Propriété intellectuelle : à qui profite l’idée d’un salarié ?


Si les entreprises encouragent l’innovation à tout-va, elles se font plus ­discrètes quand il s’agit de propriété intellectuelle. Voici quelques repères.

Bien sûr, un ­salarié est aussi payé pour phos­phorer et accroître les performances de sa société. Bien sûr, l’entreprise est un terrain idéal pour innover car elle dispose de moyens qu’un individu seul ne peut réunir. Mais qui, au final, peut revendiquer la paternité d’une idée ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que l’enjeu financier est élevé. Ainsi Jean-Florent Campion, président de l’Association des inventeurs salariés (AIS) et co-inventeur d’un procédé de fabrication de fibre optique, n’avait-il touché que quelques milliers d’euros pour un produit qui pèse 20% du marché mondial. Lui et ses partenaires ont fini par obtenir 1 million d’euros, en portant l’affaire en justice. « Les commerciaux sont intéressés aux résultats, pourquoi pas les inventeurs ? » argumente-t-il. Alors, quels sont vraiment les droits des salariés et des entreprises en matière d’innovation ? Tour d’horizon.

J’ai une idée, puis-je la faire breveter ?

Les salariés sont souvent astucieux, comme cet opérateur de Nexter Munitions, une PME qui fournit les armées. Il a eu l’idée de protéger d’une rondelle l’entonnoir des ­machines à encartoucher les obus, évitant ainsi les projections de poudre. Un double bénéfice, en termes de sécurité et de nettoyage. Pour­tant, il s’agit d’une simple amélioration et son initiateur ne peut revendiquer à son sujet ni droit patrimonial ni compensa­tion financière. « En propriété in­dustrielle, une idée appartient en premier lieu à l’entreprise », rappelle Laurent Mulatier, chef du service des affaires juridiques et contentieuses de l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI). Ainsi, ni le packa­ging d’un produit ni le programme informatique que vous avez conçus ne peuvent être protégés. Seules les innovations impliquant une activité inventive et susceptibles d’application industrielle sont brevetables. Bref, votre création doit forcément présenter un ­aspect technique et résou­dre un problème technique.

Mon invention est brevetable, qui ­en est le propriétaire ?

Premier réflexe, déclarez votre trouvaille à votre employeur. Pour cela, il faut vous procurer le formulaire officiel de l’INPI. Cette déclaration fera de vous l’auteur du brevet. Si celui-ci est le fruit d’un travail collectif, pensez à mentionner le nom des coauteurs. Et si vous craignez de subir la pression de collaborateurs de mauvaise foi « rassemblez des preuves établissant que vous êtes bien à la source de cette invention », préconise Sophie Esselin, conseil en propriété industrielle pour le cabinet Marks & Clerk France.

Une difficulté surgit lors­qu’on n’est pas officiellement salarié mais gérant d’entreprise, intérimaire ou stagiaire. La cour d’appel de Paris a tranché récemment en faveur d’un stagiaire non rémunéré à qui l’on refusait la qualité de salarié pour éviter qu’il prétende au statut d’auteur d’un bre­vet (Puech c/CNRS, 29 mai 2013), condamnant le laboratoire à lui verser 500.000 euros de dommages et intérêts. Attention, être l’inventeur ne signifie pas que vous êtes le propriétaire de l’invention.

Tout dépend des conditions de sa réalisation. La loi distingue trois cas de figure. Les « inventions de mission », découvertes dans le cadre du travail, appartiennent à l’employeur dès leur conception. Les « inventions hors mission attribuables », réalisées en ­dehors du périmètre d’activité du salarié mais grâce aux moyens mis à sa disposition par l’entreprise ou qui relèvent de son domaine d’activité, reviennent au salarié. Toutefois, l’employeur dispose de quatre mois pour s’en attribuer la propriété ou la jouissance sous forme de licence d’exploitation. Enfin, les « inventions hors mission non attribuables », qui ne présentent aucun lien avec l’entreprise et qui ne correspondent pas à une mission spécifique, restent le bien exclusif du salarié.

Quelle contrepartie financière attendre d’une idée brevetée ?

