Le coup de gueule de l’inventeur


Jacques Bristiel est un personnage entier. Pas vraiment le genre à faire des courbettes. L’oeil pétillant et les méninges en perpétuelle ébullition, il n’y va pas par quatre chemins pour dire le fond de sa pensée. « Je suis né dans un milieu ouvrier, précise-t-il. Mes parents ont beaucoup trimé. Mais au moins, j’ai eu la chance de ne pas être né con ». Une belle revanche sur la vie. Et un parcours de haut vol démarré sur les bancs de quelques grandes écoles d’ingénieurs.

Avant de rentrer dans l’Armée de l’air. Affecté sur la base aérienne de Lorraine, c’est en travaillant de longues heures sur les hélicoptères Alouette que Jacques Bristiel a fait ses premières armes dans l’invention. Touche à tout génial, assorti d’une maîtrise technique hors pair, le talent de Jacques Bristiel impressionnera jusqu’au colonel Bigeard pour qui il garde un souvenir ému. Mais aujourd’hui, cette page est définitivement tournée. A presque soixante-dix ans, Jacques Bristiel est devenu un inventeur renommé. Triple fois vainqueur du célèbre concours Lépine (NDLR : le dernier en 2011 pour le joint marin), l’inventeur s’est érigé en promoteur d’une profession en mal de reconnaissance. « On oublie trop souvent que la recherche et la créativité, y compris celle des inventeurs indépendants sont un moteur du développement. Presque toutes les inventions sont ignorées par les pouvoirs publics alors qu’elles pourraient déboucher sur de l’activité et de l’emploi. Mais jamais les politiques ne nous tendent la main », fulmine l’inventeur.

Jacques_Bristiel_2012

Pour l’inventeur Jacques Bristiel, les inventions sont sous évaluées par les politiques.

Des inventeurs ignorés Et Jacques Bristiel d’enfoncer le clou : « En 2010, j’ai monté l’Association des inventeurs des P.-O. Entre-temps, ce sont onze brevets d’invention qui ont été déposés par les membres. Avec à la clé, deux entreprises et sept emplois de créés en lien avec ces inventions. Dans l’indifférence la plus totale ». Résigné, Jacques Bristiel ne l’est pas tout à fait.

Le moteur à eau est né

Car il lui reste encore un atout dans son jeu. Le moteur à eau. Une invention de poids pour faire changer les idées reçues. Pour en finir avec cette image d’inventeur farfelu qui bricole dans son garage. « Je viens de déposer à l’INPI un brevet de moteur à eau. J’ai inventé ce système adaptable sur n’importe quel type de moteur en m’appuyant sur mes connaissances aéronautiques. Élaboré sur le principe de la postcombustion, il fonctionne à 60 % à l’eau et peut développer de 100 cv à 500 cv. Le prototype est déjà sorti. J’attends maintenant que des politiques viennent me voir et m’en demandent un peu plus. Il y en a marre des paroles, il faut des actes », lâche Jacques Bristiel. Cette dernière invention, mystérieusement annoncée sur les plateaux de France 3 Île de France en 2011, sera présentée lors du prochain salon des inventeurs prévu en septembre à Canet-en-Roussillon. En espérant que l’appel de l’inventeur soit entendu. Et que les débouchés deviennent enfin réalité.

Auteur : Martial Mehr

Source : www.lindependant.fr

Une table tactile géante made in Caen


Société créée en août dernier, Itekube a déjà vendu une dizaine d’« Eva multitouch ». Parmi les premiers clients, de grandes entreprises comme Total et Dassault Systèmes.

L’histoire

Châssis alu, pieds en acier, verre hyperrésistant… « Eva » est du genre costaud. Et simple. En cinq minutes chrono, cette table tactile, sorte d’iPad géant, est extraite de son emballage et assemblée. « Elle revient juste d’un salon du design, à Londres », décrivent Julien et David Ulrich, 43 et 40 ans, cofondateurs d’Itekube (trois salariés).

Entreprise caennaise, Itekube est née en août. « C’est une histoire de famille », expliquent les deux frères. Ancien directeur de start-up à New York et Paris, Julien a dirigé Virgin Mega, filiale de téléchargement de l’enseigne. Développeur de logiciels 3D, David travaillait pour la société de production audiovisuelle PostHuit, à Colombelles.

Julien_David_Ulrich_2012

« Après la sortie de l’iPad, se souvient Julien, des gens ont demandé à David des versions géantes, répondant aux contraintes des environnements publics. » C’est-à-dire : très solides, sans angle sur lequel des enfants pourraient se faire mal, et « adaptées aux personnes à mobilité réduite, en fauteuil roulant ».

