L’iPad cannibalise le monde Wintel


Après avoir enregistré le meilleur trimestre de son histoire, Intel a lancé un avertissement sur le niveau de ses résultats pour son troisième trimestre fiscal (fin septembre 2010). Le marché des notebooks est victimes d’un phénomène de cannibalisation. Le coupable ? L’iPad. Et il ne sera pas tout seul.

Au lieu d’un chiffre d’affaires compris entre 11,2 à 12 milliards de dollars pour son troisième trimestre, Intel table maintenant sur un chiffre d’affaires compris entre 10,8 et 11,2 milliards. Les résultats définitifs seront publiés le 12 octobre mais l’annonce d’Intel a confirmé ce que l’on savait déjà après les résultats de Dell et d’HP. La demande pour les micro-ordinateurs est ferme du côté des entreprises mais elle n’est pas folichonne chez les particuliers. Et la période d’équipement « back to school » n’est pas à la hauteur des espérances. On peut y voir l’impact du marasme économique dans les pays développés mais cela n’est pas le seul paramètre de la situation.

On pense tout de suite au succès de l’iPad d’Apple, cette tablette qui fait office de second équipement informatique mobile. Pour l’iPad, la banque d’affaires Goldman Sachs a développé une théorie de la cannibalisation. « Nous estimons que 40% des 5 millions d’iPad qui seront vendus au cours du troisième trimestre 2010 et des 7,2 millions du quatrième trimestre 2010 cannibaliseront le marché du PC », explique-t-elle en substance.

Le phénomène de la tablette n’est pas nouveau mais la rapidité avec laquelle l’iPad a conquis des parts de marché a surpris les acteurs de l’industrie. Lors de sa dernière réunion d’analystes financiers d’Intel, la tablette y a été évoquée comme une opportunité de croissance et non comme un écueil sur le chemin des notebooks.

A ce titre l’iPad n’est pas le seul objet à impacter négativement ce marché et, ce faisant les marges d’Intel. Les smartphones, qui permettent d’effectuer pas mal de tâches informatiques, grignotent aussi les parts de marché des notebook, au moins dans les pays développés. On parle là du marché du second équipement informatique, celui qui est mobile et qui est apparu dès 2007 avec les netbooks. Fonctionnant avec le système d’exploitation Linux, ces petits appareils permettaient principalement de pouvoir consulter ses mails grâce à la connexion sur un réseau 3G. A la limite, on pouvait utiliser une suite de productivité Open Source, comme Open Office, le concurrent d’Office de Microsoft. En revanche, l’expérience utilisateur était passable, sinon médiocre pour le multimédia.

Or, avec l’arrivée des smartphones, téléphones puissants, connectés à Internet et multimédia, la donne a changé. On peut effectuer quasiment les mêmes taches que sur un netbook, parfois mieux (synchronisation avec les réseaux sociaux comme Facebook, Viadeo et Twitter).

Tablettes et smartphones se sont visiblement créés deux nouveaux marché quasiment ex-nihilo. Précisons que l’iPad ne sera pas la seule tablette disponible. Il y en avait foison lors du dernier salon Computex de Taiwan. Plusieurs seront présentées à L’IFA qui va ouvrir ses portes à Berlin du 3 au 8 septembre prochain.

Cette situation a des conséquences à la fois pour Intel mais aussi pour Microsoft, son partenaire de longue date. Avec son processeur Atom, Intel a fait des efforts considérables pour porter cette architecture vers le monde des smartphones des tablettes connectées. Or, sur ce segment de marché, Intel est loin d’être leader. Globalement, deux entreprises y tirent leur épingle du jeu, le britannique Arm Holding, qui vend les licences d’utilisation de ses différents processeurs Arm, et l’américain Qualcomm, qui a mis au point une architecture appelée Snapdragon (qui utilise la propriété intellectuelle d’Arm Holding). Ce n’est pas un hasard si Microsoft s’est rapproché d’Arm Holdings, allant jusqu’à signer un accord de licence avec ce concurrent d’Intel. Microsoft veut non seulement réussir la sortie des Windows Phones mais aussi ne pas laisser passer l’opportunité des tablettes. Quant à Intel, il s’est déjà rapproché de Nokia. On le voit, les frontières et les alliances sont en perpétuelle recomposition.

Auteur : Pascal Boulard

Source : www.latribune.fr

Comment Nicéphore Niépce, l’inventeur de la photo, a eu le déclic


Il s’appelait Joseph et s’est rebaptisé Nicéphore. Trois siècles et demi après sa naissance, Niépce, inventeur insatiable, est toujours l’une des plus grandes richesses de la région de Chalon.

