherche.

Jürgen Pfitzer et Helmut Nägele (Allemagne) sont les lauréats dans la catégorie « PME/recherche ». Avec le bois liquide « Arboform », ces deux ingénieurs ont réalisé une percée concernant l’utilisation durable de matières premières renouvelables. La demande d’Arboform est particulièrement forte dans l’industrie automobile et pour la fabrication de meubles, de jouets et dans l’horlogerie.

– Dans la catégorie « Industrie », le choix du jury s’est porté sur Albert Markendorf (Suisse) et Raimund Loser (Allemagne). Leur système de scanner et de mesure tridimensionnel a considérablement amélioré la précision de la métrologie industrielle et a révolutionné ce domaine. L’industrie automobile, des compagnies ferroviaires et des constructeurs aéronautiques misent aussi désormais sur cette technique pour leur contrôle de qualité.

– Grâce aux inventeurs américains Sanjai Kohli et Steven Chen, lauréats dans la catégorie « Pays non européens », les systèmes GPS ont trouvé des débouchés commerciaux et font désormais partie de notre quotidien. Leur technologie a posé les jalons d’une exploitation civile de ces systèmes dans les automobiles, les avions, les bateaux et les téléphones portables.

– Grâce aux deux ingénieurs canadiens Ben Wiens et Danny Epp, les piles à combustible électrochimiques représentent désormais une solution économiquement viable pour remplacer les carburants fossiles. Aussi ont-ils été également récompensés dans la catégorie « Pays non européens ». Depuis 2004, des bus équipés de ces piles sillonnent quinze grandes villes dans le monde.

Le Prix de l’inventeur européen 2010 et les lauréats sont présentés plus en détail à l’adresse suivante : www.epo.org/forum-inventor

Copies industrielles : la Chine n’est pas près d’arrêter


Avec France-Inter, la chronique de Bernard Maris journaliste et écrivain. Alors que l’exposition universelle va débuter dans quelques jours, retour sur la Chine et le problème économique majeur qu’elle pose : la copie.

Après avoir éduqué le monde, la Chine doit elle le copier ?

La Chine a apporté les plus grandes inventions à la civilisation, l’imprimerie, le papier, la poudre, la boussole, l’horloge, le gouvernail etc etc et voilà qu’aujourd’hui elle copie sans vergogne les produits occidentaux, ce qui les irrite beaucoup, et irrite en particulier les Américains. Par exemple, l’i-pad d’Apple est déjà commercialisé en copie dans certains grands magasins chinois. Vous direz ce n’est pas très fair play, mais en même temps c’est de bonne guerre économique. L’histoire du capitalisme n’est faite que de copies et de contrefaçons, les premiers à avoir copié les européens étant bien entendu les américains, tout au long du XIX° siècle même si quelques inventions furent à l’origine américaines. Ensuite, après la 2ème guerre mondiale les Européens ont copié les Américains, puis les Japonais, et aujourd’hui c’est au tour des Chinois.

Qu’y faire ?

En principe, il existe un office européen des brevets et un office mondial de la propriété intellectuelle auprès de qui on peut porter plainte. Et puis il y a les tribunaux chinois, mais il ne faut pas trop compter sur le droit chinois. C’est même l’absence de droit qui gêne souvent les industriels. Selon la chambre américaine de commerce en Chine, les angoisses les plus fréquemment invoquées par les producteurs sont les incertitudes du droit et les discriminations, c’est-à-dire le fait que l’accès aux marché chinois soit compliqué et que les entreprises chinoises soient systématiquement favorisées par rapport aux entreprises étrangères. En fait, la Chine pratique un protectionnisme intelligent et sélectif : elle est libérale quand elle est la plus forte, et protectionniste quand elle est plus faible, pour laisser à ses propres industries le temps de grandir, grossir et devenir compétitives. Ce que ne peuvent pas faire les entreprises européennes. La Commission européenne qui baigne dans le dogmatisme le plus épais, considère que le libéralisme fait toujours du bien à l’économie. Il faut laisser les entreprises en concurrence, ça les fortifie. C’est un peu comme si vous disiez qu’il faut laisser le renard entrer dans le poulailler, car cela provoquera par la sélection naturelle la survie des meilleures poules. Sauf que les meilleurs poules finissent aussi par être mangées par le renard. Pour en revenir à la Chine, sa politique monétaire, très astucieuse, lui permet de maintenir ses exportations à un prix abordable. Il faut noter que les entreprises américaines ne se plaignent pas vraiment de la faiblesse du yuan. Beaucoup d’entreprise américaines sont importatrices de produits chinois, les Américains consomment chinois, et ils n’ont pas intérêt à payer trop cher ce qui vient de Chine.

