ROK Solution intègre le programme Microsoft IDÉES


L’éditeur de solutions d’intelligence collaborative confirme son potentiel d’innovation sur le marché en annonçant sa sélection dans le cadre du programme IDÉES (Initiative pour le Développement Économique des Éditeurs de logiciels et des Start-up). Également spécialiste du data monitoring, ROK Solution intègre donc le cercle des start-up innovantes de l’industrie française du logiciel sélectionnées par Microsoft.

ROK est une solution intégrée BPA, BPM, GRC, BAM dont les algorithmes sont brevetés. L’approche organique et systémique de la plateforme permet à l’utilisateur de naviguer dans les différents univers que compose son entreprise. Il dispose ainsi d’un outil lui permettant de collaborer de manière simple et transparente avec les personnes qui composent son univers de travail. ROK a été conçu pour faciliter l’accomplissement des projets d’entreprise.

Le programme IDÉES permet à Microsoft France de s’associer à des sociétés françaises de capital-risque afin de soutenir conjointement les entreprises innovantes du secteur du logiciel. Une équipe spécifique a été constituée au sein de l’activité Développeurs et Plateforme d’Entreprise de Microsoft France pour s’occuper du projet. Ce programme a pour mission de soutenir la croissance de jeunes éditeurs. A ce titre, ROK Solution accèdera à un ensemble de ressources complémentaires destinées aux lauréats du programme IDÉES. L’éditeur bénéficiera d’un support à quatre niveaux : assistance technologique, avec la mise à disposition du Microsoft Technology Center au sein duquel ROK Solution pourra développer et tester ses applications en bénéficiant du soutien des consultants de Microsoft France, support commercial et marketing, support à l’internationalisation et support au financement par l’introduction auprès des capitaux risqueurs et incubateurs partenaires du programme.

Pour Olivier Bourrouilh Parege, Président Directeur Général de ROK Solution, « le soutien et la reconnaissance de Microsoft nous permettent d’assurer notre développement dans les meilleures conditions possible. Le programme IDÉES nous apporte un accès efficace vers l’écosystème mis à disposition par Microsoft pour les jeunes entreprises innovantes ».

Source : www.itrmanager.com

Algérie / Technique de construction des pyramides


Technique de construction des pyramides : Le brevet algérien menacé de “déchéance” faute de règlement des taxes

Dans moins de 15 jours le brevet international validant la découverte algérienne relative à la technique de construction des pyramides risque de tomber dans le domaine public ou dans la déchéance, apprend-on, auprès de l’auteur de cette découverte.

Dans moins de 15 jours le brevet international validant la découverte algérienne relative à la technique de construction des  pyramides risque de tomber dans le domaine public ou dans la déchéance, apprend-on,  auprès de l’auteur de cette découverte. Dr. Assia Bennouar, médecin à Constantine, vient de recevoir une correspondance  de l’office européen des brevets (OEB) qui a validé sa découverte et de la World  intellectual property organization (WIPO), l’avisant, a-t-elle affirmé, que  son brevet « risque de tomber dans la déchéance dès le 6 juin 2011, si la taxe  réglementaire de 7.000 euros n’était pas entre-temps versée pour sa protection ».

L’auteur de la découverte se dit « catastrophée » à l’idée de voir son brevet tomber dans la déchéance car cette mesure signifierait, déplore-t-elle, que « l’Algérie peut perdre tous les fruits et avantages attachés à cette découverte  qui fait courir les scientifiques du monde entier depuis plus de 4.500 ans ». Munie des correspondances reçues de l’OEB, du WIPO ainsi que d’autres bureaux d’avocats allemands et américains lui proposant de protéger sa découverte  contre le versement de la somme de 7.000 euros, Assia Bennouar fait part de  sa détermination de « frapper à toutes les portes pour éviter cette déchéance »  et assure « refuser de perdre sans avoir livré bataille ».

Elle s’est présentée à l’APS, qui avait eu la primauté médiatique de  sa découverte, pour essayer de sensibiliser les pouvoirs et l’opinion publics sur la question : « J’ai pu faire des économies pour payer les frais de la recherche  que j’ai menée toute seule sur une durée de plus de 20 ans (à) mais cette fois,  mon modeste salaire de médecin généraliste dans le secteur public ne me permet  pas de réunir la somme de 7.000 euros (soit l’équivalent de près d’un million  de dinars algériens) », estime-t-elle.

