DHL invente le Cubicycle


Le vélo et ses dérivés pourrait apporter une réponse à la problématique du « dernier kilomètre », célèbre chez tous les experts de la logistique. Il s’agit de la distance comprise entre le domicile des clients à livrer et les centres de distribution des transporteurs. Les VPCistes, qu’ils soient de nouveaux entrants ou des acteurs historiques, ont à livrer une clientèle majoritairement urbaine, voire située dans les hypercentres. D’où l’intérêt du vélo, un outil efficace, rapide et non polluant. Sans compter que de plus en plus de grandes villes limitent drastiquement l’accès des véhicules fonctionnant au pétrole (péage urbain, Low Emission Zone…).

Les coursiers à vélo jouent déjà un rôle important mais avec l’augmentation de la demande, le volume à emporter sur chaque vélo augmente lui aussi. Un besoin auquel un cycliste et son vélo classique ne peuvent répondre. D’où le rôle croissant des « vélos cargo » dans ce fameux dernier kilomètre grâce à une capacité d’emport bien plus intéressante.

DHL, l’une des principales sociétés de livraison mondiales, possède depuis longtemps biporteurs et triporteurs. Elle vient d’étoffer sa flotte avec un nouveau modèle, le Cubicycle. D’un coté, un quadricycle à assistance électrique, proche en position d’un vélo couché, avec un pédalier monté sur bôme et une large plate-forme à l’arrière. De l’autre, des caisses métalliques spécialement conçues pour être transportées par le Cubicycle. Le vélo tire d’ailleurs son nom de leur capacité d’emport : 1 mètre-cube pour une charge utile de 125 kg.

dhl-cubicycle

La différence de capacité avec les autres vélo-cargos utilisés couramment dans les villes néerlandaises est donc importante. Encore plus avec le sac à dos qu’utilisent certains livreurs en combinaison avec un vélo standard. De plus, ces dimensions ont été astucieusement choisies puisqu’elles correspondent à la taille d’une palette d’expédition standard (à savoir 80 x 120 x 100 cm), ce qui facilite la compatibilité avec d’autres moyens de transport. Ainsi, le conteneur peut être livré en camion jusqu’à un emplacement proche du centre-ville et sera transféré sur le vélo qui prendra le relais. De plus, une remorque spécifique a été créée : elle s’accroche à un camion et permet de transporter 4 cubicycles.

Ce projet que DHL a commencé à réaliser dès 2015 en phase expérimentale est désormais en phase pilote dans deux villes européennes, Francfort (Allemagne) et Utrecht (Pays-Bas).

Un coursier Cubicycle couvre en moyenne 50km par jour.

DHL Express Europe a déjà, aux dires de son CEO John Pearson, remplacé 60% de sa flotte de camionnette de livraison par des vélos cargo. Il ajoute que « les vélos permettent d’éviter la congestion du trafic et ainsi de faire deux fois plus d’arrêts par heure qu’un véhicule de livraison. Le coût total au cours de leur durée de vie est inférieur à la moitié du prix d’une fourgonnette. Et surtout, ils génèrent des émissions (CO2 et polluants) nulles ».

France Brevets tire la sonnette d’alarme


Selon France Brevets, les startups qui détiennent des brevets ont trois fois plus de chances de réussir que les autres. Mais la France accuse un net retard par rapport à la Silicon Valley, Israël, le Royaume-Uni et l’Allemagne. Un retard qu’il faut combler si les pépites de la French Tech les plus innovantes veulent garder une chance de devenir à leur tour des géants.

Les brevets, une question de survie pour les startups françaises dans un contexte de course mondiale à l’innovation ? Oui, affirme France Brevets. Aux côtés de la French Tech, ce fonds public spécialisé dans la propriété intellectuelle, créé en 2011 et doté de 100 millions d’euros, dénonce « un problème de protection intellectuelle en France » et milite pour un « changement profond des mentalités ». Sa cible : les entrepreneurs, qui ne s’en préoccupent pas assez ou trop tard, et les investisseurs, trop prompts à dépenser le moins possible, quitte à ignorer les enjeux autour des brevets.