Il est donc pratiquement impossible d’éviter la copie, il faut faire avec : les commerçants sont des passeurs. Ce sont les marchands arabes qui ont fait passer le zéro venu de l’Inde en Europe, et avec le commerce passent les marchandises, les idées et les techniques. C’est ce que certains économistes appellent la « pollinisation » : une manière de faire fructifier la richesse du monde.

Auteur : Bernard Maris – France Inter

Source : www.marianne2.fr

En Chine, les groupes américains dénoncent la contrefaçon


Dans une étude présentée hier, la Chambre américaine de commerce affirme que ses membres se plaignent de l’application hasardeuse des lois et règlements en Chine.

L’iPad n’a pas encore été officiellement lancé en Asie. Mais, trois semaines seulement après sa mise en vente aux États-Unis, les consommateurs chinois peuvent déjà acheter des copies de la tablette d’Apple dans les malls d’informatique des grandes villes du pays. Sur quelques sites de vente en ligne, des modèles très inspirés du produit original sont également négociables à 2.580 yuans (410 dollars). Si ces ventes restent pour l’instant anecdotiques, elles ne vont pas manquer d’alimenter le ressentiment des entreprises américaines qui se sont publiquement inquiétées, hier, d’une certaine dégradation du climat des affaires en Chine.

Présentant son « livre blanc » annuel, la Chambre américaine de commerce en Chine a indiqué que ses membres avaient le sentiment de ne pas être protégés équitablement contre la contrefaçon, qui touche tous les secteurs économiques. « Les autorités ont tendance à défavoriser les détenteurs étrangers de droits » dans les conflits sur la propriété intellectuelle, a même commenté Lester Ross, un avocat, membre de la Chambre de commerce.

Les discriminations avantageant les groupes locaux se multiplieraient, a pointé le juriste. Il a ainsi dénoncé la lenteur des procédures d’approbation des opérations étrangères de fusions-acquisitions qui tranche avec la légèreté ou « même l’absence » d’enquête pour les opérations chinoises. De même, les lois sur la protection de l’environnement sont désormais appliquées avec plus de rigueur sur les investisseurs non chinois, a expliqué l’avocat.  Dans les appels d’offres portant sur des marchés publics, les étrangers se sentent aussi officieusement écartés. « Si la plupart des groupes continuent d’être optimistes sur le potentiel du marché chinois, beaucoup commencent à s’interroger sur leur viabilité en Chine à long terme quand ils font face aux obstacles liés à un environnement réglementaire de plus en plus difficile », confirme l’étude, qui regrette que des mêmes lois soient appliquées différemment d’une région du pays à l’autre.

Un impact négatif

Interrogeant régulièrement ses membres sur leur perception de l’environnement des affaires, la chambre a découvert que pour la première fois en douze ans, ces problèmes réglementaires apparaissaient, cette année, comme les plus redoutés et supplantaient les traditionnelles angoisses sur la hausse des salaires ou l’important turnover des effectifs locaux.

Dans ce contexte compliqué, les groupes américains souhaiteraient que Washington use de son influence politique pour pousser Pékin à mieux protéger leurs investissements ou à ouvrir plus généreusement certains des marchés encore partiellement interdits aux étrangers plutôt que pour réclamer une réévaluation du yuan. « Ce n’est pas une priorité » pour les entreprises américaines travaillant en Chine, a insisté Christian Murck, le président de la chambre de commerce, avant d’expliquer qu’une appréciation de la devise chinoise ne provoquerait pas la création de beaucoup d’emplois aux États-Unis et aurait même un impact négatif sur les grands distributeurs qui achètent massivement des marchandises « made in China ». « Mettre l’accent sur ce seul sujet est probablement une erreur », a renchéri le responsable qui se rendra la semaine prochaine aux États-Unis pour présenter les conclusions de son « livre blanc » à l’administration Obama et au Congrès.

