Les inventeurs genevois à la recherche des débouchés


Le 45e Salon des inventions ouvre ce mercredi 29 mars. Sur les stands, des locaux caressent l’espoir de commercialiser leurs trouvailles.

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Le Genevois Vincent Longagna a développé un tricycle qui intéresse déjà un groupe helvético-chinois.

Parmi les 725 exposants annoncés, une poignée de Genevois seront présents, dès ce mercredi 29 mars, sur les stands du 45e Salon international des inventions. Avec le secret espoir de décrocher le Graal, soit rencontrer des investisseurs à même de commercialiser leurs prototypes.

Depuis des années, un bon millier d’inventions sont dévoilées lors de cette manifestation, principalement par des entreprises et des instituts de recherche (plus de 75% depuis 2012). Invariablement, une bonne quarantaine de pays sont représentés, pour un nombre d’exposants variant de 690 (2016) à 790 (2014). Quant aux retombées pour les inventeurs, l’organisateur note que pour l’édition 2015, 45% des nouveautés présentées ont fait l’objet de contrats de licence. Et le montant des affaires traitées s’est élevé à plus de 50 millions d’euros.

Noyés au milieu des Asiatiques (52% des exposants), quatre Genevois nous ont reçus à l’aube de ce rendez-vous mondial dont le succès ne semble pas faiblir. Ils seront tous présents sur le stand de l’Ile Verte, un espace dédié aux inventeurs suisses et français.

La trottinette ultracompacte

Michel Barro, 57 ans, n’a pas inventé la parole, mais il aurait pu. Sur le chapitre des inventions, cet ingénieur en électronique, informatique, télécoms et microtechnique est intarissable. Lui-même investit dans plusieurs start-up actives dans de nouveaux modes de déplacement urbain. «L’objectif est d’innover pour des concepts qui incitent le particulier à utiliser plusieurs modes de transport», lance cet authentique passionné.

Son invention à lui? «Une trottinette ultracompacte. Elle ne pèse que 4 kilos, on peut la prendre dans l’avion comme bagage à main.» La trottinette pliable est un créneau très largement visité par les inventeurs. D’ailleurs, dans les bureaux de Swiss-etics, à Carouge, ils sont nombreux à se pencher sur le petit deux-roues.

Michel Barro, lui, planche depuis plus de deux ans sur son prototype. «En tout, j’ai dû dépenser pas loin de 50 000 francs», lâche-t-il. Car il faut du temps pour maîtriser toutes les difficultés. «Déposer un brevet, c’est fastidieux. Comme inventeur, on manque d’assistance pour mener à bien les longues procédures. Il faut compter dix-huit mois! Et puis il y a la conception mécanique, où le moindre détail compte.» Mais qu’attend-il du Salon des inventions? Comme ses homologues genevois, il espère «la création de partenariats stratégiques dans les domaines financiers, industriels et commerciaux».

Un penchant pour le tricycle

Vincent Longagna, lui, s’est attelé à la réalisation d’un tricycle peu ordinaire. La démonstration qu’il nous dévoile prouve néanmoins que l’engin est prêt. Il a d’ailleurs tapé dans l’œil du groupe helvético-chinois eZee, par l’intermédiaire de l’association genevoise Bike4SmartCity qui présente sur l’Ile Verte le premier prototype industriel.

«Moi, le marketing, ce n’est pas mon truc. Alors, sans une équipe autour du projet, je n’aurais jamais pensé à une possible commercialisation», explique ce professeur de gymnastique au Collège de Staël et ex-champion suisse de karaté. Il a d’ailleurs fondé une école à Lancy, l’Ippon Karaté Club, qui fête son quart de siècle cette année.

Son LongaByke, il le met au point depuis 2009 avec son père Christian, ancien professeur de dessin technique et de mécanique à Genève. «J’avais les idées et lui, il leur donnait vie.» A la clé, un trois-roues à assistance électrique pesant son poids, «près de 40 kilos», mais dont la particularité est de s’incliner harmonieusement dans les virages, offrant ainsi un confort appréciable à son utilisateur. «En tout, on a réalisé successivement cinq prototypes. Certains ont été présentés à l’expo du vélo spécial à Karlsruhe et à l’Interbyke de Las Vegas. Le dernier, qui sera visible au Salon de Genève, a été monté en un an à Shanghai.»

