Le syndrome de l’innovation à la russe


Les entrepreneurs américains ont proposé aux plus importantes universités russes de sortir de leurs coffres les recherches – développements prometteurs et de les introduire sur le marché occidental. Les experts considèrent que cette collaboration ne sera pas simple puisque la Russie ne peut pas pour l’instant mettre en place un système générateur d’innovations. La mentalité nationale formée durant des siècles dans des conditions de répressions, de désordre et de faim joue ici un rôle destructeur important. Cependant, comme l’appris l’observateur de « RusBusinessNews« , la situation commence à changer : les étudiants contemporains sont plus préparés pour des relations capitalistes que leurs professeurs.

A la fin de septembre 2012, les juristes américains et les entrepreneurs ont partagé à Ekaterinbourg leur expérience dans la protection de la propriété intellectuelle et dans la commercialisation des recherches – développements universitaires aux États-Unis. Les représentants de la société Bastille, de la société juridique Fish & Richardson et de l’Université de science et de technologie de l’état du Missouri ont raconté à leurs collègues de l’Oural les mécanismes d’obtention de brevets et de marques commerciales, de transfert de technologies et de transfert des droits de brevets.

Il semblait au début que les américains s’étaient trompés d’adresse : le droit de brevet n’est pas le problème le plus actuel en Russie. Dans un pays où il reste très peu de vrais scientifiques et où les inventions sont partagées seulement pour protéger une dissertation, les brevets intéressent seulement une très petite partie de la communauté professionnelle. Les statistiques parlent d’elles mêmes : les étrangers brevettent en Russie en général plus d’inventions que les propres russes. Par exemple, le nombre de demandes provenant d’inventeurs russes a augmenté de 13% ces dernières années, et d’inventeurs étrangers – de 2,8 fois. Les États-Unis, le Japon, la Corée, l’Allemagne, la France et la Suisse sont les plus actifs.

Selon la mandatée des brevets Venera Mourzakaeva, les recherches – développements de haute technologie dans la sphère des télécommunications, des moyens de communication, d’automatisation de la production etc. sont le plus souvent brevetés. Après l’entrée de la Russie dans l’OMC et la diminution des taxes de plusieurs fois, le flux de demandes de l’étranger a fortement augmenté. Les étrangers, considère l’expert, se dépêchent d’occuper le marché et de rendre difficile le travail des concurrents.

La motivations des demandeurs russes est un peu différente : les scientifiques veulent fixer leur priorité et rendre compte à la direction de l’établissement d’enseignement supérieur. Certains d’entre eux n’ont même pas besoin de brevet : ils déposent une demande seulement pour obtenir de l’argent pour les recherches futures. La commercialisation des recherches – développements est très difficile : la majorité d’entre elles, affirme V. Mourzakaeva, part dans un placard. Les licences sont très rarement vendues puisqu’il n’y a pas entre les scientifiques et l’industrie de chaînon intermédiaire sous la forme de société de transfert capables d’évaluer la technologie au stade de sa recherche – développement.

L’adjoint du vice-recteur de l’Université Fédérale de l’Oural Evgueni Kopelian note qu’il n’y a pas de demande en Russie d’intermédiaires commerciaux. Il y a de quoi moderniser dans l’industrie pétrolière et métallurgique et les scientifiques sont prêts à participer activement dans ce processus. Mais personne ne se dépêche à leur commander des recherches : pourquoi dépenser de l’argent pour de nouvelles technologies si les prix élevés pour les matières premières et les produits des stades de fabrication inférieurs couvrent les frais de production ? Par conséquent, il n’y a pas de sociétés courant après les brevets.

En plus de l’aspect économique, il existe l’aspect moral : on copie les technologies sans l’autorisation du titulaire du droit en Russie dans des échelles bien plus importantes qu’aux États-Unis. Il arrive que l’on ne « vole » pas une invention mais qu’un professeur concret vende sans l’accord de l’établissement d’enseignement supérieur à une entreprise une nouvelle solution technologique. Dans le même temps, les innovateurs remarqués dans ce type d’activité aux États-Unis sont licenciés et des plaintes sont déposés contre les sociétés – pirates. Beaucoup d’entrepreneurs, affirme le directeur exécutif de Bastille LLC Bradley R. Larschan, sont d’accord avec les plaintes et ils payent les indemnités. Environ un tiers des litiges vont jusqu’au tribunal qui prend dans 90% des cas le parti des titulaires des brevets.

