« Malscience », la fraude scientifique décryptée


CRITIQUE DE LIVRE. Le chiffre est marquant : 2 % des chercheurs falsifient ou inventent leurs résultats. Cet ouvrage s’interroge avec franchise sur les sources d’une telle fraude.

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• « Malscience. De la fraude dans les labos », de Nicolas Chevassus-au-Louis, Seuil, 201 p., 18 €

Embellissement des données, plagiat, invention pure et simple, forgerie, fraude, affabulation… on peut distinguer une espèce d’échelle de Richter dans la gravité des fraudes réalisées par des scientifiques, hier et aujourd’hui, depuis le plus simple doctorant jusqu’au professeur ou directeur de recherche nobélisable, en France comme partout ailleurs, dans toutes les disciplines, avec une prépondérance cependant pour la biologie et la médecine.

2 % des chercheurs reconnaissent avoir inventé ou falsifié

On se souvient de la biologiste japonaise et de ses cellules-souches falsifiées en 2014, du vétérinaire sud-coréen Hwang Woo-suk et de son clonage thérapeutique également falsifié en 2004, ou encore du psychologue néerlandais Diederick Stapel en 2011 qui fabriquait ses données sur les stéréotypes sociaux.

Une enquête a révélé que 2 % des scientifiques reconnaissaient avoir inventé ou falsifié des données. Ce n’est pas énorme en soi, mais cela traduit un malaise sinon une évolution regrettable des hommes et des femmes qui considèrent la recherche comme une passion voire un sacerdoce, un monde gratuit voué aux plaisirs de l’intellect, où on est indifférent aux hiérarchies sociales et accorde un rôle secondaire à l’argent. Une image d’Épinal peut-être.

« Publish or Perish »

Aujourd’hui, dans un fort contexte de compétition, pour les budgets et les postes, la devise « publish or perish » pollue les esprits et les remèdes, comme l’installation de comités à l’intégrité scientifique, semblent encore insuffisants. Le rôle des revues scientifiques et de leur comité de lecture est certainement à reconsidérer.

Cet ouvrage intéressant, dense, écrit avec humour et fermeté (des relecteurs du manuscrit ont reproché à l’auteur de trop noircir le tableau, mais ce dernier a tenu bon), est à lire tout en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un travail de justicier. Mais de celui d’un journaliste, biologiste et historien qui, « malgré tout » persiste à aimer la science.

Auteur : Denis Sergent – Source : www.la-croix.com

Pure invention


Le premier roman de Sean Michaels s’inspire de la vie mouvementée de Lev Termen, l’inventeur du thérémine

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Lev Termen faisant la démonstration de son thérémine

Un boîtier électronique équipé de deux antennes dont on joue sans toucher l’instrument. C’est le corps qui en affecte la fréquence : la main droite commande la hauteur de la note en s’approchant ou en s’éloignant de l’antenne verticale, la main gauche permet de contrôler, elle, le volume. Le thérémine possède un son unique, entre la voix humaine et la scie musicale. Son altérité est complète — en particulier à l’époque de sa conception.

Mais la vie du Russe Lev Sergueïevitch Termen (1896-1993), qui invente en 1919 ce qu’on a appelé d’abord l’« éthérophone », un des premiers instruments de musique électronique, n’a elle aussi rien de banal et a donné à Sean Michaels la matière de son premier roman.

Enfermé à clé dans la cabine d’un navire qui le ramène des États-Unis vers l’Union soviétique à la fin des années 1930, Lev Termen prend la mesure de ses pertes : amour, confort, liberté. Après avoir passé de longues années à New York, avant d’être rapatrié brutalement par le pouvoir soviétique, l’homme remonte le fil de ses souvenirs et s’adresse à perte et par écrit à une femme qu’il a aimée. C’est la ligne de basse de Corps conducteurs, couronné du prestigieux prix Scotiabank Giller en 2014.

Le roman nous entraîne de ses premières années comme ingénieur à Petrograd (puis Leningrad) à la création de l’instrument de musique qui porte son nom, le thérémine, jusqu’à son premier voyage aux États-Unis en 1927, entrepris avec la mission de porter bien haut le « flambeau du peuple soviétique ». Un séjour bien encadré par un « ami temporaire » (c’est ainsi qu’il se présentera à lui), accompagnateur, partenaire d’affaires pour la commercialisation de son instrument, espion, escroc. Ash, son répondant soviétique en sol américain, c’est aussi un peu Belzébuth, celui à qui il cède son âme.

