Métier d’avenir : Antoine Bauza invente des jeux de société


Le créateur a vendu plus de 500.000 exemplaires de son jeu Seven Wonders…

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Avant de devenir créateur de jeux de société, Antoine Bauza était professeur des écoles.

Il n’a pas inventé le Monopoly, mais pas loin ! Au Festival du jeu à Cannes ce week-end, Antoine Bauza fera office de VIP. A 38 ans, ce natif de Valence est le créateur de l’un des jeux de plateau les plus primés au monde. Seven Wonders (« Les Sept Merveilles », en français) est en passe de devenir un classique : tiré à 18 000 exemplaires lors de sa sortie, ce sont finalement 500 000 boîtes qui ont été vendues dans le monde entier. Depuis sa sortie en 2010, Antoine Bauza a quitté sa blouse de professeur des écoles pour devenir inventeur de jeux de société à plein-temps.

« Raconter une histoire »

En France, ils sont une quinzaine à exercer le métier d’auteur professionnel. C’est cinq fois plus qu’il y a vingt ans. Monsieur Phal, chroniqueur pour le site spécialisé Trictrac.net y voit l’embellie du marché du jeu de société : « Il y a de plus en plus de joueurs. Les éditeurs sortent des jeux plus travaillés, une économie s’est créée. »

C’est sur cette vague que surfe la création d’Antoine Bauza. Au début, tout part d’une question pratique : « Dans mon groupe de copains, on était souvent sept aux soirées. On cherchait un jeu pas trop long, auquel on pouvait jouer tous ensemble. » A cette époque, il crée des jeux pendant son temps libre. Chaque fois, c’est le même processus : « J’essaie de raconter une histoire et la trame part de là. »

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Le prototype du jeu Hanabi, fait à la main avec du papier, du carton et des jetons de récupération.

Hanabi, Ghost Stories ou Rockband Manager, Antoine Bauza a signé plus d’une vingtaine de jeux et leurs extensions. Quand il démarre, il travaille le soir ou la nuit dans son grenier. Aujourd’hui, un vrai atelier remplace son bureau sous les combles. Et le créateur adapte ses horaires à ceux de l’école de son fils. « Ce n’est pas très régulier, certaines semaines l’inspiration est là, d’autres non », reconnait-il.

Ses prototypes sont faits maison, avec du carton, du papier et des jetons de récupération. Après chaque test, inlassablement, il retouche les sacro-saintes règles du jeu. Dans son agenda, une grande partie du temps est consacrée aux réseaux sociaux : « C’est un bon moyen pour se motiver, comme un grand open space virtuel. »

Deux ans de préparation pour achever un jeu

Antoine Bauza a toujours quelques projets dans ses tiroirs : « Certains sont juste des idées griffonnées dans un carnet, d’autres sont déjà des prototypes qu’on a essayés une centaine de fois. »

Ses testeurs officiels ? Une bande de copains. Corentin Lebrat fait partie de ces joueurs réguliers : au moins une fois par semaine, il aide à l’amélioration des jeux de société créés par Antoine Bauza. « Il y a un certain plaisir à tester un jeu avant tout le monde, c’est comme voir une avant-première au cinéma, on se sent un peu privilégié », confie le cobaye.

L’ambiance est bon enfant. Et quand l’auteur observe ses amis, il sait déjà ce qui va leur déplaire : « Après, on en discute. Quand il faut faire la 80e partie, on en a tous marre, c’est un vrai boulot. »

En moyenne, après deux ans de parties de jeu endiablées, le jeu est enfin validé et l’auteur le présente à un éditeur, afin de le commercialiser.

Cette année, la version « duel » de Seven Wonders vient de gagner le Swiss Gamers Award (le prix du jeu préféré des Suisses). Mais Antoine Bauza a déjà l’esprit à ses futures créations : « Le plus excitant, c’est de commencer un nouveau projet. »

Seven Wonders : Un succès expliqué

Seven Wonders est un jeu de stratégie qui reprend l’esthétique des sept merveilles du monde antique comme le phare d’Alexandrie, le colosse de Rhodes ou les jardins suspendus de Babylone. L’objectif est de gagner des points en créant des alliances avec ses adversaires, sept joueurs maximum.

Pour Monsieur Phal, chroniqueur pour le site spécialisé Trictrac.net, le succès fulgurant du jeu réside dans la simplicité des règles : « Antoine Bauza a réussi à convaincre les non-joueurs que ce n’est pas si compliqué, tout en intéressant les passionnés. »

Attention cependant, si les règles sont simples, il faut une vingtaine de minutes pour les expliquer.