En Russie, affirme V. Mourzakaeva, il est très difficile pour une université de défendre ses droits sur une recherche – développement : les jugent ne comprennent pas les subtilités du processus d’obtention d’un brevet. Il est clair que cette discipline doit être mieux enseignée non pas seulement aux ingénieurs mais également aux juristes. Il y a pour l’instant plus d’amateurs que de professionnels parmi les enseignants du droit sur les brevets. Peu d’entre eux dans les sociétés innovantes possèdent une grande expérience de commercialisation à cause de la défiance totale envers eux des scientifiques craignant les fuites d’information. Toutes ces raisons rendent difficile la formation en Russie d’un marché des innovations.

L’absence d’une demande stable pour les innovations de la part de l’industrie provoque l’intérêt réel des scientifiques russes pour l’expérience de commercialisation dans les États-Unis. Le Directeur du Centre de l’Oural de transfert des technologies Ilias Paderin considère que l’on peut vendre les recherches – développements nationaux également à l’étranger. La rencontre à Ekaterinbourg a montré que les américains sont disposés à breveter à leurs frais les inventions prometteuses et à les vendre à des sociétés intéressées. Ils proposent de partager en deux les revenus.

L’expert est persuadé qu’il s’agit d’une sortie pour la science nationale mais les scientifiques russes sont très limités dans leurs possibilités puisque beaucoup d’orientations scientifiques en Russie ont été fermées suite à la dégradation du complexe industriel militaire et que le petit business ne s’est pas globalement développé. Le potentiel d’innovation de la Russie, pense I. Paderin, peut être rétabli seulement dans le futur en accumulant un bagage intellectuel et en élevant les limites de production dans l’industrie. Les autorités du pays doivent motiver les plus importantes entreprises à travailler avec les universités où la base matérielle est en cours de modernisation. Les scientifiques doivent être recrutés pour résoudre des tâches concrètes de production et ils doivent ensuite recevoir à travers des mandataires professionnels des brevets aux États-Unis, en Europe, en Asie puis être en concurrence sur un marché sans frontières comme le font les principales sociétés mondiales.

Selon Evgueni Kopelian, c’est seulement la pratique qui montrera si la Russie pourra utiliser l’expérience étrangère qui s’est formée durant ces trente dernières années. Des décennies seront également nécessaires pour la construction de son propre système générateur d’innovations. Les experts espèrent qu’elles ne seront pas perdues : la nouvelle génération russe leur donne un certain optimisme.

Auteur : Vladimir Terletsky

Source : fr.rusbiznews.com

Nouvelle moisson de médailles pour les inventeurs taïwanais au BIS


La délégation taïwanaise rentre avec 38 médailles, dont 22 d’or, du 12e Salon britannique de l’invention (BIS), qui s’est tenu du 24 au 27 octobre au Barbican Center, à Londres.

Les récompenses étaient attribuées dans cinq catégories : invention britannique, invention internationale, innovation, environnement et design, la même invention pouvant obtenir une récompense dans plusieurs d’entre elles.

Les équipes taïwanaises, qui représentaient huit universités, deux lycées et deux entreprises insulaires et exposaient 23 inventions dans les domaines des nouvelles applications de l’énergie marémotrice, de l’énergie verte et de l’optoélectronique, ont toutes obtenu des récompenses.

L’Université Chengshih des sciences et technologies de Taipei s’est particulièrement illustrée en remportant 10 médailles (9 d’or et 1 d’argent) ainsi que plusieurs prix spéciaux pour les six inventions qu’elle présentait. Parmi celles-ci se trouvait par exemple un éclairage à diode électroluminescente s’adaptant à la luminosité ambiante et pouvant trouver des applications également dans le secteur automobile, qui a obtenu deux médailles d’or et un prix de diamant.

L’équipe a aussi gagné une médaille d’or et un prix Double-or pour un système de stérilisation des chaussures particulièrement performant.

Un générateur d’électricité exploitant la force marémotrice proposé par l’Université Vanung, dans le district de Taoyuan, a été distingué par le jury qui lui a décerné deux médailles d’or et un prix de platine. L’invention a aussi retenu l’attention d’experts étrangers qui ont évoqué des possibilités de coopération avec ses concepteurs.