La gourde filtrante

C’est la NASA, l’Agence spatiale américaine, qui a inspiré Stefan Spiridon et son associé anglais Dave Shanks. «Un de ses ingénieurs américains avait mis au point un filtre permettant d’éliminer tous les virus, bactéries et métaux lourds contenus dans l’eau, afin de la purifier totalement. A la suite d’un problème d’eau potable sur la station orbitale MIR, les cosmonautes avaient même pu, grâce à ce filtre, boire leur urine débarrassée de toutes ses bactéries», raconte cet inventeur indépendant âgé de 51 ans, au bénéfice d’une formation en commerce et finance.

Depuis 2013, il développe un concept de gourde munie de ce filtre performant «à base de charbon actif et de nano-alumine, précise-t-il. Avec lui, l’eau est débarrassée de toutes ses impuretés, mais le calcium et le potassium sont préservés.» Toute la difficulté était alors de fixer ce dispositif sur la gourde. «Nous y sommes parvenus», s’enhardit le responsable de Water-to-goo, qui commercialise l’objet.

Stefan Spiridon a, dit-il, «investi jusqu’ici près de 500 000 euros dans ce projet. Cela comprend, entre autres, la création d’un bureau et d’une fabrique. Nous sommes maintenant présents dans 33 pays.» En Angleterre, sa gourde est désormais en vente dans plusieurs magasins de sport et dans des agences de voyages. Néanmoins, il espère que le Salon de Genève lui permettra de trouver «de nouveaux débouchés et d’intéresser des organisations humanitaires. Nous cherchons aussi des ambassadeurs pour représenter notre marque.»

Vélothèque pour vélos pliants

Ce sont plutôt les grandes entreprises, les Hôpitaux universitaires de Genève, l’EPFL ou Genève Aéroport que vise Sulpiz Boisserée avec sa vélothèque. «Un concept de rangement pour vélos pliables», précise l’inventeur, qui tient l’arcade Bykes2Fold aux Grottes. «Un prototype a été installé aux HUG, mais depuis sept ans, j’améliore sans cesse mon produit. Notamment le contrôle d’accès à la boîte de rangement, afin qu’il soit plus simple et pas trop coûteux.» Il a déjà englouti 50 000 francs environ dans son projet, «et j’espère trouver des investisseurs et des développeurs à Palexpo».

De doux rêveurs ?

Nos quatre Genevois ont investi beaucoup de temps et d’argent dans leurs inventions. Déraisonnable ? En touts les cas, ils assurent qu’on ne les a jamais traités de fous ou de farfelus. Ou alors, ils n’en ont rien su… «Mais il y a des rêveurs dans le monde des inventeurs», glisse Michel Barro.

Auteur : Xavier Lafargue – Source : www.tdg.ch

Un bio-physicien prétend avoir inventé une bouteille de vin qui ne goutte pas


Une bouteille de vin qui ne goutte pas ? Les maladroits seront ravis.

Nous autres Françaises et Français apprenons le geste rapide, discret et efficace pour éviter qu’une bouteille de vin ne coule en même temps que la lecture et l’écriture. Mais dans le reste du monde et lors de nos soirées trop arrosées, il semble que les flacons de verre qui renferment l’ivresse rouge, blanche ou rosée posent un problème physique qui n’a pas été résolu jusqu’à aujourd’hui : les bouteilles de vin gouttent.

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Tout peut changer grâce à une rainure de 2 mm

Pour résoudre ce problème, Daniel Perlman, biophyisicien à l’université américaine de Brandeis, a utilisé tout son savoir et toutes ses connaissances pour parvenir à l’objet ultime : la bouteille de vin qui ne goutte pas. Pour cela, pendant trois ans, l’homme s’est cultivé en regardant des vidéos au ralenti de bouteilles de vin en train de déverser le fameux breuvage. Perlman en est arrivé à la conclusion que le syndrome de la bouteille qui coule arrive au moment où elle est pleine, ou presque pleine.

Sa solution est enfantine et n’implique pas un changement radical dans la confection des bouteilles : sa bouteille qui ne goutte pas est simplement équipée d’une sorte de bourrelet de 2 mm à l’extrémité qui agit comme un bec verseur et empêche, à 360 degrés, le vin de se faire la malle. « Une goutte de vin qui voudrait couler sur la bouteille est freinée dans sa course par cette rainure : elle ne peut pas la traverser. Au lieu de cela, elle tombe de la bouteille directement dans le verre. »

Avec plus de 100 brevets déposés, Perlman est un inventeur en série. Reste à voir si son idée restera dans les registres ou sera effectivement adoptée par l’industrie, rendant par la même occasion un geste parfaitement obsolète.