Les startups françaises s’inquiètent des brevets trop tard

Dans sa dernière étude, publiée le 19 avril, France Brevets estime que les startups qui détiennent un portefeuille de brevets ont trois fois plus de chances de réussir à 10 ans que les autres, surtout dans les secteurs du logiciel et des biotechs, les plus concernés par le sujet. « En protégeant la technologie, les brevets apportent un avantage compétitif qui valorise les startups et les aide à lever des fonds lorsqu’elles entrent dans la fameuse vallée de la mort », explique Didier Patry, le directeur général de France Brevets. Les brevets leur permettent aussi de mieux exporter et de mieux s’internationaliser, notamment aux États-Unis :

« Pour pénétrer le marché américain, il faut être soutenu par un fonds américain. Mais si les startups ne disposent pas de la propriété intellectuelle de leurs innovations, alors les investisseurs ne sont pas séduits. La tech étant très concurrentielle, une startup avec des brevets dispose d’un avantage supplémentaire », poursuit Didier Patry.

Problème : les startups françaises sont en retard. Alors que la moyenne mondiale est de 20%, seules 15% des startups françaises détiennent au moins un brevet dans leur phase d’amorçage. Loin derrière l’Allemagne (23%), les États-Unis (22%) et la Chine (22%). Or, la procédure est très coûteuse (de 5000-10.000 euros pour les inventions les plus « simples » à plus de 50.000 euros pour les plus complexes) et très longue (quatre ans en moyenne, parfois beaucoup plus) avant d’obtenir son brevet. Par conséquent, il faut s’en préoccuper le plus tôt possible, estime France Brevets.

« L’amorçage est la meilleure période car une protection complète de la technologie impose de déposer la demande de brevet avant de révéler l’invention à la presse ou au public. Si on rate cette fenêtre, il faut alors se rabattre sur la protection de nouvelles versions du prototype, voire accepter que certains pans ne soient pas protégés », ajoute Didier Patry.

Sortir de la logique de court terme des entrepreneurs et des investisseurs

Les raisons de ce retard sont à chercher à la fois du côté des entrepreneurs et des investisseurs. Au début de l’aventure de la création d’entreprise, les premiers ne voient pas les brevets comme une priorité, mais comme une charge. Ils sont davantage préoccupés par le lancement commercial et le recrutement de collaborateurs, et préfèrent remettre cet investissement en capital et en temps à plus tard.

Les investisseurs ne les encouragent pas à sortir de cette logique de court-terme. Eux-mêmes préoccupés par leur retour sur investissement, « ils ne prévoient pas d’argent, ou pas assez, pour les besoins de propriété intellectuelle », ajoute Yann Dietrich, le directeur de la stratégie chez France Brevets. Une grosse différence avec les États-Unis, où les fonds sont très attentifs à ce sujet dès la phase d’amorçage.

La troisième raison est culturelle. « L’idée de la libre circulation des idées fait partie de la culture française et se retrouve même renforcée par le numérique, note Didier Patry. Le phénomène startup existe en France, mais l’enjeu est désormais de ne pas rater l’étape d’après, celle où les startups grossissent et deviennent des PME ou des licornes »

La Fabrique à brevets, un programme d’accompagnement destiné aux startups

La France rattrape toutefois en partie son retard par la suite. Après l’amorçage, 52% des startups hexagonales déposent des brevets, davantage qu’aux États-Unis (50%) et au-dessus de la moyenne mondiale (46%). Mais elles en déposent un volume plus faible, et leurs brevets sont souvent moins cités par d’autres brevets, ce qui témoigne de leur impact moindre par rapport aux brevets américains, japonais, britanniques et chinois. « Il faut allouer du temps très tôt aux dépôts de brevets, même si la valeur est à long terme, car les brevets déposés plus tôt, dont une portée plus large », indique Yann Dietrich.

Pour aider les startups, France Brevets a lancé il y a plus de deux ans un programme d’accompagnement sur-mesure, baptisé La Fabrique à brevets. Une vingtaine de startups, dont, récemment, le champion des objets connectés Netatmo, en bénéficient.

Source : latribune.fr

L’OVNI du lundi, épisode 2


On ne remerciera jamais assez Nespresso.