1816. C’est la date à partir de laquelle Nicéphore Niépce a commencé ses travaux pour réussir à fixer une image sur une plaque. Inventeur. Nicéphore Niépce n’a pas seulement travaillé sur la photographie. Il est à l’origine de multiples inventions, comme le moteur à explosion. Découvertes. Tout n’a pas été encore été dit sur l’inventeur. Au musée Niépce comme à Saint-Loup-de-Varennes, des recherches sont en cours.

Il était une fois deux maisons. Dans la première, rue de l’Oratoire à Chalon, Joseph Niépce voyait le jour en 1765. Dans la seconde, à Saint-Loup de Varennes, l’inventeur qu’il était devenu et qui s’était rebaptisé Nicéphore, prenait la première photographie au monde parvenue jusqu’à nous, vers 1826 : « Le point de vue du Gras ». Une image en noir et blanc un peu floue, où l’on distingue des bâtiments en pierre et un brin de nature. Rien d’exceptionnel a priori. Et pourtant, cette prouesse, réussir à fixer pour l’éternité une image dans une chambre obscure, était révolutionnaire et allait changer l’histoire de l’image.

« Dessiner avec la lumière »

Pour voir l’original, il vous faudra quelques jours de vacances et un billet d’avion. Cette œuvre unique est exposée au Texas, à l’université d’Austin. Pour le reste, tout, ou presque, est à portée de main, entre le musée Niépce de Chalon et celui de Saint-Loup-de-Varennes. Ces deux lieux rendent chacun à leur façon hommage au travail d’un inventeur méconnu. Car, ce n’est pas nouveau, la vie est injuste. L’histoire avec un grand H encore plus. Elle a retenu Daguerre et son daguerréotype, inventé en 1838. Mais si ce célèbre peintre parisien est parvenu à ce résultat, c’est parce que quelques années auparavant, il avait signé un contrat de collaboration avec Nicéphore Niépce pour l’aider dans une recherche que ce dernier avait entamé dès 1816 : fixer une image à l’aide de la lumière. Aujourd’hui, une évidence. À l’époque, il n’y avait que Nicéphore Niépce, fils d’une riche famille de notables chalonnais, pour imaginer qu’une image puisse naître sans avoir été dessinée par un crayon.

Nicéphore a un frère aîné, Claude, à qui doit revenir la fortune familiale. Le cadet aurait dû entrer dans les ordres. Mais les cerveaux des deux frères fourmillent d’idées insensées. Ils se mettent d’accord pour que Nicéphore puisse lui aussi profiter des biens familiaux.

Et ils cherchent, trouvent, inventent, dans tous les domaines. Ensemble, ils mettent au point le pyréolophore : le premier moteur à explosion, dont ils déposent le brevet en 1807. Dix ans plus tard, Claude part en Angleterre pour vendre l’invention, persuadé que des industriels l’achèteront et qu’elle fera la fortune des Niépce. Elle causera leur ruine. À l’époque, les machines à vapeur sont en vogue, et personne ne voit l’intérêt de ce moteur.

De son côté, Niécphore passe ses mois d’été à Saint-Loup. Il invente un vernis à base de bitume de Judée, une pierre de la région. Dissoute dans de l’essence de lavande, elle devient un vernis insoluble à la lumière. Il lui permettra d’inventer la photogravure. Il décide d’utiliser ce procédé sur une plaque posée dans une chambre noire munie d’une lentille que les peintres utilisaient pour reproduire des paysages. Des années plus tard, sa recherche aboutira enfin. Mais il mourra en 1833, cinq ans avant le daguerréotype. Sans jamais avoir connu le succès, et après avoir dépensé la fortune familiale pour ses recherches. Aujourd’hui, deux musées rendent justice à ce précurseur que l’Histoire a longtemps oublié, et qui repose au cimetière de Saint-Loup.

Auteur : Sarah Fréquelin

Source :  www.lejsl.com

L’inventeur de la sardine à l’huile était Sébastiennais


Bon, ce n’est pas tout à fait exact. Pierre-Joseph Colin n’est pas né à Saint-Sébastien mais à Nantes. En revanche, il y est mort en 1848. Et il n’inventa pas la sardine à l’huile, mais améliora le procédé et lança son industrialisation.

