Une marocaine invente le réfrigérateur sans fil pour le désert


Une marocaine de 23 ans invente un réfrigérateur sans fil permettant de refroidir des aliments et médicaments dans le désert. Raowia Lamhar est diplômée de la faculté de sciences et techniques de Mohammedia. Avec ses 2 associés, elle parcourt le pays pour faire connaître son invention.

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Ce réfrigérateur est créé à base de sable disposé entre deux contenants. Le sable doit être mouillé une à deux fois par jour en fonction de l’humidité. « En s’évaporant, l’eau fait baisser la température jusqu’à 6 °C », explique l’inventeur. Avec ce réfrigérateur, on peut conserver de nombreux aliments, jusqu’à 8 kg de fruits et légumes pendant une dizaine de jours, entre autres.

A l’origine de cette invention, une histoire peu commune. Raowia Lamhar a rencontré un jeune diabétique qui a trouvé une solution plutôt ingénieuse pour conserver son insuline. Il enterrait son flacon dans le sable, qu’il recouvrait d’un textile mouillé.

Depuis mars 2015, deux versions du réfrigérateur ont été créées. Une économique destinée aux clients des zones rurales et non-raccordées à l’électricité ; et l’autre, dédiée à une clientèle urbaine (500 dirhams, environ 45 euros) qui achète surtout via la page Facebook de la jeune marocaine.

Auteur : Chica Ehoueu – Source : africadaily.news

Bergerac / Mort du co-inventeur de la confiture Bonne Maman


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Pierre Roche-Bayard, ici en 2009 devant le collège Henri IV de Bergerac

Pierre Roche-Bayard, 83 ans, avait imaginé le « packaging » de la marque de confiture du groupe Andros

Ex-directeur général et commercial du groupe Andros, le Bergeracois Pierre Roche-Bayard est décédé samedi matin à l’âge de 83 ans. Aux côté du fondateur Jean Gervozon, il aura contribué à la formidable ascension de la PME familiale de Biars-sur-Cère (46), en participant notamment au lancement de la marque de confitures Bonne Maman, en 1971.

Pierre Roche-Bayard en avait imaginé le fameux couvercle à carreaux, « comme les rideaux de la ferme familiale », dit son neveu Marc Léturgie, et rédigé de sa plus belle plume « bonne maman » sur fond blanc : « C’est lui qui l’a écrit avec son porte-plume de lycéen, l’original est encore chez lui ».

Un coup marketing hors-pair : la marque « Bonne Maman » est un leader incontesté du marché français des confitures, dont elle détient 35% selon le magazine de consommation LSA.

Retiré à Bergerac depuis la fin des années 90, Pierre Roche-Bayard avait notamment repris un petit domaine viticole familial de l’appellation Pécharmant et intégré diverses associations, de l’USB Rugby aux anciens élèves du collège Henri IV en passant par les Amis de Cyrano.

Auteur : D. B. – Source : www.sudouest.fr

Réunion / Quinze « Géo Trouvetout » dans le FabLab de l’Est


BRAS-PANON. Le local de l’association « FabLab de l’Est H3O » a été inauguré hier. Rassemblés à côté de la start-up Oscadi, les inventeurs travaillent beaucoup avec du matériel de récupération.

Agauche, un simulateur de conduite automobile. A droite, le rayon vert d’un laser. Au centre, un segway fabriqué en matériaux de récupération, une mini-voiture fonctionnant avec de l’hydrogène, des drones, un buste d’Edmond Albius en polystyrène… Cette véritable caverne d’Ali Baba, installée sous le toit cylindrique d’un ancien atelier de mécanique dans la zone artisanale de Bras- Panon, a été inaugurée hier sous le nom de « association FabLab de l’Est H3O ». Pourquoi H3O ? « Parce qu’on arrêtera l’association quand on aura trouvé la formule » rigole Willy Taochy, électronicien et président de ce groupe d’une quinzaine de « Géo Trouvetout ».

Parmi ces inventeurs de tous horizons, on retrouve Olivier Sautron, fondateur de la société Oscadi (leader dans l’échographie sur smartphone), et voisin de palier. « J’ai toujours voulu un fablab, c’est-à- dire un espace communautaire de création » explique M. Sautron. « C’est pourquoi l’association a démarré dans nos murs ».

