Quand l’impossible devient réalité


Il n’y a en France que deux machines semblables, et l’une d’elles est mise en œuvre par la société de Philippe Vannerot, à Nogent. Chez 3A, on est capable de reproduire un objet complexe en trois dimensions selon un procédé révolutionnaire. Une invention qui repousse les limites du possible dans le domaine de l’industrie et de ses technologies.

Imaginez une imprimante, qui reçoit un fichier envoyé par l’ordinateur ; elle l’imprime. Sauf que le fichier décrit dans un langage idoine un objet complexe en trois dimensions. Et là, “l’imprimante”, en fait l’extraordinaire machine installée dans les locaux nogentais de l’entreprise Applications Additives Avancées (3A) imprime en relief.

Elle crée l’objet en 3D. Pour un objet aux formes simples, on se dit en terre nogentaise que la forge fera la même chose pour beaucoup moins cher. Mais la forge, même avec le meilleur usinage du monde derrière, ne saura jamais produire un escalier en colimaçon dans la tour d’un jeu d’échec. Ou une sphère, à l’intérieur d’une sphère, à l’intérieur d’une sphère, comme autant de poupées russes imbriquées les unes dans les autres sans qu’aucune n’ait de couvercle. Tout est clos.

On peut imaginer aussi des structures complexes comme un nid d’abeille en 3D, en métal, aussi solide que léger. On peut imaginer tant de choses… Repousser les limites du possible, imaginer, c’est en substance le nouveau job de l’étonnant Philippe Vannerot, président de 3A. Ce créateur en innovation est d’abord une “tête” bien faite, qui a su assimiler et conjuguer à la fois une formation de haut vol d’ingénieur mécanicien et un master 2 en management d’entreprise.

Revenons au principe de fabrication : on met en œuvre sous vide de la poudre de titane que l’on fait fusionner, couche par couche, avec la précision d’un faisceau d’électrons. Définies par le fichier informatique, les zone fondues s’empilent en deux dimensions pour former l’objet 3D métallique attendu. Il aurait été impossible d’obtenir cet objet-là, doté de ces vertus là, autrement.

Ultime avantage du procédé : on récupère la poudre inutilisée. Le développement durable apprécie. Le porte-monnaie aussi : à environ 200 € le kilogramme de poudre… 3A est entrée dans la phase d’industrialisation. Son créneau naturel demeure la petite série.

Les clients relèvent plutôt du médical, de l’aéronautique ou de l’énergie. Il n’existe que deux machines comme celle-ci en France. Celle de 3A est la 69e des 75 qui existent au monde. « On est à une aube nouvelle en termes de conception  : on met la matière exactement là où on en a besoin » résume Philippe Vannerot, avec le regard pétillant de l’enfant qui réalise un rêve et qui s’étonne lui-même.

Le procédé et la machine sont suédois. Celui qui met tout cela en musique, dans l’enceinte du Pôle techno de Nogent, est Haut-Marnais.

Auteur : D. P.

Source : www.jhm.fr

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