Auteur : Julien Cadot – Source : www.numerama.com

Avec la Celless Box, les ondes des mobiles sont enfin neutralisées


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Selon une étude de 2013 — mais les chiffres sont probablement toujours d’actualité —, 75% des adolescents dorment avec leur mobile ou smartphone allumé, sous leur oreiller ou sur leur table de nuit. Or nous savons aujourd’hui que ces smartphones émettent une très grande quantité d’ondes potentiellement dangereuses pour la santé, même si nous ne connaissons pas encore avec précision la nature des risques encourus.

Le fait que nous ne soyons pas sûrs à 100 % de sa dangerosité justifie-t-il que l’on laisse nos enfants exposés à ce rayonnement permanent ?

Ce n’est pas l’avis d’un inventeur, qui a mis au point la Celless Box, une boîte en métal dans laquelle poser son smartphone une fois à la maison. Grâce à ce dispositif blindé, 90 % des ondes émises par l’appareil sont emprisonnés. Cette boîte peut également être reliée, via un câble coaxial, à une antenne placée sur le rebord d’une fenêtre, sur un balcon, voire sur le toit. C’est alors cette antenne qui devient le récepteur, ce n’est plus le téléphone, les ondes étant quant à elles concentrées dans le câble. En plus de limiter la propagation de ces ondes, Celless System (boîte + antenne) permet également d’améliorer significativement la qualité du signal reçu. Idéal par conséquent pour celles et ceux qui vivent en des lieux où la réception est mauvaise. En outre, il suffit de soulever le couvercle de la boîte pour pouvoir envoyer des SMS ou passer des appels, en activant le haut-parleur.
Ce projet est accompagné et soutenu par la prestigieuse école Télécom ParisTech.

Si la protection de la santé vous paraît essentielle et que vous souhaitez vous aussi soutenir CELLaOS (c’est le nom de l’entreprise), vous pouvez le faire. Il suffit pour cela de s’inscrire sur le site de La Fabrique Aviva, puis de voter ! Bien entendu, les Celless Box (34,90 euros) et Celless System (79,90 euros) seront intégralement fabriqués en France.

Celless Box et Celless Système : deux dispositifs pour neutraliser les ondes nocives et améliorer la réception des téléphones mobiles

Auteur : LFH – Source : www.lafabriquehexagonale.com

Les inventions polonaises à un salon mondial


Un système de détection des drones, un mélange moderne en cellulose, le premier double agrandisseur d’écran et un dispositif de contrôle courant de la qualité du sablage abrasif – voilà les inventions qui représenteront la région de Łódź lors du 45ème Salon International des Inventions de Genève.

Chaque année, l’acquis des ingénieurs polonais, des scientifiques et des inventeurs accroit de nouvelles découvertes et de réalisations innovantes. Une grande partie de ces solutions sont uniques à l’échelle mondiale, cela donc vaut la peine de les présenter au monde entier. Une occasion parfaite pour le faire sera le Salon International des Inventions qui aura lieu à Genève, pour la 45ème fois déjà. C’est un événement unique de portée mondiale où chaque année on peut voir des centaines d’inventions venant de dizaines de pays. Lors du Salon de l’année dernière, plus de 1000 inventions provenant de 40 pays ont été présentées, et l’Exposition de cette année promet d’être tout aussi impressionnante au niveau du nombre d’exposants et de visiteurs.

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Une loupe unique, la perlite et un système de détection de drones

Lors du Salon des Inventions de Genève on pourra voir, entre autres, un système innovant qui détecte de manière fiable et qui ramène sur terre les drones se trouvant dans l’espace interdit. Les élèves et les étudiants adoreront une loupe unique qui facilite l’apprentissage aux personnes atteintes de myopie. Un mélange moderne en cellulose, appelé perlite, et un système unique de contrôle de la qualité du sablage abrasif iront sur le stand d’exposition directement de l’industrie polonaise. Nos exposants non seulement présenteront leurs produits et solutions phares mais ils aussi auront l’occasion d’échanger leurs expériences avec les collègues du monde entier.