À Boston, dans un musée

Les deux frères étudient faisabilité et coût, puis « l’an dernier, on a commencé à financer le prototype ». Le projet a reçu 30 000 € du conseil général (Calvados innovation). « Le reste, c’est nos économies ». À l’intérieur de la table tactile, un ordinateur – sous Windows – capable de « faire tourner de grosses applications en 3D ». Ses composants sont évolutifs. « Notre salut passe par l’innovation », pointe Julien. « On n’a pas le choix », reprend David. « En plus, c’est rigolo », termine Julien. « On a plein d’évolutions en tête. »

Le géant du logiciel Microsoft a aussi sorti une table tactile, baptisée « Surface ». « On ne joue pas dans la même catégorie. Il s’agit d’un produit générique qui vise les milliers d’exemplaires. Il vaut 9 000 € ; le nôtre, 18 000 €. » Dotée d’un écran de 117 cm, produit haut de gamme, Eva marque sa différence : « Plus grande, plus solide et plus puissante. » Un point : « On ne vise pas les mêmes marchés. Microsoft nous a même adressé des prospects. » Eva se destine aux « collectivités locales, musées, halls d’accueil de sociétés, salons »… Elle était présente au Salon nautique, à Batimat ou encore à Laval virtuel. La table peut être « achetée ou louée ».

Si le verre et l’électronique sont importés, tout le reste est « made in Caen ». « C’est une volonté. Le savoir-faire existe localement et on a un contrôle de la qualité, une influence permanente sur le produit », souligne David. Le châssis est fabriqué par Axeos, une entreprise de Fleury-sur-Orne.

Itekube table sur 750 000 € de chiffre d’affaires pour sa première année. La société a déjà commercialisé une dizaine d’« Eva Multitouch ». Parmi les clients, de grands comptes, comme Total et Sogitec, une filiale de Dassault aviation. « On a fait tourner une maquette du fleuron de l’aviation française, précise jusqu’au moindre rivet. » Autre temps fort, le 8 mai, au musée des Beaux-Arts de Boston : Dassault Systèmes s’est servi de deux tables Eva pour présenter une reconstitution du plateau égyptien de Guizeh.

Auteur : Virginie JAMIN

Source : www.entreprises.ouest-france.fr

Tout ce que la DGCIS peut faire pour améliorer votre compétitivité


La compétitivité française, un sujet qui suscite beaucoup d’émoi. Pourtant, la DGCIS a mené durant toute l’année 2011 des actions destinées à rendre les entreprises françaises plus performantes. Zoom sur quelques-unes de ces mesures et sur les projets 2012.

Se développer et créer de l’emploi, valoriser le savoir-faire français : la DGCIS (Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services) a mis en place toute une série d’outils pour aider les PME à améliorer leur compétitivité. « On peut distinguer la compétitivité prix et la compétitivité hors prix, explique Laurent Moquin, adjoint au chef de service de la compétitivité et du développement des PME. Cette dernière relève d’un effort de différenciation, en s’appuyant sur l’innovation, la recherche, l’amélioration de la qualité des produits ou de la maîtrise des processus de production… Il ne faut pas la négliger, car elle est synonyme de performance. »

Analyse de l’offre

Mis en place par Bercy en 2010, le plan Qualité et performance a proposé, l’année dernière, à plus de 1 000 PME de bénéficier de l’expertise de consultants indépendants, pour les aider à identifier et à mieux exploiter leurs gisements de performance, et donc à renforcer leur compétitivité. L’un des premiers secteurs a en profiter est la sous-traitance automobile, puisqu’il s’agit de l’un des domaines les plus touchés par la concurrence. Selon Laurent Moquin, « le recours à des avis extérieurs permet une analyse plus large des succès et des échecs. Il faut des conseils d’experts de haut niveau pour pouvoir se positionner de manière efficace. En effet, un chef d’entreprise isolé est plus exposé aux mauvais choix stratégiques. »

> En 2012, d’autres secteurs devront bénéficier de cet accompagnement, en partenariat avec des fédérations professionnelles : c’est le cas de l’agroalimentaire, de la santé et de la sous-traitance aéronautique. La DGCIS soutient également la sous-traitance tricolore pour la réalisation de grands contrats à l’étranger, et espère ainsi renforcer la présence des PME à l’export.

Protection intellectuelle

Autre chantier d’envergure : la sensibilisation des petites entreprises à la notion de propriété industrielle. Pour y parvenir, la DGCIS a publié deux guides pratiques, disponibles gratuitement en ligne (“PME : pensez propriété intellectuelle” et “PME : pensez à allier propriété intellectuelle et normalisation”). Le but : familiariser les petites structures avec des outils tels que le dépôt de brevets.

