L’OCDE met en garde contre le ralentissement des réformes


Les réformes destinées à augmenter la productivité marquent le pas dans de nombreux pays, ce qui augmente le risque d’un ralentissement de la croissance dans certains pays industriels, a déclaré l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vendredi.

« Le ralentissement inquiétant des réformes ayant une influence sur la productivité du travail, par exemple celles qui concernent l’innovation ou la politique de l’innovation, se révèle particulièrement préoccupant dans le contexte de l’érosion persistante des gains de productivité, qui sont essentiels à la progression des salaires et des niveaux de vie », dit l’OCDE dans son rapport annuel « Objectif Croissance ».

« Un ralentissement a été observé dans des pays qui s’étaient montrés des réformateurs particulièrement actifs au cours des deux années précédentes, comme le Mexique, la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne ou encore la Pologne, mais aussi dans plusieurs autres où, sur la même période, le rythme des réformes n’avait pas été aussi soutenu (Australie, Indonésie et Slovénie par exemple) », poursuit l’organisation.

Mais elle distribue aussi des bons points à plusieurs pays.

« L’intensité des réformes s’est en revanche accrue de manière sensible dans certains pays qui ne figuraient pas au nombre des réformateurs les plus énergiques au cours des deux années précédentes, tels que la Belgique, le Chili, la Colombie, Israël, l’Italie et la Suède mais aussi l’Autriche, le Brésil et la France », écrit-elle.

« En matière de réforme, la formule varie d’un pays à l’autre, mais on y retrouve à chaque fois des mesures visant à promouvoir le dynamisme des entreprises et la diffusion de l’innovation, à aider les travailleurs à faire face à la rotation rapide des entreprises et des emplois, et à mieux préparer les jeunes au marché du travail du futur », dit-elle. (Balazs Koranyi, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

Source : http://fr.reuters.com

Majid El Bouazzaoui, nouveau président du département « Africain Inventors Network » de la IFIA


majid_el_bouazzaoui_2017

Le président de l’Union des Inventeurs au Maroc a été nommé par la Fédération Internationale des Associations d’Inventeurs (IFIA) à la tête de son département Afrique « African Inventors Network ».

Le choix du Maroc pour gérer ce département pour la première fois depuis la création de l’IFIA en 1968, intervient suite au retour du Maroc au sein de l’Union Africaine et après le discours historique prononcé par SM le Roi Mohammed VI devant le 28ème sommet de l’Union Africaine (UA) à Addis-Abeba.

Majid El Bouazzaoui est un inventeur marocain qui a déposé 14 demandes de brevets d’invention depuis 1997. Il a décroché 31 distinctions internationales dans 15 pays, dont son élection, membre du comité exécutif de l’IFIA en novembre 2016 lors de l’assemblée générale qui a eu lieu en Allemagne et l’obtention de l’ordre « Fierté de la Nation » du Prix international des inventeurs en décembre 2016 à Taiwan. Il vient d’être distingué récemment en Thaïlande. Son invention « MultiviewScreen » a remporté une médaille d’Or  lors de la « Journée nationale de l’inventeur » organisée du 2 au 6 février à l’ « International Intellectual Property, Invention Innovation and Technology Exposition » (IPITEx 2017).

Pour rappel, Africain Inventors Network s’assigne pour objectif de promouvoir et favoriser la création d’associations d’inventeurs dans les pays africains, de mieux faire connaître la propriété intellectuelle parmi les inventeurs et d’accroître les possibilités d’industrialisation. L’IFIA dont le siège se trouve en Suisse, est une organisation a but non lucratif pour la promotion et la diffusion de la culture de l’invention et l’innovation.

Auteur : Karim Handaoui – Source : www.challenge.ma

10 inventions conçues par des étudiants en 2016


Des applications pour smartphone aux objets qui soulagent les handicaps, les étudiants n’ont pas manqué de créativité en 2016. Retour sur leurs dix meilleures inventions.