Depuis 1990, la loi oblige les entreprises à verser une rétribution au salarié inventeur, sous forme de rémunération supplémentaire pour les inventions de mission et selon un « juste prix » pour celles hors mission. Ce régime ne s’appli­que qu’aux inventions brevetables, mais « vous pouvez exiger une rétribution même si le brevet n’est pas déposé, quand l’employeur préfère tenir l’invention secrète, par exemple », note Delphine Brunet-Stoclet, spécialiste en droit de la propriété intellectuelle chez SBKG.

L’ennui, c’est que la loi de 1990, conçue dans un esprit gagnant-gagnant – qui vise à mieux récompenser les salariés tout en favorisant l’innovation dans l’entreprise et en lui permettant d’étoffer son por­tefeuille de brevets – est peu directive quant au montant des contreparties, qui oscillent entre quelques centaines et plusieurs milliers d’euros. Elle renvoie aux règlements inté­rieurs – ou aux conventions collectives, les­quel­les sont souvent antérieu­res à 1990, quand ce bonus était facultatif. Et certains employeurs se montrent parfois réfractaires. Comme ce patron de PME qui a préféré renoncer à l’invention d’un commercial plutôt que de le rétribuer. Il redoutait un effet de contagion dans l’équipe. Et si quelques groupes, tels Air Liquide ou L’Oréal, augmentent la prime lors de l’exploitation du brevet (selon le chiffre d’affaires réalisé), cette gratification est en général versée au moment du dépôt du brevet.

Quant au « juste prix » (pour une invention hors mission attribuable), son calcul inclut aussi une part aléatoire : il est évalué selon le rendement probable de l’invention. Bonne nou­velle, les juges requalifient a posteriori le montant de la rémunération lors­que l’écart entre le pronostic et la réalité se ­révèle trop important.

Non­ brevetable, mon idée rapporte gros. Que puis-je espérer ?

Chez Air France Industries (maintenance des avions), la politique d’innovation participative fait émerger entre 4.000 et 5.000 idées par an. Un salarié perçoit 17 euros pour toute idée validée par son manager. La prime atteint de 170 à 510 euros pour les meilleurs dossiers. Et s’ils sont sélectionnés pour le trophée maison de l’innovation, cette enveloppe sera majorée de 510 euros. Au mieux, l’auteur percevra donc un peu plus de 1.000 euros. Un peu court quand on fait bénéficier l’entreprise d’une éco­nomie de 3 millions d’euros, comme ce fut le cas pour ce technicien de la direction matériel et services, l’an passé ? Ou quand on sait que le gain dû aux 170 meilleures idées est estimé à 20 millions d’euros ? « Au contraire, cette reconnaissance est très appréciée de tous en interne. D’autant que l’amélioration des process fait aussi partie de la mission des salariés », rétorque Anne Karls­son, coordinatrice qualité et innovation du groupe.

De fait, rien n’oblige les entreprises à récompenser une idée. « C’est un choix discrétionnaire », confirme Laurent Mulatier, de l’INPI. Elles misent sur d’autres récompenses. Chez Air France Industries, les trophées décernés – 15 l’an passé – font l’objet d’une communication spécifique. Idem chez Nexter Munitions, où la NextID du mois est mise à l’honneur sur l’Intranet, photo de l’auteur à l’appui.

Y a-t-il un risque à réclamer une gratification ?

Même si l’inventeur salarié est en droit d’exiger son dû, il n’est pas à l’abri de manœuvres d’intimidation. « Un patron de PME a forcé un collaborateur à lui adresser une lettre d’excuses pour avoir osé demander une gratification », raconte Jean-Florent Campion, de l’AIS. Votre premier recours en cas de litige : la Commission nationale des inventions de salariés (Cnis). Dans cette instance de conciliation de l’INPI, qui traite environ 25 affaires par an, la confi­den­tia­lité est de mise. « Une garantie pour le ­salarié et pour l’entreprise », explique Laurent Mulatier.

Vous voulez intenter un procès ? « Attention, prévient Jean-Florent Campion. Un avo­cat au­près du tribunal de grande instance coûte entre 10.000 et 15.000 euros. Et autant en appel. » Quand on sait qu’une invention de mission est rétribuée en moyenne 11 000.euros (source Cnis, 2011) et une invention hors mission attribuable 30.000 euros, le pari est risqué. D’autant qu’on joue sa carrière et que les procédures sont longues. Dans l’affaire Audibert c/ArcelorMittal (CC, 9 juillet 2013), par exemple, le plaignant, modeste responsable d’une équipe de nettoyage à Fos-sur-Mer et inventeur d’un procédé de traitement des déchets de laminoirs, a dû patienter vingt ans avant d’obtenir gain de cause.

