Castres-Mazamet : le FabLab Innofab monte en puissance


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Le FabLab de Castres-Mazamet développe ses moyens d’action au service des créateurs, inventeurs, ou entrepreneurs, particuliers ou professionnels… en bref, de tous ceux qui ont besoin d’aide et d’outils tels qu’impression 3D et technologies émergentes pour donner du corps à leurs idées et devenir des « makers », fabricants de leur propre projet.

En mai, Innofab a musclé sa capacité d’accompagnement avec l’arrivée d’Alexandre Massoutier, tout nouveau FabManager, qui apporte à la structure son expérience d’ingénieur logiciels et de développeur web.

Facilitateur et accompagnateur de créativité, ouvert à toutes les problématiques, il animera deux nouvelles formules qui s’adressent à un large public : les ateliers « Do it together » et les ateliers « Réparo & Bricolo ».

Do it together : résoudre à plusieurs une problématique commune

On connait le « Do it Yourself – fabriquez-le vous-même », qui est la ligne directrice des FabLab. A Castres-Mazamet, Innofab y ajoute la notion du « Do it Together », qui consiste à rassembler les compétences de chacun pour travailler à plusieurs sur un projet proposé par un « maker ». Dans le cadre des ateliers qui se tiendront entre le 13 mai et le 27 juillet, les adhérents du FabLab se pencheront sur un projet d’inventeur qui sera traité de A à Z : diagnostic, recherche de solutions, fabrication des pièces, assemblage, phase de test… Les participants pourront s’appuyer sur Arduino et Rasperry, les technologies d’électronique programmable embarquées, ainsi que sur la modélisation et l’impression 3D pour la fabrication des pièces. Dix sessions sont programmées, pour autant de sujets abordés.

Réparo & Bricolo : réparation à la carte

Autre nouvelle formule, l’atelier Réparo & Bricolo s’adresse, comme son nom l’indique, aux problématiques les plus diverses : une poignée de porte cassée, un circuit électronique en panne, un ordinateur qui rame…  Innofab vous aide à imaginer une solution et vous accompagne dans sa mise en œuvre. Là encore, modélisation et impression 3D seront d’un précieux concours pour recréer si nécessaire les éléments défectueux. Et selon le principe du FabLab, vous resterez le premier acteur de la réalisation, gagnant progressivement en compétence et en autonomie. Les sessions ont lieu tous les mercredis de 14h à 17h, sur inscription préalable.

Apprendre la modélisation 3D

A ces initiatives, proposées dès le printemps, s’ajoutera prochainement une formation à la modélisation et à l’impression 3D. Comprenant initiation et perfectionnement, elle permettra à tous d’apprendre à utiliser un logiciel de dessin 3D pour modéliser et imprimer divers objets, avec un niveau croissant de complexité.

IUT Paul Sabatier – Avenue Georges-Pompidou – 81104Castres cedex.

Pour tous renseignements :  Alexandre Massoutier, E-mail : fabmanager@innofab.fr – tél. : 06 77 45 94 43 – Site Web : www.innofab.fr

Source : www.lasemainedecastres.fr

Deux Français parmi les meilleurs inventeurs européens de l’année


L’équivalent européen de l’Inpi vient de dévoiler les noms des quinze finalistes du concours du meilleur inventeur d’Europe 2017, parmi lesquels deux Français. Cinq d’entre eux seulement seront primés.

L’Office européen des brevets, l’équivalent de notre INPI national, a dévoilé ce mercredi le nom des quinze finalistes parmi les 400 participants à son 12e prix de l’inventeur européen. Pour gagner ce concours, il faut avoir développé une invention qui améliore la vie quotidienne, mais pas uniquement. Il faut que cette innovation ait déjà un impact économique « remarquable ». C’est-à-dire qu’elle contribue à la croissance économique et à la création d’emplois en Europe, souligne l’organisme européen qui détient le monopole des brevets en trois langues depuis 40 ans.

Prochaine étape, le 15 juin, le jury de l’OEB récompensera cinq gagnants, un pour chaque catégorie : Industrie, PME, Recherche, Pays non membres de l’OEB et Œuvre d’une vie. Le public pourra également désigner son inventeur préféré en votant en ligne. Voici quelques traits saillants de la sélection 2017.

