Le défi de l’invention et de l’innovation


Pour vivre heureux, vivons cacher. C’est un adage qui le dit. Ce que dément un autre adage : on ne met pas la lumière sous le boisseau. A l’ère de la communication, qui se cache, se casse. On lit toujours mieux ce qu’on rend visible. Pourquoi de telles considérations ?

Pour regretter le triste exploit par lequel nous avons réduit à un quasi non événement la journée de la renaissance scientifique de l’Afrique. L’activité se poursuit à Cotonou, sans tambour ni trompette. C’est à l’Institut des sciences biomédicales appliquées. Mention spéciale à un espace dans cette Journée, celui où brille de mille feux le génie créateur des inventeurs et innovateurs béninois.

Notre compatriote Fiacre Dansiga expose un appareil qui protège les congélateurs et les réfrigérateurs contre les coupures du courant électrique. L’appareil, qui mérite bien son nom, s’appelle «l’Ange-gardien». C’est la réponse scientifique et pratique de notre inventeur au délestage qui sévit et qui nous pénalise tous.

Ange Michel Dansi s’est fait signaler l’année dernière par un ventilateur d’un genre particulier, le ventilateur auto-générateur d’énergie électrique. Il présente cette année une nouvelle invention : la dépéliculeuse des graines de niébé humidifiés. C’est une découverte appelée à révolutionner la préparation de certains de nos mets : «atta», « Abla », «Ablo» et «Lio».

Honoré Honvo se distingue par l’invention d’un cône d’embrasement pour l’allumage du feu. Trouvez du charbon ou du bois de chauffe et le feu est instantanément au rendez-vous. Ce cône se présente déjà comme le compagnon fidèle de nos pique-niques, campings et autres randonnées.

Quand à Patrick Hinsa, il propose une huile végétale tirée des fruits du badamier. Par cette huile, notre inventeur pense avoir trouvé un substitut à l’huile d’arachide, sans rien sacrifier sur la qualité et la valeur nutritive de cette huile.

Pourquoi tenons-nous à mettre un accent particulier sur l’invention et l’innovation au cours de cette deuxième édition de la Journée de la renaissance scientifique de l’Afrique ? Pour trois raisons au moins.

C’est, d’abord, que la science, depuis l’époque coloniale, est prise en otage dans nos pays. Elle subit l’assaut continu des forces obscurantistes et anti progrès. Celles-ci, pour rien au monde, n’en veulent ni la promotion ni le développement. D’un côté, nos savoirs et nos savoir faire endogènes sont suspectés d’empirisme et de charlatanisme. De l’autre, l’accès aux filières de formation scientifiques dites modernes nous sont subtilement interdit. Et il se trouve que la recherche est encore le cadet de nos soucis. L’invention et l’innovation, dans un tel contexte, se comprend comme une manière de forcer les portes de la science. Et surtout de l’ouvrir à tous, montrant et démontrant, contrairement à bien des clichés et préjugés, que la science est la chose du monde la mieux partagée. La plupart de nos inventeurs et innovateurs n’ont jamais vu les travées d’un quelconque amphithéâtre, d’une quelconque université.

C’est, ensuite, que nous n’avons été que trop marqués du sceau d’une incapacité supposée à produire. On a plutôt fait de nous des consommateurs accomplis. Aux autres la pensée pour imaginer, créer et inventer. A nous la panse pour poursuivre une digestion tranquille à l’ombre de notre impuissance. L’invention et l’innovation, dans un tel contexte, cassent les préjugés, fracassent les idées reçues.

C’est, enfin, que l’invention et l’innovation bousculent toutes les croyances sur le désert industriel que seraient nos pays, cadenassés dans le rôle subalterne de producteurs de matières premières. L’invention et l’innovation, c’est l’espérance d’une industrialisation portée par nos propres élaborations. Parce que les découvertes de nos jeunes savants, passées le seuil de l’invention, évolueront vers une production industrielle en série, pour une consommation de masse. L’équation heureuse de l’invention et de l’innovation tient ainsi au passage d’une machine exposée dans un salon à un outil utile qui prend place dans notre vie de tous les jours. Ainsi s’énonce le défi de l’invention et de l’innovation.