Ma société dédaigne mon invention, puis-je l’exploiter ?

Vous planchez depuis des mois sur un projet que votre hiérarchie décide de laisser dans les cartons… Vous quittez alors l’entreprise pour le met­tre en œuvre, seul ou avec un concurrent. Est-ce légal ? « Pas si vous avez signé des enga­gements de confidentialité », répond Jean-Paul Martin, ex-conseil en propriété industrielle qui tient un blog sur le sujet (jeanpaulmartin.canalblog.com). Vous êtes tenu au secret jusqu’à la date fixée par votre contrat.

Vérifiez aussi que ce dernier ne comporte pas de clause de non-concurrence. En l’absence de tels ver­rous, libre à vous de vous lancer. « Par précaution, demandez à votre ex-employeur une renonciation écrite », suggère néanmoins Jean-Paul Mar­tin. Une invention hors mission pour laquelle l’employeur renonce à son droit d’attribution restera, elle, vo­tre propriété. « L’entreprise pourra difficilement ­invoquer une violation de l’obligation de loyauté du salarié », note l’avocat Michel Abello. Vous pourrez donc ­déposer un brevet.

Le hic ? Le coût des démar­ches. Rien que pour la France, comptez 4.000 euros pour les frais de recherche d’antériorité et le recours à un spécialiste en dépôt de brevet. Et évitez de le rédiger vous-même, car si les caractéristiques de l’invention sont mal décrites, cela peut entraîner la nullité du brevet. Les extensions se révèlent encore plus onéreuses. Un brevet triadique (Etats-Unis, Japon, Europe) coûte jusqu’à 100.000 euros.

Existe-t-il un délai pour agir ?

Les inventeurs salariés attendent souvent de quitter l’entre­prise pour intenter un procès.  Si ces affaires sont théoriquement prescrites  cinq ans après le dépôt du brevet , la jurisprudence considère que le départ n’est pas effectif tant que le salarié n’a pas été réellement informé de l’étendue de l’exploi­tation du brevet, des béné­fices dégagés et du mode de cal­cul de sa rémunération. Comme c’est rarement le cas, cela lui laisse le temps de réagir.

Auteur : Christine Halary / Management

Source : www.capital.fr

8 petits malheurs qui sont entrés dans l’histoire comme de brillantes inventions


La frontière entre une innovation brillante et un échec complet est mince comme du papier à cigarettes. La preuve : ces huit découvertes étonnantes qui étaient en fait des petits malheurs arrivés à des scientifiques distraits.

La pénicilline.

Lorsque Alexander Flemind revint de vacances en 1928, il constata que la pile de verres à Pétri qu’il avait laissé traîner était encrassée. Il plongea les verres un à un dans un tonneau de lysol jusqu’à ce qu’il remarque sur un verre couvert de staphylocoques une zone sans bactéries. Cela l’amena à la découverte de la pénicilline qui est encore aujourd’hui un des antibiotiques les plus utilisés.

Le Slinky.

Cet élément de jeu bien connu fut élaboré en 1943 par l’ingénieur en navigation Richard James. Son but était de créer un ressort très sensible pour protéger des équipements marins fragiles. Cependant lorsque par malheur il fit tomber un de ses prototypes d’une armoire, il comprit immédiatement le pouvoir ludique du « Slinky ».

Les post-it.

Spencer Silver essaya en 1968 d’élaborer un colle super-forte, mais il découvrit exactement le contraire : une colle légère et facilement détachable. Il fallut attendre 1974 pour que cette colle soit utilisée pour coller des petits papiers et 1980 pour que le post-it soit commercialisé.

La couleur mauve.

En 1856, William Perkin, âgé de 18 ans découvrit une couleur synthétique alors qu’il essayait en réalité de trouver une version synthétique de la quinine utilisée dans le traitement de la malaria. Jusqu’alors, les couleurs provenaient d’éléments naturels, mais cette nouvelle méthode (et cette nouvelle couleur) conquirent rapidement le monde. Il parvint finalement à faire d’autres découvertes et reçut plus tard le prix Nobel pour ses travaux concernant l’immunologie et la chimiothérapie.