La 45ème édition de l’International Exhibition of Inventions aura lieu à Genève, à Palexpo-Hall 7, bloc n°7050, stand n°9 (près de la sortie 712) du 29 mars au 2 avril. Nous  vous invitons cordialement à participer à cet événement mouvementé et riche en émotions positive.

Auteur : Andrzej Zadziorski – E-mail : andrzej.zadziorski@mpromotion.com.pl

Palmarès 2016 des déposants de brevets en France


L’édition 2016 du classement des principaux déposants de brevets publiés en France présente quelques évolutions par rapport à celle de 2015 et témoigne de la nécessité toujours plus forte d’aligner politique d’innovation et stratégie de propriété industrielle, pour les grands groupes industriels comme pour les organismes de recherche publique.

Cette année encore les grands acteurs du secteur automobile restent en tête, suivis des principaux secteurs industriels où la France est en pointe : cosmétique, aéronautique, télécommunications, électronique, chimie et énergie.

Le Top 3 modifié et un nouvel entrant parmi les 10 premiers déposants

Les 9 premiers déposants restent les mêmes que l’an dernier, avec toutefois un changement de places sur le podium : l’équipementier automobile Valeo ravit la 1ère place au constructeur PSA, avec 994 demandes de brevets publiées, contre 668 en 2015. Valeo a plus que doublé son nombre de demandes de brevets publiées en 2 ans. Le groupe PSA, qui occupait le 1er rang du classement depuis 2007, est donc 2e cette année avec 930 demandes publiées (1 012 l’an dernier). Le groupe aéronautique Safran passe, lui, de la 2e à la 3e position, avec 758 demandes publiées (769 en 2015). Les déposants des rangs 4 à 9 restent les mêmes que l’an dernier. Le groupe de télécommunication Orange, absent du Top 10 depuis 2007, se classe cette année au 10e rang avec 250 demandes publiées, au détriment de Michelin, qui se classe 11e.

Des changements de stratégies de propriété industrielle

Des changements de stratégies de propriété industrielle semblent se dessiner avec des hausses et des baisses de demandes de brevets significatives parmi les 20 premiers déposants.

Continental Automotive et le groupe Valeo sont les deux plus fortes progressions de cette édition, passant respectivement de la 21ème à la 17ème place (+78 % de demandes publiées) et de la 3ème à la 1ère place (+49 %). Les groupes L’Oréal et Orange progressent respectivement de 17 % et de 15 %.

Air Liquide (-36 %) passe du 12ème au 15ème rang, suivi par le groupe Arkema (-16 %) et le groupe STMicroelectronics (-10 %).

9 nouveaux entrants dans le Top 50 des déposants, dont 5 organismes de recherche publique :

Halliburton Energy Services Inc. : 57 demandes publiées
INSERM : 41 demandes publiées
INRA : 41 demandes publiées
Université de Bordeaux : 41 demandes publiées
Landmark Graphics : 35 demandes publiées
Aptar France SAS : 33 demandes publiées
Chassis Brakes International : 33 demandes publiées
Bordeaux INP : 29 demandes publiées
Université Grenoble Alpes : 29 demandes publiées

La recherche publique de plus en plus visible

Les organismes de recherche publique sont de plus en plus présents dans le palmarès des grands déposants : le CEA et le CNRS, classés respectivement 4ème et 6ème l’an dernier, conservent leur place en 2016. L’université Claude Bernard Lyon 1 gagne 2 places (passant de la 32eà la 30e place), le Centre National d’Études Spatiales en gagne 5 (passant du 35e au 30e rang, ex-æquo avec l’université Claude Bernard Lyon 1) et Aix-Marseille Université gagne 4 places (passant de la 46e à la 42e place). Par ailleurs 5 organismes de recherche publique font leur entrée dans le Top 50 cette année : ils sont donc au nombre de 10 en 2016, contre 5 l’an dernier.

Une concentration significative du nombre de demandes de brevets publiées

Concernant la concentration du nombre de demandes de brevets publiées, la tendance de ces dernières années se confirme : la concentration est de plus en plus forte. Bien que les premiers du palmarès soient désormais en dessous des 1 000 demandes publiées sur une année (ce qui n’était pas arrivé depuis 2008), les demandes de brevets publiées par les 50 premiers déposants représentent plus de la moitié du total des demandes publiées (50,1 %) contre un tiers des demandes en 2004 (33,1 %).