Pas pour nous avoir généreusement prodigué leur bienfaisante « éducation client » : nous autres rustauds qui mettions bêtement du café moulu dans une machine expresso pour obtenir un très bon café, nous savons désormais qu’il faut mettre des capsules chères et polluantes dans machines chères et fragiles pour obtenir le même très bon café. Car il y a une différence : la même qu’entre un bon chasseur et un mauvais chasseur (googlez « inconnus sketch chasseurs » le cas échéant).

Mais pour leur effet d’entraînement sur la créativité mondiale, rien moins. Car, grâce à Nespresso, celui qui n’a aucun talent pour l’invention prend une machine au hasard, remplace le consommable par une capsule et il a créé une machine innovante. Ou du moins une machine chère avec des capsules chères, ce qui est déjà une forme d’innovation, non ?

On va voir si vous avez compris avec un exemple pratique. Vous connaissez la machine à pain. C’est une machine de plus à acheter et à nettoyer, ça prend de la place et le pain n’est pas bon. Oui mais il y a un défaut : ça utilise de la farine et la farine ce n’est pas cher. Comment y remédier ? Réponse deux lignes plus bas.

**** L‘OVNI du lundi, épisode 2 : La capsule de pain ****

Easy Bread est une machine à pain à capsule. Ce qui lui permet d’annoncer « Cuire du pain frais n’a jamais été aussi simple! ». C’est vrai qu’il suffit de sortir la capsule de son suremballage, de la secouer 2 ou 3 fois, de la placer à l’envers dans la machine, de sortir le réservoir d’eau de l’appareil, de le remplir, de le remettre en place, de régler le degré de cuisson, d’appuyer sur le bouton Start, d’attendre 2h10 que ça cuise, d’ouvrir le tiroir pour que ça refroidisse un peu, d’attendre quelques minutes, de démouler le pain et… avant d’avoir pu dire ouf, vous avez du pain ! Le site web nous avait prévenus : « Avec la machine à pain Easy Bread, la cuisson de pain frais est très simple et apporte un réel gain du [sic] temps ».

capsule

Quand on pense qu’il y a des benêts qui perdent 8 minutes à faire l’aller-retour à la boulangerie pour une baguette bien croustillante à 80 centimes, on sent bien qu’on n’est pas nés égaux. Nous, on a juste utilisé une capsule à 2€ l’unité (bon, si vous voulez du sans gluten, ce sera 5€ pour vous mais ne commencez pas à chipoter, vous…) et on a attendu deux heures dix. Évidemment, ça se mérite : la machine ne se vend que par correspondance, elle coûte 99,95€ mais c’est carrément cadeau : elle était proposée entre 180 et 200 euros à son lancement, ça prouve bien qu’il est avantageux d’acheter une machine dont personne ne veut, non ?

Les grincheux diront qu’un emballage fait à partir de pétrole, ajouté à un suremballage en carton c’est moins écolo que le sac en papier de la boulangère. Ils vont même vous dire que chaque capsule vendue 2 à 5€ se résume pour l’essentiel à 360g de farine. Pffff… ils oublient qu’il y a du levain et du sel : ils n’ont jamais entendu le sketch de Fernand Reynaud, ceux-là. Ils ne comprennent pas que c’est le prix à payer pour se simplifier la vie : c’est pratique, ces capsules qui se conservent longtemps, non? Enfin, longtemps à condition que ce ne soit pas près de la chaleur (pas plus de 35°). Ni dans le froid (pas dans le réfrigérateur). Ni dans un endroit humide (la FAQ a dit « endroit sec », vous n’envisagiez quand même pas de mettre votre pain dans la cuisine ? Vous êtes bizarres, parfois.). On a quand même le droit de préférer le goût d’un parallélépipède à celui d’une baguette: regardez la jolie photo !