Tout commence avec son père, Joseph Colin, au début du XIX e siècle. Joseph Colin est confiseur à Nantes. À l’époque, on nommait confiserie toutes les techniques de conservation des aliments par salaison ou macération. Joseph Colin s’intéresse de près à la découverte de Nicolas Appert, la conserve. Il a l’idée de tester le procédé sur des sardines cuites dans du beurre. Et ça marche.

Mais c’est Pierre-Joseph, son fils, qui va radicalement changer la face de la sardine en conserve. D’abord en remplaçant le beurre par de l’huile d’olive ; ensuite en faisant construire aux Salorges, à Nantes, en 1824, la première usine entièrement dédiée aux sardines en conserve.

Pierre-Joseph_Colin

Pierre-Joseph Colin

Il reste peu de traces de cet homme qui fit passer la conserve de sardines du stade artisanal au stade industriel, changeant le destin de la côte Atlantique où, proximité de la mer oblige, de nombreuses usines vont se créer de la Vendée à la Bretagne. Une rue, dans le quartier de Chantenay à Nantes, porte le nom de Pierre-Joseph Colin. Mais c’est à Saint-Sébastien qu’il habita, dans la maison dite de l’imprimeur, derrière la mairie. Une bâtisse d’ailleurs vouée à la démolition dans le cadre du prochain réaménagement du centre-ville.

Pierre-Joseph Colin, lui, repose dans le cimetière du bourg de Saint-Sébastien. Il est décédé en 1848, année où le cimetière près de l’église fut transféré à son emplacement actuel.

Source : www.ouest-france.fr

Le brevet unique européen hypothéqué par la justice communautaire


Un avis de la Cour de Justice des Communautés Européennes pourrait être un coup dur pour les entreprises innovantes.

L’avis d’un avocat général  de la Cour de Justice des Communautés Européennes pourrait bien mettre à mal la volonté de la Commission européenne de créer enfin un brevet européen unique. En effet, dans cet avis, le magistrat indique qu’un brevet centralisé serait contraire aux traités en vigueur.

Cette information, non dévoilée publiquement, pourrait porter un coup aux sociétés IT à l’origine d’un grand nombre de demandes de brevet.  Les inventions relatives à l’informatique ont eu le taux de croissance le plus élevé parmi toutes les catégories de brevets présentées à l’Office européen des brevets (OEB) au cours de ces dernières années. Ces entreprises militent depuis longtemps sur une approche commune de l’UE sur ce sujet, gage de protection de l’innovation. Le système actuel de dépôt de brevet dans chaque juridiction est cher et peu pratique, en particulier pour les petites entreprises.

Remise en cause plurielle

En plus de souligner l’incompatibilité juridique des brevets centralisés, l’avis de l’avocat général s’inquiète aussi sur de mise en place d’une Cour Européenne des Brevets (CEB)  par rapport au droit européen. «  Il ne faut donc pas exclure la possibilité que la future juridiction sur les brevets  ignore certains des principes et des dispositions du droit communautaire ou qu’elle ne sera pas capable d’ en tenir compte pour résoudre les litiges entre particuliers en matière de brevets. Cette crainte est renforcée par le fait que les dispositions du projet d’accord sur la formation des juges de la future CEB ne contiennent aucune référence au droit européen », indique l’avocat général dans son avis que s’est procuré IDG NS.

La question de la langue de dépôt de brevets et leur traduction dans d’autres langues sont considérées comme la principale pierre d’achoppement au brevet unique. La Commission a tenté de résoudre ce problème le mois dernier, mais la proposition de compromis sur le régime linguistique subit également les critiques de l’avocat général.  Cette prise de position n’est pas contraignante pour la Cour de Justice des Communautés européennes, qui rendra sa décision finale avant la fin de l’année.

Auteur : Jacques Cheminat avec IDG NS

Source : www.lemondeinformatique.fr

Propriété intellectuelle et croissance : La remise en question ?


Il est d’usage dans les pays industrialisés de considérer que la propriété intellectuelle, sous toutes ses formes (brevets, droits d’auteur, marques, …) est un vecteur de croissance. Mais déjà contestée à l’échelle internationale, cette idée est aussi fragilisée dans les pays riches.

C’est peut-être un tournant, ou c’est en tout cas un indice supplémentaire d’une remise en question des idées reçues sur l’impact positif de la propriété intellectuelle dans le développement social et économique. L’Intellectual Property Office (IPO), l’administration britannique chargée de la propriété intellectuelle, vient de lancer le chantier d’une grande étude (.pdf) visant à définir ce que devrait être la politique la plus optimale de protection des savoirs et des œuvres.

