Innovation : la France et la Chine gagnent des places dans l’indice mondial de l’innovation 2016


La Suisse, la Suède et le Royaume-Uni forment une nouvelle fois le trio de tête du classement du dernier Indice mondial de l’innovation « Global Innovation Index 2016 », qui recense les nations les plus innovantes du globe. L’édition 2016 du rapport sur l’indice mondial de l’innovation, publiée le 15 août par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’université américaine Cornell et l’école française de management Insead, révèle que la Suisse en 2016 conserve le premier rang pour la sixième année consécutive tandis que la Suède (2ème) devance d’une place le Royaume-Uni qui régresse d’un rang par rapport à l’édition 2015 du Global Innovation Index (GII). Suivent dans le top 5 du classement les États-Unis (4ème) et la Finlande (5ème) qui gagnent respectivement une place par rapport à l’édition 2015 du GII.

Élaboré conjointement par l’OMPI, l’université Cornell et l’Insead, le rapport sur l’indice mondial de l’innovation établit un classement annuel pour évaluer les capacités d’innovation de plus de 100 pays dans le monde en s’appuyant sur 82 indicateurs. Cette année, 128 pays* ont été évalués. Malgré cette stabilité affichée dans le haut du tableau par rapport aux éditions précédentes du Global Innovation Index, certaines économies ont réalisé en 2016 de nets progrès en matière d’innovation.

La France se classe au 18ème rang mondial

La France a gagné trois places par rapport à l’édition 2015 et se classe à la 18ème position du classement 2016 de l’indice mondial de l’innovation. Cette progression, selon le rapport, résulte, d’une part, de la performance de l’innovation de la France, et d’autre, de critères méthodologiques, tel que l’ajout de nouveaux indicateurs. Parmi les points forts de la France relevés par le rapport figurent : le capital humain et la recherche (R&D) ; les infrastructures en matière de TIC (technologies de l’information et de la communication) et la sophistication du marché intérieur (échanges commerciaux, concurrence, échelle du marché).

Toutefois, bien que classée au 11ème rang au niveau européen, force est de constater que la France, devancée à l’échelle mondiale par la Nouvelle-Zélande (17ème rang), présente des faiblesses pointées du doigt par le rapport 2016 comme la facilité à payer des taxes et des impôts ; les flux entrants d’IDE ou encore la facilité à obtenir un crédit. L’innovation, souligne le rapport, tient un rôle fondamental dans la croissance et la prospérité économiques des pays développés et émergents. Par ailleurs, le rapport constate que de plus en plus de pays émergents sont en train de s’imposer dans le domaine de l’innovation. C’est notamment le cas de la Chine.

La Chine rejoint le top 25 des nations les plus innovantes

La Chine fait son entrée dans le top 25 des pays les plus innovants au monde, après avoir occupé le 29ème rang en 2015. La progression de la Chine reflète les résultats positifs de ce pays en matière d’innovation et l’utilisation d’indicateurs améliorés en matière d’innovation. « C’est la première fois qu’un pays à revenu intermédiaire rejoint le groupe de pays hautement industrialisés qui occupe traditionnellement le haut du classement de l’Indice mondial de l’innovation », souligne le rapport.

Autre observation, la Chine est passée au 17ème rang en ce qui concerne la « qualité de l’innovation », un indicateur qui tient compte de la qualité des universités, du nombre de publications scientifiques et du nombre de dépôts internationaux de demandes de brevet. Dans cette catégorie, la Chine se positionne en tête des pays à « revenu intermédiaire », devant l’Inde, classée 25ème pour cet indicateur et le Brésil (27ème). « Il est essentiel d’investir dans l’amélioration de la qualité de l’innovation pour réduire les écarts en matière d’innovation », souligne Soumitra Dutta, doyen du Cornell College of Business et coauteur du rapport, cité dans un communiqué.

S’agissant de la « qualité de l’innovation », un indicateur qui tient compte de la qualité des universités, du nombre de publications scientifiques et du nombre de dépôts internationaux de demandes de brevet, l’indice recense quatre pays qui figurent en tête du classement 2016, à savoir le Japon, les États‑Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

En 2016, la 9ème édition du GII est consacrée au thème du « succès grâce à l’innovation mondiale », (en anglais Winning with Global Innovation). L’édition 2016 du rapport examine la part croissante de l’innovation réalisée par le biais de réseaux d’innovation mondialisés et établit que les profits tirés de l’innovation mondiale peuvent être partagés plus largement avec l’augmentation des échanges transfrontières de connaissances et de compétences.