Auteur : Jérôme Carlos

Source : www.lanouvelletribune.info

Nouveau pas vers la création d’un brevet unitaire en Europe


Vingt-cinq pays européens ont fait un nouveau pas lundi vers la création d’un brevet unitaire, avec un accord politique sur ses modalités d’application.

Ces modalités ont été entérinées par les ministres chargés de la compétitivité lors d’une réunion spéciale à Luxembourg, mais doivent encore être soumises au Parlement européen.

L’Europe tente depuis des décennies de mettre au point un système de brevets qui protègerait en une seule fois une invention dans tous ses pays membres, et réduirait d’environ 80% les coûts de la protection des inventions.

Aujourd’hui, des démarches sont en effet nécessaires dans chaque pays, entraînant des frais importants et souvent insurmontables pour les petites entreprises.

Source : lci.tf1.fr

13e édition du concours des Papas Bricoleurs et Mamans Astucieuses


Paris le 17 juin 2011. Handicap International, Leroy Merlin et leurs partenaires organisent la remise des prix de la 14e édition du Concours des Papas Bricoleurs et Mamans Astucieuses à la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette, en présence de Jérôme Bonaldi, parrain de l’opération et des familles lauréates. L’objectif de ce concours est de permettre aux familles d’échanger les idées et astuces qui améliorent le quotidien de leurs proches handicapés. Depuis la création du concours, ce sont près de 300 inventions (mobiliers, modes de déplacements, jeux…) qui ont été mises à la disposition de tous.

Le handicap au sein d’une famille implique nécessairement un aménagement de son habitat et l’acquisition de moyens techniques pour faciliter la vie de tous les jours. Ouvert à tous, le concours des Papas Bricoleurs et Mamans Astucieuses offre la possibilité aux parents de réaliser eux-mêmes et à domicile, ces inventions à faible coût. Chaque année, vingt réalisations sont récompensées et publiées dans un guide diffusé gratuitement à plus de 80 000 exemplaires dans tous les magasins Leroy Merlin ou envoyé sur simple demande à Handicap International.

Parmi les 20 idées primées en 2011 : une table grenouille qui permet à Gauthier, 7 ans, infirme moteur cérébral, de se tenir correctement devant un lavabo (1er prix) ; un jeu de 7 familles pour déficients visuels, grâce auquel Clément, 10 ans, non voyant et très joueur (2ème prix) s’amuse en famille ; la trottinette enfant-adulte inventée par Eric pour son fils atteint de la myopathie de Duchêne (3ème prix), ou une spin toupie avec laquelle Eloïse, 11 ans, infirme moteur cérébrale, s’amuse en toute simplicité (prix coup de cœur des familles)… Les lauréats reçoivent des bons d’achat Leroy Merlin et des abonnements gratuits à Déclic, le magazine de la famille et du handicap publié par Handicap International.

Ces réalisations simples permettent de favoriser l’autonomie des personnes handicapées. Malgré la loi du 11 février 2005 qui introduit le droit à compensation des conséquences du handicap, les participants aux concours sont de plus en plus nombreux à innover et à pratiquer le « système D ».

Pour Handicap International, le concours des Papas Bricoleurs et Mamans Astucieuses permet également de réaffirmer les valeurs de solidarité et de partage, et de sensibiliser les médias et le grand public aux difficultés rencontrées au quotidien par les personnes en situation de handicap.

Guide disponible sur simple demande à Handicap International et dans tous les magasins Leroy Merlin.

Pour tous renseignements, Handicap International :

E-mail : papasbricoleurs@handicap-international.org

Tél. : 04 72 84 26 86

A l’ère des 3D et 4D dans le monde des scooters


Pourquoi laisser commercialiser par d’autres ses propres inventions alors qu’il est tellement plus simple de le faire soi-même et d’en récolter tous les bénéfices. C’est ce que l’Italien Lucian Marabese, auteur de plus de 450 réalisations, motos et scooters, dont le fameux MP3 vendu par Piaggio a fini par se dire. Après 25 ans de créations, Luciano a donc décidé de créer sa propre marque, Quadro Technologie, et s’apprête à lancer sur le marché deux nouveaux modèles, deux nouveaux scooters, l’un à trois roues, l’autre à quatre roues.

