La Chine lance une campagne pour sensibiliser le public à la protection des DPI


La Chine a lancé jeudi une campagne d’une semaine pour sensibiliser le public à la protection des droits de propriété intellectuelle (DPI).

Durant cette campagne organisée conjointement par 23 agences jusqu’au 26 avril, Journée mondiale de la propriété intellectuelle, des événements se dérouleront à travers le pays, dont des conférences de presse, des forums, des présentations et la publication d’un livre blanc sur la protection judiciaire des DPI.

Lors de la cérémonie de lancement, le conseiller d’État chinois Wang Yong a déclaré que la Chine avait besoin d’une bonne protection des DPI pour encourager l’innovation. M. Wang a également appelé à une meilleure coopération internationale en matière de DPI, afin de créer un environnement inclusif et ouvert pour l’innovation.

La Chine est devenue la plus grande source de demandes de brevets, de marques et de modèles industriels, a déclaré Francis Gurry, directeur général de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

Le nombre de demandes chinoises de brevets internationaux déposées dans le cadre du Traité de coopération en matière de brevets de l’OMPI a dépassé 43.000 l’année dernière, soit une hausse de 44,7%, selon le Bureau national de la propriété intellectuelle.

Les autorités chargées des DPI ont traité plus de 80.000 affaires ayant trait aux brevets, aux marques et aux droits d’auteur, a indiqué Shen Changyu, directeur du bureau.

Au cours du premier trimestre de l’année, plus de deux millions de publications piratées ont été saisies, selon un communiqué publié conjointement jeudi par le Bureau national de lutte contre les publications pornographiques et illégales et l’Administration nationale des droits d’auteur.

Source : Agence de presse Xinhua

France Brevets tire la sonnette d’alarme


Selon France Brevets, les startups qui détiennent des brevets ont trois fois plus de chances de réussir que les autres. Mais la France accuse un net retard par rapport à la Silicon Valley, Israël, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Un retard qu’il faut combler si les pépites de la French Tech les plus innovantes veulent garder une chance de devenir à leur tour des géants.
Les brevets, une question de survie pour les startups françaises dans un contexte de course mondiale à l’innovation ? Oui, affirme France Brevets. Aux côtés de la French Tech, ce fonds public spécialisé dans la propriété intellectuelle, créé en 2011 et doté de 100 millions d’euros, dénonce « un problème de protection intellectuelle en France » et milite pour un « changement profond des mentalités ». Sa cible : les entrepreneurs, qui ne s’en préoccupent pas assez ou trop tard, et les investisseurs, trop prompts à dépenser le moins possible, quitte à ignorer les enjeux autour des brevets.

Les startups françaises s’inquiètent des brevets trop tard

Dans sa dernière étude, publiée le 19 avril, France Brevets estime que les startups qui détiennent un portefeuille de brevets ont trois fois plus de chances de réussir à 10 ans que les autres, surtout dans les secteurs du logiciel et des biotechs, les plus concernés par le sujet. « En protégeant la technologie, les brevets apportent un avantage compétitif qui valorise les startups et les aide à lever des fonds lorsqu’elles entrent dans la fameuse vallée de la mort », explique Didier Patry, le directeur général de France Brevets. Les brevets leur permettent aussi de mieux exporter et de mieux s’internationaliser, notamment aux États-Unis :

« Pour pénétrer le marché américain, il faut être soutenu par un fonds américain. Mais si les startups ne disposent pas de la propriété intellectuelle de leurs innovations, alors les investisseurs ne sont pas séduits. La tech étant très concurrentielle, une startup avec des brevets dispose d’un avantage supplémentaire », poursuit Didier Patry.
Problème : les startups françaises sont en retard. Alors que la moyenne mondiale est de 20%, seules 15% des startups françaises détiennent au moins un brevet dans leur phase d’amorçage. Loin derrière l’Allemagne (23%), les États-Unis (22%) et la Chine (22%). Or, la procédure est très coûteuse (de 5000-10.000 euros pour les inventions les plus « simples » à plus de 50.000 euros pour les plus complexes) et très longue (quatre ans en moyenne, parfois beaucoup plus) avant d’obtenir son brevet. Par conséquent, il faut s’en préoccuper le plus tôt possible, estime France Brevets.