L’Université médicale de Taipei, qui présentait quatre inventions, a remporté trois médailles d’or et trois d’argent.

Source : taiwaninfo.nat.gov.tw

Intégration sur tuiles romanes : brevet à saisir


La notion d’intégration des systèmes solaires est en France plus qu’ailleurs un sujet sensible. Si elle a pour but de favoriser les installations les mieux fondues dans l’architecture, elle amène parfois à des paradoxes. C’est le cas avec un nouveau système d’intégration de panneaux solaires développé par un entrepreneur du bâtiment, aujourd’hui indépendant, Jean-Pierre Deleau.

Celui-ci s’est en effet penché sur la question de la meilleure intégration solutions solaires à des toitures en tuiles romanes, réduisant l’impact visuel du système et pouvant ainsi répondre à de fortes exigences esthétiques, notamment dans les sites classés ou dépendant des Bâtiments de France.

Son idée, aujourd’hui brevetée, consiste à positionner dans les canaux longitudinaux des toitures romanes (du faîtage à la gouttière) de longs panneaux photovoltaïques (jusqu’à 5 m de long par tranche de 1 m 20 environ) de très faible largeur (10 cm). Positionnés à une hauteur optimale, à fleur du sommet des tuiles bombées, ils sont parfaitement enseillés (sans risque d’ombrage) tout en restant discrets.

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On peut ainsi obtenir une puissance installée de 3 kWc avec 47 panneaux de 5 m sur 10 cm, soit 23,5 M2 utiles, chaque panneau étant connecté en parallèle à la hauteur du faîtage au système de collecte d’énergie. Cette configuration, qui multiplie de ce fait les panneaux, ne pouvait être viable qu’avec un système de pose très simple.

Déjà le fait que ne pas avoir à intervenir sur les tuiles en place réduit les coût associés à la mise en œuvre, mais par ailleurs le panneau est conçu avec des « dents », se clipsant sous les tuiles bombées supérieures et sans risque de mettre en causse l’échanchéité de la tuile.

Jean-Pierre Deleau a ainsi conçu un système permettant une parfaite intégration à des toitures bombées, approuvé par les Bâtiments de France et des collectivités interdisant les systèmes photovoltaïques classiques (telle que Collioure) mais sans pouvoir bénéficier à ce jour des tarifs d’intégration (même simplifiée). Ce paradoxe ne démotive cependant pas cet inventeur dans sa quête d’un partenariat d’industrialisation.

La production de cellules photovoltaïques monocristallines aux bonnes dimensions à été validée avec le producteur montpelliérain Irysolar et Jean-Pierre Deleau souhaite maintenant céder la licence de son système à un industriel de la production de panneaux.Les atouts du système tel qu’il a été pensé pourraient en effet déjà suffire à être compétitif et trouver son marché.

Car outre la simplicité d’installation avec des rendements intéressants (des premières bandes sont en phase de tests au CSTB), le panneau a été pensé pour être hybride, avec récupération de la chaleur à l’arrière du panneau pour produire de l’eau chaude, ce qui constitue de fait une autre source d’amortissement tout en améliorant les conditions de fonctionnement du système photovoltaïque.

A noter aussi que le marché des tuiles romanes est en attente de solutions d’intégration solaire, les panneaux en bande peuvent aussi adresser d’autres marchés, notamment de structures semi-transparentes telles que les vérandas ou les pare-soleil, permettant ainsi d’amortir un investissement dans une ligne de production sur des marchés beaucoup plus vastes.

Source : Green News Techno n°72 du 31 août, www.green-news-techno.net

Jean-Pierre Deleau a obtenu le 2ème prix du public du Salon Inventech 2012, à Jonquières (84150), en Octobre 2012, pour son invention d’intégration sur tuiles romanes.

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Contact avec l’inventeur : Monsieur Jean-Pierre Deleau

Tél. : 06.28.55.27.29

E-mail : jeanpierrevolther@hotmail.fr

Le décès de Roland de La Poype, ancien combattant et génial inventeur


Roland de La Poype, pilote de Normandie-Niémen et compagnon de la Libération, est décédé mardi à Saint-Tropez à l’âge de 92 ans.

Né le 28 juillet 1920 dans le Puy-de-Dôme, Roland Paulze d’Ivoy de la Poype avait gagné à 20 ans l’Angleterre une semaine après avoir entendu l’appel du général de Gaulle.