Le plastique.

Le plastique est la conséquence de deux incidents. Tout d’abord, la découverte du processus de vulcanisation par Charles Goodyear qui par erreur avait laissé un mélange de caoutchouc et de soufre sur son poêle. Ensuite la découverte du celluloïd après que John Wesley Hyatt renversa une bouteille de collodion et vit la substance durcir et devenir un matériau flexible.

La saccharine.

Constantin Fahlberg fut le premier scientifique du 19ème siècle à oublier la première règle du travail en labo : se laver mes mains. En 1879, après une journée d’expériences, il se mit à table avec des mains sales. Lorsqu’il remarqua que tout avait un goût plus sucré que d’habitude, il retourna vite à son laboratoire et lécha tous les matières de ses expériences jusqu’à ce qu’il identifie la saccharine.

Les corn-flakes.

Les docteurs John et Keith Kellogg étaient des « monstres » de santé aux idées étranges qui entre autres utilisaient un produit remplaçant le café à base de muesli. En 1894, ils laissèrent le muesli cuire trop longtemps. Par bonheur ils se refusèrent de jeter ce brouet et essayèrent d’en faire quelque chose. Ainsi naquit une révolution mondiale en matière de petit déjeuner.

Le pacemaker.

Wilson Greatbach travaillait en 1958 à un appareil pour mesurer le rythme cardiaque. Jusqu’alors, les pacemakers étaient d’énormes machines mais Greatbach découvrit une alternative minuscule en connectant une mauvaise résistance dans le circuit (Via : Inc.Com).

Auteur : Joker

Source : www.express.be

Cette femme est devenue millionnaire grâce à une invention Lego de son fils


En mettant à profit les briques de Lego de son fils de 7 ans, Marcy McKenna est à présent millionnaire. Son armoire Style & Go permet de ranger tous les accessoires électriques de la salle de bain en un instant.

Marcy McKenna est à la tête d’un business qui fait plus d’un million de chiffre d’affaire grâce à son fils de 7 ans. Cet enfant a trouvé la solution pour régler le problème des différents accessoires électriques qui encombrent la salle de bain. Il a tout simplement conçu une armoire capable de recevoir tous ces appareils.

Avec ses briques de Lego, il crée un prototype

Le prototype de cette armoire a été entièrement réalisé en Lego. En effet, le mari de Marcy McKenna se plaignait du désordre qui régnait dans la salle de bain quand, pour plaisanter, Marcy McKenna a mis son fils au défi de trouver une solution à ce problème que rencontrent de nombreux foyers. Aidé de sa mère et de sa grand-mère, Jack, cet enfant fan de Lego a trouvé un moyen efficace pour lutter contre ce désordre quotidien.

Cette maman compte un petit génie parmi ses trois enfants. Jack, son fils de 7 ans est sans aucun doute à l’origine du succès phénoménal de Marcy McKenna. Invitée sur plusieurs plateaux de télévision, l’invention de cette femme n’est pas passée inaperçue. D’ailleurs, en 2012, elle a remporté un célèbre prix Homemade Millionaire de la chaîne de télévision américaine TLC qui lui a permis de donner vie à ce projet. Marcy McKenna concourait dans la catégorie beauté. Cette famille aime mettre en place leurs idées. Le grand-père de Jack était déjà un grand inventeur. Il apportait des solutions industrielles à l’armée.

Marcy McKenna a le sens des affaires

« La plupart des gens se sentent frustrés quand ils rencontrent un problème. Mais dans notre famille, on est excités, parce que pour chaque problème, nous savons qu’il y a une solution. Et là où il y a une solution, il y a un produit à vendre », explique la femme d’affaire au site du Huffington Post. L’armoire contient une multiprise qui permet de brancher directement les appareils. Puis, une fois que l’on a terminé, il suffit de ranger l’appareil et de refermer l’armoire.