« L’amorçage est la meilleure période car une protection complète de la technologie impose de déposer la demande de brevet avant de révéler l’invention à la presse ou au public. Si on rate cette fenêtre, il faut alors se rabattre sur la protection de nouvelles versions du prototype, voire accepter que certains pans ne soient pas protégés », ajoute Didier Patry.

Sortir de la logique de court terme des entrepreneurs et des investisseurs

Les raisons de ce retard sont à chercher à la fois du côté des entrepreneurs et des investisseurs. Au début de l’aventure de la création d’entreprise, les premiers ne voient pas les brevets comme une priorité, mais comme une charge. Ils sont davantage préoccupés par le lancement commercial et le recrutement de collaborateurs, et préfèrent remettre cet investissement en capital et en temps à plus tard.

Les investisseurs ne les encouragent pas à sortir de cette logique de court-terme. Eux-mêmes préoccupés par leur retour sur investissement, « ils ne prévoient pas d’argent, ou pas assez, pour les besoins de propriété intellectuelle », ajoute Yann Dietrich, le directeur de la stratégie chez France Brevets. Une grosse différence avec les États-Unis, où les fonds sont très attentifs à ce sujet dès la phase d’amorçage.

La troisième raison est culturelle. « L’idée de la libre circulation des idées fait partie de la culture française et se retrouve même renforcée par le numérique, note Didier Patry. Le phénomène startup existe en France, mais l’enjeu est désormais de ne pas rater l’étape d’après, celle où les startups grossissent et deviennent des PME ou des licornes »

La Fabrique à brevets, un programme d’accompagnement destiné aux startups

La France rattrape toutefois en partie son retard par la suite. Après l’amorçage, 52% des startups hexagonales déposent des brevets, davantage qu’aux États-Unis (50%) et au-dessus de la moyenne mondiale (46%). Mais elles en déposent un volume plus faible, et leurs brevets sont souvent moins cités par d’autres brevets, ce qui témoigne de leur impact moindre par rapport aux brevets américains, japonais, britanniques et chinois. « Il faut allouer du temps très tôt aux dépôts de brevets, même si la valeur est à long terme, car les brevets déposés plus tôt, dont une portée plus large », indique Yann Dietrich.

Pour aider les startups, France Brevets a lancé il y a plus de deux ans un programme d’accompagnement sur-mesure, baptisé La Fabrique à brevets. Une vingtaine de startups, dont, récemment, le champion des objets connectés Netatmo, en bénéficient.

(source : latribune.fr)

Comment Netatmo protège ses innovations avec France Brevets


La start-up de l’internet des objets Netatmo a fait appel à France Brevets pour mieux faire valoir sa propriété intellectuelle. Un enjeu clé dans un contexte de concurrence internationale féroce.

La propriété intellectuelle ? Ce n’est pas forcément la priorité des jeunes start-up, lancées dans une chasse effrénée aux investisseurs, aux prototypes, aux clients. Et pourtant. Innover pour au final se faire « voler » son invention par un concurrent, cela a de quoi énerver.  C’est un peu ce qui est arrivé à la start-up française de l’internet des objets Netatmo. « Nous avions une super invention au cœur de notre caméra Presence, se souvient le fondateur Fred Potter. Nous étions obligés de soumettre le texte avant que le produit ne soit commercialisé et nous avons déposé rapidement un texte de mauvaise qualité d’une portée réduite. Ce qui nous a empêchés de faire valoir notre propriété intellectuelle avec toute la force que l’on voulait. C’est frustrant« .

Les start-up ont-elles vraiment le choix ? Pas facile d’accéder à des spécialistes des brevets de haut niveau quand on a peu de moyens et seulement une poignée d’inventions à protéger. C’est en partie pour cela qu’a été créée la société publique France Brevets par l’État et la Caisse des dépôts en 2011. Cet organisme fournit des moyens humains et financiers aux entreprises innovantes pour « blinder » leur dépôt de brevets. Netatmo est le vingtième partenaire de la société, aux côtés d’autres entreprises et d’instituts de recherche. Pas moins de 150 brevets ont été déposés via cette « fabrique de brevets ».

