Classement des pays les plus innovants


La Suisse, la Suède et Singapour se placent en tête du classement mondial des pays les plus innovants. La France est à la traîne en Europe.

L’Europe, sur le déclin ? Pas tant que ça : sept nations européennes figurent au sein des dix premières places du classement 2012 des pays les plus innovants, publié par l’école de commerce Insead. Mais pas n’importe lesquelles. Si l’Europe du Nord et de l’Ouest fait figure de bon élève, l’Europe méridionale enregistre de piètres résultats (le Portugal et l’Italie sont par exemple 35e et 36e, derrière la Malaisie, le Qatar et la Chine).

La Suisse conserve sa première place par rapport à 2011 : le rapport souligne la qualité de son enseignement scientifique et de ses infrastructures technologiques, les liens étroits entre la recherche académique et les entreprises et la vitalité de ses échanges commerciaux. La France, classée 24e, reste à la traîne et perd même deux places par rapport à 2011. Petite consolation : elle recueille quand même la première place pour l’institution publique ayant déposé le plus de brevets grâce au Commissariat à l’énergie atomique (CEA, 371 brevets internationaux déposés en 2011). En revanche, elle n’est classée que 107e pour le niveau de ses exportations, 101e pour les investissements directs étrangers ou 60e pour la protection juridique des investisseurs.

Les 25 pays les plus innovants (source Insead / OMPI)

Rang 2012 – Pays – Rang 2011

1 – Suisse – 1
2 – Suède – 2
3 – Singapour – 3
4 – Finlande – 5
5 – Royaume-Uni – 10
6 – Pays-Bas – 9
7 – Danemark – 6
8 – Hong-Kong – 4
9 – Irlande – 13
10 – États-Unis – 7
11 – Luxembourg – 17
12 – Canada – 8
13 – Nouvelle Zélande – 15
14 – Norvège – 18
15 – Allemagne – 12
16 – Malte – na
17 – Israël – 14
18 – Islande – 11
19 – Estonie – 23
20 – Belgique – 24
21 – Corée du Sud – 16
22 – Autriche – 19
23 – Australie – 21
24 – France – 22
25 – Japon – 20

Paradoxalement, « plus les ressources d’un pays sont limitées, plus ce pays sera susceptible de devenir innovant », a souligné lors de la présentation du rapport Chandrajit Banerjee, directeur général de la Confédération de l’industrie indienne (CII) et expert auprès de l’Insead. « Il faut rappeler le rôle essentiel que jouent les politiques en faveur de l’innovation » a renchéri Francis Gurry, le directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), qui a appelé à « résister à la pression à la baisse qu’exerce la crise actuelle sur les investissements ».

Le rapport complet : www.globalinnovationindex.org/gii/main/fullreport/index.html

Le rapport 2012 est la cinquième publication annuelle de l’indice global de l’innovation, édité pour la première fois conjointement par l’Insead et l’OMPI. Les auteurs ont pris en compte 84 critères pour 141 pays représentant 94,9% de la population et 99,4% du PIB mondial.

Source : Le Journal du Net

La « popocyclette » à la japonaise


En ces temps d’essence chère, un fabricant japonais de toilettes a présenté mercredi un modèle de moto révolutionnaire qui fonctionne avec un carburant gratuit et inépuisable : les excréments.

En montant sur l’engin à trois roues pour une démonstration dans la banlieue de Tokyo, une jolie hôtesse du constructeur Toto s’est empressée de dire que ce n’était pas le motard qui fournissait ledit carburant.

« Le biogaz utilisé par le véhicule provient de déjections animales et de boues d’épuration », a tenu à préciser Kenji Fujita, un porte-parole de la compagnie, inventrice notamment des toilettes chauffantes.

Popocyclette

Le doute quant à la provenance du carburant était toutefois permis car Toto a remplacé la selle traditionnelle de sa « popocyclette » par un véritable siège de toilette. A l’arrière du véhicule : un énorme réservoir surmonté, pour la décoration, d’un tout aussi énorme rouleau de papier toilette.

Selon la firme, cette « moto-crotte » d’un nouveau genre a une autonomie d’environ 300 kilomètres.

Inutile en tout cas de se demander comment faire le plein, car ce prototype ne sera jamais commercialisé : « Nous espérons simplement avec ce prototype mettre en avant notre souci écologique à travers nos divers produits moins gourmands en eau, comme les toilettes ou les douches », a poursuivi M. Fujita.

Source : www.maxisciences.com

Le gouvernement américain investit dans l’impression 3D


Aux États-Unis, le gouvernement de Barack Obama s’intéresse de près à l’impression 3D. Dans le cadre d’un partenariat public-privé, les autorités ont accepté de rajouter 45 millions de dollars pour développer un centre de recherche.