Auteur : Y. R.

Source : www.lesechos.fr

La vérité sur…l’efficacité des aides à la recherche


La réforme du crédit d’impôt recherche coûte cher à l’État. Elle profite davantage aux grands groupes qu’aux PME innovantes.

Pour les chercheurs de Sanofi-Aventis, la pilule est amère. Début février, quelques jours avant d’annoncer 7,8 milliards d’euros de profits, le géant de la pharmacie a supprimé 900 postes dans la recherche en France (14 % des effectifs) et confirmé la fermeture de quatre sites. Chris Viehbacher, son patron depuis décembre 2008, entend mettre sous tension son pôle R&D (recherche et développement), dont les découvertes se raréfient. Dans les laboratoires, c’est la consternation. « La chasse aux coûts est dévastatrice. On a supprimé la moitié des projets », se désole Jean-François Chavance, de la CFDT.

Pourtant, au même moment, le groupe français a touché un joli chèque de l’État au titre du crédit d’impôt recherche (CIR), dispositif qui subventionne les dépenses de R&D : 100 millions d’euros, selon les estimations de Challenges. Cette enveloppe annuelle a été multipliée par six, grâce à la réforme du dispositif en 2008 qui l’a rendu beaucoup plus généreux. « L’Etat accroît ses subventions à une entreprise qui réduit son potentiel de recherche, déplore Thierry Bodin, le délégué CGT C’est inacceptable. »

Record

Victime de son succès, ce crédit d’impôt recherche, peu connu du grand public, est devenu un dossier explosif. Son coût s’est envolé pour les finances publiques, en passant de 430 millions d’euros en 2004 à plus de 4 milliards cette année. Soit deux fois plus que les dotations de l’État aux 85 universités.

La France est devenue la championne du monde des aides à la recherche. En additionnant les subventions directes (civiles et militaires) et le CIR, elles totalisent près de 7 milliards d’euros. Soit plus que le Canada et les États-Unis (en pourcentage du PIB), jusqu’alors les plus généreux. Aujourd’hui, l’État paie 27 % des dépenses de R&D des entreprises françaises, sachant que ces dépenses (1,1 % du PIB) restent, par exemple, deux fois moins importantes qu’au Japon et qu’en Suède.

Atouts

Est-ce bien raisonnable ? A l’Élysée et au ministère de l’Économie, on reste convaincu du bien-fondé de cette politique. « Elle vise à booster la recherche partout, y compris dans les grands groupes », lance un conseiller de Nicolas Sarkozy. « De tous les allégements fiscaux que nous avons réalisés, c’est de loin le plus efficace », assène un membre du cabinet de Christine Lagarde, la ministre de l’Économie. Un optimisme partagé par le Medef, qui a sorti un Livre blanc sur le sujet, avec moult témoignages positifs d’entreprises. « Ce soutien a permis de maintenir les dépenses de recherche pendant la crise et d’attirer des centres de R&D sur notre territoire », justifie Charles Beigbeder, président de la commission recherche-innovation du Medef. Il n’empêche. Le dispositif a de graves défauts qui risquent de le rendre aussi coûteux qu’inefficace.

Défauts

D’abord, le système favorise les grands groupes à outrance. Avant, le CIR était calculé sur la croissance des dépenses de R&D, afin de favoriser les PME innovantes. Depuis la réforme, il est basé sur le montant des dépenses, même si elles diminuent. « Nous sommes passés d’un dispositif incitant à la prise de risques à un autre qui subventionne la paresse », critique Philippe Pouletty, qui a longtemps présidé l’association France Biotech.

