Disparition de Richard Smalley, l’un des « pères » des fullerènes


Le Pr Richard Smalley fut l’un des trois hommes qui découvrirent, il y a seulement vingt ans une nouvelle forme de carbone : les fullerènes. Ce chimiste et physicien de la Rice University vient de mourir d’une leucémie à l’âge de 62 ans. Il a reçu le prix Nobel de chimie en 1996 conjointement avec son collègue Robert Curl, de la même université, et avec le Britannique Harold Kroto (University of Sussex) pour la découverte de ces sphères de 60 atomes de carbone. Une découverte qui a jeté les bases des nanotechnologies, dont Smalley était un porte-parole actif et passionné.

Harold Kroto s’intéressait aux étoiles géantes riches en carbone. Il est venu voir Smalley pour mener avec lui, et avec son collègue Curl, une série de manipulations dans son laboratoire de la Rice. Smalley avait en effet mis au point un appareil équipé d’un laser permettant de vaporiser du carbone et d’étudier l’arrangement de ses atomes. C’est au cours de ces expériences que les trois hommes ont découvert les curieuses molécules en forme de ballon de football.

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Richard Smalley photographié en 1996, l’année de son prix Nobel pour la découverte des fullerènes.

Ils ont baptisé cette nouvelle forme du carbone «buckminsterfullerene», en hommage à l’architecte américain Buckminster Fuller, inventeur des dômes géodésiques. En 1991, d’autres chercheurs ont découvert les nanotubes de carbone, matériaux très prometteurs.

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En 2000, Richard Smalley avait co-fondé la société Carbon Nanotechnologies, destinée à commercialiser les retombées de ses découvertes fondamentales. Il soutenait aussi activement le programme national de financement des nanotechnologies lancé par le président Bill Clinton et poursuivi par George Bush, la National Nanotechnology Initiative.

Auteur : Cécile Dumas

Source : sciences.nouvelobs.com

Une voiture à vous donner le tournis


C’est au salon de l’automobile de Tokyo, qui a ouvert ses portes le week-end dernier, que Nissan présente sa voiture… pivotante.

C’est au salon de l’automobile de Tokyo que le constructeur japonais Nissan expose l’une de ces dernières inventions : la voiture pivotante. Cette voiture, baptisée Pivo, ne mesure que 2,7 m de long et possède la particularité d’avoir une cabine pivotante à 360°. L’intérêt ? Faciliter les manœuvres de stationnement. Pour réaliser un créneau, plus besoin de se contorsionner et de se torde le cou. Il suffit de faire tourner sa voiture et de se garer.

Mais les innovations de la Nissan Pivo ne s’arrêtent pas là. A l’intérieur de la voiture, les commandes de la radio et du système de navigation se manipulent par infrarouge et les données s’affichent sur le pare-brise, ce qui permet au conducteur de ne pas quitter la route des yeux. Par exemple, pour obtenir la commande numéro 3, il vous suffit de mettre trois doigts en l’air dans le champ infrarouge et pour augmenter le volume de la radio, de faire un signe de la main.

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© Nissan Concept-car Pivo

Autre avancée technologique, il s’agit d’une voiture 100 % écologique. Son moteur électrique ne produit aucune émission nocive pour l’environnement en utilisant une batterie compacte au lithium-ion. Pour l’instant, cette voiture n’est qu’un concept, c’est-à-dire qu’on ne devrait pas la voir sur nos routes avant une dizaine d’années.

Source : www.scienceetviejunior.fr

Bata accueille les inventeurs africains


Le Premier ministre de Guinée équatoriale Miguel Abia Biteo a inauguré jeudi à Bata, la deuxième ville et la capitale économique du pays, le 4ème édition du Salon africain d’inventions et d’innovations technologiques, a rapporté la radio nationale.

Pendant trois jours, les inventeurs et les guérisseurs traditionnels de 16 pays (Bénin, Burkina-Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte-d’Ivoire, Gabon, Guinée, Guinée Bissau, Guinée équatoriale, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo) y exposeront leurs inventions, qui seront soumises au verdict d’un jury international.

Des « œuvres inédites » ainsi que des « plantes de la médecine traditionnelle » africaine sont présentées au public dans 50 pavillons.