Cette progression est portée par les 20 premiers déposants : ils représentent 42,2 % des demandes de brevets publiées en 2016, contre 41,2 % en 2015 et 25,2 % en 2004.

Ce phénomène s’explique en partie par une concentration de plus en plus importante des entreprises elles-mêmes, accentuée ces dernières années par des rachats et fusions.

« L’édition 2016 du palmarès des déposants démontre que les grands acteurs de l’industrie et de la recherche française ont intégré l’importance cruciale de protéger leur capital immatériel, élément essentiel de la valeur de l’entreprise. L’innovation permet de proposer des produits ou services à valeur ajoutée qui ne sont pas encore maîtrisés par les compétiteurs ; le brevet sécurise ces activités d’innovation dans un environnement concurrentiel mondialisé qui se réinvente toujours plus vite. La propriété intellectuelle est un véritable outil au service de la stratégie et des objectifs de l’entreprise : la mission d’accompagnement et de protection de l’INPI est plus que jamais déterminante pour le rayonnement de l’économie française. » Romain Soubeyran, Directeur général de l’INPI.

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Méthodologie du palmarès

Ce palmarès est établi par l’INPI en comptabilisant le nombre de demandes de brevets par la voie nationale (c’est-à-dire auprès de l’INPI) publiées en 2016. Contrairement à d’autres palmarès de brevets tels que ceux de l’OEB ou de l’OMPI, ce palmarès tient compte de la structure des groupes puisqu’il est établi en identifiant et regroupant les filiales appartenant à un seul groupe. Le but de ce palmarès est de traduire le plus précisément possible l’activité des entreprises françaises en matière de dépôts de brevets auprès de l’INPI.

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Rappel des chiffres 2016 de la propriété industrielle en France :

– L’INPI a reçu 16 200 demandes de brevets, un chiffre stable par rapport à 2015 : – 0,9 %
– Parallèlement, l’Institut a reçu 88 500 demandes de marques (-3.7 % par rapport à 2015) et 6500 demandes de dessins et modèles (+2 % vs 2015)

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Source : www.finyear.com

Faut-il taxer les robots ?


La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd’hui, faut-il taxer les robots ?

Taxer les robots. Cette idée lancée par Benoît Hamon, et cautionnée par Bill Gates, est loin de faire l’unanimité. Elle a pourtant sa logique et mérite qu’on s’y attarde, afin de comprendre d’abord le jeu d’hypothèse qui fonde sa pertinence…. Puis, le cas échéant, sa faisabilité.

Tout repose sur l’hypothèse de substitution sans déversement

Le raisonnement paraît imparable à la base. Puisque le robot se substitue à vitesse accélérée à l’homme, aussi bien pour les tâches physiques qu’intellectuelles, la part des revenus du capital va s’accroître dans la richesse nationale. Et c’est sur cette composante en croissance qu’il faut asseoir nos cotisations demain, si l’on veut continuer à financer la protection sociale et irriguer le circuit de la consommation. Sinon, cette rente technologique va être captée par une poignée de détenteurs de capitaux, qui la sous-consommeront.

Hypothèse forte, donc, le robot se substitue à l’homme, et atrophie la quantité de travail mobilisée par les économies.  C’est sur cette hypothèse de substitution que tout repose. Et plus que cela, de substitution sans déversement sur de nouveaux métiers. Or, on le sait, le sujet est débattu.

Ce qui se dessine tend à valider cette hypothèse

Pour certains, cette révolution est d’un ordre particulier. Si l’on prend une acception large du robot, en y intégrant les robots industriels, l’imprimante 3D, les machines intelligentes et autonomes, mais aussi tout ce qui relève de l’intelligence artificielle (tous ces algorithmes qui prennent en charge les capacités cognitives de l’individu), un volume considérable d’emploi est voué à disparaître, sans véritable relève : les chauffeurs, les emplois de maintenance, la plupart des métiers administratifs ou de contrôle, etc. Et même si l’on sait que le numérique crée aussi son lot de logisticiens, d’informaticiens etc., difficile d’entrevoir aujourd’hui un jeu à somme nul ou positif de destruction-créatrice.

Quant aux emplois traditionnels de déversement, dans les services à la personne notamment, ils sont eux-mêmes susceptibles d’être demain automatisés. Et ce qui se dessine sous nos yeux semble plutôt donner raison aux tenants de cette version 1/ La part des revenus du capital tend plutôt à augmenter dans nos économies développées. 2/ les emplois de déversement demeurent mais tendent à se dégrader. Leur faible capacité contributive complique le financement de la protection sociale et promet de nouvelles poches de pauvreté, notamment au moment de la retraite.