SUBVENTION DE 8.000 EUROS

L’association récupère tout ce qu’on lui donne : machines à usiner du lycée Amiral- Lacaze, déchets de bois de tamarin de la scierie de Saint- Benoît… « Avec ces morceaux de tamarin, nous avons fait des panneaux, dont le bois a été gravé avec des machines fabriquées par le fablab ». Juste à côté de l’entrepreneur primé pour sa start-up, un adolescent s’amuse sur un simulateur de conduite automobile.

Iswaren Robert, 13 ans, s’avoue particulièrement heureux : c’est son père Jean-François Robert, mécanicien au Port, qui a fabriqué l’objet en utilisant des moteurs d’essuie-glace. « J’en avais assez de payer pour les simulateurs dans les hypermarchés » sourit le père de famille. « J’en ai fabriqué un moi-même ». Il a bénéficié des conseils et de l’aide des autres membres de l’association, par exemple pour la partie informatique. Très fier d’héberger cette association dans sa commune, dans des locaux privés au loyer accessible, le maire Daniel Gonthier se fait expliquer toutes les inventions. « Nous avons voté fin 2016 une subvention de 8000 euros pour le fablab » assure l’élu, qui a déjà d’autres projets (lire notre encadré).

Albius sculpté en numérique

« L’objectif, c’est de mettre en avant notre culture réunionnaise avec des objets fabriqués ici ». Jimmy Armand, docteur en microélectronique et cadre à la mairie de Salazie, a réalisé une étonnante sculpture numérique: un buste d’Edmond Albius, à partir de la seule image connue de l’inventeur de la fécondation de la vanille. « J’ai fabriqué une machine à usiner, et j’ai généré le fichier pour que la machine puisse usiner mon bloc de polystyrène » explique M. Armand, membre du Fablab de l’Est. « J’ai fait une recherche anthropomorphique pour garder les traits africains » précise l’inventeur, qui prépare déjà une nouvelle machine. Il projette désormais de fabriquer des objets en pierre ou en bois, qui seraient ensuite vendus. Selon lui, ce serait plus représentatif de la culture réunionnaise que des gadgets fabriqués en Asie !

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Daniel Gonthier veut une technopole

« L’Est a besoin de se tourner vers le futur, et on veut garder les habitants sur notre territoire » assure Daniel Gonthier, maire de Bras-Panon. Sa solution ? « créer une technopole à Bras-Panon ». Où ? « La ville est propriétaire d’un hectare, en face de la piscine et du collège. Nous sommes à la recherche de financeurs, il y aura une division spécialisée dans les drones. Mon but est d’accélérer l’émulsion des cerveaux » insiste Daniel Gonthier, jamais à court de formules innovantes. Pour l’instant aucun calendrier n’est annoncé. A côté des drones ou de la recherche sur l’électricité fabriquée à partir de l’hydrogène, l’élu verrait bien… un petit terrain de golf pour que tous ces chercheurs puissent se détendre !

Auteur : Véronique Hummel – Source : actus.clicanoo.re

Un jeune Picard invente un antivol de vélo sans contact et reçoit le prix Science et Vie Junior


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L’antivel est un antivol à commande sans contact équipé d’une alarme

Sa création pourrait bien simplifier le quotidien des cyclistes dans l’avenir. Le jeune Picard Benoît Thomas vient remporter le concours Innovez de Science et Vie grâce à son antivol sans contact pour vélo.

C’est peut-être l’antivol de demain, et il est picard ! Benois Thomas jeune inventeur a remporté en juin dernier le concours INNOVEZ de Science et Vie Junior grâce à l’antivel, un antivol de vélo sans contact… Une création qu’il défend aujourd’hui au Palais de la découverte.

« Le but du vélo c’est d’être rapide. Je trouvais ça un peu paradoxal de perdre du temps pour protéger son vélo », explique Benoît, 18 ans, originaire de Nesle. « Il suffit juste de poser le vélo contre un mur ou un poteau, de vérouiller la carte, et le vélo est vérouillé », poursuit le jeune inventeur.

Lorsque l’on retire la carte du système, le vélo se vérouille, et inversement. Le système et entièrement sans contact. Des capteurs à l’intérieur de la boîte permettent de détecter le mouvement. Si le vélo bouge, l’alarme se met en route.