Une démarche défensive et offensive

Les équipes de Netatmo et de France Brevets se réunissent une fois par trimestre pour passer en revue les nouveautés qui pourraient faire l’objet de dépôts de brevets. « Nous formons ensuite des binômes inventeur/ingénieur brevets pour rédiger les textes de brevets », explique Fred Potter. Ceux-ci sont de bien meilleure qualité que ceux rédigés par Netatmo seul. « Ce partage des ressources nous permet d’avoir du personnel de bien meilleure qualité, et donc des brevets bien plus solides », se félicite Fred Potter. France Brevets peut mobiliser des directeurs brevets, des experts techniques, des conseillers en propriété intellectuelle…

Sept brevets ont été déposés via ce processus et d’autres sont dans les tuyaux. C’est France Brevets qui prend en charge les frais de dépôts et de procédure ; il se rémunère plus tard en prélevant un pourcentage sur les redevances collectées pour l’utilisation des brevets. L’organisme aide donc l’entreprise à faire respecter ses brevets une fois déposés.

Plus de brevets et de meilleure qualité

Pour Guillaume Ménage, Directeur Licensing et nouveaux marchés chez France Brevets, il est essentiel d’intervenir plus en amont pour mieux protéger les innovations françaises. « On sait que le sujet de la propriété intellectuelle n’est pas la préoccupation numéro 1 des entrepreneurs… Mais plus on s’y prend tard, plus il est difficile de protéger ses innovations », insiste-t-il.  « Les fonds d’investissement intègrent de plus en plus la question de la propriété intellectuelle à leurs analyses« . Une étude de l’institut des Mines de Paris démontre d’ailleurs que les brevets renforcent la probabilité de succès des start-up, de l’ordre de 30%.

« Les brevets sont un investissement, pas une dépense », tranche Fred Potter, qui souligne que plus le succès augmente, plus les « patent trolls » se font pressants. Pour pérenniser le succès de la French Tech, le besoin est urgent d’augmenter le nombre et la qualité des brevets déposés en France, dans tous les secteurs.

Auteur : Sylvain Arnulf – Source : www.usine-digitale.fr

Réseaux sociaux et propriété intellectuelle


L’apparition des réseaux sociaux a permis un accès facilité et instantané à des œuvres protégées par le droit d’auteur. Cependant, la propriété intellectuelle s’y applique au même titre que dans le monde physique.

La propriété intellectuelle et Internet ont un rapport compliqué. En effet, un clic permet d’accéder sans autorisation à des millions d’œuvres protégées par le droit d’auteur.

La propriété intellectuelle est définie comme la branche du droit régissant l’ensemble des droits exclusifs sur les créations intellectuelles. La propriété intellectuelle est séparée en deux branches : la propriété littéraire et artistique et la propriété industrielle. Elle s’applique tant sur Internet qu’ailleurs.

En effet, la publication d’œuvres protégées sans l’autorisation de leur auteur est passible de contrefaçon, ainsi que l’utilisation d’une marque.

  1. Réseaux sociaux et PLA

A. Le droit d’auteur et le partage sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux ont introduit un bouton « partage » permettant instantanément de faire suivre à des utilisateurs des œuvres. Cependant, cette fonctionnalité se passe de tout accord de l’auteur original de l’œuvre.

Pourtant, l’article L.122-4 du Code de la propriété intellectuelle dispose que « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit est illicite ». Aussi, il est de jurisprudence constante que la communication d’une œuvre par internet est bel et bien une représentation, sur la base de l’article L.122-2 du CPI .

L’utilisateur qui partage l’œuvre sans autorisation peut ainsi remplir les critères du contrefacteur. En effet, le consentement de l’auteur répond à un formalisme particulier, il doit en plus être exprès.

B. Les exceptions au droit d’auteur

Plusieurs exceptions au droit d’auteur peuvent néanmoins prévenir de la contrefaçon.

C’est le cas de l’exception de courte citation, codifiée à l’article L.122-5 du CPI . Celui-ci dispose qu’en plus d’être courte, la citation doit nommer l’auteur et l’œuvre d’origine, et être à titre d’information. Cependant, le partage sur un réseau social reprend intégralement l’œuvre, ainsi on sort de la « courte citation ».