Pourtant marié, Termen aura le coup de foudre pour une immigrante lituanienne de bonne famille beaucoup plus jeune que lui rencontrée à New York. Prodige du violon, admise au conservatoire Rimski-Korsakov de Saint-Pétersbourg à l’âge de cinq ans, des problèmes de santé avaient forcé Clara Rockmore (1911-1998) à abandonner le violon. On la considère aujourd’hui encore comme la plus grande interprète du thérémine (regarder son interprétation de Hebrew Melody).

Invention pour invention, l’auteur a bien sûr pris des libertés avec l’histoire réelle de Termen. Corps conducteurs, prend-il soin d’expliquer, est un ouvrage de fiction « rempli de distorsions, d’élisions, d’omissions et de mensonges ». Sean Michaels a surtout truffé son roman de crimes imaginaires. Mais un jour de 1938, l’inventeur disparaît mystérieusement et sa mort sera annoncée. On a appris, bien plus tard, qu’il avait été enlevé par des agents du NKVD pour être renvoyé en URSS. Interné dans un camp sibérien, on l’a fait travailler dans une charachka — un de ces laboratoires secrets soviétiques qui appartenaient à la nébuleuse du goulag —, où il a passé ensuite de longues années à développer des dispositifs sophistiqués d’écoute et des brouilleurs de communications.

La plus grande des tragédies est peut-être, ici, cette histoire d’amour à sens unique pour Clara Rockmore. Et tout comme le musicien qui s’exécute au thérémine ne touche jamais vraiment à son instrument, l’inventeur-espion-musicien de Sean Michaels n’aura jamais non plus l’occasion de faire corps avec la femme dont il était amoureux.

Né en 1982 en Écosse, Sean Michaels a grandi à Ottawa, avant de s’établir à Montréal, où il vit aujourd’hui. Il fait la preuve, dans ce roman fin et rythmé, d’une solide connaissance de la Russie soviétique. Et des gratte-ciel de Manhattan aux confins de la Sibérie, mêlant kung-fu, amour sans retour et espionnage, Sean Michaels applique de façon magistrale à la littérature la première loi de la thermodynamique : rien ne se perd.

Lev Termen jouant de l’instrument qu’il a inventé

Littérature canadienne
Corps conducteurs
Sean Michaels
Traduit de l’anglais (Canada) par Catherine Leroux
Alto
Québec, 2016, 392 pages

Auteur : Christian Desmeules

Source : www.ledevoir.com

La revue du Tarn rend hommage à Léo Trouilhet


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Quelques uns des historiens auteurs d’articles sur les entrepreneurs tarnais dans la Revue du Tarn.

Le 240ème numéro de la Revue du Tarn, hiver 2015, vient de paraître et est consacré aux «Entrepreneurs tarnais, des Solages à Pierre Fabre».

Parmi les douze chefs d’entreprises du Tarn, du XVIIIème siècle à aujourd’hui, figure notamment André Poux le fondateur de la société de cartes postales APA Poux, raconté par Robert Fabre, le directeur de la Revue du Tarn. Mais également des chefs d’entreprise célèbres : les plus anciens, de Solages, entrepreneurs en carmausin et en Albigeois, narrés par l’historien et romancier Gérard Gorgues ; le plus récent, Pierre Fabre et les laboratoires du même nom, raconté par plusieurs historiens et l’ancien député Jacques Limouzy.

Le Ségala est également à l’honneur avec Léo Trouilhet, de Moularès, inventeur du fer à repasser électrique et qui fut le fondateur de la société Calor. Son histoire est racontée par un voisin de Tanus, l’historien Max Assié. Pour écrire la saga de Léo Trouilhet, qui a laissé des souvenirs impérissables à Moularès et dans le nord du département, Max Assié a rencontré plusieurs personnes qui l’ont connu, qui l’ont approché et qui l’ont côtoyé au quotidien, notamment lorsqu’il prit sa retraite professionnelle à Moularès en 1959.