L’inventeur se dit « d’autant plus accablée » par la nouvelle que sa découverte  est passée par le canal de l’Institut national de la propriété industrielle  (INAPI) pour être validée par l’OEB. « Je pensais que le passage par cet organisme  national était une protection pour l’inventeur algérien, lui permettant de déléguer la responsabilité de la protection de son invention sur le plan international, à un organisme national compétent et disposant des moyens de l’État », ajoute-t-elle. Dr. Bennouar qui clame, depuis trois ans, avoir découvert la technique de construction de la première merveille du monde et tous les mystères qui l’entourent,  comme l’orientation impeccable vers le nord, le carré parfait de sa base, sans  moyens de mesure, sans astrolabe et sans mètre-ruban, et d’autres question chères  aux spécialistes des pyramides d’Égypte, a pu faire valider sa découverte par l’OEB et obtenir la reconnaissance du WIPO.

Une reconnaissance internationale qui n’a pas pour autant « levé l’incrédulité et le scepticisme affichés », ici et là, vis-à-vis de sa découverte toujours perçue comme une affirmation « trop grosse et trop belle pour être vraie ». Seules quelques initiatives privées ont montré de l’intérêt  à cette découverte, comme a fait M. Akli Amrouche, directeur de publication  du magazine « Vie de Villes » qui a non seulement réservé un espace respectable  à l’invention, mais aussi invité son auteur à la faire connaître en lui organisant  une conférence au Salon du bâtiment « Batimatec » lors de sa dernière édition à Alger.

L’ambassadeur d’Égypte en Algérie a tenu à assister à la conférence  de l’inventeur qu’il a suivie avec une très grande attention et salué par des  applaudissements nourris, rapporte Dr. Assia Bennouar. Outre de publier en exclusivité un abstract de la technique de construction  de la première merveille du monde, signé de son auteur, le magazine « Vie de villes » a publié, en encadré, dans son dernier numéro, « l’engagement de cette  publication à tenter une reconstitution d’une pyramide à base carrée à l’échelle  1/50è dans les plus brefs délais ».

Source : www.elmoudjahid.com

L’UE veut homogénéiser les droits de Propriété Intellectuelle


La mise en place d’un marché unique pleinement intégré pour les droits de propriété intellectuelle (DPI) représente l’un des moyens les plus concrets de libérer le potentiel d’innovation et de créativité de l’Europe. Une approche coordonnée à l’échelle de l’UE permettrait de mieux protéger les droits de propriété intellectuelle et de renforcer la lutte contre le piratage et la contrefaçon.

Selon une enquête indicative réalisée en 2002, les sociétés classées parmi les «Fortune 500», tirent de 45 % à 75 % de leur richesse des DPI qu’elles possèdent. On estime qu’en 2009, les actifs incorporels représentaient environ 81 % de la valeur du S&P 5005. Toujours en 2009, dans chaque pays de l’UE, les dix premières marques valaient en moyenne quelque 9 % du PIB par habitant6. Les DPI incitent à investir dans la recherche et le développement techniques (1,9 % du PNB des pays de l’UE en 2008) et protègent ces investissements. Les secteurs de la création reposant sur les droits d’auteur (qui incluent la production de logiciels et bases de données, la publication de livres et journaux, l’industrie musicale10 et l’industrie cinématographique) pèsent 3,3 % du PIB de l’UE (chiffre de 2006).

La mise au point de technologies toujours plus sophistiquées (smart phones ou tablettes PC, téléphonie mobile de troisième génération et au-delà, électronique grand public, voitures plus «vertes», trains à grande vitesse…) dépend de milliers de brevets.

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Le phénomène du piratage et de la contrefaçon constitue une menace pour l’économie européenne, car il casse les prix et fragilise l’activité des fabricants de produits authentiques. Il représente également un risque pour les consommateurs, les produits contrefaits enfreignant souvent les normes sanitaires et de sécurité.

Cette menace est aggravée par le développement d’internet, qui favorise le téléchargement illégal de musique, de films, de logiciels et d’autres contenus faciles à numériser. Aujourd’hui, la contrefaçon ne se limite plus aux articles de luxe. Elle englobe des produits courants comme les denrées alimentaires, les cosmétiques, les médicaments et les pièces détachées pour automobiles.