L’impression 3D promet de transformer radicalement la consommation des ménages dans les prochaines années. À mesure que les imprimantes tridimensionnelles gagneront en précision, l’accès à cette technique de production industrielle s’ouvrira de plus en plus au grand public. Certains fabricants proposent même des modèles pour quelques centaines d’euros.

La création d’un objet à partir d’un modèle numérique posera toutefois des problématiques nouvelles. Des procédures en violation de droits de la propriété intellectuelle vont inévitablement s’ouvrir. Le cas de Paramount interdisant la reproduction du cube visible dans le film Super 8 est connu. Sans parler des maisons de disques, au regard de récents développements.

Sans parler de la création de biens dont la détention est réglementée. Comment contrôler la possession et la circulation d’armes à feu s’il est possible de les « imprimer » directement chez soi ? Une situation impossible ? Un Américain est pourtant parvenu à créer une réplique d’une arme à feu (fusil d’assaut AR-15) fonctionnelle, en imprimant et assemblant les différentes pièces. Il a réussi à tirer 200 cartouches.

Dans ces conditions, il n’est pas vraiment surprenant de voir National Intelligence Council (NIC), la branche publique de la CIA, de mentionner l’impression 3D dans son dernier rapport dédié à l’état du monde à un horizon de vingt ans. Le document présente les réflexions du NIC sur les révolutions techniques pouvant révolutionner les relations internationales mais également transformer les sociétés.

L’impression 3D est citée aux côtés de la généralisation des organismes génétiquement modifiés (OGM), le clonage humain ou encore l’amélioration artificielle des performances cérébrales, rapporte Le Monde.

Mais si les imprimantes tridimensionnelles portent en elles de nombreuses problématiques, le gouvernement américain s’y intéresse malgré tout. Dans un communiqué publié en août, la Maison Blanche annonce le lancement d’un partenariat public-privé sous la houlette des ministères de la Défense, de l’Énergie et du Commerce, avec le concours de la NASA et de la fondation nationale pour la science.

Selon le département de l’Énergie, cette technique de fabrication industrielle peut diminuer de 50 % l’énergie actuellement consommée par les procédés actuels. « Avec son empreinte environnementale légère, des niveaux élevés de personnalisation et une livraison rapide, l’impression 3D promet de rendre la fabrication nationale plus compétitive que celle à l’étranger », avance même Smart Planet.

D’autant que tous les domaines où presque peuvent en profiter, du moment que l’imprimante 3D est assez volumineuse. Reste à voir en pratique comment cette technique de fabrication va se mettre en place. Le gouvernement américain semble en tout cas y croire. Après un investissement initial de 30 millions de dollars pour un centre de recherche, 45 millions de dollars ont été ajoutés.

Du côté du privé, un consortium va mettre sur la table 40 millions de dollars. Celui-ci regroupe des industriels, des universités et des organisations à but non lucratif.

Auteur : Julien L.

Source : www.numerama.com

Innovation : le Canada exclu du Top 10 mondial


Le Canada est le seul pays qui est sorti du Top 10 des pays les plus innovants. Il est en effet passé du 8e rang, en 2011, au 12e rang, en 2012, du Global Innovation Index publié par la prestigieuse école d’administration française INSEAD et le World Intellectual Property Organization. Le Canada a été remplacé dans le Top 10 par l’Irlande.

Hong-Kong a également subi un recul notable, passant de la 4e à la 8e place. Les États-Unis, qui occupaient le 7e rang, en 2011, ont reculé au 10e rang, en 2012. L’Allemagne non plus ne s’est pas particulièrement illustrée, passant du 12e au 15e rang.

Par contre, l’une des performances les plus remarquables de ce classement, dominé encore cette année par la Suisse (1e), la Suède (2e) et Singapour (3e), est celle du Royaume-Uni, qui grimpe de la 10e à la 5e place en un an.

Des propos durs envers le Canada

Ceci dit, les auteurs de l’étude ne sont pas tendres envers le «plus meilleur pays au monde». «Le Canada possède de nombreux atouts, mais cela ne semble pas se traduire par des résultats concrets en matière d’innovation», écrivent-ils.

«Les priorités du Canada en matière d’éducation et de recherche ne semblent pas aller dans le sens d’une dynamisation de l’innovation, comme le montre son faible niveau de diplomation en sciences et en génie de 21,1% (47e rang)», poursuivent-ils.