Parmi ces réalisations, une machine à presser la canne à sucre et un parapluie « mains libres » réalisés par deux inventeurs de la Guinée équatoriale, ou des pommades dermatologiques fabriquées à partir de plantes présentés par des inventeurs du Bénin.

Ce salon a été organisé par le Centre équato-guinéen de la recherche scientifique et technologique (Cicte) et le ministère de la Culture.

La 3ème édition de cette manifestation s’était déroulée en 2003, à Libreville au Gabon.

Source : www.afriquecentrale.info

Une horloge sensée fonctionner 10.000 ans


Un Américain a conçu une horloge capable d’afficher l’heure juste pendant 10.000 ans. En même temps, il « réinvente » l’ordinateur. A sa manière.

W. Daniel Hillis –Danny pour les intimes, et dans les lignes qui suivent– vit aux États-Unis, le pays de l’innovation technologique, et de la démesure. Qui plus est, il habite en Californie, l’état où l’on recense le plus grand nombre d’entreprises liées à l’informatique au kilomètre carré.

Danny voulait-il laisser son empreinte dans les livres d’histoire ? C’est possible. Est-il passionné par la technique, et plutôt habile de ses mains ? C’est fort probable. Est-il dévoré par l’ambition ou visionnaire ? Seul l’avenir nous le dira. Et il va falloir attendre. Longtemps.

Environ dix mille ans.

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W. Daniel Hillis

Car Danny (nous sommes entre amis) s’est un beau jour de 1980 demandé pourquoi ses contemporains n’arrivaient pas à se propulser dans un futur qui lui semblait si proche. En interrogeant ses amis, il s’est aperçu que l’an 2000, cette date semi-fatidique, qui a fait trembler les informaticiens de la planète entière et enrichi nombre de gourous, ce cap presque mythique, ne représentait rien de plus qu’un chiffre pour le commun des mortels. C’était pourtant seulement vingt ans dans l’avenir, mais 2000 semblait appartenir à une autre dimension.

Danny trouvait navrant que les gens qui l’entouraient soit incapables de se projeter vingt ans dans le futur, et d’y associer des projets personnels. Il a alors décidé de se lancer dans un projet à long terme, qui le tiendrait en haleine –et nous avec lui– pendant des décennies, pour ne pas dire des siècles.

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Ce faisant, Danny est revenu aux fondements de l’informatique : l’époque où cette dernière servait, non à afficher des jeux en trois dimensions sur des écrans sans cesse plus performants, ou à surfer sur Internet, ni même à écrire des codes destinés à semer la pagaille dans les ordinateur de parfaits inconnus, mais à effectuer en quelques minutes des calculs qui auraient pris plusieurs années à un homme armé d’une feuille de papier et d’un crayon.

A cette époque, un ordinateur était un monstre, tenant à peine dans une pièce de la taille d’une salle de bal ; une machine bruyante, car composée en grande partie de pièces mobiles, dans lequel on entrait des données au moyen de cartes perforées.

C’est ce dernier principe que Danny Hillis a exhumé : il a réinventé l’ordinateur primitif, et s’est promis que ce calculateur mécanique serait capable de mesurer le temps qui passe avec une exactitude totale pendant les 10.000 prochaines années.

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Dix mille ans. Plus que le temps qui nous sépare des premières cultures agricoles effectuées par l’homme. Deux fois le temps qui s’est écoulé depuis l’érection des pyramides d’Égypte. Quatre cents génération pour la race humaine.

Danny a créé une machine dont le mécanisme peut distinguer des 1 et des 0 avec précision pendant 3,65 millions de jours. Pour lui, l’horloge idéale émet un petit « clic » chaque année, sonne une fois par siècle, et crie « coucou! » à chaque nouveau millénaire…

Exercice de style ou chef d’œuvre mécanique ? Voilà une question sans réponse à ajouter à notre liste, car Danny Hillis le reconnaît bien volontiers : son invention ne servira à rien, si ce n’est, dans bien des années, à rappeler aux gens d’alors qu’il y a bien longtemps (aujourd’hui), un homme et son équipe ont imaginé une machine si parfaite qu’elle puisse encore fonctionner après dix mille ans.