Auteur : Jubna Laborde

Source : www.gentside.com

Pourquoi l’impression 3D va bouleverser la propriété industrielle


L’imprimante 3D, qui permet de créer des objets physiques en trois dimensions en fusionnant des matériaux couche par couche, ne cesse de surprendre. Après avoir inquiété pour l’impression d’armes à feu en plastique, émerveillé avec l’impression d’organes artificiels en tissus humains, fait saliver avec l’impression de pâtes et de chocolats, l’imprimante 3D fait aujourd’hui rêver en faisant voler un avion de chasse grâce à l’utilisation de pièces métalliques imprimées. Il faut s’habituer à ces annonces qui ne relèvent plus de la science-fiction, mais constituent une réalité palpable, comme les objets imprimés grâce à cette technologie.

L’impression 3D est considérée comme la nouvelle révolution industrielle, susceptible de bouleverser les comportements des consommateurs et des industriels, notamment par une relocalisation des moyens de production. Mais sa démocratisation auprès des particuliers engendre des questions en matière de propriété intellectuelle.

L’impression 3D est duale, dans la mesure où la contrefaçon de droits de propriété intellectuelle pourra se réaliser à la fois par la copie non autorisée du fichier numérique contenant la forme d’un objet protégé, mais également par l’impression physique de l’objet issu de ce fichier.

L’utilisation des fichiers numériques rend légitime la crainte des industriels face à une prolifération de fichiers contrefaisants sur Internet, à l’instar des fichiers musicaux MP3 et de leur impact sur l’industrie musicale.

C’est toutefois dans la reproduction physique que se situe le bouleversement à venir en matière de propriété intellectuelle, grâce à la généralisation concomitante du scanner 3D, qui permet de scanner toute forme dans un fichier numérique imprimable. En effet, la combinaison de cette technologie avec l’imprimante 3D donne désormais la capacité aux particuliers de copier eux-mêmes et reproduire en nombre des objets, tels que des jouets ou des pièces détachées.

Les limites pratiques communément soulevées, selon lesquelles il est plus long et plus coûteux d’imprimer que d’acheter des objets manufacturés, relèvent d’une vision à court terme, l’évolution technologique tendant vers une réduction des coûts, avec une augmentation de la vitesse et de la qualité d’impression. La révolution juridique sera donc celle de la copie réalisée par les particuliers pour leur usage personnel.

En droit d’auteur, l’applicabilité actuelle de l’exception pour copie privée à l’impression 3D soulève déjà des interrogations, notamment s’agissant de la licéité de la source, afin de savoir s’il est nécessaire d’être propriétaire de l’objet que l’on copie, ou encore s’agissant du contrôle de l’exception réalisé par le juge.

Les droits de propriété industrielle (dessins et modèles, brevets, de marques), permettent également aux utilisateurs de reproduire un objet protégé pour un usage privé, mais cette faculté de reproduction n’est pas soumise à la question de la licéité de la source. Cela signifie que l’emprunt à un tiers d’un objet protégé dans l’unique but de le reproduire à titre privé serait autorisé.

Les bouleversements engendrés par les reproductions privatives ouvrent la question de leur contrôle, notamment du nombre de copies. Cela pourrait passer par une modification législative ou par la mise en place d’un système de DRM (Digital Right Managment), via une base de données au sein de laquelle les titulaires de droits enregistreraient les objets tridimensionnels protégés, en indiquant le nombre de copies autorisées à l’utilisateur. En attendant la mise en place d’un tel système, qui nécessitera des accords entre fabricants d’imprimantes et titulaires de droits, il faut se préparer à une multiplication des actes de contrefaçon et anticiper une lutte légitime des titulaires de droits pour protéger leurs investissements intellectuels.

Auteur : Georgie Courtois, est avocat à la cour

Source : www.lesechos.fr

Lettre d’information Transtech – Février 2014


Invention à l’honneur

Porte casque séchant : Le ZEF 100

Le ZEF 100 permet de ranger les casques ; de les parfumer et de les désodoriser tout en les protégeant contre les chutes.

Son design innovant en polycarbonate injecté lui donne un aspect original et moderne.