Une autre exception vient de la représentation dans le cercle de famille et des amis proches. Cependant, on peut difficilement dire que les utilisateurs des réseaux sociaux constituent des « amis » ou une « famille ». Il appartiendra néanmoins au juge de le déterminer.

Enfin, si tel est véritablement le cas, l’imitation d’une œuvre dans le cadre d’une parodie, d’un pastiche ou d’une caricature peut être applicable, dès lors que cette imitation n’est pas dénigrante.

On voit cependant que l’autorisation de l’auteur reste recommandée dans la plupart des cas dans l’utilisation des œuvres sur internet et les réseaux sociaux.

II. Réseaux sociaux et propriété industrielle

A. Les réseaux sociaux, un enjeu pour les marques

Les marques utilisent les réseaux sociaux pour s’assurer une communication efficace à moindre coût.

L’article L.711-1 du CPI définit la marque comme « un signe susceptible de représentation graphique, servant à distinguer les produits ou services d’une personne physique ou morale »

Le site de l’INPI liste les marques existantes. Celles-ci sont protégées pour les classes dans lesquelles elles sont enregistrées selon la classification de Nice.

Si normalement, une exception de parodie n’existe pas en droit des marques, le Tribunal de Grande Instance de Paris, dans une ordonnance de référé du 2 août 2002, a néanmoins reconnu le droit de Greenpeace de caricaturer la marque Areva sur son site internet.

Dès lors, ce raisonnement est potentiellement transposable aux réseaux sociaux. En effet, si une marque est parodiée dans une page, et bien qu’elle soit clairement identifiable, elle ne saurait se prévaloir du droit des marques pour faire retirer la parodie ou la caricature.

Une autre relation entre réseaux sociaux et droit des marques se trouve spécifiquement sur Twitter. Celui-ci fonctionne par « hashtags » (#) pour référencer les messages. Ainsi, Twitter propose la commercialisation d’un « hashtag » en l’utilisant comme marque.

De manière générale, sur les réseaux sociaux comme ailleurs, il est recommandé de vérifier si une marque similaire n’existe pas déjà dans une catégorie.

B. Les réseaux sociaux face aux dessins et modèles

Les dessins et modèles sont des dessins en deux dimensions qui ont vocation à être le support de création en trois dimensions. Ils sont à cheval entre le droit de la propriété industrielle et le droit de la propriété littéraire et artistique. En tout cas, le Livre V du Code de la Propriété Intellectuelle lui est consacré. Ainsi, sur les réseaux sociaux, les dessins et modèles peuvent bénéficier tant de la protection inhérente à la propriété littéraire et artistique, spécifiquement des arts plastiques, que de la protection de la propriété industrielle.

C’est pourquoi il faut que le dessin est libre de droits, ou se faire céder les droits, pareillement qu’en propriété littéraire et artistique, afin de l’utiliser d’une quelconque façon. En effet, les dessins et modèles sont enregistrés, et donc protégés.

Aucune exception n’étant notable, s’assurer d’être titulaire des droits ou de la liberté de ces droits sur les dessins et modèles est indispensable à leur utilisation, et ce même sur les réseaux sociaux.

Auteur : Murielle Cahan, Avocat au Barreau de Paris – Source : www.juritravail.com

Et si on cessait de jeter nos piles alcalines à tour de bras


Ces 600 millions de piles achetées chaque année en France coûtent en plus cher à la fabrication. Pourquoi les jeter alors qu’on peut les recharger ?

Piles_alcalines_2017

Et si on cessait de jeter nos piles alcalines à tour de bras…

A l’heure des injonctions à recycler, les piles alcalines 1,5 V ont le vent en poupe. Les ventes continuent de grimper. Les jouets, les transistors, les pèse-personnes, les balances de cuisine, les montres, de nombreux objets utilisent encore à foison ces piles à usage unique. Or les fabricants nous enjoignent de ne pas les recharger à cause d’un risque de coulure ou d’explosion. La seule chose qu’on nous demande c’est d’envoyer à la poubelle ces piles.