Surtout, le plafond d’aides – 16 millions d’euros – a été supprimé. Jusqu’à 100 millions de dépenses, l’État en rembourse 30 %. Au-delà, il n’en paie plus que 5 %, mais sans aucune limite… L’inspection des finances avait tiré la sonnette d’alarme, juste avant la réforme, dans un rapport confidentiel. Selon ses projections, l’aide aux PME allait doubler, mais, pour les grands groupes, elle serait multipliée par huit, avec en tête Thales et Safran, qui ont perçu respectivement 150 et 94 millions d’euros en 2009. Un diagnostic confirmé par la Direction du Trésor, qui a calculé que les PME (moins de 250 salariés) recevraient seulement 20 % des crédits supplémentaires. Toutefois, une enquête récente du ministère de la Recherche a nuancé ce constat : les PME auraient capté 42 % des gains de la réforme, contre 58 % pour les grandes entreprises.

Abus

Au-delà de ces incertitudes statistiques, une question demeure : est-il utile d’autant subventionner les grands groupes ? Dans son dernier rapport, le Conseil des prélèvements obligatoires a pointé le danger : « Des effets d’aubaine pour les grandes entreprises qui auraient sans doute [ …] procédé à ces dépenses. » Une enquête du cabinet de conseil Booz Allen le confirme : le levier fiscal n’est que le sixième critère de localisation des activités de R&D en Europe, loin derrière la qualité du personnel et des infrastructures et les liens avec les universités. « L’incitation fiscale n’est pas un élément fondamental pour arrêter notre stratégie », admet volontiers un porte-parole de Sanofi-Aventis.

Ces effets d’aubaine inquiètent les parlementaires de la Mission d’évaluation et de contrôle de l’Assemblée, qui vont bientôt rendre un rapport sur ce sujet. Jean Pierre Gorges, le rapporteur UMP, a même détecté des pratiques douteuses. D’après lui, les banques auraient conseillé aux entreprises de faire entrer dans le CIR les investissements informatiques liés à la mise en conformité aux normes de l’Espace unique de paiement en euros. « Ce détournement représenterait quelque 900 millions d’euros, soit près de 25 % des 4 milliards d’euros du CIR », s’étrangle le député.

Généreux avec les gros et les banquiers, ce système aide-t-il assez les petits, les PME innovantes ? Pas vraiment. Nombre de start-up se plaignent d’en avoir été exclues. « Certaines ont vu leur crédit d’impôt recherche diminuer de plusieurs millions d’euros. C’est stupide », dénonce Philippe Pouletty, directeur général de Truffle Capital, un fonds spécialisé dans les biotechs.

Ainsi, des sociétés prometteuses telles Pharnext (recherche médicale), Carmat, qui développe un coeur artificiel, et Deinove, spécialisée dans les technologies vertes, ont été mises à la diète. L’explication ? La réforme a imposé de déduire les avances remboursables (des prêts sans intérêt exigibles si le projet réussit) des dépenses de recherche éligibles au CIR. L’État a voulu mettre fin aux abus de certaines sociétés qui ne remboursaient pas les avances et touchaient un crédit d’impôt. Résultat : « On a supprimé des aides aux sociétés qui ont le plus besoin de fonds propres et de trésorerie », tempête Lison Chouraki, commissaire aux comptes de plusieurs PME innovantes. Qui se demande elle aussi à quoi servent les milliards d’euros d’aide à la recherche…

Les consultants engrangent aussi

Alma Consulting, Subventium, LowendalMasaï… Les consultants se sont lancés en masse dans le conseil au crédit d’impôt recherche. « Bien plus simple, le nouveau dispositif peut bénéficier à beaucoup plus de PME », se réjouit Abbas Djobo, le spécialiste du sujet à Alma Consulting.

Cet engouement entraîne un certain nombre de dérives. D’abord, dans les rémunérations. Les consultants prélèvent une success fee, une commission perçue seulement s’ils arrivent à obtenir la subvention. Elle peut varier de 10 à 30 % de l’aide de l’État ! « Ces montants nous préoccupent », admet un conseiller de la ministre de la Recherche Valérie Pécresse.

D’autant que ces commissions poussent au crime en incitant les consultants à gonfler les dépenses de recherche et développement de leurs clients. Avec le risque de subir un redressement du fisc, qui veille au grain.