> Des inventeurs majoritairement allemands et italiens

Le jury a choisi quinze finalistes, dont certains travaillent en équipe. La sélection comprend ainsi 23 chercheurs. Aucun Grec, aucun Portugais, aucun Polonais ne figure parmi les nominés. Les pays les plus représentés dans la sélection sont : L’Allemagne et l’Italie (quatre chercheurs), les Pays-Bas (trois chercheurs), la France (deux chercheurs), la Suède, l’Autriche, la Belgique, l’Espagne, le Royaume-Uni et la Suisse (un chercheur). Et aussi des pays non-membres de l’UE, dont les ressortissants concourent dans la catégorie hors OEB, à savoir deux Américains et un Marocain.

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> Deux Français dans la sélection

Deux Français figurent dans cette sélection. Sylviane Muller, une chercheuse au CNRS en immunologie, qui a développé un traitement contre le lupus, le Lupuzor. Un médicament révolutionnaire parce que contrairement aux traitements existants, il n’affaiblit pas le système immunitaire des malades pour lutter contre le virus. Cinq millions de personnes dans le monde sont atteintes.

Le second Français est Laurent Lestarquit, un ingénieur qui, avec son équipe européenne, a travaillé sur le système de navigation du satellite européen Galileo, pour le doter d’une précision sans équivalent, et lui permettre de communiquer avec tous les autres grands systèmes satellitaires, comme le GPS américain et le Glonass russe.

L’année dernière, c’est un Français, Thierry Mandon, qui avait été primé dans la catégorie Recherche, la plus prestigieuse, pour ses inventions contre la maladie de Parkinson. Et une franco-britannique, Hélène Lee, et son kit de diagnostic médical à bas coût, avait été récompensée par le public.

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> L’inventeur de la Swatch parmi les finalistes

Le Suisse Elmar Mock est le co-inventeur de la montre la plus vendue au monde, la Swatch. Mais s’il est nominé dans la catégorie « Œuvre d’une vie », ce n’est pas seulement pour avoir révolutionné l’industrie de la trotteuse. Cet inventeur-entrepreneur a fondé en 1986 un think tank d’inventeurs, Creaholic, dont les multiples innovations dépassent largement le périmètre de l’industrie horlogère et dont les clients sont des géants industriels comme Ikea, Nestlé, Bosh ou BMW. Les projets scientifiques qu’il a menés ou auxquels il a participé ont donné lieu au dépôt de 178 familles de brevets, pour des inventions variées: de la technologie de soudage de plastiques par ultra-sons à un système de nettoyage des mains économe en eau et en savon.

> Beaucoup d’inventions dans le domaine médical

Les projets mis en lumière dans la sélection de l’OEB appartiennent à des secteurs très variés. Mais le jury semble avoir un attrait tout particulier pour le médical, particulièrement représenté avec huit projets sur quinze. Il y a donc l’anti-lupus de la chercheuse française, mais aussi une alternative à la dialyse pour les maladies rénales développée par une équipe italienne, un test anti-paludisme automatisé, des nouveaux médicaments anti-cancéreux d’un chercheur allemand, des vaccins italiens qui sont devenus un standard à travers le monde, des organes artificiels pour tester des médicaments, une nouvelle technologie d’imagerie médicale, un procédé d’allongement de durée de vie des organes pour la transplantation ou encore des antibiotiques marocains plus performants grâce aux huiles essentielles.

Auteur : Nina Godart – Source : bfmbusiness.bfmtv.com

Jean-Adrien Philippe, l’inventeur  »génial » de la montre de poche


Tout au long de sa vie, le Percheron, né à La Bazoche-Gouët, aura laissé une empreinte indélébile sur le monde de l’horlogerie. Décoré de la Légion d’honneur, il a laissé un héritage de ses connaissances.

Jean-Adrien_Philippe

Jean-Adrien Philippe aura laissé une empreinte indélébile sur le monde de l’horlogerie.