En outre, le Canada a été lent à intégrer les technologies de l’information et des communications. Le pays occupe aussi une désastreuse 87e place en matière d’efficacité énergétique et une pas beaucoup plus édifiante 77e place en matière d’environnement et de développement durable. «Le Canada a été lent à adopter la norme environnementale ISO 14001», précise l’étude.

Le classement des 20 pays les plus innovants

Rang 2012 / Rang 2011

Suisse 1 / 1
Suède 2 / 2
Singapour 3 / 3
Finlande 4 / 5
Royaume-Uni 5 / 10
Pays-Bas 6 / 9
Danemark 7 / 6
Hong-Kong 8 / 4
Irlande 9 / 13
États-Unis 10 / 7
Luxembourg 11 / 17
Canada 12 / 8
Nouvelle-Zélande 13 / 15
Norvège 14 / 18
Allemagne 15 / 12
Malte 16 / n/a
Israël 17 / 14
Islande 18 / 11
Estonie 19 / 23
Belgique 20 / 24

Sources : INSEAD et WIPO

Auteur : Dominique Froment

Source : www.lesaffaires.com

Des idées pour soutenir l’innovation ?


L’innovation constitue plus que jamais un enjeu clé de compétitivité, avec un soutien public fort en termes de financement notamment sur les parties Recherche et Développement (R&D).

L’innovation constitue plus que jamais un enjeu clé de compétitivité. Les parties aval sont de plus en plus mises en avant, avec des demandes pressantes de financement, qui devraient être prises en charge par les pouvoirs publics. Sont souvent cités : le prototypage, le lancement présérie et série, la commercialisation… En revanche les parties très amont des projets (étude marketing, créativité, stratégie innovation…) sont peu financées. Pourtant ces phases sont essentielles.

La R&D, favorite des politiques publiques

L’effort global en faveur de l’innovation et de la R&D au sein des entreprises s’est accru ces dernières années. L’efficacité des aides publiques également. La « Stratégie UE 2020 » a été amorcée en mars 2010, ayant parmi ses objectifs de consacrer 3% du PIB de l’Union Européenne à la recherche et au développement (investissements publics et privés) et de renforcer les politiques favorisant l’innovation.

Allouer des ressources aux activités d’innovation technologique, oui, mais il convient d’une part d’élargir l’éventail d’aides à l’innovation non technologiques, et d’autre part de s’interroger sur l’efficacité d’un tel effort sur les phases « centrales » de l’innovation et sur les solutions alternatives qui pourraient être mises en place.

Et pourtant…

Dans un article paru sur le site du cabinet conseil en organisation, management et financement de l’innovation Efficient Innovation, Paul Milier, Professeur à l’EM Lyon Business School partait d’une question similaire : est-ce qu’augmenter les budgets de R&D est bien la meilleure solution pour créer de la valeur ? La conclusion de l’article révèle que l’innovation est bien loin de n’être qu’une question de R&D…

« Elle [ndlr : l’innovation] est ici traduite sous la forme d’étude de marché exploratoire d’une part, et de processus élaboré et rigoureux menant à la création (quasi-systématique) de valeur d’autre part. La combinaison de ces deux approches constitue en fait une définition de ce que l’on appelle le management de l’innovation au sens large qui comporte un volet interne (processus de réflexion permettant de passer de l’idée au concept) et un volet externe (étude permettant de cibler les marchés répondant au besoin d’une technologie, produit, service, etc.). Ces deux composantes de l’Innovation sont vitales à l’heure actuelle pour mettre correctement en œuvre la R&D des entreprises : ces pratiques ne sont pourtant clairement pas démocratisées, faute de maîtrise de la globalité du processus et de manque de financements dédiés ! »

Ce constat nous amène donc à nous poser une nouvelle question : existe-t-il des financements dédiés, aux phases amont des projets de R&D ? Et si ce n’est pas le cas, quelles solutions pouvons-nous imaginer ?

Auteurs : Auberie Ferrari et Olivier Held

Source : www.jolpress.com

Samsung a copié Apple, et alors ?


Apple a gagné son procès contre Samsung, condamné en première instance à lui verser un milliard de dollars, et Samsung a fait appel. En attendant, la question de savoir si le second a copié le premier a offert une occasion unique de découvrir quelques petits secrets de ces deux entreprises.

Mais le procès soulève une autre question, bien plus intéressante pour le futur de l’innovation dans l’industrie de la high-tech. Que la justice dise finalement que Samsung a copié Apple ou non, ne faudrait-il pas autoriser – ou même encourager – les entreprises à se copier les unes les autres ?

Ce n’est pas la première fois que la firme se lance dans un procès où elle accuse un concurrent de la copier. Au milieu des années 90, ce fut par exemple leur fameux procès contre Microsoft.