Sans oublier Jean-Pierre Anselle, propriétaire de l’ex maison de Léo Trouilhet et qui fut d’une aide précieuse, grâce notamment à l’apport de plusieurs documents.

La Revue du Tarn, Archives départementales à Albi.fsit.asso@gmail.com, fsit.tarn.fr

Abonnement 4 numéros : 40 € ; 14 € le numéro en vente en librairie.

Source : www.ladepeche.fr

De la poubelle à internet, ils ont révolutionné le monde


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Dans son livre, Hubert Delobette rend hommage au génie français.

Ils sont Français et bienfaiteurs de l’humanité. L’Héraultais Hubert Delobette nous raconte leur destin.

Quelles sont les grandes inventions qui ont vraiment changé le monde ?

Je me suis intéressé particulièrement à ceux dont les inventions ont eu une portée universelle. Au XIXe siècle, à l’époque où la France se métamorphosait, particulièrement sous le Second Empire, entre 1850 et 1870, il y a eu un vent d’inventions. Haussmann remodèle Paris, on commence à voyager, il y a un début d’ouverture d’esprit, et de prospérité économique et scientifique.

On se souvient tous des frères Lumière, Pierre et Marie Curie ou Pasteur, mais d’autres inventions qui nous paraissent aujourd’hui évidentes voient le jour. La poubelle, l’acier, la lessive, la conserve, le stéthoscope… Charles Cros, notre inventeur local, imagine le phonographe et la photographie couleur. Boucicaut met sur pied les grands magasins tels qu’on les connaît aujourd’hui. En 1859, Ferdinand Carré invente le premier frigidaire.

Le docteur Delabost, médecin chef d’une prison en Normandie, adapte le système de lance à eau froide destiné à calmer les prisonniers récalcitrants en système d’hygiène. Ainsi naît la douche il y a 150 ans. Il y avait à l’époque un esprit d’entreprise, comme on a pu le connaître plus tard avec le TGV ou Ariane.

Comme vous nous le rappelez, c’est un Français, Louis Pouzin, qui fut l’architecte d’internet…

Tout à fait. Louis Pouzin était un polytechnicien originaire de la Nièvre. Quand, en 1966, de Gaulle a lancé le “Plan Calcul ”, destiné à assurer l’indépendance française en matière d’informatique, Pouzin a été chargé de piloter le projet “Cyclades” qui visait à mettre en réseau les 20 ordinateurs des universités françaises. Grâce au datagramme, il a posé le premier jalon d’internet.

Malheureusement, en 1974, Giscard d’Estaing a réorienté la recherche au profit du minitel et le projet Cyclades a été abandonné. Peu de temps après, les Américains s’en sont emparés et ont développé l’idée. Pouzin sera malgré tout décoré et reconnu en Amérique pour sa contribution majeure à la création d’internet.

Mais c’est vrai qu’on peut déplorer les mauvais choix de la France. Mauvais choix qui ont aussi plombé François Gernelle, qui a commercialisé en 1973 le premier micro-ordinateur qu’il avait bricolé dans son garage, trois ans avant Steve Jobs. La France n’a pas cru dans le marché domestique de l’ordinateur.

« Le préfet Poubelle a inventé le tri sélectif avant l’heure »

Effectivement, beaucoup sont morts dans la misère et totalement oubliés….

Beaucoup ont été abandonnés par les pouvoirs publics, et ont connu une fin tragique, à l’image de Bernard Palissy qui a dû brûler ses meubles et son plancher pour percer les secrets de la céramique. Le cas le plus emblématique est celui de Nicolas Appert qui a révolutionné en 1810 les modes alimentaires en inventant la conserve.

Il a eu le tort de publier un livre “L’art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales”, qui a été immédiatement traduit dans le monde entier. Il est mort indigent, et a fini à la fosse commune !

Certains inventeurs, comme Robert Bureau, l’inventeur des ballons sondes, se voyaient surtout comme des bienfaiteurs et ne voyaient pas l’intérêt de déposer des brevets.

Notre région a-t-elle aussi donné des inventeurs à la France ?