oh le bon pain

En plus, le site web vous permet de savoir comment vous embellir encore plus la vie avec cet appareil. D’abord en « portant toujours des gants de four » (dixit) car l’appareil « est très chaud au cours de l’opération ». Des parois brûlantes, ça c’est du divertissement familial, pas comme ces friteuses à parois froides qui menacent l’emploi des urgentistes ! Ensuite, en vous organisant un minimum. C’est quand même pas compliqué : si vous voulez changer de pain au cours d’un repas, il suffit de l’avoir planifié et de commander sur internet vos capsules qui vous arriveront sous 3 jours (ouvrés !). Pour manger du pain mardi, vous le commandez le jeudi précédent. Et enfin, en instaurant un peu de discipline : on ne se précipite pas tous en même temps sur le pain. S’il y a deux pains à cuire, vous attendez que la machine refroidisse pendant 30 minutes, puis vous cuisez votre deuxième pain pendant 2h10. Rien d’insurmontable, d’autant qu’on peut ramener ces 30 minutes à 15 minutes car la FAQ pleine de bons conseils dit : « Pour accélérer le processus de refroidissement, nous recommandons d’ouvrir le porte-capsule au dessus et le tiroir à cuire pour une ventilation maximale. » Astucieux car je rappelle que le tiroir est brûlant. Si votre crétin de neveu s’est mis à table sans porter ses gants à four, il aura ce qu’il mérite. De plus, l’aller-retour aux urgences vous occupera au lieu d’attendre bêtement 2h35 au total entre deux fournées.

En revanche, ne soyez pas mesquins, on ne vous vendra pas les capsules à l’unité, c’est par boîte de 5, c’est obligatoire. Ben oui, c’est ce qui justifie le suremballage en carton dont j’ai parlé plus haut, vous suivez ? Et puis 5, c’est pas énorme. D’ailleurs vous aurez des frais d’expédition à payer si vous commandez moins de 25 capsules. Parce que, zut, la bonté a ses limites. Allez, on sort la carte bleue ==> www.easybread.fr

Comme quoi on ne remerciera jamais assez Nespresso.

Faut-il déposer une marque « hashtag » ?


Les réseaux sociaux – au premier rang desquels Twitter – ont popularisé l’usage du « hashtag », improprement traduit par « dièse » en français. Au point que de plus en plus de propriétaires de noms de marques utilisent dans leur communication leur nom de marque sous cette forme. Peut-on (et doit-on) déposer cette façon particulière de présenter une marque alors qu’on l’avait déjà déposée isolément ?

> Le peut-on ?

OUI

D’après le Code de la propriété intellectuelle (CPI), une marque est un signe pouvant être constitué de « dénominations sous toutes les formes telles que : mots, assemblages de mots, noms patronymiques et géographiques, pseudonymes, lettres, chiffres, sigles ». Si un hashtag peut effectivement être déposé en tant que signe composé du « # » suivi d’une dénomination, ce n’est possible que s’il permet bien de distinguer les produits et services en question. En effet, le signe « # » en tant que tel est aujourd’hui globalement reconnu comme un élément graphique généralisé de la communication sur les réseaux sociaux. Une marque comportant un « # » sera donc appréciée comme une marque classique : ce qui suit le « # » devra être conforme aux exigences posées par le CPI en matière de marque. Ceci est valable en France, dans l’Union Européenne comme aux États-Unis. L’USPTO (« US Patent and Trademark Office ») a ainsi précisé qu’une marque qui est composée en tout ou partie du caractère « # » ou du terme « hashtag » peut être enregistrée comme une marque déposée seulement si cela correspond à la fonction d’indication d’origine des produits ou des services du déposant.

> Le doit-on ?

PLUS MAINTENANT

Encore récemment, un dépôt effectué à titre préventif afin d’éviter qu’un tiers de mauvaise foi (« trademark troll ») ne dépose un hashtag reprenant la marque (« hashtag squatting ») était une précaution intéressante. Mais puisque les offices nationaux ont adopté une position commune selon la quelle la validité d’une marque comportant un hashtag sera désormais appréciée au regard de ce qui suit le caractère « # », il est probable que ces dépôts à titre préventif aient une utilité bien moindre sur le plan juridique.

> Bref, c’est enfin une bonne nouvelle : vous pouvez garder votre argent !

L’OVNI du lundi, épisode 1


Nouveauté sur notre blog : l’OVNI du lundi

Nous vous donnons rendez-vous désormais chaque dimanche à minuit (autrement dit, chaque lundi à 0h) pour vous présenter des innovations franchement « atypiques ». Des solutions carrément surprenantes à des problèmes qui, parfois, sont eux-mêmes assez originaux. Vous verrez passer du pur saugrenu mais aussi, parfois, des idées qui au final sont plus efficaces qu’elles n’en avaient l’air. Nous souhaitons que ce rendez-vous hebdomadaire vous apporte un divertissement salutaire avant de redémarrer la semaine. Et puis, rien n’est plus inspirant que ce qui sort du commun, non ?