Pour remédier à ce problème, la Commission propose de moderniser la législation européenne sur les droits de propriété intellectuelle, qui protège les œuvres artistiques, littéraires et musicales (droits d’auteur), les découvertes et les inventions (brevets), ainsi que des mots, expressions, symboles et dessins (marques).

Des produits authentiques et sûrs

Les droits de propriété intellectuelle sont d’une importance vitale pour les 25 millions de petites et moyennes entreprises dans l’UE : ils protègent leurs investissements dans de nouveaux produits et services, les aident à obtenir des financements et stimulent la concurrence.

La Commission propose (pour télécharger le document complet : Vers un marché unique des droits de propriété intellectuelle) :

– de créer un système unique de protection des brevets, permettant aux inventeurs de déposer un seul brevet valable dans la plupart des pays de l’UE, et donc de réduire leurs coûts et leurs charges administratives ;

– de renforcer la protection des marques commerciales en mettant en place un système plus simple, rapide, efficace et cohérent ;

– de faciliter l’accès aux œuvres protégées par le droit d’auteur, notamment sur internet, en mettant l’accent sur l’héritage culturel européen.

La stratégie proposée vise également à améliorer l’efficacité des mesures de contrôle, aussi bien dans l’UE qu’à ses frontières et dans ses partenariats avec des pays non membres.

La Commission présentera des propositions concrètes d’ici à 2014. Les pays de l’UE ont saisi environ 118 millions d’articles de contrefaçon en 2009, dont 18 % représentaient une menace pour la santé publique. Un régime européen des DPI doit permettre le développement de secteurs comme celui du commerce électronique et celui des technologies numériques, où réside le plus grand potentiel de croissance future. Les droits de propriété intellectuelle incluent les droits de propriété industrielle, tels que les brevets, marques, dessins et indications géographiques, les droits d’auteur et les droits voisins.

Source : www.infodsi.com

Prix de l’inventeur européen, le palmarès 2011


L’office européen des brevets récompense chaque année des innovateurs au parcours exemplaire. A la découverte des lauréats.

Organisés depuis 2006 par l’Office européen des brevets, en collaboration avec la Commission européenne, le pays qui préside l’Union européenne et, cette année, en partenariat avec « Les Echos », ces prix honorifiques – aucune récompense financière n’est attribuée -distinguent cinq inventeurs dans cinq catégories : œuvre d’une vie, industrie, PME, recherche et pays non européen. Les lauréats ont été désignés par un jury indépendant, présidé par Jerzy Buzek, président du Parlement européen, où siégeait également Thierry Sueur, vice-président propriété intellectuelle et affaires internationales d’Air Liquide.

Voici le palmarès.

Œuvre d’une vie Per-Ingvar Branemark (Suède)

En 1952, la Suédoise Per-Ingvar Branemark entend parler d’une expérience réalisée à l’université de Cambridge d’implantation de titane dans le tissu souple d’une oreille de lapin. Per-Ingvar Branemark conduit ses propres travaux et constate que le titane implanté dans les tissus humains ne provoque aucun rejet. En 1965, elle réalise une première implantation dentaire en titane sur un patient humain. En 1978, après l’approbation par les autorités suédoises de l’utilisation clinique de sa méthode, elle crée Nobel Biocare, qui détient 35 % du marché des implants dentaires et réalise 576,6 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2010. Ce procédé est répandu pour l’implantation de prothèses ancrées sur les os, en chirurgie maxillo-faciale et, aujourd’hui, pour les membres jambes et bras.

Industrie Ann Lambrechts, Bekaert (Belgique)

Au sein de la société belge Bekaert, Ann Lambrechts a développé, en 2000, une technique de fabrication du béton, qui remplace les armatures traditionnelles par l’ajout de fibres d’acier. Cette technologie améliore la résistance à la rupture de 32 %, réduit les coûts de construction et apporte une solution technique aux architectures audacieuses. Commercialisé sous la marque Bramix, ce procédé a notamment été utilisé pour la construction du tunnel du Gothard en Suisse et le siège de la télévision d’Etat chinoise (CCTV), à Pékin. Bekaert réalise un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros et Ann Lambrechts dirige désormais la R&D de l’entreprise.