L’arrivée en 2008 du MP3 LT, LT pour Large Tread ou en français “large train avant”, permettant à ce scooter d’entrer dans la catégorie des tricycles à moteur accessibles aux détenteurs du permis auto, a constitué une véritable révolution en France. Très vite les rues des grandes villes se sont vues envahir par des scooters d’une nouvelle ère. Et dire que leur inventeur, Luciano Marabese a eu du mal, beaucoup de mal à faire accepter son invention par la marque italienne Piaggio. Un projet qui lui a même été refusé plusieurs fois avant d’être enfin accepté et de rencontrer le succès qu’on lui connaît aujourd’hui.

Mais Luciano n’en est pas resté là. Avec son équipe et surtout ses fils, il a continué à travailler sur ce nouveau concept de scooter mettant au point le système HTS, un système hydraulique pendiculaire inédit, plus performant que le dispositif qui équipe actuellement tous mes MP3. Non content de mettre au point ce nouveau système, la famille Marabese a également décidé de créer sa propre marque, Quadro, pour assurer le développement de nouveaux modèles qui vont en être équipés. Des modèles qui vont arriver prochainement sur le marché français et dont la société RMF, Royal Moto France, déjà spécialisée dans la distribution d’équipements et d’accessoires va assurer la commercialisation via tout un nouveau réseau de concessionnaires.

C’est ainsi, selon Alain Bourdoncle, le PDG de RMF, que l’on devrait voir commercialiser, dès le mois de septembre, le Quadro 3D, un scooter à 3 roues de 350cc, puis, au mois de mars, un scooter à 4 roues de 565cc, le Quadro 4D. Ces deux nouveaux scooters, accessibles aux détenteurs du permis auto, devraient être vendus à hauteur de 7290 € pour le 3D, le même prix que le MP3, et autour de 8990 € pour le 4D.

Ces 3D et 4D ouvrent ainsi une nouvelle dimension dans le monde des scooters, une dimension qui pourrait bien préfigurer, entre 2 roues et voiture, le paysage de la mobilité urbaine de demain.

Auteur : Serge Martin

Source : www.france-info.com

Parrot : le Géo Trouvetou du high-tech français


Non, tous nos inventeurs n’ont pas filé en Californie ! Déjà leader mondial du kit mains libres pour voiture, cette PME parisienne conquiert aujourd’hui la planète avec une flopée de produits électroniques malins.

Lorsqu’il veut tester ses systèmes mains libres pour auto, Henri Seydoux ne monte pas à bord d’un bolide afin d’avaler de l’autoroute. Non, pour vérifier le bon fonctionnement de ces petits boîtiers qui permettent de téléphoner en gardant les mains sur le volant et les yeux sur la route, le patron de Parrot fixe une batterie sur un Vélib’ et accroche l’écran sur le guidon. «J’adore me promener dans Paris», prétend ce faux timide de 51 ans, qui ­tutoie dès la première rencontre. Quel cachottier, cet Henri. La vérité, c’est que le P-DG du leader mondial des kits auto mains libres roule à bicyclette parce qu’il n’a pas son permis de conduire  !

Il pourrait pourtant cent fois se payer un chauffeur. La société qu’il a créée en 1994, et dont il possède encore 35% des parts, est en effet d’une santé florissante. En 2010, Parrot («perroquet», en anglais) a réalisé un chiffre d’affaires de 242 millions d’euros, sept fois plus qu’en 2004. Son cours de Bourse a quadruplé depuis deux ans et son bénéfice a tri­plé sur un an. Incontesté sur son métier historique, qu’il vend directement au grand public ou en première monte aux constructeurs auto, Seydoux s’est même aventuré ces dernières années sur le segment des loisirs électroniques, que l’on croyait chasse gardée des Américains et des Asiatiques. Ses cadres photo, ses enceintes pour iPod et, surtout, son hélico télécommandé – 119 000 exemplaires vendus l’an dernier – représentent désormais 12% de ses revenus. La France aurait-elle enfin déniché son Steve Jobs  ?