Une bouteille fabriquée à base d’algues. Un vernis à ongles «anti-viol». Mais aussi des objets qui viennent en aide aux personnes handicapées. Autant d’inventions qui ont germé dans la tête d’étudiants pendant ou après leurs études en 2016. Le Figaro Étudiant passe en revue leurs dix meilleures inventions de l’année.

Un vernis «anti-viol»

Quatre étudiants en sciences de l’université de Caroline du Nord ont inventé un vernis à ongles détecteur de drogue. Trempé dans le liquide d’un verre, ce vernis change de couleur au contact de substances comme la Ketamine, le Xanax ou le GHB, susceptibles d’être utilisées par un violeur. Les inventeurs ont réussi une levée de fonds de 5,5 millions de dollars qui permettra la commercialisation du vernis dès 2017 sous le nom de «Undercover Colors».

Une application contre l’école buissonnière

Pas encore étudiante, Philippine Dolbeau a créé à 16 ans une application censée «assurer la sécurité des élèves et de lutter contre l’absentéisme». Baptisée NewSchool , elle informe les parents d’élèves de l’absence de leur enfant. L’application simplifie également l’appel en classe en équipant les élèves de bracelets connectés. Elle vise ainsi à remplacer les traditionnels cahiers d’appel en papier. C’est en voyant aux infos qu’un enfant avait été oublié dans un bus scolaire que Philippine a eu l’idée de créer NewSchool.

Un casque de vélo en papier

casque_velo_papier_2017

Isis Shiffer, une jeune diplômée de La Pratt Institute of Design à New York, a reçu le James Dyson Award 2016 pour avoir conçu un casque en papier pliable. Dénommé EcoHelmet , il est adapté aux usagers de vélos en libre-service. Grâce à sa structure alvéolaire, il résiste aux chocs comme n’importe quel casque classique en polystyrène. Son revêtement le rend perméable à la pluie pendant plusieurs heures. Ce casque pourrait être vendu dans les stations de vélo en libre-service au prix de 5 dollars.

Des ustensiles pour cuisiner avec un seul bras

L’oncle de Loren Lim a perdu l’usage d’un bras. Un handicap qui l’a privé de sa passion: la cuisine. Loren, jeune diplômé en design industriel à la National University de Singapour, a donc créé Oneware, une série d’ustensiles à utiliser avec un seul bras. Les personnes handicapées ou blessées au niveau d’un bras peuvent découper des aliments et faire la vaisselle de manière simple, pratique et sécurisée. Cette invention a reçu le James Dyson Award de Singapour.

Des gants pour traduire la langue des signes

Quand la technologie redonne la parole aux personnes sourdes et muettes. Thomas Pryor et Navid Azodi ont inventé SignAloud une paire de gants connectés capable de traduire en texte ou en sons les gestes effectués. La fondation Lemelson et le Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont accordé une récompense de 10.000 dollars aux créateurs , qui n’ont eu besoin que de 100 dollars pour concevoir leur prototype.

Un système de freins pour fauteuil roulant

Colin Gallois et Xavier Garcia ont conçu Freewheelchair, un système de roues adaptable à tous les fauteuils roulants. Ces étudiants en design industriel à l’université de technologie de Compiègne (UTC) sont partis du constat qu’arrêter un fauteuil roulant «revient à freiner une bicyclette en attrapant directement la roue». Grâce à leur système, les mains ne sont plus en contact direct avec la roue mais avec un moyeu relié à la roue. Cette invention a été récompensée par le James Dyson Award 2016.

Un détecteur de pesticides dans les fruits et légumes

Vos fruits ou légumes contiennent-ils des pesticides? Si oui, à quelle dose? Pour le savoir, Simon Bernard, étudiant en dernière année à l’École nationale supérieure maritime (ENSM) du Havre, a créé la Scan Eat, un scanner qui, placé au-dessus des aliments, détectent et quantifient les substances chimiques qui s’y trouvent. Cette invention a reçu le premier prix du concours Green Tech Ecoles, qui récompense les projets alliant nouvelles technologies et développement durable.