Danny appelle sa création l’Horloge du Grand Maintenant, mais il n’est pas un illuminé pour autant. L’informatique, il connait. En 1975, alors qu’il faisait ses études au fameux MIT (Massuchesetts Institute of Technology) de Boston, il imagina avec quelques amis un ordinateur mécanique au moyen de 10.000 (eh oui, déjà…) pièces empruntées à des modèles réduits de voitures à ressort.

Dix ans plus tard, Danny met au point un ordinateur fonctionnant comme un cerveau humain. Son projet réunit non pas un, mais 65.536 processeurs au sein de sa Connection Machine, un super-calculateur, le plus rapide du monde à l’époque, si la légende est vraie. Une machine dont les circuits abordaient les problèmes de calcul comme le ferait l’esprit humain : en y consacrant toutes ses ressources en parallèle.

Notre homme a besoin de défis, puisqu’après avoir participé à la conception de l’ordinateur le plus rapide de son temps, il invente maintenant le plus lent…

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The clock is driven by binary mechanical computers called serial-bit adders with one adder per planet. An adder consists of a disk with an outer set of bit-pin levers, each of which can take on a value of « 1 » or « 0, » as well as an inner ring of fixed bit pins programmed with a mathematical constant that represents the duration of the planet’s orbit. (A) The levers and pins are read by a series of channels in a cam slider that rotates in a carriage. (B) The slider also adds sums by tripping levers as it goes. (C) During each rotation, the slider jitters back and forth as it accumulates sums. (D) When the accumulated sums reach an overflow value, the slider pops out of the carriage and catches a Geneva wheel. (E) The movement of the Geneva wheel updates the planetary display.

Danny Hillis, qui a un temps travaillé chez Walt Disney Engineering dans la recherche et le développement, a donc conçu et fabriqué, avec l’aide de quelques amis, un prototype d’environ 1,5 mètre de haut. La version définitive de son Horloge du Grand Maintenant mesurera quant à elle plus de 18 mètres. A mi-chemin entre sculpture moderne et chef d’œuvre de la mécanique, cette horloge affrontera au cours des dix prochains millénaires bien des dangers, qu’ils soient d’origine humaine ou non, aussi Danny, qui sait qu’il ne vivra pas dix mille ans, lui, prévoit déjà de recruter des collaborateurs pour s’en occuper après sa mort. A charge pour ces gardiens de perpétuer la tradition quand leur heure viendra, mais aussi de s’assurer que l’horloge monumentale de Danny génèrera de quoi subvenir à ses besoins, en terme de rentrée financières, s’entend.

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Et puis, il y a LE challenge : la source de l’heure, à savoir la position des étoiles dans le ciel, puisque c’est ainsi que l’Horloge du Grand Maintenant compte nous renseigner sur le temps qui passe. On sait depuis des siècles se servir de la position des étoiles dans le ciel nocturne pour déterminer dans quelle phase de sa révolution annuelle autour du Soleil la Terre se trouve. Selon leur position par rapport à l’horizon, certaines étoiles nous permettent de dire en quelle saison nous sommes puis, en affinant l’observation, de fixer le jour, l’heure, les minutes, les secondes…

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Pour une horloge qui donne l’heure exacte –à une seconde près sur dix mille ans– pendant une aussi longue période, Danny a conclu qu’un incrémenteur mécanique devrait fonctionner en 28 bits. Autrement dit, chaque seconde qui passe se verra attribuer un code binaire de vingt-huit caractères. Et ce pendant dix mille ans. D’où la taille gigantesque de la machine, qui reprend en quelque sorte la principe des arbres à cames des anciens moteurs en étoile pour avions: des pièces rotatives, frappées de bossages (les cames) qui à chaque révolution (tour sur elle-même, soyons clair) mettent en mouvement translationnel des pièces mobiles disposées perpendiculairement à leur axe de rotation. Une fois le nombre « critique » de pièces réceptrices atteint, le système « déborde » sur l’unité de mesure de temps suivante : des secondes vers les minutes, des minutes vers les heures, des heures vers les…