A l’instar du boss d’Apple, Henri Seydoux a en tout cas connu l’échec avant la gloire. C’était en 2001, au Salon automobile de Francfort. Cet héritier de l’empire Schlumberger venait présenter aux journalistes du monde entier le premier kit mains libres sans fil qui devait enfin faire décoller une société jusque-là vivotant. Malheureusement, si le lieu était idéal, la date l’était moins : le 11 septembre. L’effondrement du World Trade Center éclipsa son invention. Têtu, notre homme n’a pas baissé les bras. «Alors que tous les experts misaient sur le protocole Wi-Fi, il a persévéré dans le Bluetooth», se souvient Olivier Protard, à l’époque capital-risqueur chez Sofinnova, son investisseur historique. L’obstination a payé : le marché a plébiscité cette technologie, et Sofinnova a gagné douze fois sa mise. Parrot a aussi bénéficié de l’interdiction progressive du téléphone au volant et ne semble pas, pour l’heure, inquiet des menaces d’interdiction totale des kits mains libres.

L’innovation, seul moyen pour une PME française de tenir tête aux géants de l’électronique… «Je ne me lance dans un projet que si j’ai la certitude d’être original», confirme Henri Seydoux dans son bureau du quai de Jemmapes, à Paris. Parrot n’a jamais sacrifié son budget R & D, qui représente un taux élevé de 12% du chiffre d’affaires. Sorti début mai, l’autoradio Asteroid, connecté à Internet, a encore pris de court les concurrents  : en plus de passer vos appels, il va chercher sur Deezer la chanson que vous lui dictez, avertit de la ­présence des radars et vous indique le chemin. ­Et qui sait si demain il ne pourra pas raconter des histoires aux enfants… Mais l’imagination du patron déborde de l’habitacle. L’an dernier, il s’est assuré une média­tisation planétaire avec son AR.Drone, un petit hélicoptère que l’on pilote jusqu’à 50 mètres de distance depuis un iPhone. «En 2006, j’avais réalisé un prototype de voiture télécommandée, raconte-t-il. Mais, quand j’y ai joué avec mon fils de 12 ans, ça ne l’a pas emballé. Le truc fascinant, c’était de voler.»

Parrot_Seydoux_Denis_2011

Ce drone est la meilleure illustration du côté Géo Trouvetou d’Henri Seydoux. Sans diplôme universitaire – une dyslexie l’a empêché d’aller au-delà du bac – mais initié sur le tas à l’informatique, il griffonne en permanence ses idées dans un petit carnet de croquis. Il en consomme trois par an, méticuleusement alignés sur une étagère. Exigeant, il passe son temps sur le dos de ses 257 ingénieurs, regroupés en plusieurs open spaces. Et peut les appeler à minuit chez eux pour une broutille. Il encourage chacun à proposer ses idées et récompense de 2 000  euros chaque brevet publié. La boîte en a déjà 117 à son catalogue, dont 46 signés du patron.

Des idées géniales, les Français n’en manquent pas. Mais c’est souvent leur concrétisation qui pèche. Parrot a échappé à cette malédiction en calibrant ses coûts au plus juste. Si les blouses blanches sont à Paris, les petites mains sont en Chine. «Henri a toujours refusé de produire à moins de 50% de marge brute, ce qui est très ­ambitieux dans le secteur», raconte Olivier Protard, son premier investisseur. Elise Tchen, la directrice industrielle d’origine vietnamienne basée à Hong Kong, ratisse donc la ­région pour dénicher les fournisseurs low-cost. En 2008, l’acheteuse a pu encore abaisser ses coûts, car Parrot s’est mis à équiper les véhicules en première monte, garantie d’énormes volumes de commandes : Hyundai, Renault, Volkswagen, Audi, BMW…

Parrot peut d’ailleurs se permettre de faire payer ses trouvailles au prix fort. Ses kits mains libres, en vente chez les Boulanger, Carrefour, Norauto ou Phone House, s’affichent entre 100 et 300 euros, quand les concurrents descendent sous les 40 euros. Seydoux a poussé cette logique de montée en gamme encore plus loin en 2009 avec l’enceinte sans fil Zikmu. Dessiné par Philippe Starck, ce cône futuriste n’a séduit que quelques milliers de happy few. A 1 200  euros pièce, on peut comprendre. «Mais les volumes ne sont pas l’objectif de ce produit, estime Eric Beaudet, analyste chez Natixis. Sa forte médiatisation a accru la notoriété de la marque.» Seydoux y croit et promet un Zikmu 2 pour 2011.