PME Jens Dall Bentzen, Dall Energy Aps (Danemark)

Mieux valoriser la biomasse pour produire de la chaleur et de l’électricté. Jens Dall Bentzen et sa société Dall Energy commercialisent un four qui accepte les biocarburants ayant un taux d’humidité de 60 % au maximum ; il est plus économique et plus écologique, avec des émissions de gaz à effet de serre réduites. Après avoir construit une installation pilote de 2 mégawatts, Dall Energy a mis en service en mars une centrale thermique de 8 mégawatts sur l’île de Funen, au Danemark. Selon l’Agence internationale de l’Energie, la part de la biomasse dans la production mondiale d’électricité devrait représenter de 3 %, aujourd’hui, à 5 % d’ici à 2050.

Recherche Christine Van Broeckhoven, Vlaams Interuniversitair Instituut voor Biotechnologie (Belgique)

Identifier les gènes des maladies dégénératives, dont la maladie d’Alzheimer, celle de Parkinson ou le trouble bipolaire, tel est l’apport de Christine Van Broeckhoven, chercheur à l’Institut flamand de biotechnologie en Belgique. Chacun des gènes et des protéines qu’elle et son équipe ont identifiés constitue une cible potentielle pour d’éventuels nouveaux traitements. Mais la principale affection concernée est la maladie d’Alzheimer. En 2006, 27 millions de personnes étaient atteintes de cette pathologie dans le monde. Un chiffre qui devrait croître fortement dans les prochaines années, pour atteindre 85 millions de personnes touchées par la maladie en 2050.

Pays non européens Ashok Gadgil et Vikas Garud (états-Unis – Inde)

Une simple lampe de 40 watts traite 1.000 litres d’eau par heure. C’est le procédé de désinfection de l’eau par ultraviolets mis au point par Ashok Gadgil et Vikas Garud. Baptisée « UV Waterworks », la technologie a été lancée sur le marché en 1996 par la société Water Health. Peu encombrant, de la taille d’un four à micro-ondes, et économique, 16 litres d’eau à la minute pour 0,01 euro, ce procédé alimente en eau propre plus de 2 millions de personnes dans le monde.

Auteur : Yves Vilagines

Source : www.lesechos.fr

La propriété industrielle, un actif immatériel à protéger


La propriété industrielle protège l’innovation et donc le patrimoine des entreprises. Les dépôts de brevet ou de marque sont des procédures simples, efficaces, mais pas systématiques !

Vous avez une idée géniale, vous avez élaboré une théorie ou mis au point une méthode révolutionnaire ? Avant de vous poser la question de « comment breveter », il faut vous demander « quoi » et « pourquoi » breveter. En effet, « les découvertes ne sont pas brevetables, seules le sont les inventions », affirme d’emblée Yves Lapierre, directeur général de l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi). Pour le néophyte, la nuance est subtile.

Pour prétendre à un brevet, une invention, outre qu’elle doit résoudre un problème technique, doit remplir trois autres conditions. D’abord, elle doit être nouvelle, c’est-à-dire ne pas avoir été déjà divulguée, même par son inventeur ! Ensuite, elle doit être susceptible d’avoir des applications industrielles. En clair, elle doit pouvoir être fabriquée. Enfin, elle doit avoir un caractère d’inventivité, ce qui signifie qu’elle ne découle pas de ce qui existe.

Protégée dès le 1er jour

L’Inpi cite l’exemple du crayon gomme. S’il est bien nouveau et industrialisable, il ne relève en rien d’une activité inventive puisque n’importe quel fabricant de crayon peut imaginer mettre une gomme au bout de ses crayons. Mais qu’en est-il du fil à couper le beurre ? « Si vous proposez une nouvelle application industrielle, vous pourrez déposer un brevet », concède Yves Lapierre. La propriété industrielle ne se limite pas au brevet. Elle protège également les marques, les dessins, les appellations d’origine, les noms de domaine, les modèles, etc. Pourquoi le faire ? Parce que le dépôt ou le brevet constitue un titre de propriété. Mais avant de déposer un dossier l’entreprise doit faire une recherche d’antériorité. Elle doit ainsi vérifier qu’il n’existe pas déjà quelque chose de similaire à son invention, faute de quoi sa demande risque d’être rejetée. En France, la procédure de dépôt auprès de l’Inpi est composée de 16 étapes, qui durent au minimum vingt-sept mois ! Ces démarches peuvent paraître longues, mais elles sont efficaces. S’il faut environ quatre ans pour qu’un brevet soit officiellement délivré, l’invention est protégée dès le premier jour du dépôt du dossier. Ainsi, ce délai fait que de 20 % à 30 % des dossiers déposés sont retirés avant même la délivrance du brevet, car ils ne sont plus pertinents.