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Le premier porte casque séchant

– Innovant : un casque sec, désodorisé et parfumé
– Pratique : un casque bien rangé avec sa fixation murale ou posé
– Économique : faible consommation
– Écologique : matière 100% recyclable
– Citoyen : produit de fabrication française

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Situation du projet

– Breveté
– Marque déposée : ZEF 100
– Production en série
– Commercialisé depuis janvier 2014

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Apports de Transtech Aquitaine

– Prix Tremplins I’NOV PRO 2013 dans la catégorie sports et loisirs

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Témoignage de l’inventeur : Tierry BONNEAU

« Le ZEF 100 a reçu un accueil chaleureux qui m’a grandement encouragé. En 2013, dans la catégorie sports-loisirs, il a obtenu la médaille d’or du salon international des inventions de Genève et le prix Tremplins I’NOV PRO. Le ZEF 100 est entièrement fabriqué en France, ce qui est une caractéristique qui me tient à coeur. »

Le salon de Genève

Le 42e Salon International des Inventions de Genève se tiendra du 2 au 6 avril 2014.

Il bénéficie du haut patronage du gouvernement suisse, de l’État et de la Ville de Genève, ainsi que de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, OMPI.

Reconnu comme le plus important marché d’innovations au monde, ce Salon est le lieu idéal pour promouvoir les inventions.

Il réunit plus de 700 exposants venant de 45 pays – 1 000 inventions, chaque année nouvelles, présentées par des entreprises, des inventeurs, des universités, des instituts et organismes privés et d’État.

60 000 visiteurs des cinq continents – dont une moitié de professionnels qui viennent « parler affaires »– et 650 journalistes de la presse écrite, parlée et télévisée du monde entier fréquentent fidèlement le Salon.

Le Jury International, composé de 85 spécialistes, décerne de nombreux prix et distinctions, témoignages de qualité et d’authenticité de grande importance pour les exposants. Le Président de la FNAFI, Bernard GUTFRIND, y remettra le « prix FNAFI ».

Les adhérents des associations de la FNAFI (donc l’association « Club Invention – Europe ») peuvent bénéficier de conditions particulières pour les frais de participation à ce Salon.

Pour plus d’informations, veuillez adresser votre demande sur contact@fnafi.fr.

Retrouvez toutes les informations du Salon de Genève sur www.inventions-geneva.ch.

Novus 2014 – 2015

La région Aquitaine et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de région Aquitaine lancent un appel à projet « Novus » pour accompagner et valoriser l’esprit de créativité et d’innovation des artisans.

Il y a 4 catégories d’innovation pour participer : produit / procédé / commerciale / organisationnelle.

Il y a à gagner plus de 10.000 € de prix, un accompagnement et un bonus de communication. Tentez votre chance !

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au lundi 31 mars 2014.

Pour plus d’informations et le dossier de candidature à télécharger, rendez-vous sur le site internet de votre Chambre de Métiers et de l’Artisanat.

Votre dossier peut être envoyé par courriel sur : novus@artisanat-aquitaine.fr.

TRANSTECH Aquitaine

40 Avenue de la Somme – 33700 MERIGNAC

E-mail : contact@transtech.asso.fr

Tél. : 05 56 51 39 18

Des cours gratuits en ligne pour les créateurs d’entreprise


Suivre gratuitement les cours d’entrepreneuriat d’écoles ou d’universités prestigieuses comme Stanford ou le MIT, bénéficier des conseils du patron de Google, tout cela est possible grâce aux Mooc (« massive open on-line courses ») dont certains seront précieux à tout créateur d’entreprise.

Le principe est simple : on s’inscrit en ligne à la formation de son choix. Les cours sont pour la plupart sous forme de vidéos d’une vingtaine de minutes au maximum, proposés à date fixe. Ils sont parfois suivis de QCM destinés à mesurer vos connaissances. Pour être efficace, un peu travail personnel est tout de même nécessaire : compter en moyenne entre trois à six heures hebdomadaires par semaine durant la formation. En cas d’absence, il est possible de visionner les cours pendant toute la durée de la session. Voici sept Mooc gratuits pour vous aider dans vos premiers pas. Les 3 premiers sont francophones, les 4 autres en anglais.

Mooc francophones :

1. « Esprit entrepreneurial » (HEC Montréal)

L’objectif de ce Mooc : aider les participants à se poser les bonnes questions avant de se lancer dans la création d’entreprise. Les six séances proposeront des exercices destinés à tester la motivation des candidats, à les mettre en garde sur les compétences nécessaires pour gérer leur propre entreprise, à mesurer leur envie de prendre des risques… Il s’agit avant tout d’une initiation, préviennent les organisateurs qui devraient déployer d’autres Moocs centrés sur la démarche entrepreneuriale d’ici la fin de l’année.