TÊTES CHERCHEUSES (Dépenses en R&D, en 2008)

Sanofi-Aventis : 4 608 millions d’euros
Alcatel-Lucent : 3 167 millions d’euros
Peugeot (PSA) : 2 372 millions d’euros
Renault : 2 235 millions d’euros
France Télécom : 900 millions d’euros
Valeo : 786 millions d’euros
Vivendi : 721 millions d’euros
Schneider : 708 millions d’euros
Alstom : 621 millions d’euros
Total : 612 millions d’euros.

Auteur : Thierry Fabre

Source : www.challenges.fr

Post-it : un anniversaire à ne pas oublier


Quand les cassettes VHS et les walkman sont tombés aux oubliettes, une autre invention des années 80, le Post-it, le mini pense-bête adhésif qui a envahi bureaux et portes de frigidaires, fête ses trente ans en pleine forme.

Le Post-it, fruit d’une invention ratée, a été lancé sur le marché en avril 1980 par le groupe 3M et figure chaque année parmi les cinq articles de bureau les plus vendus aux États-Unis.

Depuis, le petit carré de papier jaune-canari de 7 cm sur 7 s’est décliné en huit tailles, 25 formes et 62 couleurs, et vendu dans 150 pays, indique 3M qui ne donne pas de chiffres de ventes.

« Invention parfaite »

« Le Post-it est le type même de l’invention parfaite. Rien ne parvient à le remplacer, ni un bip sur un téléphone ni un pense-bête électronique. On utilisera encore les Post-it dans 100 ans », assure Robert Thompson, professeur de culture populaire à la Syracuse University de New York.

« Il reflète les tendances des années 80 : une vie de plus en plus complexe et la nécessité de contrôler cette complexité. A l’époque de l’apparition des micro-ordinateurs, le Post-it est en fait un objet très high-tech », affirme ce professeur à l’AFP.

Ses inventeurs, Arthur Fry et Spencer Silver, deux ingénieurs de 3M, ont même été intronisés le mois dernier au Palais national des Inventeurs (« National Inventors Hall of Fame ») aux côtés de Jacques-Yves Cousteau et d’une quinzaine d’autres inventeurs pour leurs innovations « qui ont contribué aux progrès humain, social et économique ».

Aussi une version « verte »

« Tous les jours nous entendons de la part des consommateurs que la vie ne serait tout simplement pas imaginable sans ce produit emblématique », a affirmé William Smith, vice-président chez 3M à l’occasion de l’anniversaire du pense-bête auto-collant.

« Le Post-it a rendu la vie plus facile aux gens à une époque de profusion d’informations », a déclaré à l’occasion de sa reconnaissance en tant qu’inventeur, Arthur Fry, 78 ans, qui reconnaît qu’on lui demande « six ou sept autographes par semaine », depuis le succès de son invention.

« Déterminé à rester proche des préoccupations du jour des consommateurs, notamment la durabilité, la marque continue à innover », a affirmé le vice-président. Cette année, le dernier-né de la ligne des Post-it sera « vert », fait de papier recyclé à 100% enduit d’un adhésif créé à partir d’une plante.

Source : AFP

I’NOV PRO 2010, le business des inventions


I’NOV PRO 2010, le business des inventions

La 2ème édition du I’NOV PRO aura lieu le jeudi 28 octobre 2010 à la Maison des Associations à Mérignac.

La plupart des inventions présentées dans notre dossier en 2009 pour les rendez-vous d’affaires ont bénéficié de rendez-vous concluants. Parmi elles, certaines ont d’ailleurs fait d’ores et déjà l’objet de demande d’exclusivité et 8 d’entre elles sont en cours d’étude chez un des partenaires en vue d’une commercialisation.

Des Rendez-vous d’affaires

Inventeurs, présentez votre projet à des acheteurs de la grande distribution

Votre projet rentre dans l’un des domaines suivants :

– aménagement et équipement de la maison,
– vie pratique,
– bricolage,
– jardinage,
– sports et loisirs,
et a un fort potentiel commercial auprès du grand public, contactez nous pour participer aux rendez-vous d’affaires.

Une trentaine de projets seront validés et sélectionnés par Transtech Aquitaine avant d’être présentés à des acheteurs de la grande distribution par le biais de rendez-vous confidentiels à l’occasion du I’NOV PRO.