Source : www.20minutes.fr

Le Parfait, le bocal qui a mis la conserve à la portée de tous


La marque exploitant la méthode de l’appertisation aurait pu disparaître avec les réfrigérateurs et les gammes toutes prêtes. La vogue du fait-maison la ravive.

Si le bocal le Parfait était inventé aujourd’hui, tous les réseaux sociaux et les rubriques astuces ménagères en bruisseraient ! Pensez-donc : un système ne nécessitant rien de plus qu’un bocal, un joint en caoutchouc et une source de chaleur pour fabriquer, chez soi, des conserves stockables des mois à température ambian­te. Et pourtant la marque date des années 30, et le procédé, de l’époque du Directoire.

C’est à Nicolas Appert que l’on doit ce principe de stérilisation en volume clos associant chaleur et dégazage. Plus d’un demi-siècle avant Louis Pasteur et sa pasteurisation ! Napoléon Ier peut remercier le génie qui a trouvé l’astucieux moyen de faire enfin suivre des nourritures saines à ses armées en compagne ! L’inventeur de l’appertisation renonce à la faire breveter pour en faire profiter l’humanité. Les Britanniques, substituant le fer-blanc au verre, lanceront la conserve en boîte. Le Parfait est donc l’héritier de la conserve en verre originelle et… le cousin germain de la bouteille de champagne ! En effet, « les régions d’eau ou de vin ayant leurs verreries pour l’embouteillage se sont diversifiées vers les bocaux jusqu’au début du XXe siècle, raconte Christian Pradel, directeur commercial et marketing France pour la marque. Le Parfait fut ainsi créé à Reims, par les Verre­ries mécaniques champenoises ». Il sera le seul à survivre d’une série de signatures superlatives du même pot : Le Meilleur, Le Pratique ou Triumph…

La marque octogénaire innove

Mais l’avènement des réfrigérateurs et congélateurs, l’essor des gammes alimentaires élaborées ont été proches de renvoyer la conserve ménagère aux oubliettes. Dans les années 90, elle ne se vend plus que dans les Lisa (libres-services agricoles) proches des campagnes. Mais Christian Pradel, précédemment responsable des grands comptes de l’emballage chez Danone, va reprendre la marque en main vers 1996. « J’ai remis ce produit formidable dans les linéaires de la grande distribution, rappelle-t-il. Je n’ai pas touché à l’indestructible bocal réutilisable, le verre issu du sable étant le plus vieil emballage au monde. J’ai surtout vendu un service : la capacité pour chacun de conserver ses produits. »

La marque va reprendre la parole sur son usage facile, sain et naturel, créant son École de la conserve, en 2005. « Notre métier est resté proche de celui des paysans, poétise Christian Pradel. Au début de l’année, on tue le cochon ; suivent l’agneau de mars, les cerises, les asperges, les légumes de juin à fin septembre, les fruits et champignons de l’automne, le foie gras en novembre… » La marque octogénaire vient d’innover sur son seul accessoire consommable : son joint 100% caoutchouc (fabriqué au Sri Lanka). Fini les batailles parfois homériques pour casser le précieux vide du bocal en tirant à qui mieux mieux sur ce joint. Il suffit désormais d’écarter chacune des oreilles d’une nouvelle rondelle sécable.

Le Parfait en dates

  • 1806 Nicolas Appert présente ses conserves en verre.
  • 1930 Création de la marque Le Parfait à Reims aux Verreries mécaniques champenoises (VMC).
  • 1988 VMC rejoint le groupe BSN (qui deviendra Danone)
  • 2004 La marque passe au groupe américain O-I (Owens-Illinois).

Le Parfait en chiffres

  • 40 M € de CA 2015, dont
  • 10 % l’export (États-Unis, Japon, Europe)
  • 20 M de pièces vendues par an
  • 30 modèles environ

Source : Le Parfait

Auteur : DANIEL BICARD

Source : www.lsa-conso.fr

Alexandre Laffont, l’inventeur du premier simulateur de vol est Fleurantin


La première conférence de l’année proposée dans le cadre de Ciné Histoire s’intitule : «Alexandre Laffont, chef pilote des «Antoinette». Elle sera présentée par Marc Labarta ce samedi 27 février, à 15 h 30, au cinéma. Cette rencontre est réalisée dans le cadre d’une programmation mise en place entre l’association La Floureto et Grand-Angle.

