Enko, la start-up qui révolutionne la chaussure de sport


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Enko, la start-up qui révolutionne la chaussure de sport

De véritables amortisseurs dans les semelles des chaussures. C’est grâce à cette idée folle que l’ingénieur audois Christian Freschi entend conquérir le marché du running.

A l’image de plus en plus de Français, Christian Freschi est un fondu de course à pied qu’il pratique un peu en compétition mais surtout pour le plaisir. Alors quand il y a dix ans, à l’âge de 50 ans, les médecins lui ont conseillé d’arrêter de courir en raison de problèmes de dos, le passionné n’a pu s’y résoudre. Ingénieur de formation, à la tête d’une petite structure de sous-traitance aéronautique, il se lance dans des recherches afin d’améliorer l’amorti de ses chaussures dans sa ferme de Villepinte, dans le Lauragais. Les résultats ne sont pas immédiats mais l’homme persévère. «C’était à l’époque une démarche tout à fait personnelle liée à ma santé», explique-t-il.

En 2008, Christian Freschi trouve enfin un système qu’il trouve concluant et dépose son premier brevet. Il commence à parler de son projet autour de lui, continue à faire évoluer le mécanisme et effectue des tests avec des coureurs. «Je me suis rendu compte que personne n’était allé aussi loin dans ce domaine, alors, en 2012, j’ai déposé des brevets à l’international et l’idée a commencé à germer de mettre le produit sur le marché», raconte Christian. Les chaussures fabriquées par l’inventeur sont ainsi dotés de véritables amortisseurs permettant d’amortir l’impact de 20 mm au lieu des 3 mm habituels. «Au contact du sol, le ressort se verrouille et ne restitue pas l’impact. Et lors de la propulsion, lorsque le talon se lève, le ressort se déverrouille alors en douceur et permet de retrouver la dynamique de la foulée», détaille l’ingénieur.

Des projets sous la semelle

Entièrement autofinancée à ses débuts, la société Enko voit le jour le 1er janvier 2014. Christian fabrique les semelles munies de sa technologie à Villepinte et fait faire la partie chaussante en Italie. Le produit désormais abouti, Enko se lance dans une campagne de financement participatif qui lui permet de récolter 55 000 dollars en deux mois. Les préventes affluent de 50 pays différents dans le monde et en juillet dernier, le site marchand a été créé.

Les délais de livraison sont actuellement de 12 semaines mais la phase d’industrialisation est d’ores et déjà dans les cartons. Enko va en effet intégrer la pépinière Créaude à Castelnaudary et prévoit une quinzaine d’embauches afin de produire 1 000 paires par mois et ainsi pouvoir être présente en magasin à l’horizon fin 2016. Dans un marché de la chaussure qui augmente de 5 % par an dans le monde, Enko voit grand et se penche déjà sur de nouveaux produits dédiés au trail ou à la marche et envisage également de créer une ligne de vêtements. En attendant, Christian Freschi court toujours et n’a plus mal au dos.

En chiffres

5% l’augmentation annuelle du marché de la chaussure dans le monde.

Source : www.ladepeche.fr

États-Unis / Ahmed Mohamed réclame 15 millions de dollars


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Le jeune inventeur et sa famille se sont installés au Qatar après l’affaire.

Ahmed Mohamed, le collégien texan devenu une star du Web après avoir été arrêté par la police pour avoir fabriqué une horloge confondue avec une bombe factice, réclame 15 millions de dollars en réparation du préjudice causé par l’affaire.

Selon ses avocats, le jeune garçon de 14 ans souffre d’un «traumatisme psychologique important» consécutif à son arrestation. Dans un courrier, les avocats menacent le lycée MacArthur et la municipalité d’Irving de poursuites judiciaires s’ils n’obtiennent pas d’ici 60 jours, 15 millions de dollars : cinq millions à l’établissement scolaire et dix millions à la ville, rapporte FoxNews.

La défense d’Ahmed Mohamed souligne que le lycée et les policiers ont enfreint les droits de l’adolescent en l’accusant à tort et en l’arrêtant. Les avocats dénoncent également le racisme dont a été victime le lycéen : «Ahmed a été clairement ciblé à cause de sa race, de ses origines et de sa religion.