> En 2012, la DGCIS prévoit de poursuivre ce travail avec la mise en place d’actions collectives d’accompagnement à la propriété intellectuelle, en partenariat avec l’Inpi (Institut national de la propriété intellectuelle).

Valorisation des produits

Avec son service de renseignement, le “point de contact produits”, la DGCIS rappelle aux entreprises les réglementations en vigueur, aussi bien en France que dans l’Union européenne. L’année passée, ce service a traité près de 350 questions, portant le plus souvent sur l’obligation d’apposer ou non le marquage CE sur les produits. Aussi, en parallèle, la DGCIS veille à la conformité de produits contrôlés par les autorités de surveillance du marché (douanes, services des fraudes, etc.), tels que les jouets, les produits électriques ou les équipements de protection individuelle. Elle finance la réalisation des essais en laboratoires permettant de vérifier la conformité de ces produits. En 2011, plus de 580 échantillons ont ainsi été testés… et 65 % des produits se sont révélés non conformes. Dans l’agroalimentaire, les résultats n’ont pas été plus satisfaisants : un test sur cinq n’était pas valide.

> En 2012, la DGCIS maintient plus que jamais le “point de contact produits” et poursuit sa “traque” de la non-conformité. Elle entend, ainsi, renforcer la qualité des produits tricolores et offrir des garanties quant à leur fiabilité.

À lire dans son intégralité : le rapport “Bilan 2011 – objectifs 2012 de la DGCIS” qui porte notamment sur la compétitivité.

Auteur : Céline Tridon

Source : www.chefdentreprise.com

Ces inventeurs qui ont des idées et des brevets, mais pas d’argent


Depuis plus de dix ans, Ralph Wicky cherche le soutien de banques et d’investisseurs pour mettre sur le marché des pots de fleurs biodégradables. Récit du parcours d’un combattant qui ne veut pas se résigner.

Remplacer le plastique des pots de maraîchers par un matériau biodégradable et compostable : l’idée lui est venue il y a vingt ans déjà, alors qu’il commercialisait en France, Allemagne et Suisse, les premiers sacs poubelles fabriqués à partir d’amidon de maïs. « Le plastique est fabriqué avec du pétrole, qui sera de plus en plus rare et de plus en plus cher. Ce plastique est un déchet polluant : soit il est incinéré et produit des dioxines, soit il finit sa course dans la nature, sans jamais être dégradé », dit Ralph Wicky.

Avec Eurotek, sa société établie à Saint-Louis, il a passé deux ans à mettre au point un nouveau matériau entièrement compostable dans la terre, composé à 65 % de fibres de chanvre et à 20 % d’amidon de maïs. « Un matériau vraiment innovant, souligne-t-il. Il résiste à l’eau, se décompose au contact de la terre, en 50 à 60 jours, quelles que soient les conditions d’humidité et de température. Il permet de valoriser les tiges de chanvre habituellement brûlées. Il évite de sacrifier des terres arables destinées à produire de la nourriture. »

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Ralph Wicky et ses pots pour l’horticulture et le maraîchage, en chanvre et maïs : « Un produit biodégradable, trop innovant pour obtenir des financements bancaires. »

Après deux années de recherches dans le laboratoire d’une société italienne, le mélange de fibres était au point. 4 000 pots échantillons étaient prêts pour les présenter aux maraîchers et horticulteurs. Le brevet était déposé en France, et à Berlin pour l’Europe. Mais là, première surprise : « Je découvre que le brevet européen n’existe pas vraiment, malgré une cotisation annuelle de 1 500 €. Il faudrait déposer un brevet dans chaque pays de l’Union européenne, non sans avoir fait traduire le dossier dans toutes les langues. Cela coûte une fortune : quelque 500 000 € pour l’union européenne, 260 000 € pour les États-Unis. Inaccessible pour un particulier ou une petite entreprise. »

Autres écueils : trouver les machines d’injection adaptées à ce nouveau matériau et les fonds pour lancer une ligne de fabrication. Ralph Wicky estime à 1 million d’euros l’investissement nécessaire pour fabriquer 10 à 15 millions de pots par an.