Ce que les industriels ne disent pas c’est qu’il existe un moyen de recycler ces piles

Un brevet a même été déposé par leur co inventeur, l’ingénieur autrichien Karl Kordesh en 1960. Plus tard, dans les années 80 et 90 , le même M. Kordesh et ses collègues ont mis au point des piles plus robustes, destinées à être rechargées. Attention, on parle toujours de piles alcalines jetables et non de piles rechargeables Nickel Hydrure métallique qu’on ne peut que conseiller d’adopter car elles sont vraiment durables. Plusieurs brevets, dont certains tombés dans le domaine public, ont été exhumés par le collectif paléo-énergétique.

L’idée des français du collectif est de concevoir une nouvelle boite régénératrice en open source

Après un financement participatif réussi, les jeunes français à l’origine de la Regen Box peaufinent le design de leur boite. D’ici quelques semaines, elle sera distribuée à 100 béta testeurs, des bénévoles qui ont soutenu le projet et qui sont avides de bidouiller le système. Le kit une fois monté pourra alors être modifié, amélioré dans un élan collectif et participatif. Ensuite on agrégera le savoir pour figer la meilleure « recette » de la Regen box ou si vous préférez la meilleure façon de l’utiliser.

Les piles réutilisables jusqu’à 10 fois ?

C’est ce que diront les testeurs. Car apparemment, ça change suivant la marque de la pile, sa qualité de fabrication, son état de vieillissement, la température à laquelle on procède à la recharge. Et aussi, la technique de recharge : fréquence, ampérage et vitesse, chaque critère peut avoir un impact.

La régénération doit impérativement se faire à vitesse lente. A priori 10 heures, branchée par clé USB sur un ordinateur ou un téléphone portable. Dans la pile, on inverse le processus chimique habituel (les électrons vont d’un pole à l’autre de la pile) par micro impulsions. Comme dans la fable de La Fontaine, c’est la tortue qui gagne dans cette histoire. Vouloir aller trop vite tue les cycles de charge et risque de provoquer des coulures, d’autant que la qualité des joints dans les piles a baissé ces dernières décennies.

Quand ce sera au point, qui vendra le rechargeur ? Est-ce qu’on le trouvera dans un magasin ou est-ce qu’on achètera un tuto selon la grande tendance du « Do it yourself » ? Tout ça n’est pas totalement bouclé. Ce qui est sûr c’est qu’il y a des endroits dans le monde où on est avide de pouvoir bénéficier de cette ré invention : l’Afrique notamment où toutes les régions ne sont pas électrifiées mais où les piles sont chères.

► POUR ALLER PLUS LOIN | consulter le site du collectif paléo énergétique et le site de Regen Box

Auteur : Sophie Becherel – Source : www.franceinter.fr

Maroc / L’OMPIC et son homologue chinois resserrent leurs liens


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L’OMPIC rejoindra la plateforme de collaboration et d’échange d’information en matière d’examen de brevets d’invention «Cloud Patent Examination System CPES».

L’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) et l’Office national de la propriété intellectuelle de la République populaire de Chine (State Intellectual Property Office SIPO) ont signé au début de cette semaine un accord de coopération sur l’échange en matière de recherche et d’examen des brevets d’invention.

Le partenariat entre le Maroc et la Chine dans le domaine de la propriété industrielle prend de l’ampleur. L’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) et l’Office national de la propriété intellectuelle de la République populaire de Chine (State Intellectual Property Office – SIPO) ont signé au début de cette semaine un accord de coopération sur l’échange en matière de recherche et d’examen des brevets d’invention. C’était lors de la 3e commission mixte entre les deux institutions qui s’est tenue le lundi 10 avril 2017 au siège de l’OMPIC à Casablanca.

Cet accord permettra à l’OMPIC de rejoindre la plateforme de collaboration et d’échange d’information en matière d’examen de brevets d’invention «Cloud Patent Examination System CPES», selon l’OMPIC. À noter que le CPES est un système établi par le SIPO et utilisé par des offices nationaux et régionaux de propriété intellectuelle tels que le Royaume-Uni, Singapour et l’Arabie saoudite. Ce qui fait de l’OMPIC le premier en Afrique à faire partie de cette plateforme qui permet les échanges informatisés entre les différents utilisateurs et le partage des ressources (publications, données bibliographiques des brevets d’invention…) entre les différents Offices, selon la même source.

