Des chercheurs russes créent une matière qui rend le monde invisible


Nous pourrions bientôt devenir invisibles grâce à une matière «magique» inventée par des chercheurs russes. Outre cela, cette substance hors du commun rendrait transparent tout ce qui nous entoure, y compris les voitures et bâtiments.

Des scientifiques russes de l’institut de recherche Tekhnomash, faisant partie du groupe public Rostec, ont élaboré des matières uniques rendant totalement ou partiellement invisibles des objets grâce à leurs qualités surprenantes, lit-on dans le communiqué du holding Roselectronica appartenant, lui-aussi, à Rostec.

Ces matières à commande électrique, d’après les chercheurs, sont capables de « camoufler » des objets dans leur champ visuel. Elles ont le pouvoir d’imiter des couleurs, de les intensifier ainsi que de créer des représentations graphiques compliquées, y compris des feuilles qui bougent quand il y a du vent.

Cette invention a été possible grâce à des chocs électriques. En effet, ces matières ressemblent à des écrans de camouflage permettant de dissimuler entièrement un objet.

La technologie a été saluée par le holding Roselectronica.

« Les matières de synthèse ont d’énormes perspectives pour contrecarrer des armes de précision », a déclaré Igor Klotchko, le directeur général de l’entreprise.

M. Klotchko a ajouté que cette technologie serait efficace grâce à son camouflage visuel et non pas grâce à un camouflage thermique ou électromagnétique.

Il est à noter que des constructeurs et ingénieurs du monde entier tentent depuis longtemps de créer une « cape d’invisibilité » universelle pour des objets militaires. Pourtant, ceux qui ont réussi à le faire sont peu nombreux.

En 2012, des scientifiques de l’Université du Texas sont parvenus à créer « une cape d’invisibilité » composée de fibres de carbone. Le vêtement crée l’illusion que l’objet, sur lequel il est mis, est en train de disparaître.

Source : fr.sputniknews.com

« Malscience », la fraude scientifique décryptée


CRITIQUE DE LIVRE. Le chiffre est marquant : 2 % des chercheurs falsifient ou inventent leurs résultats. Cet ouvrage s’interroge avec franchise sur les sources d’une telle fraude.

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• « Malscience. De la fraude dans les labos », de Nicolas Chevassus-au-Louis, Seuil, 201 p., 18 €

Embellissement des données, plagiat, invention pure et simple, forgerie, fraude, affabulation… on peut distinguer une espèce d’échelle de Richter dans la gravité des fraudes réalisées par des scientifiques, hier et aujourd’hui, depuis le plus simple doctorant jusqu’au professeur ou directeur de recherche nobélisable, en France comme partout ailleurs, dans toutes les disciplines, avec une prépondérance cependant pour la biologie et la médecine.

2 % des chercheurs reconnaissent avoir inventé ou falsifié

On se souvient de la biologiste japonaise et de ses cellules-souches falsifiées en 2014, du vétérinaire sud-coréen Hwang Woo-suk et de son clonage thérapeutique également falsifié en 2004, ou encore du psychologue néerlandais Diederick Stapel en 2011 qui fabriquait ses données sur les stéréotypes sociaux.

Une enquête a révélé que 2 % des scientifiques reconnaissaient avoir inventé ou falsifié des données. Ce n’est pas énorme en soi, mais cela traduit un malaise sinon une évolution regrettable des hommes et des femmes qui considèrent la recherche comme une passion voire un sacerdoce, un monde gratuit voué aux plaisirs de l’intellect, où on est indifférent aux hiérarchies sociales et accorde un rôle secondaire à l’argent. Une image d’Épinal peut-être.

« Publish or Perish »

Aujourd’hui, dans un fort contexte de compétition, pour les budgets et les postes, la devise « publish or perish » pollue les esprits et les remèdes, comme l’installation de comités à l’intégrité scientifique, semblent encore insuffisants. Le rôle des revues scientifiques et de leur comité de lecture est certainement à reconsidérer.