L’inventeur entreprend alors une longue tournée des banques et des organismes de soutien à l’innovation. « J’ai été soutenu par l’Anvar, aujourd’hui Oseo, par le Centre européen d’entreprise et d’innovation Alsace, par les Business angels. Tout le monde applaudissait. Mais l’un demandait des précontrats pour apporter son aide, l’autre un nouveau businessplan. Ces organismes qui ont des fonds européens et français pour soutenir l’innovation posent comme préalable le soutien des banques. Et celles-ci, toujours plus frileuses, exigent trois années de production avant d’accorder un prêt. C’est le chat qui se mord la queue. »

Ralph Wicky a aussi approché des investisseurs. « J’en ai rencontré dans toute l’Europe. Toujours très intéressés, mais jamais prêts à reconnaître mon travail. J’ai passé des milliers d’heures sur ce projet et dépensé plus de 100 000 €. Et de très grandes entreprises me proposent 5 000 € pour avoir la licence. D’autres veulent être actionnaires majoritaires. »

À 62 ans, il n’a plus le sou, mais ne désespère pas de trouver une solution satisfaisante : « Le marché est énorme, estimé à 25 milliards de pots par an dans toute l’Europe. » Avec un prix du pétrole qui ne fait que grimper, avec une législation européenne qui impose de réduire les déchets et de présenter des plans d’élimination, avec une demande grandissante en produits bio, Ralph Wicky est confiant dans la pertinence de son projet. « Face aux délocalisations, au chômage, seul le développement de produits vraiment innovants sauvera l’Europe. D’autres inventeurs en Alsace sont dans la même situation que moi, confrontés à des financeurs qui jugent les projets trop risqués car trop innovants. Avec un million d’euros, je crée immédiatement 20 à 30 emplois. »

Auteur : Élisabeth Schulthess

Source : www.lalsace.fr

Il veut céder ses brevets aux jeunes entrepreneurs


Industriel retraité de La Flèche , Maxime Jouannet est un inventeur maintes fois breveté dans l’automobile, les espaces verts, l’agriculture… Il a décidé de céder quatre récents brevets.

Entretien avec Maxime Jouannet, industriel et inventeur, arrivé à Luché-Pringé en 1957. Durant 50 ans, il a développé son entreprise, Manutention hydraulique Jouannet.

Quand avez-vous commencé à inventer des produits innovants ?

J’ai mis au point ma première invention agricole dans les années 1960. Elle a fait tourner l’usine pendant longtemps ! J’ai innové dans le domaine hydraulique. J’ai reçu plusieurs médailles aux Salons de l’agriculture pour cela.

Maxime_Jouannet

Combien avez vous déposé de brevets ?

Une dizaine sont aujourd’hui tombés dans le domaine public – c’est le cas au bout de 20 ans. J’en ai encore quatre qui m’appartiennent. Il faut compter entre 20 et 24 mois après la demande pour obtenir un brevet auprès de l’INPI, l’Institut national de la propriété industrielle. J’ai fait des prototypes pour certaines inventions. Des prototypes que j’ai triturés dans tous les sens ! Je les connais par cœur.

Une de vos dernières inventions ?

Elle concerne les personnes à mobilité réduite. Il s’agit d’un fauteuil motorisé destiné à se transformer en fauteuil manuel, et vice-versa, grâce à deux rails. Il suffit d’appuyer sur un bouton pour transformer le fauteuil. C’est simple et d’utilisation rapide. Ça permet à la personne en fauteuil, qui ne peut pas s’appuyer sur ses jambes, d’être autonome, sans avoir à demander à quelqu’un de la transposer d’une sorte de fauteuil à l’autre.

L’avantage de cette invention, c’est qu’on se retrouve avec un prix de revient inférieur à un fauteuil électrique du commerce… J’ai inventé ce fauteuil motorisé en 2010. J’ai le brevet. Le prototype est en cours.

Aujourd’hui, vous avez décidé de céder vos quatre brevets les plus récents à de jeunes entrepreneurs ou des entreprises. Pourquoi ?

Je suis à la retraite. Le contexte économique n’est pas facile. Ne pouvant exploiter mes brevets récents, j’ai décidé d’en faire profiter. Je vais céder les licences de mes quatre récents brevets pour 1 € chacun, dans le but de créer des emplois.

Quelles sont ces quatre inventions brevetées ?

En plus du fauteuil motorisé, il y a le gerbeur automoteur embarqué : destiné à tous les véhicules utilitaires, il remplace avantageusement le hayon élévateur. Une autre invention, une trancheuse qui se monte sur toutes les mini-pelles, est destinée aux espaces verts et entrepreneurs de travaux en génie civil et agricole.

Et la dernière, pour laquelle vous avez obtenu le brevet en février ?