Impression 3D oblige

Pour en arriver là, Benoît a dû tout apprendre : développer un programme, dessiner les pièces à l’aide d’un logiciel de conception. Bref, de la mécanique en passant par l’électronique et jusqu’à l’utilisation d’une imprimante 3D. Un univers jusque là inconnu pour ce jeune étudiant à l’université technologique de Compiègne.

« La difficulté première c’est le temps d’impression des pièces. Pour la pièce principale par exemple, il a fallu trois heures et demi, quatre heures… Mais il y a aussi l’utilisation de l’imprimante, puisqu’il y a beaucoup de paramètres à changer », détaille Benoît.

Mais il n’en n’est pas à sa première invention : à l’âge de 12 ans, avec son frère, il réalise une casquette à panneau solaire pour alimenter un baladeur…

Auteur : Célia Mascre – Source : france3-regions.francetvinfo.fr

Un drone «comestible» bientôt au secours des sinistrés


Expert en logistique et entrepreneur, un Britannique a créé un drone «comestible», capable de livrer de la nourriture dans le sillage immédiat des catastrophes humanitaires.

Le Britannique Nigel Gifford a mis au point un drone complètement « comestible », dont l’utilisation pourrait faciliter à l’avenir l’apprivoisement alimentaire des régions en détresse, écrit le journal The Times.

À en croire son créateur, son invention, capable en cas de nécessité de livrer de la nourriture à au moins 80 personnes par jour, est composée d’une thermoplastique comestible à base d’amidon.

Le drone, dont l’envergure de l’aile atteint trois mètres et dont les compartiments sont remplis d’aliments, d’eau et de médicaments, pourrait être lancé soit depuis un avion militaire, soit depuis un grand site dans le sillage immédiat d’une catastrophe quelle que soit son origine.

Le drone, poursuit l’inventeur, est en mesure de livrer de l’aide humanitaire dans un rayon de sept mètres du site ciblé.

« Son design a été inspiré par une combinaison de parachutiste et les distances extraordinaires que ces derniers parviennent à parcourir. Moi aussi, je suis un parachutiste et j’ai une certaine expérience dans la livraison de produits alimentaires dans des terrains touchés par des hostilités, que j’ai acquise au cours de mon service militaire », raconte M. Gifford.

« Le drone, poursuit-il, aurait été parfaitement adapté pour gérer le tremblement de terre au Népal, en 2015. On aurait pu survoler le terrain et fournir de l’aide d’un seul coup à tous les villages limitrophes. Il aurait aussi représenté une bonne solution pour le siège d’Alep, où il faut composer avec un environnement aérien hostile. »

Plusieurs ONG des droits de l’homme se disent déjà très intéressées par le projet du Britannique, notamment Médecins Sans Frontières (MSF) et la Croix Rouge.

Source : fr.sputniknews.com

PatentDeveloper – Potentialise votre invention !


Ingénierie technique et commerciale (cession & exploitation)

Alors qu’on constate que sur 10 inventions réussies, 9 n’étaient pas brevetées, et que seul 1 pour 1000 brevets débouche sur un succès exceptionnel, les Français déposent tout de même 15 000 brevets chaque année, avec l’espoir de déclencher l’innovation porteuse de réussite !

Oui, mais la grande créativité des Français peine à trouver le succès parce le titulaire de l’invention (grand groupe, entreprise, indépendant) n’a pas le temps, l’expérience ou les compétences ou les moyens pour développer l’invention techniquement et commercialement.

En d’autres termes, la plupart des inventions sont en souffrance ou même arrêtées sur le chemin de la cession ou de l’exploitation en propre, parce que l’énergie dépensée sur le projet est insuffisante ou inadaptée.

Ingénieur-conseil énergique au cœur de l’innovation, PatentDeveloper veut être votre partenaire de A à Z, le guichet unique, depuis l’idée jusqu’à la cession ou l’exploitation. C’est pourquoi, nous vous proposons une offre de service très complète (*) qui s’adapte au degré de service qui vous convient, suivant vos objectifs et vos moyens.

Depuis bientôt 20 ans, nous réalisons l’ingénierie de projets et d’offres commerciales complexes et pluridisciplinaires. Notre approche originale résulte d’une transposition de nos compétences au domaine de l’invention pour piloter et développer les projets d’innovation.