Ahmed Mohamed a avait été arrêté pour avoir apporté dans son établissement scolaire une horloge numérique qu’il avait fabriquée. Un professeur et les forces de l’ordre avaient accusé l’adolescent d’avoir assemblé une bombe factice. Pour beaucoup, cette affaire avait mis en évidence les idées de reçues de la police américaine à l’encontre de la communauté musulmane.

Alors que la tempête médiatique battait son plein, Ahmed Mohamed avait été reçu à la Maison Blanche par Barack Obama. Depuis les événements, l’adolescent et sa famille se sont installés au Qatar, où ses études vont être prises en charge par la Fondation pour l’éducation, les sciences et le développement communautaire (QF).

Source : www.directmatin.fr

Ils ont inventé l’aspirateur à moustiques !


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Pierre Bellagambi et Simon Lillamand sont les deux fondateurs de la société Techno Bam, créée pour développer et commercialiser leur invention, l’aspirateur à moustiques. Une solution technique sans pesticides, testée dans le très protégé Parc naturel régional de Camargue avec l’aide du centre de recherche de la Tour du Valat. Un aspirateur à moustiques que les deux hommes viennent présenter en Polynésie par le biais de leur distributeur au fenua. La chasse est ouverte !

Un aspirateur à moustiques. L’idée peut prêter à sourire et pourtant le sujet est tout ce qu’il y a de plus sérieux. Surtout en Polynésie après les épisodes épidémiques de dengue, zika et chikungunya. Avec leur invention, Pierre Bellagambi et Simon Lillamand ont peut-être trouvé la solution pour éradiquer de nos domiciles ces nuisibles qui se repaissent quotidiennement de notre sang. Un procédé écologique qui ne détruit que les moustiques à proximité des zones d’implantation des bornes anti-moustiques (BAM). Un aspirateur qui, dans son fonctionnement, simule la respiration humaine. Les explications de Simon Lillamand.

Attirés par les leurres, les moustiques sont aspirés et finissent dans un sac où ils meurent naturellement. Pour les piéger, aucune substance toxique n’est utilisée. Alternative crédible aux insecticides chimiques et polluants, dangereux pour les écosystèmes et pouvant détruire d’autres espèces que les moustiques, les BAM ont été testés dans le très protégé Parc naturel régional de Camargue avec l’aide du centre de recherche de la Tour du Valat, référence mondiale en terme d’étude des zones humides et des espèces qu’elles abritent. Des tests réalisés autour du village de Sambuc où onze BAM ont été installés. Une première pour une collectivité. Une aide précieuse pour les deux inventeurs qui ont enregistré des résultats assez impressionnants, comme le précise Pierre Bellagambi.

Les deux inventeurs et leur distributeur local présenteront les différentes solutions qui seront prochainement commercialisées en Polynésie, vendredi 27 novembre à 9h30 au Tahiti Pearl Beach. Les BAM seront proposés au fenua sous forme de location avec entretien pour un prix approximatif de 10 000 Fcfp mensuels, auquel se rajoutera le prix de la bouteille de CO².

Auteur : Cédric VALAX

Source : www.radio1.pf

Un enfant de 8 ans a trouvé un système infaillible pour repérer les avions crashés dans l’océan


La compagnie aérienne américaine Delta informe que les experts vont examiner méticuleusement l’idée de l’enfant.

Selon le journal australien Dailymail, un enfant de 8 ans a imaginé un système infaillible pour repérer les avions crashés dans les océans.

Le jeune inventeur s’appelle Benjamin Jensen, il vient de Ogden dans l’Utah. Il est le fils de deux anciens combattants d’Air Force One qui correspond à l’armée de l’air des États-Unis destinée aux vols présidentiels. Sensibilisé par le métier de ses parents, il élabore une idée ingénieuse. Le projet lui est venu en regardant un show à la télévision « Pourquoi les avions disparaissent-ils ? » parlant du vol récemment disparu de Malaysia Airlines.