Mais déposer un brevet comporte un corollaire ! « Ce titre de propriété, qui confère un monopole d’exploitation, est donné en échange de la divulgation de l’information », ajoute Yves Lapierre. Cela constitue un patrimoine colossal de connaissances industrielles, un véritable état de l’art de l’avancée technologique mis à la disposition de tous. Contrepartie de la protection, les textes des brevets fournissent une base précieuse aux entreprises pour mener une veille technologique efficace.

« Toutefois, le brevet n’est pas une fin en soi. C’est l’un des outils de la stratégie R&D de l’entreprise, mais il n’est pas systématique », précise Yves Lapierre. Et de citer l’exemple d’une société du secteur parapharmaceutique qui ne s’est longtemps protégée que par le seul secret. Cette entreprise n’a déposé son premier brevet que lorsqu’elle a commercialisé un produit dont ses concurrents pouvaient effectuer une rétro-ingénierie (« reverse engineering »). Et donc le copier…

Auteur : SOPHY CAULIER

Source : www.lesechos.fr

Michelin va lancer un pneu «increvable» d’ici trois ans


Le fabricant français de pneumatiques Michelin va commercialiser, dans les trois ans à venir, un pneu qui se répare tout seul en cas de crevaison. Un système efficace dans 98% des cas selon le fabricant et qui permettrait de supprimer la roue de secours.

Annoncé à Berlin lors de rencontres professionnelles, ce pneu d’un genre nouveau a comme atout une peau collée à l’intérieur venant boucher un éventuel trou, à condition que celui-ci ne soit pas trop important. Les constructeurs automobiles pourraient ainsi alléger les véhicules du poids de la roue de secours, entrainant une baisse de la consommation de carburant.

Avec plus de 170 millions de pneus vendus par an dans le monde, Michelin est l’un des trois principaux fabricants, avec le japonais Bridgestone et l’américain Goodyear, sur un marché qui représente 100 milliards de dollars par an. Pour résister à la concurrence des nouveaux fabricants chinois et coréens, Michelin s’est recentré sur le haut de gamme, produisant des pneus plus innovants et donc plus chers.

Déjà dans les années 50, Michelin avait inventé le pneu radial qui s’est ensuite généralisé. Les fabricants traditionnels consacrent ainsi des budgets importants à la recherche et développement. Malgré tout, Bridgestone, Michelin et Goodyear qui représentaient 60% du marché mondial il y a dix ans, n’en représentent plus que 46%.

Source : www.rfi.fr

Il y a 125 ans, la révolution automobile


Allemagne / Dans les pas de Carl Benz et Gottlieb Daimler

En 1886, deux ingénieurs allemands, Carl Benz (1844-1929) et Gottlieb Daimler (1834-1900), ont apporté une contribution décisive à l’avènement de la mobilité motorisée : cette année-là, le premier, installé à Mannheim, déposa le brevet de son « véhicule à propulsion par moteur à gaz » et le second construisit à Bad Cannstatt une calèche équipée d’un moteur à essence.

Quel pays est le berceau de l’automobile ? La question reste aujourd’hui encore un sujet de controverse entre spécialistes français et allemands. Avec des inventeurs nommés Amédée Bollée, pionnier de la propulsion à vapeur (1873), Edouard Delamare-Deboutteville et Léon Malandin, concepteurs en 1883 d’un véhicule de transport équipé d’un moteur fonctionnant au gaz de pétrole, l’automobile aurait pu être une invention française. Mais les prototypes qu’ils développèrent ne furent suivis d’aucune production en série…

Place à «la voiture sans cheval»

L’histoire a donc préféré retenir les noms de Carl Benz et Gottlieb Daimler, deux ingénieurs allemands dont les travaux ont débouché, sous leur impulsion, sur une aventure industrielle florissante. Celle-ci continue depuis 125 ans de s’écrire dans leur région natale, le Bade-Wurtemberg, en ce début de XXI e siècle, à l’enseigne des luxueuses berlines Mercedes et des coupés sportifs Porsche mais également à Wolfsburg (Volkswagen), à Munich (BMW), à Ingolstadt (Audi) et à Rüsselsheim (Opel).