Notre offre de service se décline selon 3 axes :

  • Technique
  • Commercial – Cession des droits industriels
  • Commercial – Exploitation de l’invention – Innovation

PRESTATIONS TECHNIQUES

Vous trouverez ci-dessous en détail les prestations techniques que nous proposons (*) :

  • Formaliser l’invention d’un point de vue technique par la rédaction d’une spécification fonctionnelle et technique générale (env. 3 pages de texte et croquis), permettant par exemple, un dépôt d’enveloppe Soleau.
  • Réaliser le dépôt d’enveloppe Soleau.
  • Formaliser l’invention pour le dépôt de brevet INPI (*).
  • Réaliser le dépôt de brevet pour votre compte (*).
  • Rédaction des spécifications fonctionnelles et techniques permettant la réalisation d’un prototype. Production des plans. (*)
  • Assister l’inventeur aux consultations pour la réalisation du prototype :
  • définir l’allotissement et les modalités d’intégration ;
  • pour chaque consultation :
  • recherche et proposition d’entreprises susceptible de répondre (objectif : 3 par consultation)
  • définir les modalités de la consultation ;
  • définir les critères de choix ;
  • analyser les offres et proposer un lauréat ;
  • assister à la négociation technique et financière ;
  • régulariser les pièces du Contrat après négociation.
  • Suivre la réalisation du prototype :
    • réunion d’avancement régulières avec les titulaires de Contrat ;
    • définition et réalisation contrôles en usine ;
    • définition et réalisation contrôles de l’intégration (à l’usine ou sur un site choisi) ;
    • définition et réalisation des essais d’ensemble ;
    • qualification de l’aptitude à la mise en service.
  • Assister l’inventeur à la mise en service pour expérimentation :
    • organisation de la mise en service (logistique, invitations, etc.) ;
    • contrôle des autorisations de tout type (accès, autorités, etc.)
  • Suivi de l’expérimentation :
    • définition de l’expérimentation (ressources, durée) ;
    • contrôle de l’exploitabilité des données acquises ;
    • réunions avec les intervenants de l’expérimentation (un ou plusieurs titulaires de Contrat) ;
    • établissement d’un rapport d’expérimentation incluant des recommandations pour l’amélioration de l’invention.
  • Assister l’inventeur au transfert de compétences :
    • définition, avec l’acheteur ou le licencié, de la population cible (exploitant, mainteneur, administrateur) et des besoins de formation ;
    • spécification des formations à réaliser par l’inventeur ;
    • planification et organisation des formations.
  • Rédiger un cahier des charges fonctionnel et technique pour une mini-série (exploitant le retour d’expérience issu de l’expérimentation, le cas échéant).
  • Assister l’inventeur pour les consultations… sur le même principe que pour le prototype ;

PRESTATIONS COMMERCIALES – CESSION DES DROITS INDUSTRIELS

Vous trouverez ci-dessous en détail les prestations commerciales que nous proposons en vue d’une cession des droits industriels (*) :

  • Inventaire des droits industriels et leur statut de protection (brevet, enveloppe soleau, durées, zones, applicabilité, etc.) ;
  • Description commerciale de l’invention en vue d’attirer les acheteurs de tout ou partie des droits industriels (plaquettes, powerpoints, vidéo (*), etc.) ;
  • Description et estimation de l’offre d’ingénierie d’étude, d’expérimentation et transfert de compétences d’un prototype à destination d’un acheteur ou licencié ;
  • Recherche d’investisseurs potentiellement intéressés par une licence d’exploitation ou l’acquisition de l’invention, et mise en relation ;
  • Estimation de la valeur de mise en vente de tout ou partie des droits (*) ;
  • Assistance à la négociation avec les acheteurs potentiels.

PRESTATIONS COMMERCIALES – EXPLOITATION DE L’INVENTION – INNOVATION

Vous trouverez ci-dessous en détail les prestations commerciales que nous proposons en vue de l’exploitation de l’invention, en vue d’innover (*) :