Un pari sur le sens de l’histoire

Il n’en reste pas moins que les raisons qui peuvent expliquer la déformation de la valeur ajoutée en faveur du capital sont multiples. Et qu’une erreur d’interprétation peut être fatale. Nombre d’économistes continuent à penser que cette révolution ne diffère pas des précédentes. Elle génère des gains de productivité dans les secteurs qui s’automatisent, participe à la baisse des prix et libère du pouvoir d’achat, ce qui permet un redéploiement de la demande et de l’emploi vers de nouveaux services. Dans ce cas, taxer les robots ralentit les gains de productivité et le redéploiement des activités vers de nouveaux métiers. Robotisation et emploi sont pris dans une relation de complémentarité. Freiner l’un, c’est freiner l’autre.

Taxer les robots, c’est un pari, en somme, sur le sens de l’histoire.

Mais quelle assiette ? Quelle base de calcul ?

S’ajoute ensuite la question de la faisabilité. Car ce n’est pas tout d’avoir raison sur le fond. Il faut savoir aussi mettre en œuvre cette idée. Avec plusieurs niveaux de difficulté.

D’abord celle de l’assiette. Que met-on sous l’appellation contrôlée robot ? S’il ne s’agit que des robots industriels, on passe à côté de l’essentiel : des ordinateurs, des logiciels, des algorithmes, de toutes les formes de machines intelligentes qui prennent la relève de l’homme.

Faut-il ensuite taxer les robots en tant que tel ? Problème, leur prix ne cesse de décroître. Ou bien les revenus qu’ils génèrent ? Mais comment les individualiser dans une économie en réseau, où tous les facteurs sont interdépendants ? Adosser les cotisations à la valeur ajoutée, de sorte à rétablir une neutralité entre tous les facteurs de production, paraît de ce point de vue la piste la plus prometteuse et celle qui de surcroît limite les risques d’optimisation et d’évasion fiscale.

Et reste enfin la sempiternelle question : comment conduire aujourd’hui une réforme, même pertinente dans ses principes, dans un seul pays. La concurrence est là. La France est plutôt moins bien dotée que d’autres pays en robots. Peut-elle seule orienter le fil de l’histoire, sans s’exposer à de redoutables problèmes de compétitivité et d’attractivité ?

Bref, l’idée est peut-être bonne, mais elle a besoin d’une expérimentation dans un pays déjà richement doté en robots, et à la démographie déclinante… Le Japon, plutôt que la France en somme.

>> Plus de vidéos sur le site Xerfi Canal, le médiateur du monde économique

Auteur : Olivier Passet, Xerfi – Source : www.latribune.fr

Il présente Flex sense, l’antivol à huîtres


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Emmanuel Parlier, docteur en océanologie biologique et scaphandrier, avec l’huître espionne.

Le stand de Flex Sense est l’un des plus discrets parmi les exposants du salon Promer, qui se déroule à Saint-Malo, jusqu’à ce jeudi 23 mars. Mais ses applications portent loin et rencontrent ici un écho certain.

Comment empêcher les malfrats de dérober des quantités considérables d’huîtres ? C’est la question que s’est posée Emmanuel Parlier, docteur en océanologie biologique et scaphandrier. Et il a peut-être trouvé la solution…

« Tout est parti d’une bouée intelligente et de notre start-up, créée en 2015, à La Roche-sur-Yon (Vendée). Cette bouée a dix-huit mois d’autonomie, réétalone automatiquement ses capteurs et permet à ses utilisateurs d’être alertés en temps réel par SMS et e-mail », explique l’inventeur.

Une huître espionne

La société Flex Sense a mis au point et testé positivement, pour les professionnels d’Oléron, des boîtiers ayant la taille et la forme d’une huître, faciles à dissimuler. Cette huître espionne alerte en temps réel, sur le smartphone dès qu’on déplace la poche ou que d’autres variations se produisent.

L’idéal pour surveiller à distance une exploitation, c’est d’en mettre toutes les trois à cinq poches. La location de l’huître antivol est de 10 € hors taxe par mois sur soixante mois, mais avec un tarif régressif passant à 8 €, puis 4 €, en fin de contrat.

Source : www.ouest-france.fr