Cette rencontre a également donné lieu à une revue des évolutions récentes qu’ont connues les systèmes de la propriété industrielle au Maroc et en Chine, ainsi que les axes de collaboration pour la période 2017-2018, inscrits dans le cadre de la mise en œuvre du protocole de coopération établie en avril 2015 entre l’OMPIC et le SIPO, note l’Office.

Ces axes couvrent notamment, est-il précisé, le partage d’expériences et d’informations sur les stratégies de développement de la propriété industrielle en Maroc et en Chine ainsi que l’échange de vues sur les modèles de développement des activités en matière de propriété industrielle et de services à valeur ajoutée au niveau régional. Sur ce point, a été évoqué lors des discussions l’échange entre Tianjin (Chine) et Tanger (Maroc) pour la mise en place, dans le cadre d’une expérience pilote, d’une entité régionale qui assure des services à valeur ajoutée en la matière.

Parmi ces axes, figure aussi le renforcement des activités de communication et de formation, ainsi que les échanges en matière d’examen des demandes de brevets d’invention. Objectif : aboutir à la mise en place d’un système d’utilisation réciproque des résultats de recherche sur l’état de la technique connue au niveau international sous le nom de PPH (Patent Prosecution Highway).

Par ailleurs, il est à rappeler que le SIPO fait partie du groupe «IP5» qui réunit les cinq plus grands offices de la propriété industrielle dans le monde. La Chine est également le premier pays en termes de dépôts de brevets d’invention, de marques et de designs au niveau mondial, selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Elle est classée 25e, selon l’édition 2016 du Global Innovation Index (GII).

Le Maroc se hisse, quant à lui, selon le même indice, au top 3 en Afrique et est premier en Afrique du Nord. Le Royaume se distingue, en outre, par un classement à la 16e position au niveau mondial en matière de dépôts de designs et premier sur le continent africain, il est troisième en Afrique en matière de dépôts de marques et de brevets d’invention.

Auteur : Lahcen Oudoud – Source : lematin.ma

Un premier chevalet… recto verso


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Franck a réalisé ce chevalet insolite dans son atelier.

Pour Franck, l’aventure a commencé par hasard. « Souhaitant réaliser une peinture sur grande toile, et conjointement partager cette activité artistique avec mon épouse qui débute dans la peinture, j’ai recherché un chevalet qui nous offrirait ces deux possibilités. N’ayant rien trouvé dans le commerce, j’ai décidé de créer un chevalet recto verso à deux faces qui nous permettrait de partager notre passion commune sur des toiles de différentes tailles ».

Suite à cette décision, en moins de deux mois, c’est seul que, Franck a projeté, dessiné et réalisé à domicile, dans son atelier, ce chevalet unique en son genre.

Il a déposé un brevet d’invention

Construit en bois, ce chevalet de grande taille permet d’utiliser sur une face un support réglable en hauteur pour les petites et moyennes toiles et de l’autre côté un autre support pour les grandes toiles et triptyques.

Très mobile, il peut être utilisé par au moins deux personnes simultanément l’une en face de l’autre ou côte à côte.

Franck Anchyse est artisan peintre décorateur. Après une formation de peintre en bâtiment, il a intégré les Beaux-arts à Cambrai, puis l’Institut supérieur de peinture décorative de Bruxelles où il a obtenu la Médaille d’or diplôme supérieur. Installé à Fontaine-les-Coteaux en 2014, venant de Paris, il a poursuivi son métier d’artisan décorateur qu’il exerçait auparavant dans la capitale. Suite à un souci de santé, il a dû cesser son activité professionnelle mais sa passion pour le dessin, la peinture et la décoration ne s’est pas éteinte. Franck a vite repris en main pinceaux et peintures et même motivé et accompagné son épouse dans cette aventure artistique.

Ayant réalisé ce premier chevalet innovant, Franck a déposé une demande de brevet d’invention, qu’il a obtenue. La conception du modèle ainsi protégée Franck dispose maintenant d’un outil de travail fonctionnel qu’il est prêt à reproduire pour d’autres artistes ou ateliers d’arts intéressés et ainsi partager leurs passions.

Franck Anchyse, tél. 02.54.86.69.82.

Auteur : Marthe-Annie Moullé – Source : www.lanouvellerepublique.fr