  • Réaliser une étude de marché sommaire pour première valorisation de l’invention ;
  • Réaliser une étude de marché complète pour cerner la cible commerciale (*) ;
  • Assister l’inventeur à la définition du projet d’exploitation / rédaction du business model ;
  • Assister l’inventeur à l’organisation de la structure opérationnelle d’exploitation :
    • organigramme ;
    • profils types ;
    • quantités de profils ;
    • relation entre les entités ;
  • Assistance au recrutement (*).
  • Assister l’inventeur à la rédaction d’un business plan démontrant la rentabilité du business model à moyen terme.
  • Assister l’inventeur à monter son entreprise (*).
  • Direction opérationnelle du projet d’exploitation pendant sa phase de lancement (1 à 3 ans).
  • Recherche d’investisseurs pour subvention, prêt, ou prise de participation :
    • préparation des dossiers ;
    • recommandation d’assistance (juridique, financière, etc.) ;
    • assistance à la négociation tous azimuts.
  • Assistance au « pitch » (présentation du projet devant des boards institutionnels ou privés) :
    • Construction de l’argumentaire ;
    • Préparation de la présentation spécifique ;
    • Entraînement à la présentation en live ;
    • Accompagnement lors des pitches.

Nous travaillons en Français et en Anglais. We work in French and in English.

En outre, nous recherchons des partenaires susceptibles de relayer notre offre auprès d’inventeurs et d’entreprises de toute taille.

(*) certaines prestations sont effectuées par des cabinets partenaires spécialisés dont nous assurons la coordination (domaines : PI, financier, RH, DAO, vidéo, expertise spécifique).

Contactez-nous pour un devis personnalisé ou un partenariat :

PatentDeveloper

E-mail : patentdeveloper.contact@gmail.com

Tél. : +33 7 68 39 71 00

Site Web : patentdeveloper.wordpress.com

Création d’entreprise : les 10 repères pour vérifier que votre idée tient la route


Les oubliettes du business sont pleines d’idées géniales qui n’ont pas résisté à l’épreuve des faits. Les dix points à vérifier pour vous assurer que la vôtre fera mieux que les autres !

1 POUVEZ-VOUS RÉSUMER VOTRE IDÉE EN UNE MINUTE ?

Entre une et quatre minutes, c’est en général le temps dont disposent les candidats lorsqu’ils pitchent et présentent leur projet devant un banquier ou un investisseur. Moralité : une bonne idée s’exprime clairement et en peu de mots. Entraînez-vous à la « pitcher » auprès de vos proches. S’ils ne la comprennent pas, c’est qu’elle demeure obscure ou inaboutie et nécessite d’être peaufinée avant d’être présentée à des investisseurs.

2 A-T-ELLE DÉJÀ ÉTÉ DÉPOSÉE ?

Menez votre petite enquête sur le Web. Si votre produit a été breveté à l’Inpi (Institut national de la propriété industrielle), il va falloir trouver autre chose ! Mais si ceux qui vous ont devancé n’ont rien déposé, ne vous découragez pas : les innovations de rupture sont rares. Ne pas être le premier peut même constituer un avantage : on laisse les autres essuyer les plâtres, engager les frais de com’ pour faire connaître le concept… et on ajuste.

3 A-T-ELLE UNE RÉELLE VALEUR AJOUTÉE ?

Une fois vos concurrents identifiés, la question à se poser est : qu’est-ce que j’apporte de plus ou de différent ? Cela peut être une amélioration du produit (du textile, oui, mais intelligent ; des cosmétiques, mais personnalisés), du service (votre site de vente de vin offre du conseil et un vrai suivi) ou un message plus efficace (vous ne vendez pas des insectes comestibles pour sauver la planète, mais pour proposer une expérience gustative inédite…).

4 LE MARCHÉ EST-IL ACCESSIBLE ?

Certains secteurs sont très réglementés : il est obligatoire d’avoir un opticien diplômé dans son équipe pour vendre des lunettes sur le Net, les produits alimentaires sont soumis à des règles de traçabilité strictes… Attention aussi aux rentes et aux monopoles : vente de voitures, taxis ou services funéraires sont des marchés jalousement gardés. Difficile d’y pénétrer si l’on n’a pas, comme Uber, le temps et l’argent nécessaires pour affronter les actions en justice des concurrents.

5 RÉPONDEZ-VOUS À UN BESOIN ? 

Assurez-vous que votre idée rencontrera sa cible en interrogeant des consommateurs : seriez-vous prêt à acheter ce produit ? A quel prix ? A quelle fréquence ? Pour un retour objectif, enquêtez au-delà de votre entourage. Bon à savoir : des centaines de questionnaires sont proposés gratuitement sur creatests.com.