Elle est destinée aux SAV (services après-vente) des concessionnaires de tracteurs. C’est un lève-tracteur : il permet au tracteur de se lever, par ses propres moyens, les quatre roues ensemble, au millimètre et bien parallèle au sol. Le mécanisme ne possède ni vérin, ni cric. Mes inventions sont simples à fabriquer et d’un prix de revient très accessible. J’ai fait des études de marché pour chaque brevet. Il y a du potentiel important pour tous !

Maxime Jouannet, contact au 02 43 45 42 82 (tél/fax) ou par courriel à maxime.jouannet@club-internet.fr

Recueilli par Christelle QUINTARD

Source : www.entreprises.ouest-france.fr

Des trous pour protéger les centrales nucléaires des séismes !


Si leurs expériences en laboratoire se confirment sur le terrain, Sébastien Guenneau et ses collègues de l’institut Fresnel de Marseille mériteront un prix Nobel !

Ces chercheurs du CNRS assurent en effet pouvoir dévier les ondes provoquées par un séisme ou un tsunami. Comment ?

En rendant littéralement invisibles les zones menacées, comme ils l’ont expliqué le 23 mai en présentant leur projet.

CNRS_nucleaire

Les perspectives sont immenses, quatre jours après le tremblement de terre meurtrier qui a frappé l’Italie. « Ces capes antisismiques et anti-tsunami pourraient servir à terme à protéger des centrales nucléaires, des plates-formes pétrolières, des bases militaires de sous-marins, un port ou un chantier naval », énumère Sébastien Guenneau.

A l’origine de leurs travaux, une expérience : après avoir perforé de dizaines de petits trous la périphérie d’une surface de Plexiglas et l’avoir fait vibrer, les scientifiques ont découvert que les ondes ne se répandaient pas jusqu’au centre de la plaque. « Les ondes font du saute-mouton de trou en trou, et nous parvenons à leur faire suivre la trajectoire que nous voulons », explique le spécialiste.

Réussi en laboratoire, ce test sera renouvelé grandeur nature en juin sur un chantier de terrassement de 5000 m2, à Grenoble. Des marteaux-piqueurs géants creuseront des trous d’un mètre de diamètre sur 30 m de profondeur, autour d’une zone à protéger. « Nous provoquerons ensuite un microséisme, en lâchant d’une hauteur de 30 m une cloche de 30 t pour vérifier que l’on arrive bien à dévier les ondes de l’obstacle que l’on souhaite rendre invisible », détaille Sébastien Guenneau.

Les chercheurs du CNRS estiment que leur principe peut aussi s’appliquer aux tsunamis. « En fixant judicieusement au fond de la mer des poteaux rigides à l’entrée d’un port, d’un chantier naval ou le long d’une zone urbanisée du littoral, on crée une forme de digue sous-marine qui permet de protéger la zone concernée, poursuit le chercheur. On ne peut pas stopper le tsunami, mais dévier sa route en redirigeant ses ondes vers des zones non habitées. » Preuve du sérieux de leurs recherches, l’Europe a décidé de leur accorder 1,5 M€ pour finaliser leur projet jusqu’en 2016.

Source : Le Parisien

L’inventeur de la télécommande s’est éteint


Eugene Polley. Son nom ne vous dit probablement rien et pourtant il a révolutionné notre manière de regarder la télévision. C’est en effet l’inventeur de la première télécommande. Il est décédé dimanche à l’âge de 96 ans.

Véritable luxe à ses débuts, la télécommande est aujourd’hui entre toutes les mains et sert à tout : depuis le petit écran jusqu’aux volets du salon.

Flash-Matic_Tuning

Au départ, son invention avait pour nom le Flash-Matic et a été inventé en 1955. Elle ressemblait plutôt à une lampe de poche. Sur chaque coin du téléviseur, un capteur était placé. Suivant le capteur qu’on éclairait, on changeait de chaîne ou on éteignait la télé. Elle a été développée pour son employeur, la firme Zenith Electronics aux États-Unis.

Eugene_Polley

Un an plus tard, Robert Adler, physicien viennois, lui aussi employé de Zenith Electronices, proposait sa Space Command. Cette télécommande fonctionnait avec des sons à haute fréquence pour un résultat similaire. Les deux employés de Zenith ont partagé cette invention, mais les télécommandes infrarouge de nos jours doivent plus à Polley qu’à Adler.

Et pourtant, Adler a tiré la couverture à lui et a fait beaucoup d’ombre à Polley qui ne l’a jamais digéré. Aujourd’hui, rendons donc hommage au véritable inventeur de la télécommande qui expliquait en 2007, le jour du décès de Robert Adler : « C’est la plus grande invention depuis la roue. Nous avons fait, lui et moi, avancer l’humanité ».

Source : www.telestar.fr