Excellence. Si le nom de Jean-Adrien Philippe ne vous dit rien, il est pourtant l’un des percherons les plus talentueux. Né en 1815, le 6 avril précisément, à La Bazoche-Gouët, il a révolutionné tout au long de sa vie l’univers de l’horlogerie.

Il quitte sa famille à 18 ans

Il faut dire que tout le prédestinait à cette carrière professionnelle. Son père, Antoine Philippe, originaire de Charbonnières, exerçait la profession d’horloger. Il a été à l’origine d’horloges munies de mécanismes originaux et compliqués.

Comme une continuité logique, il va s’intéresser à l’activité de son paternel et être attiré par le fait d’innover.

Précoce, à l’âge de 18 ans, estimant avoir déjà tout appris, Jean-Adrien Philippe quitte le domicile familial, avec dans la tête, des rêves et une ambition affirmée. En France mais également à l’étranger, en Suisse et en Angleterre notamment, le Percheron va puiser son imagination et sa créativité dans les savoirs de maîtres horlogers.

Passionné et acharné du travail, il va développer ses connaissances, en recherche perpétuelle d’idées nouvelles dans le but de révolutionner la technique de l’horlogerie.

Calatrava

C’est le 22 avril de la même année que Jean-Adrien Philippe dépose le brevet pour le premier système de remontage à la couronne.

Se focaliser sur le remontoir

Et le destin va aller dans ce sens : le jour où il fait la rencontre d’Antoine Norbert de Patek, jeune noble polonais, avec qui il s’associe. Mais avant cela, c’est avec un Suisse rencontré à Londres (Angleterre) que Jean-Adrien Philippe tentera de toucher la clientèle parisienne.

Avec une volonté affichée : fabriquer une montre qui se monte et qui se met à l’heure sans clef. Un défi de taille dans une société jadis sensibilisée aux montres plates.

Il se focalise donc sur le remontoir, la clé de la réussite selon lui. D’exposition en exposition, son cheval de bataille sera d’œuvrer sur les mécanismes afin de les perfectionner. Des recherches qui ont porté leurs fruits, traduites par des avancées techniques.

« L’idée me vint d’entreprendre des montres sans clef, avait expliqué l’horloger percheron. J’en avais entendu parler mais n’en avais jamais vues ».

Système plus simple et plus solide

En 1842, c’est une première victoire pour lui. Grâce aux encouragements d’un horloger parisien célèbre, seulement âgé de 27 ans, il parvient à construire un premier produit : une montre très plate qui utilise une couronne au pendant. Un système technique révolutionnaire qui se passe de la clé destinée à réarmer et mettre à l’heure.

À l’époque, il est conscient d’avoir touché un peu plus la perfection. « Je fus assez heureux pour reproduire un système plus simple, plus solide et plus commode que tout ce qui avait existé jusqu’à ce jour ».

Fabriquer les plus beaux produits

Son invention va séduire un jeune noble polonais : Antoine Norbert de Patek. Il s’associe avec lui en 1845, intégrant alors la firme Patek & Cie à Genève (NDLR : qui porte aujourd’hui le nom de Patek Philippe S.A, spécialisée dans l’horlogerie de haute précision).

Les deux acolytes, l’un excellant dans la partie commerciale, l’autre technique, n’ont qu’une seule volonté : fabriquer les plus belles montres du monde.

C’est le 22 avril de la même année que Jean-Adrien Philippe dépose le brevet pour le premier système de remontage à la couronne.

Outre son talent pour l’horlogerie, il s’essaie également à l’art de la littérature. Publiant un ouvrage sur son domaine d’activité, « Les montres sans clef, se montant et se mettant à l’heure sans clef ». Laissant ainsi une trace de son savoir et de ses compétences.

Les années qui suivirent, l’inventeur cherchera d’autres solutions afin d’améliorer son système. Compte tenu de son état de santé, vers l’âge de 70 ans, il va se retirer progressivement de l’activité.

Jean-Adrien Philippe décède le 5 janvier 1894 à Genève en Suisse.