****         L‘OVNI du lundi, épisode 1 : Le « PQ » physionomiste         ****

En Chine, beaucoup de toilettes publiques étaient traditionnellement dépourvues de papier-toilette : chacun apportait le sien. Mais certains lieux très fréquentés par des étrangers ont dû s’adapter aux mœurs exotiques en installant des distributeurs en libre service. Un problème est alors apparu : beaucoup de ces distributeurs sont régulièrement pillés par des personnes faisant des provisions de ce produit de première nécessité. C’était le cas dans l’un des principaux sites touristiques de Pékin, le Temple du Ciel, très fréquenté également par des retraités qui y viennent pour leurs danses et exercices matinaux. Et accessoirement pour emporter des sacs entiers de papier-toilette.

Le Temple du Ciel a réagi en installant des distributeurs automatiques de papier-toilette dotés d’un système de reconnaissance faciale.

Que la visite des lieux soit ou non placée sous le signe de l’urgence (!), la procédure est implacable et c’est une voix synthétique qui le rappelle : « Bienvenue ! Merci de vous placer dans la zone de reconnaissance faciale ». Il s’agit alors de se placer à l’intérieur d’un carré jaune tracé au sol pour que son visage soit bien en vue d’un scanner. On attend que ledit visage apparaisse au centre d’un écran accroché au mur et, après quelques secondes, la machine distribuera 60 centimètres de papier, pas un de plus. Pas question de tricher : le distributeur a gardé le visage en mémoire et ne donnera plus la moindre feuille de papier à cette personne avant neuf minutes. Bien qu’impitoyable, le refus émis par le robot distributeur sera poli : « Merci de réessayer plus tard ».

chine

« Nous avons réfléchi à plusieurs options : empreintes digitales, scanner infrarouge ou reconnaissance faciale. Nous avons choisi la dernière option pour des raisons hygiéniques », explique le fabricant de la machine. Celle-ci coûte plus de 6.000 yuans soit environ 800 euros. Mais les faits sont là : la consommation de papier-toilette a baissé. La direction du parc annonce une consommation réduite de 70%. Et si ces résultats devaient se révéler à la longue plus probants que ceux des précédents appels au civisme de chacun, ces appareils pourraient être amenés à se développer.

Il reste que scanner son visage pour aller aux toilettes entraîne objectivement quelques contraintes. D’abord un temps de scan annoncé à trois secondes par le fabricant mais qui serait en fait plus proche des trente secondes. De quoi contrarier ceux qui arrivent en ces lieux sans une seconde à perdre. Et ensuite l’octroi d’une portion de papier jugée nettement insuffisante par certains utilisateurs. La direction du Temple du Ciel s’est montrée à leur écoute : à l’instar des caisses automatiques dans les supermarchés où une caissière est présente pour venir en aide en cas de dysfonctionnement, des salariés du parc resteront près des distributeurs pour réagir aux pannes ou pour venir en aide aux visiteurs qui se retrouveraient « dans un cas quelconque ayant un caractère urgent ».

(Photo : WANG Zhao)

Urgent : pour exposer gratuitement au Maker Faire


*** attention, la date-limite est très proche : 15 AVRIL ***

Nous vous avons souvent parlé du Maker Faire où les inventeurs, les passionnés de technologies, les artistes, les étudiants, les startuppers, etc. Son succès ne se dément pas avec des visiteurs de plus en plus nombreux et désormais une présence dans plus de 160 villes dans le monde.

Résumé des épisodes précédents :
invention-europe.com/2016/04/22/maker-faire-les-retours/
invention-europe.com/2016/04/30/la-foire-de-paris-met-les-makers-a-lhonneur/
invention-europe.com/2015/07/24/les-makers-ont-rendez-vous-a-nantes-en-2016/
invention-europe.com/2015/05/12/et-la-grande-sensation-de-la-foire-de-paris-fut/

La prochaine édition est annoncée !