Outre-Rhin, la chronologie officielle retient l’an 1886 comme la date de naissance de la mobilité motorisée. Cette année-là, le 29 janvier, l’Office impérial allemand des brevets a décerné le certificat numéro 37435 au « véhicule à propulsion par moteur à gaz » construit l’année précédente par un certain Carl Benz, 41 ans. Connu sous le nom de «Benz-Patent-Motorwagen-Nr.1», exposé au musée des transports à Munich, ce prototype pesant 265 kg, réunissant moteur, châssis et transmission, est considéré comme la première automobile moderne. Dotée de trois roues, celle qu’on surnomme alors la « voiture sans cheval » est équipée d’un moteur monocylindre quatre temps de 984 cm 3. Elle fait sensation dans les rues de Mannheim, où elle aurait atteint la vitesse de pointe de 18 km/h.

Fils d’un conducteur de locomotive, formé au Polytechnikum de Karlsruhe, Carl Benz avait fondé trois ans plus tôt dans cette ville la société « Benz & Co., Rheinische Gasmotorenfabrik », et y produisait des moteurs à explosion. Au même moment, à Bad Cannstatt, ville thermale proche de Stuttgart, Gottlieb Daimler, avec l’aide de Wilhelm Maybach, développait dans l’ancienne serre de sa villa, un moteur monocylindre vertical léger à essence (462 cm3, 1,1 CV, 92 kg) surnommé «Standuhr» (Horloge murale) et breveté en avril 1885.

Un premier emploi à Graffenstaden

Les deux inventeurs le montent en 1886 sur une calèche à quatre roues après avoir construit l’année précédente le «Reitwagen», un deux-roues à moteur, considéré comme la première moto. Natif de Schorndorf, où son père tenait une auberge-boulangerie, le jeune Gottlieb avait travaillé quatre ans à Graffenstaden (1853-1857), près de Strasbourg, avant de reprendre des études d’ingénieur à l’école polytechnique de Stuttgart. Il fit ensuite carrière dans la construction mécanique à Reutlingen, à Karlsruhe, à Cologne (chez Deutz) avant de se mettre à son compte à 51 ans.

Depuis 1926, année de leur fusion, sous les effets de la crise économique, les histoires des entreprises fondées par les deux pères de l’automobile allemande, Benz & Co, et Daimler-Motoren-Gesellschaft, se confondent avec celle du groupe Daimler-Benz (Daimler AG depuis 2007) et de Mercedes, sa marque phare.

Un succès plus rapide en France

On retiendra également que la France, où l’automobile connaît dans les années 1890 un succès public plus rapide qu’en Allemagne, compte pour beaucoup dans la réussite initiale des deux sociétés.

Ainsi, dès 1888, un ingénieur et designer parisien, Emile Roger, acquiert les droits pour la revente des voitures Benz hors d’Allemagne. Au tournant du siècle, sur les 2 300 véhicules construits jusque-là à Mannheim, un tiers a trouvé preneur en France.

En 1889, lors de l’exposition universelle à Paris, la première voiture à moteur à combustion interne exposée par Daimler suscite l’intérêt d’Armand Peugeot mais aussi de Panhard et Levassor qui vont dès lors produire des véhicules sous licence de l’inventeur de Bad Cannstatt. Onze ans plus tard, un marchand autrichien, Emile Jellinek, féru de courses automobiles, commande une trentaine de véhicules à Daimler. En 1901, l’un d’entre eux, qu’il baptise Mercedes, d’après le prénom de sa fille, remporte pas moins de trois victoires lors de la semaine de courses de Nice, alors «l’eldorado des pilotes auto». Le nom et la légende de la marque à l’étoile étaient nés…

Auteur : Xavier Thiery

Source : www.dna.fr