Son don pour la Bazoche-Gouët

« Je, soussigné, m’engage à payer la somme de cinq cent francs au bénéfice de la commune de La Bazoche-Gouet, département d’Eure et Loir. Cette somme devra être employée à la défense nationale contre les armées prussiennes et particulièrement à l’équipement des corps francs, ou pour des dépenses ayant pour but exclusif la poursuite ou la destruction de l’ennemi. J’offre pour garantie de ce paiement de cinq cent francs les sommes qui me restent à toucher sur l’héritage de ma mère, ou si le besoin d’argent est urgent, de faire un versement immédiat entre les mains du percepteur de Gex, département de l’Ain, qui pourrait sans doute faire payer par le percepteur de La Bazoche. Si aucun de ces moyens n’est praticable, je prie Monsieur le Maire de La Bazoche de me faire savoir ce qu’il y aurait à faire ».

Décoré de la Légion d’Honneur

En 1890, sous la IIIème République, le gouvernement français lui décernera la croix de la Légion d’honneur pour ses nombreux mérites et services rendus à la France.

Un côté philosophe

« Si par nos efforts réunis et la volonté de tous ceux qui se livrent à notre belle profession, nous parvenions à créer un corps nombreux et respectable d’hommes de talent ; si nous parvenions à attirer l’attention du public sur ce qu’il y a de beau et d’exceptionnel dans l’exercice d’un art si distingué et si utile pourtant à assurer à ceux qui le pratiquent dans les conditions de savoir et d’habileté qu’il requiert la considération qui leur est due, nous verrions les choses changer de face et s’ouvrir une ère de prospérité et de progrès à peine soupçonnée dans l’état précaire actuel ».

Auteur : Hugodeshors – Source : www.le-perche.fr

Maroc / Fab Lab de Sidi Bernoussi: la fabrique à idée des « makers » passionnés


Dans le quartier de Sidi Bernoussi à Casablanca, le laboratoire d’idées de Yassine Adouch permet aux jeunes ingénieurs et aux étudiants de matérialiser leurs projets.

Imprimantes 3D, découpeur laser, logiciels de modélisation… cet atelier est le lieu rêvé des ingénieurs et makers en tout genre. Créé en 2015 par Yassine Adouch, ce laboratoire de création technologique a été labellisé « Fab Lab » quelque temps après son ouverture. Initiés pour la première fois à la fin des années 1990 au Massachusetts Institute of Technology — le fameux MIT — aux États Unis, les Fab Labs sont des lieux de fabrication digitale ouverts à tous. Surfant sur le phénomène du « Do It Yourself » et des espaces de co-working, ces fabriques d’innovation ont proliféré dans le monde entier. Depuis 2015, le phénomène s’étend au Maroc. Si on compte aujourd’hui cinq ateliers du genre labellisés, celui de Casablanca est l’un des rares à être accessible gratuitement à tous, et à respecter la charte internationale des Fab Labs.

Maroc_Fab_Lab_2017

Création pour tous

Assis à la grande table qui trône au milieu de l’atelier en désordre, Mehdi, 20 ans, est concentré sur son ordinateur. En première année d’ingénierie informatique à l’ENSA, le jeune homme vient au laboratoire depuis un an. « La première fois, c’était pour créer le prototype d’un projet dans le cadre de mes études, un système qui permet aux enfants qui n’ont pas la clé de leur maison d’ouvrir la porte via une application« , explique le futur ingénieur. À ce moment-là, Mehdi ne connaissait rien à toutes ces manœuvres techniques. « Grâce au laboratoire, les étudiants peuvent concrétiser leurs idées et surtout mettre en pratique la théorie qu’on leur enseigne« , explique Yassine Adouch.

Accompagné par une équipe professionnelle sur place, le jeune ingénieur a donc pu créer, gratuitement, son prototype, pour lequel il a d’ailleurs remporté un prix. Ici, l’utilisation des machines est en accès libre et illimité. « Seuls les consommables sont payants. Et comme nous avons des partenariats avec des industriels pour le carton et des machines de recyclage pour le plastique, les prix que nous proposons sont très bas« , affirme Yassine Adouch, qui estime que le lieu ne doit pas avoir de but lucratif. Et quand il y a des bénéfices, ils sont indirects : « Les gens qui viennent au Fab Lab achètent les produits de Nextronic (le bureau de recherche et développement qu’il a fondé en 2014, ndlr) et les diffusent. Cela participe à un écosystème bien plus large« .