Elle aura lieu du 9 au 11 juin 2017 à Paris, dans l’enceinte de la Cité des Sciences et de l’Industrie. C’est un lieu magnifique, facile d’accès en voiture comme en transports en communs et qui aura l’avantage supplémentaire d’éviter toute suspicion de « concurrence » comme on aurait pu en avoir lorsque le salon avait eu lieu à la Foire de Paris, juste à côté d’un concours très différent dans son objet et dans son fonctionnement. Le Maker Faire est à la fois une fête de la science, une foire populaire et l’événement de référence de l’innovation partout dans le monde. Ce concept unique regroupe stands de démonstration, ateliers de découverte, spectacles et conférences autour des thèmes de la créativité, de la fabrication, des cultures « Do It Yourself » et « Makers ».

Et les candidatures pour exposer, c’est tout de suite

Comme pour les éditions précédentes, les « makers » pourront exposer gratuitement. On entend par-là tous ceux qui s’inscrivent dans l’esprit collaboratif de l’événement et viennent pour montrer leurs créations et partager leurs connaissances, pour échanger avec les autres exposants de tous horizons, amateurs ou professionnels, parler de leur métier ou de leur passion.

cité des sciences
Si vous souhaitez participer et que vous vous reconnaissez dans l’état d’esprit de ce mouvement, inscrivez vous avant le 15 avril 2017 à minuit en vous rendant sur la page paris.makerfaire.com/appel-aux-makers/ où vous trouverez le formulaire d’inscription à remplir en ligne. Attention, ce formulaire est assez long (il est en 4 parties) donc ne vous y prenez pas au dernier moment ! En revanche, vous pouvez le renseigner en plusieurs fois grâce à une touche qui vous permet de sauvegarder vos réponses à chaque étape.

Pour toute information supplémentaire, adressez-vous à contact@makerfairefrance.com

Deux formations gratuites sur l’invention


Club Invention – Europe étant désormais basé en Nouvelle Aquitaine, nous vous faisons part de deux formations gratuites organisées dans cette région sur le thème de l’invention.

La première a lieu dans moins d’une semaine (11 avril). C’est un atelier nommé « L’innovation à la portée de tous » qui s’adresse à ceux qui ont une idée innovante et veulent savoir comment la développer. Il sera interactif et après avoir exposé des sujets tels que :

– comment innover au sein d’une entreprise ?
– à quelles structures peut-on demander de l’aide ?
– quel est le processus de dépôt d’un brevet ?

vous pourrez poser toutes les questions que vous souhaitez.

Cet atelier sera animé par Henri Payen, co-directeur de Transtech. Évidemment, comme c’est cet organisme qui prend à sa charge les frais de cet atelier, il ne manquera pas de présenter les différents services qu’il propose aux inventeurs mais ces derniers sont assez grands pour choisir d’y faire appel ou pas…

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INFOS PRATIQUES :

  • Accès : gratuit et ouvert à tous mais il est nécessaire de s’inscrire au préalable, ce qu’il vaut mieux faire très vite en raison de la date proche. Pour cela, rendez-vous sur la page www.facebook.com/CanopeeGradignan/
  • Lieu : La Canopée Gradignan – 6 place Bernard Roumégoux – 33170 Gradignan
  • Date : mardi 11 avril de 12h30 à 14h

La seconde est plus orientée vers ceux qui veulent découvrir le monde de l’invention. Elle prend la forme d’une conférence interactive nommée « Les inventifs – une idée … pour quoi faire ? ». Elle aura lieu le 19 mai et sa particularité sera d’informer tout en étant amusante : le but sera de vous faire sourire en jouant des idées reçues sur les inventeurs pour mieux démontrer l’importance de leurs inventions. Enfin, il y aura des inventions à gagner pour les plus astucieux d’entre vous. Cette conférence interactive est organisée par le label «INVENTIFS» et sera animée par Stephan Boschat qui en est le responsable.

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INFOS PRATIQUES :

  • Accès : gratuit et ouvert à tous et selon nos informations, il n’y a même pas besoin de s’inscrire au préalable.
  • Lieu : Médiathèque Assia Djebar – 4 rue du Docteur Castéra – 33290 Blanquefort
  • Date : vendredi 19 mai, à partir de 19h