Comme si une telle complexité ne suffisait pas, et étant donné que la Terre tourne sur un axe incliné de plusieurs degrés par rapport à la verticale, Danny a dû inclure dans sa machine un moyen de corriger les variations d’orbite de la Terre autour du Soleil, puisque c’est au moyen de la trajectoire de notre planète autour de son étoile que nous mesurons la longueur d’une année terrestre. Les illustrations que nous vous présentons vous en diront plus qu’un –déjà trop– long discours. Sachez tout de même que Danny, en bon perfectionniste, a pensé à utiliser la chaleur dégagée par les rayons solaires pour mettre son horloge à l’heure du soleil : une pièce métallique très fine, lorsqu’elle est frappée par un rayon à midi précise, monte en température, se dilate et, en mettant d’autres pièces en mouvement, marque le passage dans l’après-midi.

Un autre mécanisme, sensible à la pression exercée par le poids des visiteurs sur une plate-forme d’observation, permet de remonter le mécanisme, même si ce dernier a été conçu pour fonctionner sans intervention humaine, grâce à une subtile combinaison de températures et de pressions du fluide ambiant, à savoir l’air.

En fait, et c’est assez surprenant, la question qui a le plus longtemps hanté Danny depuis la genèse de son projet est de savoir ce que cette horloge devait afficher : l’heure, soit, mais l’heure d’où ? Et sous quelle forme ? A cette double question, Danny n’a pas encore trouvé de réponse, ce qui risque de le mettre en retard dans la réalisation de son projet…

Notre homme sait seulement que son Horloge du Grand Maintenant devra décrire la position des planètes du système solaire par rapport à notre étoile, entre autres choses.

Et puis l’ingéniosité ne suffit pas toujours à réaliser les projets les plus ambitieux. Danny s’est trouvé, et se trouve toujours, confronté à la question du financement de son oeuvre. Il a en partie résolu l’équation en proposant aux mécènes intéressés des prototypes à échelle réduite de son Horloge du Grand Maintenant. Ainsi, le Muséum des Sciences de Londres a-t-il déjà contribué à l’avancement du projet, et reçu en retour une horloge de près de trois mètres de haut, dont la fabrication, qui a pris près de trois ans, n’a été terminée qu’une heure avant le passage à l’an 2000. A minuit précise ce soir-là, elle a pourtant sonné deux fois, comme prévu.

Une dernière question cruciale : même si les prototypes ont été construits en acier inoxydable, Danny se demande si ce choix tiendrait dix mille ans, d’où une inquiétude, et des recherches pour déterminer le meilleur alliage.

On le voit, l’idée a encore du chemin à faire. L’heure tourne, Danny…

Auteur : Ange-Gabriel

Source : www.generation-nt.com

Un journaliste allemand accuse : Les labos fabriquent des maladies pour vendre des médicaments !


«Aujourd’hui, le nombre des maladies supposées s’élève à trente mille variantes,

auxquelles s’ajoutent chaque jour de nouveaux maux», écrit Jörg Blech, journaliste allemand, dans « Les Inventeurs de maladies» (ed. Actes Sud). Tout commence souvent par l’observation d’un médecin à qui apparaît un phénomène notable chez l’un de ses patients. Phénomène bientôt confirmé par des confrères sollicités. Un article «scientifique» est publié, dans lequel on ne retient que les faits allant dans le même sens. Et cet article servira de caution à un laboratoire afin d’élaborer un nouveau produit. Un exemple parmi d’autres de maladie inventée, selon l’auteur : l’andropause, supposément causée par «un déficit de testostérone» et débouchant sur le miracle du «Viagra» – miracle pour le vendeur.

La maladie a été «vendue en même temps que le produit. Les fabricants d’hormones ont lancé des instituts de sondage, des agences de publicité et de relations publiques, des professeurs de médecine et des journalistes dans cette entreprise : faire connaître l’andropause comme une maladie sérieuse et largement répandue». Même tentative révélée par le British médical journal, mais avec moins de succès pour le moment, à propos d’une supposée «impuissance féminine». Déjà, pourtant, la ménopause – qui n’est nullement une maladie – rapporte gros aux labos.