Partage de connaissances

« On donne accès au matériel technologique, mais on partage aussi notre savoir-faire« , poursuit le fondateur. Car l’accompagnement et le partage des connaissances sont les principaux mots d’ordre du Fab Lab, raison pour laquelle l’équipe professionnelle de Nextronic gère elle-même bénévolement le lieu. « Au départ, nous le considérions comme un atelier privé. Nous n’avions pas beaucoup de clients, donc on l’a ouvert à tout le monde pour justement former nos futurs clients« , raconte cet électricien de formation. Depuis, certains membres de l’équipe sont devenus des « fablabiens » convaincus et font librement les allers-retours entre le bureau de Nextronic et le laboratoire qui se trouvent au même étage de l’immeuble. « C’est très souple, c’est-à-dire que dès que quelqu’un a besoin d’eux au laboratoire, ils peuvent y aller librement même pendant les heures de travail« , précise Yassine Adouch.

Ahmed, 24 ans, travaille par exemple avec une équipe d’étudiants de l’ENSAM sur la construction d’un robot humanoïde. « Je fais un travail d’encadrement classique. Je leur fournis les ressources matérielles et surtout techniques« , explique le jeune ingénieur spécialisé dans les systèmes embarqués. D’ailleurs, avant d’intégrer l’équipe de Nextronic, Ahmed était un « fablabien » parmi d’autres. « J’étais venu pour fabriquer un robot automatique capable de résoudre un Rubik’s Cube. Juste comme ça, pour le fun !« , s’amuse le jeune geek. Repéré par Yassine Adouch, le jeune a finalement intégré l’équipe. « Ça sert aussi à ça le Fab Lab, repérer les bons éléments. On joue un peu le rôle de chasseurs de têtes en quelque sorte« , commente le fondateur.

Du labo au marché du travail

Si le Fab Lab ne s’occupe pas, à la base, de la commercialisation des produits créés, il y participe indirectement. Depuis sa création, une dizaine d’ingénieurs ont lancé leur startups après leur passage dans le laboratoire. C’est le cas de Faiçal Guennoun, un mécanicien qui a prototypé son imprimante 3D made in Morocco, aujourd’hui disponible sur le marché sous le nom d’ »Assani3″. Quand il s’est rendu pour la première fois au Fab Lab en 2015, il ne savait pas encore de quoi il s’agissait. « Au départ, je voulais juste du plastique pour imprimante 3D et j’avais vu qu’ils en fournissaient. Mais j’ai découvert le concept et réalisé que beaucoup de choses, comme les cartes électroniques, peuvent y être fabriquées. C’est beaucoup plus pratique et moins cher que de les importer !« .

Le mécanicien a également rencontré d’autres « fablabiens » qui l’ont aidé à développer son projet d’imprimante 3D: « Il y avait un électricien, des professeurs-ingénieurs, un étudiant calé en développement Web… Grâce à cette synergie de connaissances, j’ai évité de payer pour différents services et pu concrétiser mon projet plus rapidement« . Lancée il y a quelques semaines à peine, l’entreprise Assani3 commercialise les imprimantes 3D avec un service après-vente et des formations. Une façon pour le fondateur de contribuer au développement de cet écosystème des makers : « Si mon business marche, j’aimerai participer financièrement au développement du Fab Lab. Une façon pour moi de les payer en retour« . Aujourd’hui, Yassine Adouch travaille à l’extension de son réseau de laboratoires. Deux Fab Labs devraient d’ailleurs ouvrir prochainement à Oujda et Tanger.

Un phénomène national

Tanger, Rabat, Temara… les ateliers labellisés Fab Lab fleurissent un peu partout au Maroc. Surfant sur la vague internationale, plusieurs écoles et universités marocaines ont créé des Fab Labs pour leurs étudiants. C’est le cas de l’Université Moulay Slimane de Béni Mellal, l’Université des sciences techniques de Tanger ou encore l’école privée EMSI, dont l’atelier Smartilab a récemment été sélectionné pour la Coupe du monde de l’innovation qui s’est tenue le 1er mars 2016 à Barcelone. Pour la prochaine rentrée scolaire, l’École Centrale de Bouskoura et l’école ENSAM feront de même. Bien que ces ateliers s’adressent avant tout aux étudiants concernés, ils représentent un premier pas vers la création, à terme, d’un réseau Fab Lab ouvert à tous.