6 L’ENVIRONNEMENT TECHNOLOGIQUE EST-IL ADAPTÈ ?

C’est l’histoire d’un créateur qui avait voulu lancer une carte de fidélité « commerçants de quartier », conçue sur le modèle des program­mes des grandes enseignes. Détail important : on était en 2010, et ladite carte ne fonctionnait que sur smartphone… Compte tenu du niveau d’équipement de l’époque, l’idée a rapidement tourné court. On évitera donc de se lancer trop tôt, alors que l’environnement technologique n’est pas encore mûr.

7 LE TIMING EST-IL LE BON ?

Si certains projets nécessitent du temps – c’est le cas des produits techniques requérant de la R & D ou des cosmétiques qu’il faut tester avant une mise sur le marché –, d’autres idées puisées dans l’air du temps sont hautement péris­sables : ouvrir une boutique d’e­-cigarettes, créer un site Web d’échange de repas… N’hésitez donc pas à vous lancer, même si vous n’êtes pas tout à fait au point : vous pourrez peaufiner le projet au fur et à mesure.

8 VOTRE BUSINESS SERA-T-IL RENTABLE ?

Pour vérifier que votre idée vous permettra de vivre correctement, il est indispensable de valider le couple produit/cible. Si le produit est peu cher, il faut atteindre un volume critique et donc viser une clientèle large. Exemple : les food trucks. A l’inverse, un produit ou un ser­vice à haute valeur ajoutée sont adaptés à une cible étroite. Ainsi, quelques mariages à plu­sieurs dizaines de milliers d’euros suffiront à rentabiliser une activité de wedding planner.

9 AVEZ-VOUS LES FONDS NÉCESSAIRES ?

Certes, les produits « physiques » réclament plus d’investissements que les services ou les projets sur Internet, mais gare aux coûts cachés ! Une plateforme collaborative ne pourra vraiment décoller qu’en atteignant une masse critique d’utilisateurs… Or, pour les re­cruter, il faut engager des frais de marketing. De même, qui dit site marchand dit photo­graphies des produits, sécurité des paiements, mise en place de la logistique… Autant de services coûteux, eux aussi.

10 Y CROYEZ-VOUS VRAIMENT ?

Si vous êtes arrivé là, c’est que votre projet a du potentiel. Mais attention : des tas de bonnes idées ne débouchent pas sur un business ju­teux, quand d’autres, moins bonnes, sont des succès. Ce qui fait la différence, c’est la moti­vation. Imparable pour surmonter les obstacles et convaincre vos partenaires. Les business angels le confessent : ce qu’ils valident, avant l’idée, c’est l’étoffe du porteur de projet.

QUATRE PISTES POUR AVOIR LE DÉCLIC

Vous êtes prêt à vous lancer dans l’aventure de la création d’entreprise, mais « la » bonne idée vous fait encore défaut ? Laissez aller votre imagination, en gardant à l’esprit les quatre filons à creuser pour trouver l’inspiration.

1. AMÉLIORER UNE ACTIVITÉ EXISTANTE
Prenez Starbucks. Trois bons vivants de Seattle se désolent de la piètre qualité du jus de chaussette nommé café qui leur est servi dans les bars. Ils importent d’Italie le « petit noir » et y ajoutent le mode de consommation take away. D’une pierre deux coups : la chaîne fait mieux et différent.

2. PALLIER UN MANQUE
Faute de place dans les crèches publiques, notamment dans les grandes villes, faire garder des enfants s’avérait un véritable casse-tête pour les couples d’actifs. Un créneau dans lequel les crèches privées ont su s’engouffrer.

3. TRANSPOSER UNE IDÉE
S’inspirer de la concurrence, d’autres marchés, ou détourner une technologie peut être fructueux. Ils sont ainsi tellement entrés dans les mœurs qu’on l’a oublié mais, avant d’être étendus au grand public, les SMS étaient réservés aux techniciens de maintenance télécoms.

4. CRÉER UNE RUPTURE
Il s’agit de générer un nouveau besoin, de renouveler totalement les usages. Parmi les exemples les plus probants : Apple, qui a rendu indispensable l’accès immédiat à la musique avec son iPod ; Uber, qui a bouleversé le marché du transport urbain ; Netflix, leader mondial du streaming…

Auteur : Marie Le Tutour – Source : www.capital.fr