Marc Labarta va présenter la biographie et les avancées techniques réalisées par l’aviateur fleurantin : Alexandre Laffont (1894-1910). C’est la première fois que des recherches aussi abouties sur cette personnalité seront communiquées.

Le conférencier est lui-même aviateur : il commence à voler dès l’âge de 15 ans à l’Aéro-club d’Auch puis il s’engage dans l’armée de l’air à 18 ans.

Pilote de transport d’abord sur la base aérienne de Bordeaux-Mérignac, il évolue comme instructeur au CIET de Toulouse-Francazal. Après ces 18 ans dans l’armée, il devient pilote de ligne à Régional Airlines où il assure aussi des fonctions d’instructeur-examinateur.

Aujourd’hui, il totalise 16 000 heures de vol et 3 000 heures de simulateur.

Après des années de recherches, avec l’aide précieuse de la famille d’Alexandre Laffont et d’Henri Altaribo, le conférencier du jour se propose de faire une présentation qui promet d’être passionnante.

De plus, afin d’expliquer le fonctionnement du premier simulateur de vol au monde, Marc Labarta a construit avec un ami une reproduction fonctionnelle du «Tonneau».

Les auditeurs pourront ainsi voir et comprendre cette réplique qui mesure environ 2 mètres de long par 60 cm de large…

Pour ceux qui ignoreraient encore qui fut Alexandre Laffont, sachez qu’il a participé à deux meetings avant de s’engager dans la grande course Paris-Bruxelles et retour. Il a trouvé la mort le 28 décembre 1910 au décollage d’Issy-les-Moulineaux en tentant de gagner la capitale belge en compagnie de Mariano Pola, son ami et élève. Le crash fut filmé par un opérateur de la Gaumont.C’est une première dans l’histoire de l’aviation et du cinéma.

Les causes de l’accident restent floues mais, en il est possible d’émettre un certain nombre d’hypothèses.

En effet, les aviateurs de l’époque ne connaissaient pas certaines notions aujourd’hui maîtrisées. L’entrée est libre.

Source : www.ladepeche.fr

Profession : inventeur de jeux de société


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Mafia de Cuba, dernier opus de la maison d’édition créée par Philippe des Pallières, est nommé dans la catégorie As d’or du festival des jeux de société de Cannes.

Son nom est peu connu du public. Pourtant, Philippe des Pallières, installé en Loire-Atlantique, est sélectionné aujourd’hui au festival international des jeux de Cannes.

« Dans les années 1990, le jeu de société était réservé aux enfants. Si on s’y intéressait à l’âge adulte, on était soit beauf, soit couillon, soit les deux. » Philippe des Pallières en parle d’autant plus facilement qu’il faisait lui-même partie de cette catégorie « d’enfants attardés ».

Ce fils de commercial en parfumerie, né en région parisienne, édite son premier jeu de société à 25 ans, en 1986. « À cette époque, cinquante jeux étaient édités chaque année en France, c’était le désert…. »

Auteur : Kate STENT

Source : www.ouest-france.fr

Un Nantais, inventeur des bio-façades


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L’universitaire nantais Jack Legrand est un des concepteurs des bio-façades.

L’universitaire nantais, créateur du Gepea, est la cheville ouvrière d’un projet de bio-façades unique au monde.

Anne Hidalgo, la maire de Paris, a été séduite plus vite que les Nantais.

Dans quelques années, la maison des chercheurs située dans le 13e arrondissement de la capitale sera couverte d’un double voile de verre qui retiendra quelques millions de micro-algues.

Des micro-algues pourront produire des protéines et des polysaccharides

« Allongés » au soleil, ces végétaux microscopiques pourront à la fois réduire la consommation énergétique du bâtiment, transformer le CO2 en oxygène et produire des molécules complexes comme les protéines ou des polysaccharides…Pour Jack Legrand, ce choix de « réinventer Paris » est l’aboutissement d’une belle recherche enclenchée au début de l’ère binaire. C’est à ce moment-là que l’universitaire installé à Saint-Nazaire crée le Gepea, le laboratoire de génie des procédés. Il réunit les forces régionales majeures de cette science qui vise « à optimiser les procédés de mise en œuvre des matières premières pour obtenir des produits à applications multiples ».