Son dessein est de mettre à disposition des avions des ballons géants de couleur orange en caoutchouc renforcé pour résister à la pression. Flottants à la surface, les ballons seront accompagnés d’émetteurs RF. Une méthode simple et efficace. Grâce à cette technique, au cas où l’avion subi un crash, les ballons-émetteurs se déploieront et l’engin pourra être facilement localisé.

Pour communiquer son idée, il a envoyé une esquisse accompagnée d’une lettre à la compagnie aérienne américaine Delta. Les destinataires : Richard Anderson, PDG de Delta, et John E.Laughter, vice président de la sécurité ont tous deux été séduits par l’idée de ce jeune garçon.

Quelques semaines après, Benjamin Jensen reçoit une réponse de Delta : un package avec deux modèles d’avion miniatures, des crayons et des stylos. Mais il reçoit surtout une lettre signée John E.Laughter où il est écrit qu’il ne va pas manquer de transmettre son idée aux experts, qui lui semble être prometteuse.

Source : voyage.gentside.com

Idosens lance le 1er objet connecté LoRa pour le grand-public


La startup grenobloise Idosens annonce la sortie de son premier objet connecté en LoRa : un capteur de monitoring à grande distance qui s’inscrit dans le concept d’Extended Home.

Co-fondée en mars 2015 par François Hédé, la startup Idosens développe des objets connectés s’appuyant sur la technologie LoRa, le standard de communication sans-fil de Semtech (complémentaire du WiFi et du bluetooth).

Note : Auparavant, François Hédé a cofondé Cycleo (l’inventeur de la technologie LoRa) rachetée par Semtech.

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Il permet d’établir une communication entre deux objets connectés distants, pour assurer une surveillance efficace des parties lointaines de la maison : la cave, l’abri de jardin, la résidence secondaire ou le deux-roues garé en bas de l’immeuble.

Ces éléments du foyer sont autant de parties extérieures au domiciles qui forment l’Extended Home, nécessitant d’autres méthodes de communication pour servir efficacement les particuliers dans leur vie quotidienne.

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Idosens lance le premier objet connecté en LoRa pour le grand-public, premier élément d’une gamme plus large qui arrivera après le CES 2016.

Ce dispositif est composé pour l’heure d’une base filaire dotée d’un écran e-ink et d’un capteur autonome, à placer où bon vous semble.

L’objet Idosens s’installe facilement et vous permet de veiller sur tous les endroits dépourvus de connexion WiFi :  maison secondaire, sur votre cave ou votre garage en contrôlant la présence de lumière, température, humidité ou mouvements.

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La distance entre ces éléments n’est plus un problème : la base et le capteur Idosens communiquent en LoRa entre eux (portée variable, jusqu’à 5 étages de profondeur, 100 mètres en semi-urbain ou 15 kms en champ libre).

La base relaye ensuite les informations au serveur central par l’intermédiaire d’une connexion GPRS, incluse, couvrant toute l’Europe (prépayée pour 2 ans).

L’utilisateur peut ainsi consulter le statut de son installation à partir de l’écran de la base ou de l’application mobile dédiée, pour iOS et Android.

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A droite, un capteur magnétique permet d’interpréter précisément le mouvement correspondant à l’ouverture d’une porte (également possible grâce à l’accéléromètre) . Une télécommande complète le dispositif pour désactiver manuellement l’envoi d’une alerte.

Disponibilité et prix

L’objet connecté Idosens est commercialisé dès à présent au prix de 194€ (prix de lancement, au lieu de 220€) sur son site, Amazon et bientôt en grandes surfaces spécialisées.

Auteur : Geoffray SYLVAIN

Source : www.aruco.com

Attachez-vos ceintures pour le premier vol en hélicoptère


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Comme c’est le cas de nombreuses inventions, la paternité du premier vol en hélicoptère est revendiquée par deux inventeurs. D’abord, en septembre 1907, Louis Breguet, un fils d’une famille d’industriels célèbres, parvient à s’élever à 1,5 mètre avec un gyroplane mais comme des assistants tiennent le cordage pour maintenir l’appareil en équilibre, le doute plane sur le fait que ce soit un véritable vol libre.