Sur les cadres photo dessinés par la créatrice Andrée Putman, par contre, Henri Seydoux avoue ses doutes. «C’est un sujet difficile, soupire ce fan de photo, tout en vous tirant le portrait avec l’objectif de son smartphone dernier cri. Vous savez, y a pas que le boulot dans la vie  !»

La famille en or du boss de Parrot

S’il n’avait pas réussi, Henri Seydoux aurait détonné dans la famille. Son arrière-grand-père, Marcel Schlumberger, a fait fortune en révolutionnant les techniques d’exploration pétrolière. Son oncle Michel Seydoux a hissé le Losc au sommet du foot français, son autre oncle, Nicolas, a racheté Gaumont en 1975, et son père, Jérôme, s’est offert Pathé (soit 967 salles de cinéma pour les deux). Et sa fille Léa a décroché deux nominations aux César.

Auteur : Gilles Tanguy

Source : www.capital.fr

Des ingénieurs japonais inventent une souris à cinq doigts


La souris n’a pas forcément beaucoup évolué depuis son invention. La société Double Research & Development Co propose un nouveau type de ce périphérique à cinq doigts. 

Il se peut que dans quelques années, la souris de votre ordinateur n’existe plus et laisse place au tactile. Chaque laboratoire de recherches a sa propre idée sur la question. La société Double Research & Development Co a présenté sa propre vision de la souris du futur. Ce nouveau périphérique comporte cinq doigts équipés de module de capture et de capteurs de pression au bout de chaque doigt, donnant l’impression à l’utilisateur de saisir l’objet qu’il manipule.

Souris_a_5_doigts

Bien que sa manipulation reste pour le moment assez délicate, les créateurs assurent que la souris, baptisé Amanbo, aura son intérêt dans la manipulation d’objet en 3 trois dimensions. Le pilotage des mains robotiques serait aussi facilité dans le milieux industriel ou scientifique, permettant au robot d’être équipé de cinq doigts et non plus de deux ou trois.

Découvrez en image la souris à cinq doigts : www.youtube.com/watch?v=0sHNlaQfXpg

Source : www.gentside.com

Serge Guillerm est l’inventeur du briquet « djeep »


Trois questions à…

Serge Guillerm, l’inventeur du briquet « djeep ».

Qui êtes-vous Serge Guillerm ?

Je suis d’abord un enfant du Moustoir, ayant été élevé par mon oncle et ma tante à Goar-ar-Not, avec, entre autres, mon cousin Joël. J’ai fréquenté l’école de la commune, puis le collège de Carhaix, avant de passer mon bac au lycée Le Bras, à Saint-Brieuc. Ce fut ensuite la fac de sciences de Rennes, l’école des pétroles de Paris d’où je sors ingénieur, puis j’ai passé un doctorat en physique. J’ai étudié avec acharnement pour réussir et je suis fier d’être un Breton du Centre-Bretagne, ayant eu une certaine réussite.

Serge_Guillerm_2011

Serge Guillerm, l’inventeur du briquet « djeep »

Êtes-vous un inventeur ?

Oui, si on veut, car après mes études, je commence à travailler à Annecy dans le briquet, puis je me mets à mon compte à Lons-le-Saunier. Je dessine un premier briquet et je commence à travailler dans ma cave. Puis une multinationale me contacte, me demande de créer un briquet jetable. Je le crée et je dépose un brevet. Le « djeep » est né. À l’heure actuelle, c’est quatre millions de briquets dans le monde. Ensuite je me suis mis à vendre dans le monde entier mon savoir-faire, dans des pays comme le Hongrie, la Yougoslavie, l’Ouganda, l’Afrique du sud… En Afrique du Sud, dans une usine de 35 employés, je donnais les ordres en anglais et le traducteur les répétait en zoulou. En 1988, c’est le retour au pays et je deviens conseiller en entreprises, plus particulièrement celles ayant des difficultés.

Vous venez d’écrire un livre ?

Je raconte mon histoire et c’est un message aux jeunes d’ici en particulier, leur montrant que l’on peut s’en sortir. Durant toute ma vie, j’ai rencontré partout dans le monde un tas de gens pas très heureux. Je parle d’eux, de ma jeunesse, de cette jeunesse. Je suis heureux de présenter ce livre ici dans ma commune et quelques exemplaires seront mis en vente au bar local.

Source : www.ouest-france.fr