Le programme établi jusqu’à l’été 2011, qui compilera les travaux de chercheurs et des analyses de juristes, doit répondre à une série de questions très pertinentes :

  • Combien l’industrie britannique dépense-t-elle pour créer des propriétés intellectuelles protégées par des droits, et quel est le retour sur l’investissement ?
  • Quel est le niveau de l’investissement dans l’économie du droit d’auteur, qui y gagne quoi et quelles sont les chaînes de valeurs affectées par les médias numériques ?
  • A quel point les brevets encouragent-ils la R&D (recherche et développement, ndlr), dans quels marchés, et qui y gagne ?
  • Quelles entreprises gagnent de l’argent par des propriétés intellectuelles et de l’innovation sans brevet, et comment ?
  • Les marques commerciales aident-elles l’innovation et la croissance – quelles sont les entreprises qui gagnent grâce aux marques ?
  • Pourquoi l’industrie du design britannique est-elle un succès majeur alors qu’elle utilise peu de droits enregistrés ?
  • Les taxes européennes sur le droit d’auteur (type copie privée, ndlr) sont-elles un système de rémunération utile, ou une distorsion du marché ?
  • Les marchés de brevets peuvent-ils créer la profondeur et la transparence exigés pour aider les innovateurs ?

Des travaux seront ainsi menés sur la valeur économique des droits d’auteur et les alternatives aux brevets. Les résultats seront peut-être décevants, mais il est déjà remarquable que ces questions soient posées. Par ailleurs, l’IPO s’est associé à l’institut de recherche allemand ZEW pour mener une enquête comparative sur les régimes de propriété intellectuelle à travers le monde, en terme de coûts et de procédures judiciaires.

Dans un article récent, le journal Der Spiegel relayait pour sa part les thèses de l’historien de l’économie Eckhard Höffner, qui assure que c’est grâce à l’absence d’un droit d’auteur très strict que l’Allemagne a pu prospérer économiquement dans la deuxième moitié du 19ème siècle, au contraire de la Grande-Bretagne. Il explique que 14 000 publications sont apparues en 1836, avec de nombreux plagiats et copies imprimés par des éditeurs qui n’avaient pas peur de procès, ce qui a permis de largement diffuser les connaissances scientifiques et techniques dans tout le pays. Alors qu’en Grande-Bretagne, le progrès aurait été freiné par un droit d’auteur étouffant qui a limité la production à seulement 1 000 nouvelles œuvres annuelles, imprimées en petites quantités vendues très chères.

« C’est le marché du livre chroniquement faible qui a fait que l’Angleterre, la puissance coloniale, a gaspillé en l’espace d’un siècle l’avance qu’elle avait, alors que le pays agricole sous-développé qu’était l’Allemagne l’a rapidement rattrapé, devenant une nation autant industrialisée en 1900 », résume le Spigel.

Comme l’explique brillamment Matthew Lasar dans Ars Technica, cette conclusion est très contestable, tant il y a bien d’autres facteurs qui peuvent expliquer ou relativiser la déchéance britannique et la prospérité allemande à cette époque. Mais l’idée que la croissance économique n’est pas liée à la forte protection de la propriété intellectuelle, qui peut même être un obstacle, fait son chemin.

Les pays du Sud l’ont compris depuis longtemps, eux qui subissent la propriété intellectuelle des pays du Nord. L’avocat sénégalais Cheikh Kane l’analyse sur IP Watch, dans un article sur les transferts de technologie. « Les pays développés optent généralement pour l’installation de filiales de leurs entreprises dans les pays en voie de développement », pour garder la main sur leur savoir-faire, explique-t-il.

« Aucune véritable compétence locale n’émerge au travers de la possession de technologies qui ont été transférées. À l’échelle locale, l’expérience a prouvé à de nombreuses reprises que le renforcement des capacités par les entreprises à l’origine du transfert de technologie ou les compétences techniques des responsables locaux faisaient défaut. Il n’existe que de rares exemples d’entreprises locales indépendantes créées à la suite d’un transfert de technologie et utilisant la technologie transférée.

(…)

Si l’on retient un domaine en particulier, par exemple celui de la santé, les technologies y afférant sont protégées par une multitude de brevets. S’il est sûr que les brevets ne représentent pas le seul obstacle à l’innovation et à l’acquisition de technologie, il n’en reste pas moins que davantage de souplesse en la matière serait profitable à la recherche et à l’innovation dans les pays les moins avancés.

Les droits des brevets peuvent lourdement entraver le transfert de technologie car ils entraînent des dépenses conséquentes liées à la licence, et peuvent ainsi enrayer l’adaptation du savoir aux conditions locales.