Une application pour ne plus déjeuner seul à la cantine

Rejetée par ses camarades, la lycéenne américaine Natalie Hampton a décidé de lutter à sa manière contre l’exclusion en milieu scolaire. Elle a créé l’application Sit With Us . Lancée en septembre, elle permet aux élèves d’un même établissement de se reprocher, par exemple en déjeunant à plusieurs à la cantine. «Si vous vous installez seule, les gens vous verront comme la fille qui n’a nulle part où s’asseoir», commente la lycéenne.

Une bouteille d’eau biodégradable à base d’algues

Une bouteille construite à base d’algues et 100% biodégradable, telle est l’invention d’Ari Jonsson, étudiant à l’Académie des arts de Reykjavik (Islande). Pour arriver à créer cette bouteille, le jeune inventeur utilise de l’agar-agar en poudre, un produit japonais qui devient gélifiant au contact de l’eau. La bouteille se décompose rapidement une fois qu’elle est vidée de son liquide. Par comparaison, une bouteille en plastique met entre 100 et 1000 ans à se décomposer.

Une application de blagues

À 20 ans, ils ont autant d’humour que de créativité. Avant de partir étudier à l’étranger, Tristan Lemoine (Imperial college de Londres), Antoine Bouttier (Royal Holloway de Londres) et François Falk (HEC Montréal) se sont connus au lycée Janson-de-Sailly. L’idée de créer Usmile, une application de partage de blagues selon nos centres d’intérêt (politique, sport, people, etc.), leur est venue lors d’un voyage à Montréal. Leur but: faire rire leurs potes qui partagent les mêmes délires. «Il est difficile de le faire sur Facebook, où des amis mais aussi de la famille sont connectés, et n’ont pas forcément le même humour», explique Tristan.

Source : radioalgerie.dz

Quand les spécialistes de la 2D misent sur l’impression 3D


En 2016, les spécialistes de l’impression 2D, HP en tête, ont commencé à se diversifier dans la fabrication additive. Lors du CES 2017 début janvier, Polaroïd a annoncé la sortie d’une gamme d’imprimantes 3D et confirme la tendance.

imprimante_3d_polaroid_2017

Polaroïd a profité des lumières du salon de l’électronique grand public (CES) qui se tient à Las Vegas du 5 au 8 janvier pour annoncer la sortie d’une nouvelle gamme de trois imprimantes 3D de bureau. Elles fonctionnent sous la technologie FDM, par dépôt de fil. Technologie la plus répandue en fabrication additive. L’impression peut être lancée et contrôlée via une application disponible sur l’Apple Store ou Androïd. Ces imprimantes seront commercialisées aux États-Unis et au Canada à partir de juillet. Polaroïd lance en parallèle une gamme de stylos 3D.

Il y a un an, au même évènement, le géant américain connu pour ses appareils photos instantanées se lançait sur le marché de la fabrication additive et dévoilait son premier modèle d’imprimante 3D : la ModelSmart 250S.

Ce n’est pas le seul acteur de l’impression 2D à investir ce créneau. La filiale sud-coréenne de Canon a annoncé la commercialisation de son imprimante 3D « Marv » en Chine, selon le site spécialisé 3DNatives. Cette imprimante destinée aux particuliers et au secteur de l’éducation était déjà commercialisée en Pologne, Allemagne et Corée du Nord.

« C’est assez logique de voir des fabricants d’imprimantes 2D pour particuliers se lancer dans la fabrication d’imprimantes 3D grand public. Ils sentent bien que le marché est en train de décoller et ils ont les compétences pour se lancer. Mais les imprimantes 3D personnelles ne vont pas se généraliser tout de suite, car il faudrait pour cela que les particuliers aient les moyens de créer leurs propres fichiers 3D », observe Quentin Kiener, directeur de 3D Prod, spécialiste de la fabrication additive et du prototypage rapide.