Cette édition étudie les incidences des politiques axées sur l’innovation sur la croissance économique et le développement. Les pays à revenus élevés tout comme les pays en développement, analyse le rapport, cherchent à assurer une croissance fondée sur l’innovation en mettant en œuvre différentes stratégies. En outre, certaines nations améliorent avec succès leur capacité d’innovation, d’autres rencontrent encore des difficultés.

Auteur : Venice Affre

Source : www.lemoci.com

Canada / Premier hackathon absurde à Edmonton, ou l’art d’inventer l’inutile


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Des entrepreneures en pleine création lors du hackathon d’Edmonton.

Une quinzaine d’inventeurs d’Edmonton ont participé au premier hackathon absurde en Alberta, une compétition amicale qui décerne le premier prix à l’invention la plus futile.

Denis Lachance, un des participants, a travaillé toute la journée sur une application mobile, soit un clone du réseau social Instagram. Pour ce faire, il utilise un vieux magnétophone de 1969 pour sauvegarder des images qu’il enverra ensuite sur un ordinateur.

Qu’est-ce qu’un hackathon ?

Les hackathons réunissent des développeurs, comme des concepteurs et programmeurs informatiques, afin qu’ils travaillent sur des projets collaboratifs durant un ou plusieurs jours.

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Denis Lachance et son vieux magnétophone datant de 1969 relié à son ordinateur pour créer un clone d’instagram.

De leur côté, Grant Hunter et ses amis ont créé un circuit électrique qui permettra de transposer dans la réalité le poke de Facebook qui sert à attirer l’attention d’une personne en lui tapotant sur l’épaule virtuellement. Le jeune homme estime que cet événement est une occasion de travailler sur des projets qui l’intéressent, sans ressentir pour autant la pression de devoir construire quelque chose d’utile.

Développer toutes ses idées

Selon l’organisatrice du hackathon Tammy Lee, le fait de travailler sur des concepts absurdes peut aussi mener à de bonnes idées. « Des idées apparemment idiotes peuvent amener à développer des aptitudes et conduire à des résultats pas si stupides au final », résume-t-elle.

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David Ton-Lai travaille sur la maquette de son bol qui lui servira aussi de tasse.

Quant à David Ton-Lai, il souhaitait maximiser l’utilisation de sa vaisselle : il a créé un bol qui lui servira en même temps de tasse. « Si on travaillait sur tous nos projets apparemment inutiles, on pourrait vraiment trouver de bonnes idées et un projet qui fonctionne au bout du compte », pense-t-il.

Le hackathon absurde est un type d’événement qui gagne en popularité aux États-Unis, mais qui est encore nouveau au Canada.

D’après un reportage d’Héloïse Rodriguez

Source : ici.radio-canada.ca

En 1898, Nikola Tesla imaginait déjà des drones de combat


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Nikola Tesla était un inventeur et ingénieur Américain très clairement en avance sur temps – il a après tout un constructeur automobile à son nom ! -. Outre ses nombreuses contributions aux systèmes à courant alternatif, l’homme avait notamment prédit les smartphones, la télévision et apparemment, les drones, lesquels, selon lui, pouvaient détruire l’humanité.

Le brevet fut déposé en 8 Novembre 1898. Dans celui-ci , une invention ne nécessitant ni câbles ni conducteurs électriques : des « vaisseaux » qui seraient déplacés « en produisant des ondes, impulsions ou radiations reçues depuis la terre, l’eau ou l’atmosphère [et] capables d’atteindre l’appareil tant qu’il reste dans la région active ou la portée effective ».

Les ondes radio étaient relativement nouvelles à l’époque, mais le brevet, « Method Of And Apparatus For Controlling Mechanism of Moving Vessels or Vehicles  », déterré par Matthew Schroyer il y a quelques jours, va plus loin, décrivant une guerre de drones, à la « capacité de destruction certaine et illimitée ».

Alors certes nous n’en sommes pas encore là, mais les drones ont déjà prouvé plus d’une fois leur pouvoir de destruction. Les États-Unis, par exemple, ont déjà tué des milliers de personnes avec leur aide. Le premier drone de guerre, lui, date de la Première Guerre Mondiale, The Kettering Bug, loin d’être parfait, évidemment, mais il est extrêmement intéressant de voir ce à quoi pouvait réfléchir l’un des scientifiques les plus controversés de la fin du XIXème siècle, début du XXème.

Source : fr.ubergizmo.com

Innovation : Un Oranais qui n’arrête pas d’inventer


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Un autodidacte oranais compte à son actif pas moins de 8 inventions brevetées à l’étranger et 13 autres validées en Algérie.