Oui, il y a eu Charles Cros, originaire de Fabrezan dans l’Aude, Jean-Edouard Adam et le préfet Poubelle qui a terminé sa carrière et sa vie dans l’Aude comme conseiller général.

Jean-Edouard Adam a permis en 1801 de distiller l’alcool en une seule étape au lieu de plusieurs, avec le vin de la région qui était à l’époque si mauvais qu’on l’appelait « le vin de chaudière ». Son alambic avant-gardiste a fait faire un bond à plusieurs secteurs d’activité comme les cosmétiques, le chauffage, les solvants.

Il est pour quelque chose finalement dans la filière actuelle des biocarburants. Jusque dans les années 40, il a eu sa statue près de la place de la Canourgue à Montpellier. Une statue que les Allemands ont fondue pour en faire un canon. Quant au préfet Poubelle, c’est lui qui le premier a pensé à enfermer les ordures pour éviter les épidémies à Paris. Il a même inventé le tri sélectif avant l’heure ! Hélas, il n’a pas eu de chance. Aucun monument, aucune artère ne porte son nom. Habiter « rue poubelle » n’est pas enthousiasmant !

“Ces Français qui ont révolutionné le monde ” aux éditions Le Papillon Rouge, 19,90 €, 280 pages.

Propos recueillis par LAURE JOANIN

Source : www.midilibre.fr

Les inventions oubliées de Léonard de Vinci


Encore une exposition consacrée au génial Léonard de Vinci qui s’ouvre à la Pinacothèque de Paris ? Oui mais le 29 octobre le musée a choisi de s’intéresser à sa facette d’inventeur prolifique, à ce visionnaire aux mille projets… dont certains n’ont jamais vu le jour.

Après avoir étudié les Beaux-Arts, Léonard de Vinci a reçu une formation à l’atelier polytechnique de Verrochio où il apprît les mathématiques et l’architecture. Adepte de l’empirisme, le maître de la Renaissance estimait que « les choses de l’esprit qui ne sont pas passées par les sens sont vaines ». Le parcours de l’exposition met l’accent sur les secrets contenus dans les codex, ces recueils encyclopédiques dans lesquels le célèbre Florentin a consigné des milliers de schémas et de messages cryptés (dont certains, écrits de gauche à droite, ne peuvent être déchiffrés qu’à l’aide d’un miroir). Au détour des pages, on découvre des machines qui préfigurent l’hélicoptère, le sous-marin, la bicyclette, le bateau à aubes ou l’automobile. Si ces inventions sont passées à la postérité, d’autres, étonnantes et fantaisistes, en sont restées au stade de rêves de papier.

  • La plus ingénieuse : les écuries automatisées (1498)

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Léonard de Vinci avait imaginé des écuries automatisées qui pouvaient se passer de palefreniers.

A la demande du duc Ludovic Sforza qui souhaitait remédier à la crasse et à l’exiguïté des ses écuries, Léonard de Vinci plancha sur un projet de rénovation. Ce travail de titan évoque l’un des douze travaux d’Hercule: les écuries d’Augias. L’ingénieur florentin décida de créer un bâtiment formant trois arches dans lesquelles venaient s’encastrer les boxes des animaux. L’idée de l’architecte était d’automatiser l’ensemble de la structure afin qu’elle soit autogérée. Grâce à un système de poulies, le fourrage stocké au grenier se déverserait dans les mangeoires. Les abreuvoirs seraient quant à eux irrigués au moyen de pompes à eau drainant une rivière voisine. Enfin, le purin serait évacué par des plans inclinés conduisant à des canalisations.

  • La plus loufoque : les chaussures flottantes

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Au même titre que voler dans les airs, marcher sur l’eau était un rêve poursuivi par le génie de la Renaissance.

Les mouvements de l’eau exerçaient une véritable fascination chez Léonard de Vinci. On retrouve dans ses notes, de nombreuses considérations sur le mouvement des ondes: «  Observe le mouvement de l’eau à sa surface, comme il ressemble à celui d’une chevelure dont un mouvement du poids du cheveu et l’autre l’orientation des boucles ; ainsi, l’eau forme des tourbillons dus, en partie, à l’impulsion du courant principal et en partie aux mouvements incidents du retour » Il avait longuement étudié les travaux du savant grec Archimède avant de se lancer dans ce projet fantasque de chaussures flottantes. A l’image de Jésus marchant sur les eaux, chaque mortel pourrait dorénavant évoluer sur les flots à l’aide de plate-formes étanches placées sous les pieds et de bâtons pour maintenir l’équilibre. En-dehors de cette simple esquisse, rien ne permet de dire que son auteur ait testé le projet.