HP mise sur le haut-de-gamme

Si Canon et Polaroïd ont fait le choix de l’impression 3D grand public, HP a préféré miser sur l’impression 3D professionnelle, et surtout sur une technologie plus audacieuse qui combine fusion de poudre et dépôt d’encre. « HP prend le contre-pied de la tendance impression 3D grand public et mise sur le haut-de-gamme. HP estime que pour développer l’impression 3D, il faut baisser son coût de revient en fabriquant des machines plus performantes et rapides », observe Quentin Kiener. Reste à savoir si le géant tiendra sa promesse. Il est possible depuis mai de pré-réserver ses imprimantes, mais elles ne seront livrées qu’en milieu d’année.

Avec l’arrivée de ces nouveaux acteurs, prêts à détrôner les acteurs historiques en perte de vitesse comme Stratasys et 3D Systems, l’année 2017 promet d’être mouvementée pour le marché de l’impression 3D.

Auteur : Marine Protais – Source : www.usinenouvelle.com

2016 : une année sans la moindre innovation


Cette année a été celle de nombreux faits d’actualité choquants, mais le monde technologique, lui, ne s’est guère distingué par des nouvelles révolutionnaires, selon le journaliste de Data News, Wim Kopinga.

En septembre, je me trouvais à Berlin pour l’IFA, l’un des plus importants salons d’électronique à la consommation au monde. Lorsque je le quittai trois jours plus tard, une seule conclusion s’imposa à moi: rien de nouveau sous le soleil !

2016 a été l’année des attaques terroristes. D’une élection inquiétante. Du Sahara sous la neige. Ce fut aussi l’année marquée par une absence singulière: l’innovation. Car même The New York Times titrait début décembre : « The Gadget Apocalypse Is Upon Us« . La fin des gadgets, ou du produit physique, est proche.

Ces 40 dernières années, l’on a vu apparaître annuellement des joujoux qui ont émerveillé nos yeux: du Walkman au Gameboy, de l’iPod au GoPro et au Fitbit. Mais rien de tout cela en 2016. Une entreprise telle GoPro éprouve des difficultés et pourrait disparaître l’an prochain, alors que Pebble, le pionnier de la montre intelligente, qui avait lancé il y a quelques années la campagne la plus fructueuse de l’histoire sur Kickstarter, vient d’être rachetée par Fitbit, ce qui se traduira par la fin de la marque.

Suite à l’arrivée du smartphone, le gadget individuel n’est plus nécessaire, et même l’iPhone a à présent atteint sa portée maximale. Certains produits typiques sur le marché sont entre-temps passés de vie à trépas, ce qui fait qu’actuellement, chaque appareil ressemble à un iPhone. Cette année, Apple s’est en outre rendu compte qu’il n’y a pour la première fois pas eu de croissance de ses ventes d’iPhone. L’explication est logique: le marché de substitution est en train de disparaître à cause d’un manque d’innovation. Pourquoi achèterait-on un nouvel appareil qui n’apporte quasiment rien de plus ? C’est là un problème qui se manifeste depuis assez longtemps déjà sur le marché des desktops et même sur celui des tablettes.

L’innovation a été perdue de vue par bidouillage sous le capot moteur. A présent que le fondement de la plupart des appareils, tels l’ordinateur portable, l’ordinateur de bureau, la tablette et le smartphone en est à sa capacité maximale, c’est à leurs entrailles qu’on s’attaque. Ce qui fut significatif en 2016, c’est que des géants du software comme Microsoft et Google ont lancé des produits physiques sous leur propre marque. Elles fabriquent donc du matériel, afin de mieux fourguer leurs produits de base au consommateur. Après avoir préparé des années durant le Nexus de manière indirecte, Google a introduit en 2016 et pour la première fois sur le marché un smartphone sous sa propre marque, afin de commercialiser Android de façon optimale. Et après le Surface Book de l’année dernière, Microsoft a répété son opération avec le Surface Studio.