Le Forum (mini salon de la création d’entreprises innovantes et du développement d’inventions) était très intéressant. Une dizaine de professionnels dans des domaines d’activités variés (liés directement ou non à l’innovation et à la création d’entreprise) tenaient un stand et une cinquantaine d’inventeurs sont venus les rencontrer et se renseigner.

Chacun a pu élargir son réseau, rencontrer des clients potentiels ou encore trouver de nouveaux débouchés et/ou partenaires d’affaires.

Inventeurs, identifier de nouvelles opportunités de développement pour votre projet.

A l’occasion du I’NOV PRO, un panel de professionnels issus de divers secteurs d’activités (banques, cabinets d’experts comptables, entreprises de prototypage, cabinets en Propriété Industrielle, agences d’aide à la création d’entreprises, …) se tiendront à votre disposition sur l’espace du Forum.

Ce sera l’occasion de :

– avoir sur le même lieu un panel de professionnels pour répondre à vos questions,
– vous aider à identifier de nouvelles opportunités de développement,
– accélérer et mieux structurer l’avancement de votre projet,
– trouver de nouveaux prestataires et/ou partenaires d’affaire.

La nouveauté pour cette 2ème édition : un concours d’inventeurs, les  » Tremplins I’NOV « .

Ce concours est ouvert à tout porteur de projet sous certaines conditions (règlement en cours de réalisation et prochainement en ligne sur le site). Suite à une présélection sur dossier, les inventeurs sélectionnés passeront devant un jury de professionnels à l’occasion du I’NOV PRO.

Vous passerez devant un jury de professionnels à l’occasion du I’NOV PRO et une remise des prix aura lieu pendant la soirée de clôture.

10 000 € de prix seront distribués entre les lauréats de ce concours !

Participez au concours, c’est :

– faire connaître votre invention,
– Rencontrer des partenaires potentiels,
– récolter des avis et conseils pour développer votre invention,
– communiquer avec les média.

CONTACT I’NOV PRO :

TRANSTECH AQUITAINE
19 Allée James Watt
33700 MÉRIGNAC

Tél. : 05.56.51.39.18

E-mail : contact@transtech.asso.fr
Site Web : inovfestival.wordpress.com

La technologie, une clef de sûreté anticontrefaçon


Une grande exposition sur la contrefaçon vient de démarrer à la Cité des sciences et de l’industrie. Objectif : ouvrir les yeux des consommateurs sur un fléau dont ils sont souvent victimes, au risque de mettre leur santé en danger.

C’est la première exposition du genre en Europe. Inaugurée hier à la Cité des sciences et de l’industrie par Claudie Haigneré, présidente d’Universcience, « Contrefaçon – La vraie expo qui parle du faux » veut sensibiliser le grand public à un fléau économique. « C’est un sujet de société complexe pour lequel nous avons trouvé un angle d’attaque original avec une scénographie contemporaine. Je tenais à aborder à la fois la création par le respect des droits d’auteur et la protection de l’innovation à travers les brevets », explique Blandine Savrda, commissaire de l’exposition.

Les visiteurs sont notamment invités à faire quelques expériences pour reconnaître eux-mêmes des objets contrefaits. Par exemple, une manipulation interactive réalisée en partenariat avec Microsoft leur montre comment repérer les faux objets introduits dans une maison à partir d’une technologie de captation infrarouge. « Grâce à la capacité d’attrait de la Cité des sciences et de l’industrie, on peut expliquer au jeune public qui est très sensible aux marques, de manière pédagogique et sans le culpabiliser, que l’achat d’une contrefaçon n’est en aucun cas une bonne affaire », explique Benoît Battistelli, directeur général de l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi), à l’initiative de cette exposition. Selon un rapport remis ce mois-ci par l’Unifab, l’association française de lutte anticontrefaçon regroupant près de 300 membres, au ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, 86 % des entreprises implantées en France estiment que l’explosion de ce trafic illicite est en partie due au fait que le consommateur n’est pas suffisamment conscient de ses incidences. Une trentaine de partenaires se sont associés à l’exposition, parmi lesquels Renault, Hermès, Bel, Philips, L’Oréal, Nike, SEB, Nintendo, Nokia, … « Toutes les entreprises sont conscientes que la lutte anticontrefaçon est une priorité forte, mais ne veulent pas forcément y associer leur nom par crainte des effets négatifs sur leur image de marque », reconnaît Benoît Battistelli.