Première édition : automne 2014.

Lien : edulib.hec.ca/access/content/public/Esprit_entrepreneur.html

2. « Passeport pour entreprendre » (TV des entrepreneurs)

Ce Mooc permet de suivre gratuitement pendant 10 jours une centaine de vidéos dédiées à la création et à la reprise d’entreprise et à la franchise. Réalisés par des experts (consultants, experts comptables, avocats…), ces cours d’une durée d’une dizaine de minutes, sont orientés sur les aspects opérationnels de la création. Un forum permet d’échanger avec les autres participants. Les personnes ayant suivi plus de 8 heures de formation ont la possibilité de passer un examen pour valider leurs connaissances et peuvent, en cas de succès, bénéficier d’une séance gratuite d’accompagnement sur son projet par l’un des experts.

Prochaine édition : 12 au 21 juillet 2014, du 6 au 15 décembre 2014.

Lien : www.passeportpourentreprendre.com/mooc-passeport-pour-entreprendre

3. Effectuation (EM Lyon)

Fort de son succès à l’automne 2013 (9 000 personnes se sont inscrites), le Mooc de l’EM Lyon est à nouveau à l’affiche. Devant la caméra, Philippe Silberzahn, professeur d’entrepreneuriat, déroule une fois par semaine (pendant cinq semaines) son approche particulière. Contrairement aux méthodes traditionnelles, les participants ne vont pas apprendre à faire un business plan ni une étude de marché (cela se fera dans un deuxième temps), mais à découvrir comment créer avec les ressources dont ils disposent (leurs compétences, leur réseau…) et en fonction de la part de risques qu’ils sont prêts à assumer. Chaque séance est suivie d’un QCM. Les participants souhaitant valider leurs connaissances peuvent obtenir un certificat payant attestant qu’ils ont suivi le cours et réussi à l’examen. Un forum de discussion est également à leur disposition pendant la durée du Mooc. L’école envisage par ailleurs de proposer à ceux qui souhaitent aller plus loin dans leur projet, une formation de deux jours en présentiel sur son campus lyonnais.

Prochaine édition : 17 mars 2014.

Lien : www.unow-mooc.org/emlyon-effectuation/

Mooc en anglais :

4. Entrepreneurship (Université du Maryland)

Comment identifier de bonnes idées et les transformer en entreprises viables et innovantes? Tel est l’objet de ce Mooc Developing Innovative Ideas for New Companies: The First Step in Entrepreneurship, proposé par l’université du Maryland (qui possède un centre de recherche dédié à l’entrepreneuriat).D’une durée de six semaines, il se divise en deux parties : la première, pendant les quatre premières semaines, permet aux créateurs de mieux comprendre le contexte économique, les compétences nécessaires pour se lancer dans l’aventure. La seconde, plus pratique, porte sur l’identification des opportunités et la réalisation d’un business plan.Les connaissances acquises peuvent être validées par l’obtention d’un certificat (49 dollars).

Prochaine session : 3 février-16 mars 2014. (mais peut être suivi en cours de route)

Lien : www.coursera.org/course/innovativeideas

5. « What’s Your Big Idea? » (Universités de Caroline du Nord et de Washington à Saint-Louis)

Lancé par deux professeurs par ailleurs fondateurs de plusieurs start-up, ce Mooc propose aux participants une méthodologie pour détecter de bonnes idées et les transformer, en mettant en avant les théories de grands gourous du management. Les six semaines sont organisées autour des six temps forts d’un projet : d’abord, la phase de réflexion en s’appuyant sur les enseignements de Peter Drucker. Puis vient la phase d’écoute pour analyser la manière dont réagissent les personnes auxquelles on parle du projet. Au cours de la troisième semaine, les candidats s’initient à la stratégie en s’inspirant des préceptes de Mickael Porter. Les trois dernières semaines sont axées sur les ressources nécessaires pour structurer son projet : recherche de fonds, éléments juridiques… L’acquisition des connaissances peut être validée par un certificat.