La fin du gadget physique a appauvri l’innovation. Il est à présent question d’ajouts certes utiles, mais une mise à jour logicielle, c’est quand même nettement moins agréable qu’un tout nouveau produit sortant des sentiers battus.

Trois pas en arrière

Des produits qui avaient marqué l’esprit par leur côté innovant ont même régressé cette année. Steve Jobs décéda il y a cinq ans et céda le relais à l’actuel CEO d’Apple, Tim Cook. Sous sa direction, l’entreprise ne s’est jamais aussi bien portée. Il a en effet réussi à amener sa valeur marchande et sa trésorerie à des hauteurs insoupçonnées et ce, sans introduire de nouveaux produits. En misant depuis des années sur l’iPhone, qui a été introduit en 2007, plus rien de neuf ne sort de Cupertino. En octobre, j’ai même été jusqu’à affirmer qu’Apple est la nouvelle Microsoft, puisque personne ne semble être heureux du nouveau MacBook Pro, et que l’iPhone n’arrive plus à étonner tout au long des années qui passent.

Après que Bill Gates ait confié son siège à Steve Ballmer, Microsoft était elle aussi devenue plus resplendissante que jamais. Ballmer avait certes judicieusement mené sa barque à court terme, mais à longue échéance, il lui manqua la vision. Il rata même cinq fois le bateau: il laissa les recherches à Google, les smartphones à Apple, les systèmes d’exploitation mobiles à Google et Apple, les médias à Apple et Netflix, et enfin le nuage à Amazon. Ballmer capitalisa en fait sur les histoires à succès écrites par Gates, en les perfectionnant. Mais en 2014, il fut mis à la retraite au profit de Satya Nadella. A présent, la vision à Redmond a pris un virage à 180 degrés en direction de l’avenir, ce qui manque encore et toujours à Apple.

Il est évident que tout n’a pas été sombre cette année. Il y eut en effet quelques solides exceptions.

VR

Les grandes marques ont lancé pour la première fois des casques-lunettes VR que les experts attendaient, mais ces produits, on les avait quand même vus arriver depuis des années déjà, et ils ne sont toujours pas ce qu’ils devraient être. Si vous ne possédez pas encore de HTC Vive, Oculus Rift ou PlayStation VR, vous ne ratez pas grand-chose. Une démo d’une demi-heure suffit pour savoir ce qu’on peut en attendre, mais l’expérience d’une vidéo ou d’un jeu à voir ABSOLUMENT n’est pas encore de ce monde. De plus, il y a encore le problème du prix. Le consommateur moyen ne va pas débourser mille euros pour un produit qui n’apporte pas grand-chose. 2017 devrait par conséquent être une année plus importante pour la réalité virtuelle.

Pour trouver des choses intéressantes cette année, il nous faut sortir de l’électronique à la consommation.

AR

La vogue de cet été a été Pokémon Go. Ce jeu a permis à pas mal de gens de faire connaissance avec la réalité augmentée (AR) – jusque là encore un pendant assez peu connu de la réalité virtuelle pour beaucoup. Grâce à une couche fictive recouvrant la réalité, des gens ont parcouru des kilomètres dans leur région pour trouver et collecter des Pokémon. Voilà un bel exemple de la manière dont une technologie de niche peut évoluer de quelque chose de simple à quelque chose de nettement plus grand. Nombre d’entreprises technologiques pensaient que l’AR allait progresser par le truchement d’appareils spécialisés. Or il a suffi d’une simple appli. Voilà justement pourquoi dans la journée suivant le lancement de Pokemon Go, on a vu éclater une vogue qui, par son aspect physique, a littéralement envahi tous les grands parcs urbains.