10 % du commerce mondial

Longtemps considérée comme une économie souterraine marginale, la contrefaçon est aujourd’hui une véritable industrie qui détourne environ 10 % du commerce international au profit du crime organisé et du terrorisme. Selon les dernières données de l’Union européenne, le nombre d’articles contrefaits stoppés par les Douanes a explosé de 79 à 178 millions entre 2007 et 2008, dont 20 millions potentiellement dangereux pour la santé et la sécurité des consommateurs. Autant dire que la cible de ce trafic tentaculaire ne se concentre plus sur le luxe, mais s’est désormais élargie à tous les produits. Les plus prisés par les faussaires sont les DVD et les CD, plus faciles à reproduire, qui représentent 44 % des articles saisis aux frontières européennes, suivis par les cigarettes (23 %), l’habillement (10 %) et les médicaments (5 %). Plus de la moitié des marchandises illicites proviennent de Chine.

Dans quelle mesure l’innovation est-elle une clef de sûreté inviolable par les contrefacteurs ? « Aucun système existant n’est impossible à reproduire, même s’il rend évidemment un produit beaucoup plus difficile à contrefaire et plus facile à identifier, explique Hugues Souparis, président de Hologram Industries. Tout le monde doit comprendre que c’est un pari, mais que la technologie va jouer un rôle uniquement dans les cas où le consommateur veut acheter du vrai et doit pouvoir le vérifier. »

L’exemple des médicaments

En raison des risques pour la santé, l’industrie pharmaceutique n’a en revanche pas le choix : elle doit faire barrière aux copies frauduleuses de médicaments, qui peuvent s’avérer très dangereuses, en particulier dans les pays en voie de développement. Les laboratoires pharmaceutiques, qui opèrent à l’échelle mondiale, sont donc contraints de résoudre un vrai casse-tête technologique. « Nous sommes lancés dans une course effrénée à l’innovation pour pouvoir protéger les patients avant qu’ils n’aient pu absorber un faux médicament produit par des contrefacteurs qui font eux-mêmes appel à des technologies de plus en plus sophistiquées, notamment en Chine », explique Jean-Marc Bobée, directeur de la stratégie anti-contrefaçon industrielle de Sanofi-Aventis. « Pour maximiser nos chances, nous essayons de combiner les systèmes visibles et invisibles, car on ne peut plus se fier à une seule technologie d’authentification pour garantir une sécurité optimale sur toute la chaîne logistique jusqu’à la délivrance dans une pharmacie », explique-t-il.

Pour un médicament de prescription, trois niveaux de protection sont possibles : la boîte, le blister et le comprimé dans lequel on peut intégrer une signature chimique, mais leur combinaison systématique serait beaucoup trop coûteuse. « Il faut être capable de déployer ces technologies à grande échelle au moindre coût pour garantir la sécurité du patient et du produit », ajoute Jean-Marc Bobée.

Si, en France, un médicament est pratiquement toujours délivré dans son emballage d’origine protégé par ses étiquettes de sûreté, la problématique se complique à l’exportation en l’absence d’harmonisation internationale.

En effet, les produits pharmaceutiques sont systématiquement reconditionnés, manuellement, dans un autre emballage qui répond aux standards du pays de délivrance. Pour fermer cette porte ouverte aux contrefacteurs, « nous réclamons l’intégrité de la boîte tout au long du flux du produit sur le marché unique », insiste Jean-Marc Bobée, au titre de président du projet Efpia, qui vise à la mise en place d’une codification et d’une identification harmonisées des produits pharmaceutiques en Europe. Une expérience menée en Suède fin 2009 a montré que la technologie Data Matrix constitue une solution efficace pour construire un système de protection unique de l’industrie européenne du médicament.

Auteur : CHANTAL HOUZELLE

Source : www.lesechos.fr