Prochaine session : 21 janvier -25 février 2014. (mais peut être suivi en cours de route)

Lien : www.coursera.org/course/bigidea

6. « Technology entrepreneurship » (Stanford)

Apprendre des meilleurs… Ce Mooc dédié aux entreprises technologiques en est à sa troisième édition. Les clés de son succès: des vidéos où se succèdent enseignants et professionnels de la Silicon Valley (Google, Linkedin…) complétées par des travaux conduits par des groupes de participants invités à travailler sur leurs projets. De l’exploration d’une idée à la validation de celle-ci par des clients potentiels en passant par la réalisation de prototypes, les groupes de trois à quatre étudiants sont accompagnés par un mentor – spécialiste du financement de start-up ou entrepreneurs – qu’ils ont choisi.

Prochaine édition : du 1er février au 16 mars 2014.

Lien : novoed.com/venture1-2014-1

7. « Entrepreneurship 101 : Who is your customer ? « (MIT)

Avoir une bonne idée ne suffit pas pour lancer sa startup si personne n’est intéressé par son produit ou son service… Tel est le leitmotiv de ce Mooc du MIT. L’argumentation est présentée en s’appuyant sur des études de cas issues de la célèbre université, forte de ses 25 600 entreprises créés par ses laboratoires ou ses anciens étudiants. Chacune des six sessions se veut une exploration en profondeur de la démarche d’entrepreneurs de différents secteurs économiques : applications mobiles, électronique, développement international… Les participants apprendront ainsi comment identifier leurs clients potentiels ou les interviewer. Ce Mooc peut être suivi comme auditeur libre mais ceux désirant valider leurs connaissances ont la possibilité d’obtenir un certificat.

Prochaine session : le 18 mars 2014.

Lien : www.edx.org/course/mitx/mitx-15-390x-entrepreneurship-101-who-1312

Source : L’Entreprise

Clé d’automobile anti électricité statique


Lorsque le temps est sec, il arrive fréquemment qu’une fois descendu de voiture, le conducteur d’icelle reçoive une décharge électrique en repoussant la porte.

Il existe dans le commerce des déchargeurs d’électricité statique.

L’inconvénient à l’ajout de cet appareil, est que moins un trousseau de clés comporte d’éléments, mieux l’on se porte.

La « clé anti électricité statique » a pour but de remplir son office classique, et en plus, de décharger en douceur le différentiel électrique conducteur/auto, accumulé durant la conduite du véhicule.

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Pour obtenir ce résultat, il sera ajouté au corps de la clé de voiture, une résistance électrique qui absorbera la tension antagoniste entre la carrosserie de la voiture et le corps du conducteur.

L’originalité de la clé anti électricité statique tient en ce qu’un connecteur de la résistance électrique est soudée à la partie métallique de la clé, l’autre connecteur de la résistance (ou autre élément pouvant remplir cet office) est soudé à un/des plots conducteurs de courant situé/s sur l’une ou les deux faces du plastique de la partie préhensible de la clé. La clé remplit ainsi deux fonctions.

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Utilisation : Lorsque le conducteur est descendu de sa voiture, il touche un bref instant la carrosserie avec la partie métallique de la clé qui sert à déverrouiller la serrure bloquant le volant. L’électricité statique passe du corps du conducteur au véhicule via la résistance électrique dont la puissance est calculée de façon à neutraliser la charge électrique sans que le conducteur en soit incommodé.

Comme dans les appareils de décharge classique, l’on peut adjoindre une led (diode électroluminescente), néon ou ampoule classique à filament de visibilité de décharge montée en parallèle ou en série avec la résistance.

L’on peut également mettre simplement une led, néon ou une ampoule à filament ayant les caractéristiques idoines à la fonction recherchée en lieu et place de la résistance.

Les clés comportant souvent une télécommande d’ouverture de portes, il convient de protéger cet appareil délicat du courant à haute tension par un blindage électromagnétique :

1 – soit en entourant la télécommande d’une cage de Faraday,

2 – soit en entourant la résistance/led, néon (ou autre élément pouvant remplir cet office) d’une cage de Faraday, voir ici

3 – soit en blindant chacun des deux modules.

Site Web de l’invention : inventions.a.verna.free.fr/cle.htm

Copyright enregistré le 14/02/2014 à 13:57, sous le n° 00053483 : www.copyrightdepot.com/cd57/00053483.htm

Pour prendre contact avec l’inventeur : Monsieur Christophe Verna

E-mail : verna@free.fr

Site Web : inventions.a.verna.free.fr