Auteur : Margaux Mazellier – Source : telquel.ma

Pourquoi on ne suit pas les inventeurs


Chaque semaine, le philosophe Michel Serres tient sur France-Info une rubrique où il prend un mot et en décortique les différentes significations.

Le 26 mars, à l’occasion d’un sujet sur le mot « suivre », il expliquait qu’un inventeur ne suit, par nature, personne et que de ce fait il est difficilement suivi lui-même.

Et surtout, à la fin, il dit pourquoi un inventeur a intérêt à être le n°2 plus que le n°1.

La barre de défilement ci-dessous permet d’écouter cette rubrique.

Voici 10 inventions made in Belgium que tu ne soupçonnais pas venir du plat pays


Demande à un étranger de parler de la Belgique, il te parlera sans doute du chocolat, des frites et des gaufres. Les classiques quoi. Mais figure-toi que la Belgique, c’est bien plus que ça ! Les Belges sont à l’origine de pas mal d’inventions essentielles à l’espèce humaine, aussi surprenant que cela puisse paraitre. Découvre 10 inventions made in Belgium qui ont marqué l’histoire.

1. L’Atlas, par Gérard Mercator

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Ok, en 1570 quand Mercator invente le premier atlas, la Belgique n’existait pas encore. On parlait à l’époque des « Pays-Bas espagnols ». N’empêche que Gérard Mercator est né à Rupelmonde, en pleine Belgique. Le gars a réussi un petit exploit puisqu’il est le premier homme à représenter notre globe sur une surface plane et rectangle. À l’époque il fallait avoir un esprit particulièrement ouvert. Comme les belges en général, non ?

2. Le générateur électrique par Zénobe Gramme

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Hé oui ! C’est un belge qui est derrière une invention qui a véritablement révolutionné le quotidien de l’espèce humaine. Avant lui, l’Homme ne connaissait le courant alternatif. Zénobe Gramme est à la base de la dynamo en courant continu qu’il invente en 1867. Depuis on n’utilise plus que ça, il s’agit donc d’un tournant marquant dans l’histoire de l’industrie.

3. Le saxophone par Adolphe Sax

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Le Belge est mélomane et ce déjà en 1846. C’est à cette année-là qu’Adolphe Sax met au point son premier saxophone. Depuis la musique n’a plus jamais été pareille et cet instrument de cuivre nous a offert de grands moments. Sans ce petit belge, le jazz n’aurait jamais existé… Les hipsters non plus du coup ?

4. Le patin à roulettes par Jean-Joseph Merlin

Patin_a_roulettes_Invention

Bon ok, cette invention est un peu moins utile que les précédentes mais quand même bien cool ! Elle est signée Jean-Joseph Merlin de Huy en 1800. On se demande juste comment ils faisaient pour rider sur les pavés et la boue du 18e siècle…

5. Le moteur à combustion interne par Étienne Lenoir

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Étienne Lenoir, originaire de Mussy-La-Ville en province de Luxembourg, avait une grande passion : inventer. Il a son actif sept brevets d’inventions et parmi elles, le moteur à combustion interne. On va pas t’expliquer le principe c’est pas vraiment passionnant mais sache que ces moteurs ont été utilisés pour créer les premier bateau à moteur. Belle perf’, Étienne !

6. Le char à voile par Simon Stevin

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On va pas mentir, la Mer du Nord n’est pas la mer rêvée pour se baigner. Du coup, il a fallu trouver une alternative pour prendre du bon temps sur la plage. Alors, Simon Stevin a eu l’idée du siècle: le char à voile. Ce qui est dingue c’est qu’il a inventé ça en 1600 ! Comme quoi, on savait déjà s’amuser à cette époque, hein.