Quelques mois plus tard, le 13 novembre 1907, un mécanicien, Paul Cornu, s’élève à la même hauteur pendant moins de 30 secondes en s’agrippant au châssis de son appareil qu’il venait de mettre en marche.

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L’hélicoptère de Paul Cornu, 1907

Il n’arrive toutefois pas à répéter son exploit alors que Louis Breguet s’élèvera jusqu’à 4 mètres avec un nouveau gyroplane l’année suivante.

Malheureusement, la Première Guerre mondiale freine le développement de ce type d’appareil alors que tous les yeux sont tournés vers l’aviation qui enregistre des progrès remarquables. Par la suite, plusieurs inventeurs à travers le monde se lancent dans la course aux hélicoptères, dont l’espagnol Juan de la Cierva qui met au point le premier autogire en 1925 et l’Américain d’origine russe Igor Sikorsky qui réussit une importante percée en créant un appareil avec un seul rotor principal en 1939.

Mais bien que certains appareils de reconnaissance ont été utilisés durant la Seconde Guerre mondiale, tant par les alliés que par les Allemands, les hélicoptères ne deviendront de réelles machines de guerre qu’à partir des années 50 pendant la guerre de Corée et surtout pendant la guerre du Viêt Nam à partir de 1964 avec une des ses machines expérimentales.

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L’hélicoptère Oehmichen no 2 en 1923

Pour tout savoir sur les débuts de l’hélicoptère en France, je vous propose le documentaire Les incroyables machines volantes du professeur Oehmichen, un inventeur français fascinant qui s’inspirait du mouvement d’oiseaux et d’insectes et fut le premier à réaliser un kilomètre en circuit fermé en 1924.

Auteur : Marie-Lyse Paquin

Source : www.sympatico.ca

Le partage de l’innovation rime-t-il avec protection ?


Selon certains, l’ère numérique serait synonyme d’un changement de paradigme : hier, innovation rimait avec protection, aujourd’hui innovation sonnerait avec amélioration permanente. La frénésie de l’innovation trancherait avec une idée obsolète : pourquoi protéger son innovation, l’avenir serait au partage et à l’amour fraternel entre concurrents. Le droit de la propriété intellectuelle serait, en somme, réduit comme peau de chagrin.

L’idée, aussi séduisante soit-elle, fait l’impasse sur plusieurs points clés : la première, est que l’innovation se doit nécessairement d’être couplée avec le droit de la propriété intellectuelle. La seconde, c’est que le partage de l’innovation n’est en rien antinomique avec cette protection juridique. La protection est morte ! Vive la protection ! Décryptage.

Innovation et propriété intellectuelle : désamour ?

La propriété intellectuelle est-elle un frein à l’innovation ? Beaucoup de praticiens ou d’auteurs soulignent que les entreprises de l’ère digitale ne protègent plus, mais utilisent l’innovation et sans cesse l’améliorent. Toutefois, est-ce à dire que, parce qu’elles innovent sans cesse, ces dernières ne doivent plus protéger ? Effectivement, si nous focalisons le propos sur le seul dépôt de brevet, il est nécessaire de préciser que la diminution des dépôts n’est pas la conséquence de l’amélioration frénétique de l’innovation. Au contraire. Tout d’abord, l’accessibilité du public à la description complète de l’invention est problématique pour tout inventeur. Ensuite, le dépôt de brevet entraîne une protection sur le territoire duquel il est déposé. Dès lors, le monde vous regarde… et peut librement exploiter l’innovation dans d’autres pays ! Une protection en Europe n’est pas synonyme de protection sur un autre continent. Enfin, le coût du brevet peut, aussi, expliquer la baisse de dépôts.

Le comportement de l’entreprise doit s’adapter en fonction de l’évolution du numérique. Pour ce faire, les directions juridiques doivent être en corrélation avec les innovations de l’entreprise. Mieux, l’obtention de droits de propriété intellectuelle permet une visibilité sur le marché, une consécration de sa recherche et un marqueur fort pour les tiers à l’entreprise. La fonction première de protection stricto sensu se dédouble est devient – aussi – fonction de stratégie d’entreprise.