Il sera le premier Français à être fait « héros de l’Union soviétique », la plus prestigieuse décoration militaire soviétique, avec son camarade Marcel Albert, as du Normandie-Niémen avec 24 victoires et deuxième as français de la Seconde Guerre mondiale derrière Pierre-Henri Clostermann (33 victoires).

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Après la guerre, Roland de la Poype entame une carrière d’industriel, créant en 1952 le berlingot de shampoing Dop. Quinze ans plus tard, il invente e la Méhari avec sa carrosserie plastique aux couleurs inédites pour l’industrie automobile : rouge, vert, orange, ou beige couleur désert.

Enfin, en 1970, il ouvre le Marineland d’Antibes sur la Côte d’Azur pour faire « connaître la vie des grands animaux marins ».

Après son décès, il ne reste plus que vingt-trois compagnons de la Libération en vie.

Source : www.lavoixdunord.fr

Disparition de Stanford Ovshinsky, l’inventeur de la batterie NiMH


Stanford Ovshinsky est décédé à l’âge de 89 ans. Ses inventions dans le domaine des batteries ont permis l’essor des terminaux mobiles.

Stanford Ovshinsky est décédé dans sa demeure du Michigan à l’âge de 89 ans des suites d’un cancer. Son nom ne vous dit peut-être rien mais ses travaux et ses inventions se sont retrouvés à un moment dans la plupart des smartphones et des terminaux mobiles. Elles ont également permis à Toyota de développer la seconde génération de voiture hybride Prius avec l’intégration d’une batterie NiMH.

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On se souviendra en effet de l’accumulateur nickel-hydrure métallique (NiMH) qu’il a mis au point et breveté. On a retrouvé ces batteries NiMH dans les smartphones, les baladeurs mp3, les appareils photos numériques… Depuis lors, elles ont toutefois été supplantées dans les terminaux mobiles par les batteries Lithium-ion supérieures dans plusieurs domaines (pas d’effet mémoire, énergie massique plus élevée…).

Ses recherches ont également conduit au développement des écrans LCD.

En somme, c’est un géant de la physique et de la chimie qui s’en est allé vendredi dernier.

Auteur : Rénald B.

Source : www.generation-nt.com

Invention : Bientôt des vêtements pour absorber la pollution ?


Un chimiste et une styliste britannique sont parvenus à mettre au point un liquide révolutionnaire à ajouter à la lessive. Baptisé CatClo, celui-ci permettrait aux vêtements d’absorber la pollution de l’air.

Et si les vêtements devenaient une arme contre la pollution ? Alors que la production textile consomme chaque année des millions de litres d’eau et émet comme toute industrie de grande quantité de CO2, les vêtements pourraient aujourd’hui devenir bien plus écologiques. C’est du moins l’idée qu’ont eu des chercheurs britanniques en transformant nos habits en… pièges à pollution.

Pour cela, le professeur Tony Ryan, chimiste à l’université de Sheffield et Helen Storey, de la London College of Fashion notamment, sont parvenus à mettre au point un additif pour lessive baptisé CatClo.

Concrètement, celui-ci est en fait composé de nanoparticules de dioxyde de titane qui s’agrippent étroitement aux vêtements lorsqu’ils sont lavés avec. Ensuite, lorsque ces derniers sont portés et qu’ils entrent en contact avec des molécules d’oxyde d’azote présents dans l’air, les nanoparticules réagissent avec celles-ci et parviennent à les piéger dans le tissu. « C’est l’action de la lumière du jour sur les nanoparticules qui les fait fonctionner de cette manière.

Le développement de l’additif n’est qu’une des avancées que nous réalisons en ce moment dans le domaine des matériaux photocatalytiques – des matériaux qui, en présence de lumière, catalyse les réactions chimiques. A travers CatClo, nous cherchons à transformer les vêtements en surface catalytique pour purifier l’air », commente le Pr Ryan.

Les oxydes d’azote produits notamment par les véhicules, sont l’une des principales sources de pollution de l’air dans les villes. Or, ils peuvent aggraver l’asthme et d’autres maladies respiratoires. Alors que 95% des citadins européens respireraient un air trop pollué selon une étude, cette invention permettrait à quiconque de se promener dans un espace et d’en nettoyer l’air juste en se déplaçant. Selon les chercheurs, une personne portant un vêtement traité au CatClo serait capable de retirer environ 5 grammes d’oxyde d’azote au cours d’une journée classique, soit l’équivalent de la quantité produite chaque jour par la plupart des voitures.