7. La théorie du Big Bang par Georges Lemaitre

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Au début du 20e siècle, les Hommes s’activent pour comprendre la création de notre univers. Parmi ces petits intellos, un belge : le chanoine et professeur à l’Université Catholique de Louvain Georges Lemaitre. Le carolo d’origine développe dans son coin sa petite « théorie de l’atome primitif » qu’il finit par appeler théorie du Big Bang. Le nom est resté, le théorie aussi.

8. Le plastique par Léo Baekeland

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Qu’est-ce qu’on ferait sans le plastique ? Si à l’heure actuelle on tente de limiter son utilisation pour préserver l’environnement, il faut reconnaitre que c’est juste indispensable à bien des égards. Léo Baekeland se charge de l’inventer en 1907 à Gand. Même si il décidé de s’exporter, lui et son invention, aux États-Unis, c’est bien une invention noir jaune rouge. Mais alors… On est responsable de la pollution dans le monde ?

9. L’Euro par Germain Pirlot

Euro_Invention

La Belgique a joué un rôle capitale dans la création de l’Union européenne. Au même titre que la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne par exemple. Le projet d’une union monétaire est depuis quelques années dans la têtes des dirigeants européens. C’est finalement Germain Pirlot qui aura l’idée de l’euro en 1995. Remercie-le, c’est à cause de lui que ton pain a doublé de prix du jour au lendemain.

10. Le goudron sur les routes par Edward De Smedt

Goudron_sur_route_Invention

Ok, ça c’est la meilleure. Les routes belges sont juste ignobles alors que l’inventeur des routes goudronnées est belge. On se fout de qui ? M’enfin allez, merci Edward d’avoir permis de construire des routes potables et de développer les échanges commerciaux.

Voila, quand un étranger parlera mal sur ton pays, tu auras quelques arguments inédits à lui balancer.

Auteur : Jacob Hemptinne – Source : fr.newsmonkey.be

Fab Life 2017 (alias «Papas Bricoleurs»)


Le concours « Fab Life » qui est la continuation du concours des « Papas Bricoleurs » et que nous vous avons présenté l’an dernier (https://invention-europe.com/2016/08/26/concours-fab-life-2016-derniers-jours/) reprend du service en 2017.

Rappelons que ce concours est, dans sa nouvelle formule, ouvert absolument à tous, il suffit d’avoir inventé une solution simple pour le confort des personnes ayant des besoins particuliers (par exemple, des personnes handicapées) et qu’il n’est pas obligatoire d’être un parent direct. Avoir fait cette démarche en tant que simple ami, collègue ou voisin permet de concourir, l’essentiel étant d’accepter le principe de base qui est de partager sa trouvaille et de la mettre à disposition de tous.

L’an dernier, Pierre46, l’un de nos membres les plus actifs et les plus enclins à conseiller et guider les autres membres de Club Invention-Europe et les lecteurs de notre site, avait participé et il s’était qualifié pour la finale du concours (https://invention-europe.com/2016/10/01/oyez-oyez-votez-pour-un-membre-dinvention-europe/). A votre tour pour l’édition 2017 !

Le concours commencera le 01/04/2017 et s’achèvera le 31/08/2017. Pour candidater, rendez-vous sur la page www.concoursfablife.org et déposez votre dossier de candidature à partir de samedi prochain.

logo fablife 20 ans

Alors allez-y, partagez, échangez vos réalisations. Chacun de vous en a forcément une répondant au thème de ce concours car tout inventeur crée en permanence et, pour une fois, vous n’avez pas besoin de vous restreindre à ce que vous avez (laborieusement et à grands frais) breveté puisque c’est, bien au contraire, dans un esprit totalement « open source » que s’inscrit ce concours. Et, pour une fois, on ne vous reprochera pas de ne pas avoir fait du high-tech puisque ce sont surtout les solutions simples et faciles à réaliser que l’on attend de vous.

Communaute Fablife

Avec ce concours, vous ne participez pas pour décrocher telle ou telle médaille, vous participez pour que votre création, destinée à rendre service à un proche puisse rendre le même service à beaucoup d’autres que vous ne connaissez pas. Et si vous pensez que ce sont de belles paroles, c’est que vous n’avez pas eu la chance d’assister comme nous à la remise des prix de l’an dernier : pas de frime, pas de snobisme, que de la générosité et de la bonne humeur.