Innovation et propriété intellectuelle : l’union fait la force

L’idée d’absence de protection viendrait-elle de la multiplicité des échanges au sein de nos sociétés interconnectées ? Ainsi, l’«open innovation» serait aux antipodes de toutes protections juridiques…

Ce que l’on appelle «open innovation», véritable système disruptif, est traditionnellement présenté comme un mouvement contraire au système de propriété intellectuelle. D’un côté, monopole d’exploitation. De l’autre, production ouverte de connaissances. C’est avec l’émergence du numérique que la problématique a dévoilé d’autres facettes : pour rester compétitives, les entreprises optent pour ce chemin de l’innovation. Alors, sans détailler les quelques pierres d’achoppement entre ces deux notions, certains se demandent si cette confrontation poussera le législateur à une réforme de la propriété intellectuelle. Dans tous les cas, beaucoup d’auteurs et de praticiens soulignent avec justesse que la propriété intellectuelle n’est pas aux antipodes du partage, du «travail collectif» ou «collaboratif». En effet, elle est même propice au partage de technologie. Citons brièvement des exemples comme la licence FRAND, pour «fair, reasonnable and non discriminatory», qui garantit à l’utilisateur de la norme, un accès à la technologie (raisonnable et non discriminatoire) ou encore les licences croisées. Enfin, il est intéressant de relever que même en dehors de l’hypothèse de l’open innovation, la création peut, dans certains cas, être librement accessible et protégée. Il faut penser aux outils fondamentaux de l’Internet. Par exemple, les navigateurs s’avèrent protégés par le droit d’auteur, pourtant, ils sont librement mis à la disposition de tous.

Cette brève présentation de l’open innovation montre sa complémentarité avec la propriété intellectuelle. Ainsi, dire que l’entreprise doit passer uniquement par l’open innovation est une chimère ! L’entreprise doit prendre position et mêler les deux techniques de développement : tantôt l’ouverture, tantôt la discrétion. Celle-ci doit cultiver le secret, l’innovation interne et aussi l’ouverture vers l’autre. Finalement, l’enfer, ce n’est pas les autres !

Innovation et propriété intellectuelle : le compromis

Et si le droit de possession personnelle antérieure était la solution au partage de l’innovation ? Ce droit pas très connu permet, dans de nombreux pays comme la France, de paralyser l’action en contrefaçon engagée par le breveté ou ses ayants-droit. Pour faciliter la reconnaissance de ce droit sur le terrain probatoire, de nouveaux services juridiques se déploient à base de signature électronique normée et d’horodatage certifié comme le propose le site mapreuve.com. Ce site permet de protéger immédiatement une innovation (ou une création) en apportant une preuve juridique d’intégrité et d’antériorité, et ce en toute confidentialité et à un coût faible. En deux clics, je protège puis je partage. N’est-ce pas là l’avenir ?

Force est donc de conclure que le partage n’est pas contraire à la protection. L’idée même de protéger ses créations est farouchement d’actualité avec le projet de directive européenne en discussion et prévu pour l’année 2016. Une consultation publique et des études seront aussi lancées fin d’année pour in fine procéder au vote devant le Parlement en juillet 2016. Cette réforme du droit d’auteur devrait tendre vers une protection du droit d’auteur au niveau européen afin de «libérer la création» et «favoriser le partage du savoir». N’oublions pas, dans les méandres des réformes au niveau de l’Union européenne, que l’abandon des frontières n’entraîne en rien l’abandon d’une logique protectrice. Dès lors, la protection du droit d’auteur doit (sur)vivre sur un territoire plus vaste, l’Union européenne. Il ne s’agit qu’une extension du domaine de la lutte… contre les contrefacteurs. Dans tous les cas, n’oublions pas, partager c’est bien, protéger c’est bien aussi !

Auteur : Jason Labruyère est juriste. Titulaire d’un Master II en droit des affaires, il est responsable de l’aspect juridique de MaPreuve. Il anime également le blog MaPreuve, blog d’actualité juridique en droit de la propriété intellectuelle.

Source : www.frenchweb.fr