La protection limitée de la propriété intellectuelle par le passé a favorisé la formation technologique dans des pays comme l’Inde, l’Égypte et la Corée. »

Après avoir longtemps profité des droits de propriété intellectuelle, qui leur ont permis de maintenir une avance sur le reste du monde, les pays industriels pourraient perdre gros à trop s’y attacher. Nous avons déjà expliqué pourquoi, selon nous, les brevets ne sont pas étrangers à la crise économique qui frappe les pays du Nord, alors que les gouvernements tendent aujourd’hui à prendre la maladie pour le thermomètre.

Une situation qui ne s’améliorera pas avec l’ACTA, un accord international conçu par les pays du Nord pour contrer la montée des visions libérales du Sud davantage que pour renforcer en tant que telle la propriété intellectuelle.

Le paradoxe est d’autant plus grand que la propriété intellectuelle est presque par définition l’exacte opposée du libéralisme économique auxquels prétendent se conformer l’essentiel des régimes au pouvoir dans les pays industrialisés. Octroyer des droits exclusifs sur une création ou une invention, c’est créer des barrières à la concurrence. Or un modèle économique fondé sur l’idée de libre concurrence peut-il être efficace dans un cadre juridique conçu pour brider cette concurrence ?

Auteur : Guillaume Champeau

Source : www.numerama.com

La fin du dentifrice grâce à une brosse à dents à énergie solaire


Reconnue pour ses propriétés énergétiques, voilà que l’énergie solaire pourrait bientôt nous permettre de nous passer de dentifrice.

C’est la mission que s’est donnée le Dr Kunio Komiyama, professeur de médecine dentaire de l’Université du Saskatchewan, avec sa brosse à dents nouveau genre : la Soladey-J3X.

Un mini panneau solaire situé dans la base de la brosse à dents transmet des électrons jusqu’aux poils de la brosse grâce à un petit fil de plomb. Ces électrons réagissent avec les acides présents dans la salive et cette réaction chimique permet de lutter contre la plaque et les bactéries. Et ce, sans que l’utilisateur ait à utiliser de dentifrice.

Soladey-J3X

Soladey-J3X

Cette invention pourrait s’avérer particulièrement utile pour les gens intolérants au fluor et permettrait d’éviter l’utilisation de dentifrices qui contiennent souvent du Triclosan, un produit particulièrement nocif pour l’environnement.

L’efficacité du procédé chimique de la Soladey-J3Y a doublé par rapport au dispositif mis au point il y a quinze ans par ce même professeur. Cette technologie a notamment été testée en laboratoire sur des souches de bactéries connues pour être à l’origine de maladies parodontales.

Le procédé va désormais connaître une phase de test à plus grande échelle grâce à la société japonaise Shiken qui souhaite commercialiser le produit. L’entreprise finance actuellement un test auprès d’un échantillon de 120 adolescents qui vont se brosser régulièrement les dents avec ce nouvel appareil et qui seront suivis de près par des dentistes pour vérifier son efficacité.

La Soladey-J3X fonctionne avec aussi peu de lumière qu’une calculatrice solaire. Ainsi, se brosser les dents pourrait devenir une petite habitude quotidienne fort écologique !

Source : Shiken et Zegreenweb

Source : www.visiondurable.com

La solution au problème de pédales de Toyota ?


Pour en finir avec la mauvaise coordination oeil-pied, voici une autre nouvelle qui va atterrer les purs et durs de la transmission manuelle, qui trouvent les automatiques fades et croient qu’une vraie auto est dotée de trois pédales, pas deux.

Un inventeur japonais a proposé à Toyota de régler ses problèmes de pédales collantes en réduisant le nombre de pédales à une seule. La pédale unique servirait à l’accélération et au freinage. L’idée même de deux pédales pour les deux fonctions est un concept «vicié et dangereux», a dit le Japonais Masuyouki Narousé au New York Times.

Il dit que c’est déroutant pour bien des conducteurs, quand il faut freiner d’urgence. Sa pédale japonaise a deux parties : une mince, à droite, qui se pousse avec le côté du pied vers l’extérieur pour l’accélération; et une grande pédale dotée d’une talonnière pour le freinage, qui s’active en poussant vers le bas. Le fait de donner deux vecteurs différents aux deux fonctions serait plus logique pour l’esprit humain. Une pédale suédoise du même genre est aussi en cours de mise au point par Volvo.

Auteur : Denis Arcand

Source : monvolant.cyberpresse.ca