Depuis l’âge de 20 ans, Tahar Lahdiri, 62 ans, multiplie les créations. Sa dernière invention en date : un regard d’assainissement équipé d’un filtre et de ventouses permettant de retenir les déchets et une circulation fluide des eaux à l’intérieur des galeries souterraines. «Il suffit d’enlever le filtre et de le changer pour extraire toute la saleté. Ce dispositif permet un nettoyage rapide et économique des galeries d’assainissement permettant ainsi une prévention contre les inondations de la chaussée», explique cet inventeur né au quartier populaire El Hamri. Cette invention a été brevetée, le 10 août dernier, par l’Institut national algérien de la propriété industrielle (INAPI). Depuis 20 ans, Tahar multiplie les créations. Parmi ses inventions, une machine à broyer les olives et à presser l’huile.

Une machine qui peut également moudre les céréales. Autre invention de ce génie qui habite à Sidi Chahmi (ex-Saint Remy) à Oran : un préchauffage à l’arrêt d’un moteur thermique des voitures équipé d’un thermomètre externe. Tahar regarde aussi vers l’avenir: il cherche des partenariats avec des investisseurs pour lancer ses projets et fructifier ses inventions. «Certains élus des communes se sont déjà montrés très intéressés par mon système de filtrage des galeries d’assainissement. J’espère que ces bonnes impressions se concrétiseront», souhaite ce génie. Passionné de mécanique et d’hydraulique, il a la rigueur, la curiosité et la passion pour l’innovation. Discret et généreux, cet accumulateur d’innovations préfère se définir comme un «inventeur et un chercheur». Actuellement, Tahar gagne sa vie comme chercheur à son propre compte dans son modeste atelier. A son actif, 21 brevets, des titres de droit de propriétés industrielles délivrés par l’INAPI. Ces brevets protègent ses innovations et lui confèrent, pour une durée de vingt ans, un droit exclusif d’exploitation, c’est à dire de fabriquer, vendre ou exporter les produits protégés ou ceux qui résultent de l’exploitation de ses procédés.

Auteur : R. O.

Source : www.elwatan.com

Canada / La Zoupet inventée par un Warwickois d’origine


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Une invention signée Éric Gagnon

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Quelque 200 exemplaires ont été vendus en un mois, sans publicité.

INVENTION. Un Warwickois d’origine, Éric Gagnon, a lancé, à la fin de juin, sa propre invention, un nouveau produit appelé la Zoupet, un dispositif permettant d’ouvrir et de fermer une porte-moustiquaire avec le pied lorsque la personne a les mains pleines.

Cette idée lui est venue en 2014 après avoir reçu des amis à souper, se disant alors qu’il serait utile de disposer de quelque chose pour aider à franchir la porte avec des plats dans les mains.

Résident de Montréal depuis 1991, l’inventeur a travaillé à temps partiel sur son projet pendant environ un an. «J’ai réalisé différents prototypes en carton. J’ai pu compter aussi sur une compagnie en dessin 3D», a-t-il souligné.

Le produit étant déjà protégé depuis un an, Éric Gagnon doit recevoir son brevet dans les prochains jours.

En un mois, sans publicité, quelque 200 exemplaires ont trouvé preneurs. «Je serais bien heureux d’en vendre 3000, ce qui me permettrait d’équilibrer mon budget», a confié l’inventeur.

«Je n’ai rien emprunté. Je voulais essayer ça, j’avais le temps et l’argent. Et mes voisins me disaient que ce serait une bonne idée», a-t-il indiqué lors d’un entretien téléphonique avec le http://www.lanouvelle.net.

Déjà son produit suscite de l’intérêt, une compagnie américaine ayant approché le Warwickois d’origine. «Je suis heureux de constater l’intérêt, mais je suis patient. Je veux attendre que le bouche à oreille fasse son travail», a-t-il dit.

Sa Zoupet, dont le nom vient de l’onomatopée «Allez zoup!», propose, selon lui, de nombreux avantages. «C’est simple, facile à installer, efficace et ça ne coûte pas trop cher», a précisé Éric Gagnon.

Autres caractéristiques, note-t-on, la Zoupet protège et cache le coin le plus vulnérable de la moustiquaire. Elle s’agence à toutes les portes-moustiquaires. Elle peut s’enlever l’hiver, résiste aussi à toutes les conditions météorologiques.

De plus, les plaques, faites en PVC, peuvent être recyclées.

Les intéressés peuvent visionner une vidéo de démonstration sur le site zoupet.com à partir duquel on peut commander le produit.

S’il s’agit pour Éric Gagnon d’un premier projet qui se rend à l’étape du brevet, l’homme n’en est toutefois pas à sa première invention.