Autour de la table des idées, il y a alors le laboratoire universitaire qu’il dirige, l’École des Mines et Oniris. Une force de frappe à laquelle le CNRS n’a pas manqué de s’associer.

Ce groupement développe quatre axes de recherche. Le premier concerne l’ingénierie de l’environnement et les procédés de traitement de l’eau et de l’air. Le second s’intéresse aux procédés de valorisation des déchets, à l’optimisation énergétique et à l’utilisation de l’énergie dans la ville. Une troisième branche se penche sur les procédés de modification thermomécanique et chimique de la matière pour faire de l’agroalimentaire ou des matériaux.

Et le dernier travaille sur les bio procédés en milieu marin. « Il étudie les procédés de culture et de valorisation des micro-algues, explique Jack Legrand. Ces végétaux unicellulaires microscopiques sont de vrais trésors. Au labo, on essaie de domestiquer cette culture dans des bio réacteurs pour les transformer ».

C’est ce sur quoi se penche la plateforme Algosolis créée récemment à Saint-Nazaire par le Gepea.

Des bâtiments économes et producteurs

En discutant avec Anouk Legendre du cabinet d’architectes parisien XTU, Jack Legrand imagine alors l’installation verticale de caissons de culture de micro-algues sur les bâtiments. « On a développé le système sur une cabane installée à Saint-Nazaire. Le procédé a obtenu un financement du fonds unique interministériel, le FUI, de 1,7 million d’euros. Et il va être expérimenté à Champs-sur-Marne près de Paris. L’intérêt de cette bio façade de verre, décollée des murs des bâtiments est d’améliorer les échanges de chaleur entre la culture et le bâtiment et de cultiver les micro-algues pour la fabrication de produits agro-alimentaires, de cosmétiques, de compléments alimentaires comme la fameuse spiruline. Et on pourra à l’avenir utiliser les produits de chaudière et les effluents du bâtiment pour nourrir cette agriculture »

Auteur : J.-D.Fresneau

Source : www.presseocean.fr

On va pouvoir voler sur la Seine dès juin prochain


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La maire de Paris Anne Hidalgo a eu le coup de foudre. Elle veut ces Seabubbles pour la Capitale. Des petites bulles de la taille d’une Fiat 500 capables de voler sur l’eau. Un moyen de transport inédit pour décongestionner la circulation dans les grandes villes. L’inventeur est le célèbre navigateur Alain Thébault, associé au président de Parrot Henry Seydoux ; une équipe de choc pour rendre possible ce rêve de science-fiction.

Le navigateur Alain Thébault est célèbre pour avoir conquis les océans avec son hydroptère co-conçu avec Eric Tabarly et battu le record du monde de vitesse à la voile avec des pointes à plus de 51 nœuds.  Un navire qui était à sa sortie une révolution, capable de voler à la surface de la mer grâce à ses hydrofoils. Rangé des courses autour du monde, le navigateur a entrepris d’adapter le principe de son bateau à des engins plus petits, électriques, légers, agiles. C’est ainsi que naît le Seabubble, un nouveau type de transport fluvial à destination des milieux urbains.

Ces capsules de la taille d’une petite voiture, capables d’accueillir quatre passagers, sont propulsées par un moteur électrique alimenté par panneaux solaires. Cet engin vole sur les flots grâce à ses hydrofoils. Pour l’inventeur, cette technique offre plusieurs avantages : en réduisant fortement la trainée, la Seabubble ne crée pas de vagues susceptibles d’endommager les berges. Elle offre un grand confort à ses passagers avec des mouvements fluides et tout en douceur. Enfin, à vitesse égale, elle nécessite 30 à 40 % d’énergie en moins.

Henry Seydoux, le patron de Parrot, l’un des précurseurs en matière de drones et de pilotage automatique l’a rejoint. Ils travaillent actuellement à la réalisation de deux prototypes qui fonctionneront à la fin du printemps.

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Anne Hidalgo, la Maire de Paris a aussitôt écrit à Alain Thébault : « Je souhaiterais, si possible, que Paris soit la première capitale à tester les deux premiers prototypes de vos bulles volantes électriques sur la Seine, dès le printemps. Vous pouvez compter sur mon soutien. » Il est vrai que les deux Seabubbles voguant sur la Seine au pied de Notre-Dame feraient une image du plus bel effet. Ce qui rendrait bien des villes envieuses. D’autant que Londres, Hong Kong ou San Francisco ont déjà manifesté leur intérêt.