Autre façon de procéder : des laboratoires s’adressent directement au public via les médias. Wyeth, par exemple, a fait paraître dans le magazine people Bunte un «questionnaire du désir » visant à dépister des «déprimés qui s’ignorent ». Il est ensuite recommandé à ceux qui, d’après le test, souffrent d’un déficit de désir de «prendre conseil auprès d’un médecin». Qui prescrira – beaucoup trop souvent – un antidépresseur. « Cette forme indirecte de publicité, écrit l’auteur, est de plus en plus prisée par le secteur pharmaceutique ».

Troisième stratégie : agir en coulisses auprès d’autorités nationales et/ou de l’OMS pour faire abaisser les normes selon lesquelles le taux d’une substance dans le sang sera dangereuse, et la diaboliser. A partir de quels chiffres l’hypertension, la glycémie, les triglycérides sont-ils dangereux ? Les scientifiques ne sont pas tous d’accord. Dans le cas du cholestérol, l’opération a permis d’enrichir les marchands de margarine et de garantir une rente à vie aux fabricants de statines et autres hypolipémiants. Un énorme pactole de milliards de dollars. « Un comité de la Société de cardiologie américaine exige même que le taux de cholestérol soit mesuré chez l’enfant dès l’âge de cinq ans». Beau marché en perspective !

Résultat : une consommation effrénée de médicaments qui le plus souvent ne font que supprimer les symptômes, mais ne restaurent pas la santé, et qui, de surcroît, ont des effets dits secondaires engendrant de nouveaux troubles que l’on «soulagera» grâce à d’autres molécules chimiques Exemples : des médicaments contre l’hypertension pourront provoquer des vertiges, que l’on «traitera» avec des antivertigineux ; des anti-inflammatoires nécessiteront la prescription de protecteurs de la muqueuse de l’estomac, qui vont à leur tour déséquilibrer les bactéries gastriques ! Une chaîne sans fin. Une chose est sûre : pour chaque déséquilibre, trouble ou maladie, réelle ou inventée, il y aura plusieurs «réponses» chimiques, un principal bénéficiaire, les labos, et un grand perdant : le patient dont l’organisme continue de se délabrer.

Auteur : MFI

Source : www.eburneanews.net

Appareils mobiles : identifier son propriétaire en fonction de sa démarche !


Des appareils mobiles capables d’identifier leurs propriétaires en fonction de leur démarche. Une nouvelle technologie destinée à la grande consommation et permettant de sécuriser les appareils mobiles a été mise au point en Finlande. Cette approche innovante de la reconnaissance de l’utilisateur permet d’identifier le propriétaire d’un appareil en fonction de sa démarche. Cette technologie pourrait être adaptée à l’avenir pour sécuriser les paiements par carte de crédit.

La nouvelle technologie, développée par VTT, un centre de recherche technique finlandais, empêche l’utilisation non autorisée d’appareils mobiles (tels que les ordinateur portables, les assistants numériques ou les téléphones portables) en les rendant inutilisables lorsqu’ils sont mis entre les mains d’un individu qui n’en est pas le propriétaire. L’appareil est équipé de capteurs qui mesurent certaines caractéristiques de la démarche de l’utilisateur. La première fois que l’appareil est utilisé, ces mesures sont sauvegardées dans sa mémoire. Dans le cadre d’une utilisation normale, l’appareil mesure en permanence la démarche de l’utilisateur et compare ces mesures aux valeurs stockées dans la mémoire. Si elles sont suffisamment proches, l’appareil identifie et autorise l’utilisateur. En revanche, si les valeurs sont différentes, des vérifications complémentaires, notamment au moyen d’un mot de passe, sont disponibles. La méthode est discrète, et aucune intervention spéciale n’est nécessaire, conférant ainsi une maîtrise totale à l’utilisateur.

L’utilisation d’appareils mobiles tels que les téléphones, les ordinateurs portables et même les cartes à puce connaît une hausse rapide. Le nombre de téléphones portables devrait atteindre les 2 milliards à travers le monde d’ici 2006, tandis que dans l’UE des 25, on comptait 229 millions d’abonnements mobiles en 2003. Parallèlement à ce phénomène, les incidents liés à la perte ou au vol d’appareils mobiles ont fortement augmenté ; certains chiffres indiquent que les vols annuels de téléphones portables s’élèvent à plus de 700.000 au Royaume-Uni, à 190.000 en Espagne, et à plus de 150.000 aux Pays-Bas. Outre la valeur réelle de l’appareil lui-même, les dommages s’étendent à la perte de données personnelles et de contacts et la possibilité que soient effectuées des transactions monétaires illégales.