  • La plus écologique : le palais sur l’eau (1506)

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Léonard de Vinci entendait mettre à profit l’énergie hydraulique pour actionner divers mécanismes à l’intérieur du palais.

Le gouverneur de Milan, Charles II d’Amboise, désirait habiter dans un palais digne des plus beaux châteaux de conte de fées. Pour la conception de sa demeure, il fit appel à Léonard de Vinci, alors peintre à Milan. Ce dernier imagine un palace d’une superficie de 400 m² s’élevant au-dessus des eaux. Sur les plans, la bâtisse est composée de loggias et de portiques symétriques. Elle baigne dans un cours d’eau, la Fontelunga, « où l’on mettra du vin à rafraîchir », écrit l’architecte. Mais la véritable innovation de cet ensemble est le moulin à eau qui remplira diverse fonctions : ventilateur, horloge et boîte à musique. Léonard de Vinci imagine une mécanique complexe où les engrenages sont en mesure d’engrenger différentes dynamiques : des pales dont le mouvement « produit de l’air à toute saison », une clé permettant de faire jouer divers instruments de musiques et  une mécanique d’horlogerie. Sans doute trop coûteux, le projet resta lettre morte.

  • La plus mégalomane : une nouvelle capitale pour le royaume de France (1516)

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Léonard de Vinci souhaitait faire de la ville de Romorantin une cité idéale.

Impressionné par les prouesses de l’artiste italien, François Ier décide de s’attacher ses services en France. Il offre à Léonard de Vinci 1000 écus d’or par an et l’installe dans le château de Clos Lucé, près d’Amboise. C’est dans ce lieu que l’inventeur passera les trois dernières années de sa vie et qu’il concevra un projet d’une envergure sans précédent. François Ier veut faire de Romorantin, la ville de résidence de sa mère Louise de Savoie, la capitale du royaume de France. A l’image de Platon dans la République, de Vinci tente de définir les composantes de sa cité idéale. Sa ville comptera deux étages. Sur le niveau supérieur s’aligneront les riches villas le longs de larges rues pavées reservées à la promenade des gentilhommes. Le niveau inférieur sera reservé à la circulation des bêtes transportant des marchandises et au peuple. L’architecte veut même installer des maisons à colombages démontables et transportables sur des péniches pour accueillir les membres de la Cour en déplacement. Mais cette utopie fait long feu. En 1519, la mort de Léonard de Vinci vient couper court au chantier entrepris.

Auteur : Maïté Hellio

Source : culturebox.francetvinfo.fr

Génial Géo Trouvetou


Le célèbre inventeur et ami de Mickey rejoint enfin la collection des Grands héros Disney, avec Génial Géo Trouvetou, paru aux éditions Glénat, le 16 septembre 2015. Un nouveau recueil où l’on retrouve les habitants de Donaldville, mais surtout les inventions folles de cet inventeur unique…

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Donald Dingue est sur une branche d’arbre avec des jumelles, il s’adresse directement aux lecteurs, et explique ces faits, car c’est une personne curieuse et que le génial Géo Trouvetou est sur le point de tester l’une de ses nouvelles inventions… Géo n’a rien dit sur cette dernière invention, l’entourant ainsi de secret, cela a bien évidemment piqué la curiosité du professeur Donald Dingue. Il découvre alors que Géo a inventé une machine qui lit la mémoire, en la rediffusant sur un écran… Une invention géniale, où Géo s’est surpassé ! Il découvre ainsi l’enfance de l’inventeur, avec ses premiers pas pour confectionner un drôle de réveil. Malheureusement pour le curieux, une abeille vient l’embêter, et le fait tomber de sa branche. Géo Trouvetou surprend alors le professeur et l’invite à découvrir son nouveau lecteur de mémoire…