Un additif sans danger pour la santé

Le procédé a donc de quoi tenter. D’autant plus, qu’il ne produirait aucune odeur ni couleur, et ne poserait aucun risque de pollution dans la mesure où laver les vêtements exposés suffirait à nettoyer les particules piégées et qui n’ont pas déjà été éliminées par le port naturel de l’habit. Ajouté à cela, l’additif serait absolument sans danger et les nanoparticules insoupçonnables pour le porteur. « Si des milliers de personnes de ville typique utilisaient l’additif, la résultat serait une amélioration significative de la qualité de l’air local », indique le Pr Ryan cité par Phys.org.

« Cet additif crée un potentiel pour une action en communauté et fournir un réel bienfait environnemental qui pourrait aider à réduire les maladies et sauver des vies. A Sheffield, par exemple, si tout le monde lavait ses vêtements avec l’additif, il n’y aurait plus du tout de problèmes de pollution causés par les oxydes d’azote », ajoute t-il encore. Néanmoins, des tests de sécurité sont actuellement réalisés pour être sûr que le produit n’affecte pas la santé humaine et ne pollue pas les eaux. S’ils s’avèrent concluants, l’additif pourrait alors débarquer sur le marché au cours des prochaines années.

« Nous travaillons aujourd’hui étroitement avec un fabricant de produits de nettoyage respectueux de l’environnement pour commercialiser notre additif de lessive. Nous pensons qu’utiliser l’additif au cours d’un rinçage final dans une machine pleine pourrait potentiellement coûter aussi peu que 10 pence (soit 0,12 euro) – un petit prix à payer contre le fait de savoir qu’on fait quelque chose de tangible pour s’attaquer à la pollution de l’air et augmenter l’espérance de vie des personnes souffrant de problèmes respiratoires. Nous sommes confiants qu’il existe un marché réel et important pour ce produit », conclut le Pr Ryan.

Source : www.lanouvelleexpression.info

Innover coûte encore trop cher en France


Selon une étude de l’Insee, l’innovation une des parades utilisées par les entreprises françaises pour résister à la crise, mais beaucoup y renoncent finalement en raison des coûts trop élevés.

On parle beaucoup de compétitivité en France actuellement. Dans dix jours, Louis Gallois, mandaté par le gouvernement, présentera un rapport très attendu sur cette question dont les interprétations divergent entre la droite et la gauche.

Statut JEI et Crédit Impôt Recherche

Pour la droite, le coût du travail est la problématique clé à prendre en compte pour relancer la compétitivité des entreprises. La gauche souhaite prioriser l’innovation et la recherche.

Justement, l’Insee vient de publier une étude à ce sujet : elle explique que l’innovation est un des leviers utilisés par les entreprises françaises pour résister à la crise (en gagnant de nouvelles parts de marché) et/ou pour développer leurs exportations.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les entreprises françaises investissent beaucoup dans l’innovation. En tout cas, les sommes engagées ces dernières années l’attestent : selon l’Insee, la moitié des entreprises françaises ont innové entre 2008 et 2010. A ce titre, le secteur le pus dynamique reste, sans surprise, l’information & la communication (71%), suivi par les industries manufacturières (56%).

R&D et innovation : des coûts encore trop élevés

Une réalité s’impose tout de même : l’innovation est surtout le fait de grandes entreprises (de plus de 250 salariés). Elle génère évidemment un coût difficilement supportable lorsque les résultats se font attendre, malgré des aides fiscales existantes comme le Crédit Impôt Recherche (sur le R&D mais qui pourrait être étendu à l’innovation) et le statut Jeune Entreprise Innovante (JEI).

Selon l’Insee, 41% des entreprises indiquent cependant « s’être heurtées à des obstacles ayant freiné leur activité d’innovation en produits ou en procédés, ou les ayant dissuadées de s’y engager. Cette proportion s’élève à 58 % parmi les sociétés technologiquement innovantes ».

28% d’entre-elles citent un frein financier et 17% un « manque de connaissance et un déficit de formation ».

Source : www.creation-entreprise.fr