Le nouveau système d’identification confère une sécurité améliorée et un risque réduit dans les situations où un appareil portable se retrouve entre les mains d’un individu mal intentionné suite à une perte ou un vol : l’identité de l’utilisateur du téléphone mobile doit être prouvée avant qu’il puisse s’en servir pour effectuer une transaction bancaire, par exemple, et l’appareil sera mis hors d’usage si l’utilisateur n’est pas son propriétaire. La méthode est assez simple comparée à l’emploi d’un mot de passe ou aux techniques de bioidentification traditionnelles : l’identité est confirmée dans le cadre d’un processus de fond sans requérir l’intervention de l’utilisateur.

L’identification axée sur la reconnaissance de la démarche repose sur des calculs avancés, dans le cadre desquels les signaux mesurés sont d’abord filtrés, après quoi certains paramètres, appelés le « code démarche », sont calculés. Lors des tests initiaux, le taux d’identification dépassait les 90 pour cent. Les responsables de VTT ont lancé la procédure relative à la protection des droits de propriété intellectuelle applicables à cette invention. Cette nouvelle technologie de reconnaissance pourrait s’étendre à de nombreuses applications, allant des appareils mobiles aux valises, en passant par les armes à feu.

Auteur : ADIT BE Japon

Source : www.futura-sciences.com

Un écran sur votre T-shirt


Cambridge Display Technology ou CDT a développé une nouvelle technologie appelée LEP ou polymère électroluminescent, également connue sous le nom de diodes électroluminescentes polymères (PLED), et dont on pense qu’elle succèdera à la LED, très coûteuse. Les PLED peuvent être utilisées comme écrans de télévision, d’ordinateur, écrans portatifs, pour créer des tableaux publicitaires et d’information et également des dispositifs d’éclairage. Cette technologie est très prometteuse car elle implique une technique de production plus simple. Le vide n’est pas nécessaire, et les matières émissives peuvent être appliquées sur un substrat par une technique dérivée de l’impression au jet d’encre commerciale. Cela signifie que la fabrication des écrans à polymères électroluminescents est très souple et financièrement abordable.

La technologie de Cambridge constitue l’une des deux approches dans la production d’écrans flexibles. La première technologie a été développée par Eastman-Kodak et est généralement connue comme «OLED à base de petites molécules» (diode électroluminescente organique). Le terme «OLED» est souvent utilisé pour définir cette technologie, héritière des écrans LCD.

Comparé aux écrans plats traditionnels, le processus de fabrication radicalement différent des PLED offre de nombreux avantages. Comme elles peuvent être imprimées sur un substrat en utilisant la technologie à jet d’encre traditionnelle, les PLED peuvent être considérablement moins coûteuses que les écrans LCD ou plasma. Un procédé de fabrication à petite échelle implique que des écrans beaucoup plus larges peuvent être produits. Le fait de pouvoir les imprimer sur des substrats souples ouvre la porte à de nouvelles applications telles que des écrans flexibles ou des écrans intégrés à des vêtements.

Les diodes électroluminescentes polymères (PLED) ont été découvertes accidentellement en 1989 au Cavendish Laboratory de l’Université de Cambridge. En travaillant au sein du groupe de recherche du Professeur Richard Friend, Jeremy Burroughes a découvert que les LED pouvaient être fabriquées en utilisant des polymères conjugués. L’Université de Cambridge loua donc les services d’un conseil en brevets afin d’acquérir une protection pour son invention. Le brevet du PLED a été publié en 1991. L’Université décida alors de créer la société d’essaimage Cambridge Display Technology en vue d’augmenter le capital risque pour commercialiser l’innovation. En 1996, les premiers accords de licence ont été signés par Philips et Uniax.

En 2003, le marché mondial des OLED ne valait que 251 millions de dollars. Dès 2004, il atteignait environ 408 millions de dollars. Les spécialistes sont incertains quant à son évolution d’ici 2008; toutefois, même les estimations prudentes semblent prometteuses.

Brevet sur esp@cenet

Source : www.ipr-helpdesk.org