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C’est plus de seize histoires qui sont proposées dans ce recueil, où les lecteurs redécouvrent avec plaisir le célèbre et génial inventeur Géo Trouvetou. Un inventeur un peu fou mais très prolifique, qui passe son temps à concevoir des choses incroyables, plus ou moins utiles. Sa plus belle réussite est certainement Filament, son ami et compagnon qui le suit partout, cette petite tête d’ampoule adorable. On retrouve également dans cette bande dessinée, les Rapetou, qui profitent des inventions de l’inventeur, Donald, Picsou, Riri, Fifi, Loulou, Daisy… Tant de personnages qui profite eux aussi des inventions de Géo Trouvetou, ou en font les frais, pour le plus grand plaisir des lecteurs. De 1964 à 2009, les histoires plus ou moins longues s’enchainent agréablement pour y retrouver toute la curiosité de ces inventions incroyables, défaillantes et brillantes, de ce génie unique !

Génial Géo Trouvetou est un recueil, une bande dessinée qui regroupe plusieurs histoires où cet inventeur génial est au centre de l’intrigue, lui et ses inventions farfelues, incroyables, improbables, pour des aventures toujours surprenantes et exceptionnelles.

Auteur : Céline Durindel

Source : www.francenetinfos.com

Expo « Invention/Design » au Musée des Arts et Métiers


Le Musée des arts et métiers présente, jusqu’au 6 mars 2016, une exposition temporaire inédite sur les liens entre design et inventions, à travers une sélection de 100 objets issus des collections du musée et de pièces contemporaines provenant de grandes institutions publiques ou de collections privées. Les collections de ce musée offrent un panorama sur l’histoire de l’invention et de l’innovation.

Organisée autour de 4 notions communes au travail des inventeurs et designers (L’ESSENTIEL, L’AUDACE, LE CONTEXTE, LA CURIOSITÉ), l’exposition tend à montrer que le design n’est pas la mise en forme d’une esthétique mais bien d’une intelligence intégrant les contraintes de productions, les progrès techniques, les goûts des consommateurs.

Des vidéos, interviews, documents d’archives et autres dispositifs interactifs complètent l’exposition.Simples vélos, ampoules, sceaux à glace, manomètres, lampes d’Issey Miyake ou plus impressionnants pont levant piétonnier, drone marin capable de dépolluer les océans, programme informatique générant du papier peint et autre machine-outil à commande numérique, tous montrent de quelle manière les designers prennent part au processus de conception.

Une présentation ludique, interactive et accessible à tous plonge le visiteur dans le travail quotidien des designers et l’invite à comprendre l’origine des objets qui l’entourent.

Des conférences et débats sont également proposés (Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. Inscrivez-vous sur la liste de diffusion pour recevoir les programmes et être informé dès l’ouverture des inscriptions.)

* Des tops aux flops, qu’est-ce qu’un produit culte ?
jeudi 10 septembre 2015, 18h30-20h00

* Design universel : défi ou utopie ?
jeudi 29 octobre 2015, 18h30-20h00

* Ingénieur et designer, un mariage forcé ?
jeudi 19 novembre 2015, 18h30-20h00

* Le design, objet de science
jeudi 3 décembre 2015, 18h30-20h00

* Tous designers, tous makers ?
jeudi 14 janvier 2016, 18h30-20h00

* Design thinking vs design doing ?
jeudi 11 février 2016, 18h30-20h00

Infos pratiques :

Musée des arts et métiers : 60 rue Réaumur Paris 3ème

Accès en Métro : lignes 3 et 11 (station Arts-et-Métiers) ou ligne 4 (station Réaumur-Sébastopol)

Accès en Bus : lignes 20, 38, 39 ou 47

Horaires :

Mardi au mercredi : 10h00 – 18h00
Jeudi : 10h00 – 21h30
Vendredi au dimanche : 10h00 – 18h00
Fermeture les lundis et le 25 décembre.

L’exposition se tient dans la salle d’exposition temporaire (accessible depuis l’entrée du musée)

Plein tarif : 6 € / Tarif réduit : 4 € (demandeurs d’emplois, étudiants, enseignants, moins de 18 ans)

Chaque jour d’ouverture (sauf jours fériés), visite guidée à 15h30 sur simple présentation du billet d’accès (durée 45 mn)

Auteur : JMD