Certains Victoriavillois se souviendront peut-être du système de lumières commandé par ordinateur, un Commodore 64, à l’époque d’une discothèque pour les 14-18 au sous-sol du défunt Hôtel Central.

Auteur : Claude Thibodeau

Source : www.lanouvelle.net

Concours FAB LIFE 2016 : derniers jours !


Plus que quelques jours pour participer à Fab Life 2016.

Le concours des « Papas Bricoleurs » s’appelle désormais « Fab Life », car il est désormais ouvert à tous.

Il y a quelques autres changements. En particulier, il y a maintenant au sein du jury certains lauréats phares de l’édition 2015 ainsi que des ergothérapeutes, ce qui rendra le concours plus interactif et concret.

Mais surtout, au niveau des participants, ce concours qui était initialement tourné vers les parents d’enfants handicapés s’adresse désormais plus largement à tous ceux qui inventent des solutions pour favoriser l’autonomie et l’épanouissement des personnes handicapées ou à besoins particuliers, que ce soit en tant que parent, proche ou même simple voisin. Chacun peut donc avoir une bonne raison de participer.

L’état d’esprit de ce concours est, dans la lignée du concept indien « d’innovation frugale », de trouver des solutions innovantes pour répondre à un besoin donné de la manière la plus simple et efficace, avec un minimum de moyens. Pour que les idées des uns soient (aussi) réalisables par les autres.

Cette 19e édition est donc ouverte cette année aux amateurs de DIY, aux Makers, aux Fab Labs, aux ingénieurs et aux experts de l’impression 3D ou du prototypage.

Chaque candidat peut déposer son dossier – incluant des photos et un croquis – jusqu’au 31 août 2016 sur le site www.concoursfablife.org. Le cas échéant, une assistance est disponible au 04 72 84 26 86. Le jury élira les 20 meilleurs dossiers qui seront ensuite soumis au vote du public en ligne à partir du 1er octobre 2016. Ce vote du public prendra fin le 15 novembre 2016 et la remise des prix aura lieu début décembre 2016.

Fab Life sera aussi l’occasion pour les participants de se rencontrer pour échanger expériences, pratiques, idées et savoirs lors d’ateliers et de journées dédiées comme ça a été le cas par exemple lors des 9e Abylimpics fin mars à Bordeaux.

Bonne chance à tous !

Auteur : JMD

Gilbert Marqué a perfectionné sa machine


Agriculture – Pelage de l’ail

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Gilbert Marqué à côté de la machine, à gauche, son épouse et Bernard son fils.

Gilbert Marqué, aujourd’hui à la retraite, est, depuis sa jeunesse, un inventeur de nouvelles machines agricoles. Il réside depuis toujours, avec son épouse, à la ferme de l’«Estagne», située sur les contreforts des coteaux nord de la commune, près de la Tapaule. Ayant vendu la majorité de ses terres, il a cependant gardé 4 hectares qu’un de ses fils, Bernard, exploite maintenant en pratiquant de la polyculture, dont 2 ha d’ail.

L’ail produit est remarquable mais nécessite un pelage manuel, ce qui grève le prix de vente. Ayant acheté, il y a deux ans, une machine à brosser l’ail avec cylindre tapissé d’une grosse moquette, le résultat final présentait un ail qu’il fallait repasser à la main. C’est alors que Gilbert a eu une idée géniale. Pour dégrossir parfaitement l’ail avant son passage au brossage, tout en gardant la machine initiale, il fallait, en amont, une machine qui puisse enlever les premières pelures avant de passer au brossage.

Une machine révolutionnaire ! La voici en détail : tout d’abord, un système d’entraînement composé d’un simple moteur électrique de 1 CV relié à un démultiplicateur de vitesse, lui-même lié à une boîte de vitesses de camion auquel on ajoute une poulie, de manière à obtenir un système lent.

En second lieu, a été créé un cylindre rotatif de plus de 2 mètres de diamètre de grillage à tissage carré de 4 centimètres. Le travail du pelage se fait donc à la fois par le frottement contre le grillage très doux et entre toute la masse des têtes. Grâce à un système de godets, l’ail passe alors dans la machine de brossage pour arriver quasi impeccable.

Pour compléter, il faut savoir que cette nouvelle machine a été fabriquée entièrement avec du matériel de récupération; par exemple, la chaîne spéciale utilisée pour entraîner le tout provient d’une ancienne moissonneuse-lieuse, et les châssis d’anciens tracteurs. Lorsque l’on parcours les environs de la ferme, on découvre d’anciennes machines créées, comme une des première planteuse de pommes de terre faite grâce à des jantes de 2 CV.

Bravo à toute cette famille lomagnole !

Source : www.ladepeche.fr