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Alain Thébault ne se dépare donc pas d’un sourire plein d’optimisme. Il espère vendre au moins 500 de ses machines dans le monde, dès 2017. Les Seabubble sont appelées à devenir une solution de transport écologique à destination des touristes et des franciliens en quête d’un moyen de transport nouveau, permettant de désengorger les axes de nos grandes villes.

Dans un premier temps, ces engins fonctionneront à la manière des VTC avec un chauffeur. Elles seront vendues à des entreprises de transport comme Uber ou à des particuliers. Elles pourront aussi faire l’objet d’un service à mi-chemin entre le taxi ou la voiture en libre-service. Mais progressivement, l’objectif est de rendre ces véhicules totalement automatiques et autonomes.

Alors rendez-vous en juin prochain pour tester ces petites bulles dont le prix de vente sera calculé pour être similaire à celui d’une automobile moyenne gamme : entre 12 000 et 30 000 €.

Auteur : Fabienne Marion

Source : www.up-magazine.info

Maroc /Un Tétouanais invente une moto taxi


La ville de Tétouan sera bientôt dotée d’un nouveau moyen de transport urbain, ami de l’environnement, mais aussi accélérateur du tourisme local. Il s’agit d’une moto taxi, baptisée « Moto Taxi 2 places séparées » (MT2PS), inventée par le Tétouanais, Bachir Habibi.

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Passionné du domaine de la mécanique et de l’électrique, Bachir Habibi (54 ans), qui croit ardemment au proverbe « la nécessité est la mère de l’invention », est un inventeur qui a su capitaliser sur son savoir-faire et son esprit créatif pour construire une moto qui allie innovation, création de richesse et d’emplois et promotion du tourisme à Tétouan.

Cette expérience, unique en son genre aux niveaux régional et national, vise à répondre aux besoins des citoyens, à réduire la consommation de carburant, et donc les émissions de gaz à effet de serre dues aux autres moyens de transport, à présenter une solution efficace à la problématique de l’embouteillage et à promouvoir le secteur touristique, en permettant aux touristes de bénéficier d’une vue panoramique sur l’ensemble de la ville, a confié à la MAP, M. Habibi.

« L’idée m’est venue à l’esprit de mettre en pratique mes connaissances cognitives accumulées tout au long de mon parcours d’études, de faire adhérer des jeunes inscrits dans des branches de la mécanique et de l’électricité dans des instituts de formation professionnelle et à l’Université Abdelmalek Esaâdi dans la réalisation de ce projet majeur et de réaliser mon rêve de générer des savoirs nouveaux et de contribuer à la promotion de l’inventivité scientifique au Maroc en général et à Tétouan en particulier », a-t-il dit avec un air d’enthousiasme.

L’inventeur tétouanais a souligné que son projet a été bien accueilli par le autorités locales et nationales, qui lui ont demandé de réaliser une moto taxi exemplaire, afin d’évaluer son impact socioéconomique et la possibilité de sa généralisation à d’autres villes du Royaume.

La construction de cette moto a nécessité une durée d’un an et demi et un budget d’environ 50.000 dirhams, a-t-il précisé, notant qu’il a été accompagné de deux étudiants inscrits dans le cycle de formation professionnelle, qu’il a associés à ce projet afin de bénéficier de l’opportunité de mettre en avant leur créativité et leurs connaissances et compétences scientifiques.

Le tarif qui sera proposé aux clients sera réduit de 50 pc par rapport à celui des taxis, a-t-il dit.

Il a souligné qu’il s’est inspiré de l’expérience de plusieurs pays européens, qui se sont dotés de ce type de transport, en essayant de l’adapter aux particularités culturelles, sociales et économiques du Maroc, notant que ce projet aura des perspectives prometteuses en termes de création d’emploi et de promotion de l’industrie mécanique et électrique aux niveaux régional et national.

Titulaire d’une licence en électronique industrielle en Espagne et de plusieurs formations en la matière, M. Habibi compte en son actif près de 20 inventions dans les domaines liés au chauffage électrique, la collecte, le recyclage et la valorisation des déchets ménagers, qui partagent le même souci de préserver l’environnement et de promouvoir le développement économique local.

Cette expérience novatrice vient ainsi s’ajouter à d’autres initiatives lancées dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima visant en particulier à préserver l’environnement, accompagner les chantiers de développement lancés et à améliorer la qualité de vie des citoyens.

Auteur : Sanae EL OUAHABI

Source : www.lemag.ma