Mais les bonnes nouvelles et l’innovation sont cette année à mettre majoritairement au compte d’un seul homme. Un homme qui a principalement communiqué via Twitter pour expliquer ses nouveaux projets. Et non, il ne s’agit pas de Donald Trump, mais bien d’Elon Musk, qui fut sans aucun doute la personnalité de l’année sur le plan technologique.

L’année Musk

Il fut l’homme à l’origine des bonnes nouvelles. Celui qui a effectué des percées, qui a innové. Les entreprises dont il est responsable, ont crû et ont défrayé toujours positivement la chronique. SpaceX a ainsi réussi le tour de force de faire atterrir une fusée Falcon 9 sur Terre, ce qui permettra à l’avenir de rendre la conquête spatiale nettement plus abordable financièrement. Musk a aussi annoncé comment il comptait sauver l’humanité en colonisant la planète Mars. Avec son entreprise de construction de voitures électriques Tesla, il a racheté le fabricant de panneaux solaires SolarCity, pour pouvoir mieux exploiter encore l’énergie renouvelable. Musk a encore évoqué la voiture Tesla Model 3 abordable et a lancé la Model X sur le marché. Entre-temps, ses clients ont reçu une solide mise à jour logicielle permettant à leur voiture de rouler soudainement beaucoup plus vite et de disposer de nombreuses fonctions autonomes. Et cela ne fera que s’étoffer à l’avenir.

S’il n’en tient qu’à Musk, plus question de s’intéresser aux mini-progrès que représentent les gadgets. Alors qu’Apple a reculé de trois pas, Musk a effectué trois bonds en avant. Ces prochaines années, au diable les nouveaux gadgets car nous allons nous rendre sur Mars. Et qui sait si cela ne va pas vraiment nous plaire !

Auteur : Wim Kopinga – Source : datanews.levif.be

Le Maroc élu membre du CE de l’IFIA


Le Maroc vient d’être élu membre du comité exécutif de la Fédération internationale des associations d’inventeurs (IFIA) basée en Suisse, lors de l’assemblée générale de cette organisation, qui s’est déroulée à Nuremberg en Allemagne.

Représenté par l’inventeur marocain Majid El Bouazzaoui, le Maroc a été élu par la grande majorité des voix (78 voix sur un total de 84 votants) et pour une durée de 2 années.

A noter que le Royaume a atteint cette position pour la 1ère fois dans l’histoire depuis la création de l’IFIA en 1968 et dispose désormais d’un siège dans son comité exécutif, à côté de 20 autres pays les plus actifs dans le domaine de l’invention et de l’innovation, notamment la Russie, la Suisse, l’Allemagne, les États-Unis, la Turquie, la Suède, le Brésil, la Chine, l’Inde ou encore la Corée du sud.

Cette position permettra aux inventeurs marocains de bénéficier des meilleures opportunités au monde pour le soutien et la promotion de leurs inventions et innovations.

Source : www.infomediaire.net

Innovation : la France et la Chine gagnent des places dans l’indice mondial de l’innovation 2016


La Suisse, la Suède et le Royaume-Uni forment une nouvelle fois le trio de tête du classement du dernier Indice mondial de l’innovation « Global Innovation Index 2016 », qui recense les nations les plus innovantes du globe. L’édition 2016 du rapport sur l’indice mondial de l’innovation, publiée le 15 août par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’université américaine Cornell et l’école française de management Insead, révèle que la Suisse en 2016 conserve le premier rang pour la sixième année consécutive tandis que la Suède (2ème) devance d’une place le Royaume-Uni qui régresse d’un rang par rapport à l’édition 2015 du Global Innovation Index (GII). Suivent dans le top 5 du classement les États-Unis (4ème) et la Finlande (5ème) qui gagnent respectivement une place par rapport à l’édition 2015 du GII.