Apple perd un procès, bonne nouvelle !

A l’époque, l’argument d’Apple était bizarrement similaire à celui avancé aujourd’hui : « Nous avons innové en créant l’interface utilisateur graphique, et Microsoft nous a copiés ; si nos compétiteurs nous copient, il nous est impossible d’innover. »

Apple a fini par perdre le procès. Mais c’est ce qui est arrivé après qui est vraiment fascinant. Apple n’a pas du tout arrêté d’innover. Au contraire : Steve Jobs et ses équipes ont sorti l’iMac. Puis 0SX (et leur campagne de pub anti-Microsoft). Puis l’iPod. Et l’iPhone. Et maintenant, l’iPad.

Le fait d’être copié n’a ni arrêté, ni ralenti ses innovations. Au contraire, on dirait que ça les a accélérées. Apple ne pouvait pas se reposer sur ses lauriers : pour renouer avec ses profits et retrouver son lustre, il lui fallait inventer à nouveau, et aussi vite que possible.

« L’imitation suscite l’innovation »

Cette idée est importante, surtout dans le cadre du débat sur la protection de la propriété intellectuelle. Un extrait du livre de Kal Raustiala et Chris Sprigman, « L’économie de la contrefaçon, comment l’imitation suscite l’innovation », paru il y a quelque temps dans le Wall Street Journal, soutient exactement cette idée.

Raustiala et Sprigman montrent qu’au lieu d’étouffer l’industrie, l’ouverture à la copie permet de faire prospérer de nombreux secteurs. Selon eux, « les grandes innovations se construisent souvent sur des innovations existantes, et cela nécessite la liberté de copier ».

Cela semble vrai pour Apple – comme le montre cet e-mail du cadre d’Apple Eddy Cue, proposant un changement dans la ligne de produits Apple après avoir essayé une nouveauté Samsung ! Pour certains, c’est de la copie ; pour moi, cela ressemble à un marché compétitif qui fonctionne parfaitement…

J’ai pris l’exemple d’Apple, parce qu’il illustre bien à quel point la capacité d’innovation de la firme n’a pas du tout été affaiblie au fil du temps, quand bien même la législation sur les brevets n’a pas joué en leur faveur.

Les procès, solution de facilité

Trop souvent, on dirait que les entreprises se rabattent sur les brevets quand elles ne peuvent pas affronter la vraie compétition du marché.

Si la décision judiciaire favorable à Apple est confirmée, que Samsung doit renoncer à vendre ses téléphones et ses tablettes, ou doit effectivement payer une forte amende, est-ce que quelqu’un croit vraiment que le marché va soudainement être plus innovant ou les appareils plus abordables ?

Idem, si Samsung gagne, pensez-vous vraiment que Apple va brusquement ralentir le développement de l’iPhone et de l’iPad ? Ce n’est pas ce qui s’est produit la dernière fois.

S’étriper devant un tribunal pour savoir « qui a copié qui » est contreproductif. Ces procès qui partent dans tous les sens sont la preuve que tout le monde a de toute façon copié tout le monde.

Innover plus vite que les concurrents

Une meilleure solution ? Obliger ces entreprises à en découdre uniquement sur le marché, où les consommateurs, pas les tribunaux, décident de l’innovation. Dans un tel monde, la meilleure défense contre une copie n’est pas la multiplication des procès, mais plutôt l’innovation, à un rythme tellement rapide que la concurrence ne peut même plus suivre…

Une telle situation serait selon moi idéale, pas seulement pour les consommateurs, mais également pour les vrais inventeurs.

Auteur : James Allworth | Harvard Business Review

Source : www.rue89.com

Une maison fabriquée en impression 3D


Il y a peu de temps de cela, on vous parlait des espoirs que certains portent dans la stéréolithographie : est-ce que cette dernière va devenir une révolution conceptuelle ?

On a cité quelques exemples étonnants : parties d’avions ou même nourriture. Le tout est fabriqué couche après couche.

Un professeur américain du nom de Behrokh Khoshnevis a conçu une méthode d’impression par couches successives d’une maison tout entière et cela comporte la plomberie ainsi que le câblage électrique.

Il faut bien entendu amener sur le site une « imprimante » qui est plus grande que la maison à bâtir et qui produit du béton essentiellement.

Ce professeur pense que ce type de construction serait très avantageux pour construire des bâtiments sur la lune ou sur Mars.

Les avantages d’une telle manière de procéder sur Terre seraient de respecter les délais et de diminuer significativement les accidents pour les ouvriers.

Source : www.sur-la-toile.com