Élaboré conjointement par l’OMPI, l’université Cornell et l’Insead, le rapport sur l’indice mondial de l’innovation établit un classement annuel pour évaluer les capacités d’innovation de plus de 100 pays dans le monde en s’appuyant sur 82 indicateurs. Cette année, 128 pays* ont été évalués. Malgré cette stabilité affichée dans le haut du tableau par rapport aux éditions précédentes du Global Innovation Index, certaines économies ont réalisé en 2016 de nets progrès en matière d’innovation.

La France se classe au 18ème rang mondial

La France a gagné trois places par rapport à l’édition 2015 et se classe à la 18ème position du classement 2016 de l’indice mondial de l’innovation. Cette progression, selon le rapport, résulte, d’une part, de la performance de l’innovation de la France, et d’autre, de critères méthodologiques, tel que l’ajout de nouveaux indicateurs. Parmi les points forts de la France relevés par le rapport figurent : le capital humain et la recherche (R&D) ; les infrastructures en matière de TIC (technologies de l’information et de la communication) et la sophistication du marché intérieur (échanges commerciaux, concurrence, échelle du marché).

Toutefois, bien que classée au 11ème rang au niveau européen, force est de constater que la France, devancée à l’échelle mondiale par la Nouvelle-Zélande (17ème rang), présente des faiblesses pointées du doigt par le rapport 2016 comme la facilité à payer des taxes et des impôts ; les flux entrants d’IDE ou encore la facilité à obtenir un crédit. L’innovation, souligne le rapport, tient un rôle fondamental dans la croissance et la prospérité économiques des pays développés et émergents. Par ailleurs, le rapport constate que de plus en plus de pays émergents sont en train de s’imposer dans le domaine de l’innovation. C’est notamment le cas de la Chine.

La Chine rejoint le top 25 des nations les plus innovantes

La Chine fait son entrée dans le top 25 des pays les plus innovants au monde, après avoir occupé le 29ème rang en 2015. La progression de la Chine reflète les résultats positifs de ce pays en matière d’innovation et l’utilisation d’indicateurs améliorés en matière d’innovation. « C’est la première fois qu’un pays à revenu intermédiaire rejoint le groupe de pays hautement industrialisés qui occupe traditionnellement le haut du classement de l’Indice mondial de l’innovation », souligne le rapport.

Autre observation, la Chine est passée au 17ème rang en ce qui concerne la « qualité de l’innovation », un indicateur qui tient compte de la qualité des universités, du nombre de publications scientifiques et du nombre de dépôts internationaux de demandes de brevet. Dans cette catégorie, la Chine se positionne en tête des pays à « revenu intermédiaire », devant l’Inde, classée 25ème pour cet indicateur et le Brésil (27ème). « Il est essentiel d’investir dans l’amélioration de la qualité de l’innovation pour réduire les écarts en matière d’innovation », souligne Soumitra Dutta, doyen du Cornell College of Business et coauteur du rapport, cité dans un communiqué.

S’agissant de la « qualité de l’innovation », un indicateur qui tient compte de la qualité des universités, du nombre de publications scientifiques et du nombre de dépôts internationaux de demandes de brevet, l’indice recense quatre pays qui figurent en tête du classement 2016, à savoir le Japon, les États‑Unis, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

En 2016, la 9ème édition du GII est consacrée au thème du « succès grâce à l’innovation mondiale », (en anglais Winning with Global Innovation). L’édition 2016 du rapport examine la part croissante de l’innovation réalisée par le biais de réseaux d’innovation mondialisés et établit que les profits tirés de l’innovation mondiale peuvent être partagés plus largement avec l’augmentation des échanges transfrontières de connaissances et de compétences.

Cette édition étudie les incidences des politiques axées sur l’innovation sur la croissance économique et le développement. Les pays à revenus élevés tout comme les pays en développement, analyse le rapport, cherchent à assurer une croissance fondée sur l’innovation en mettant en œuvre différentes stratégies. En outre, certaines nations améliorent avec succès leur capacité d’innovation, d’autres rencontrent encore des difficultés.

Auteur : Venice Affre

Source : www.lemoci.com