Cet ouvrage intéressant, dense, écrit avec humour et fermeté (des relecteurs du manuscrit ont reproché à l’auteur de trop noircir le tableau, mais ce dernier a tenu bon), est à lire tout en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un travail de justicier. Mais de celui d’un journaliste, biologiste et historien qui, « malgré tout » persiste à aimer la science.

Auteur : Denis Sergent – Source : www.la-croix.com

Ces lunettes intelligentes sont capables de faire la mise au point sur ce que vous regardez


Carlos Mastrangelo occupe actuellement le poste de professeur de génie électrique et d’informatique à l’Université de l’Utah. Lorsqu’il a eu une cinquantaine d’années, il a commencé à souffrir d’un problème de vision assez courant chez les gens de son âge : la presbytie. Contrairement à la plupart de ses semblables, il a cependant décidé de ne pas le subir.

La presbytie n’est pas réellement une maladie. En réalité, ce trouble de la vision est provoqué par le vieillissement du cristallin.

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Ces lunettes pourraient améliorer la vie de pas mal de gens.

Ce dernier a en effet la fâcheuse tendance à se durcir et à se scléroser au fil du temps. Il empêche donc l’œil de faire la mise au point.

La presbytie, un trouble qui touche beaucoup de gens

La presbytie commence généralement à apparaître à partir des 40 ans et elle évolue ensuite pour atteindre son apogée autour des 60 ans. Il existe plusieurs traitements. Le plus courant consiste à utiliser des verres correcteurs, mais il existe aussi des interventions chirurgicales pour corriger définitivement le problème.

Comme des millions d’autres personnes à travers le monde, Carlos Mastrangelo a opté pour la solution la plus simple : les verres correcteurs.

Toutefois, cette dernière ne lui a pas apporté entière satisfaction. En réalité, elles lui posaient même souvent problème lorsqu’il conduisait. Notre ami n’avait en effet pas besoin de lunettes pour regarder la route, mais, sans elles, il ne pouvait pas voir l’écran du GPS.

Il s’est donc retroussé les manches et il a commencé à travailler sur une nouvelle paire de lunettes assez particulière.

Des lunettes intelligentes pour corriger la presbytie

Ces fameuses lunettes n’intègrent effectivement pas de verre, mais des lentilles liquides capables de se focaliser sur le point observé par leur porteur. Comment ? En réalité, c’est assez simple. L’appareil utilise la lumière infrarouge pour calculer la distance entre ses verres et les objets. Il lui suffit ensuite d’activer des pistons dissimulés dans sa monture pour remodeler la courbure des lentilles et les adapter au sujet observé.

D’après Carlos, ces fameuses lunettes n’auraient besoin que de 14 millisecondes pour faire la mise au point. Seul bémol, pour fonctionner, elles ont besoin d’une source d’énergie et donc d’une batterie. Le prototype développé offre pour le moment une autonomie limitée à 24 heures.

L’inventeur a présenté ces fameuses lunettes durant le dernier CES, mais il vient de publier une nouvelle étude plus complète parue dans la revue Optics Express, une étude qui détaille le fonctionnement de l’appareil.

En attendant, il a bon espoir de pouvoir lancer une version commercialisable de ses lunettes dans les années à venir. Il s’est d’ailleurs fixé comme objectif de les proposer à un prix inférieur à 1 000 $.

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Auteur : Fred – Source : www.fredzone.org

Voici le matériau le plus solide du monde


Le MIT a mis au point un matériau ultra résistant capable de supporter des pressions extrêmes, le tout pour une densité extrêmement faible. Fait intéressant, sa résistance vient autant de sa forme que de sa nature.

Pour mettre au point leur invention, les ingénieurs de l’institut ont commencé par se procurer des morceaux de graphène. Extrait pour la première fois en 2004, il se trouve à l’état naturel dans le graphite et il fascine les chercheurs depuis plusieurs années maintenant.

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Ce drôle de machin rose servira peut-être à construire votre future habitation martienne.

Cette popularité, il la doit essentiellement à sa structure et à ses propriétés.

Le MIT a développé un matériau léger et ultra résistant

Elles font en effet de lui le conducteur idéal et de nombreux chercheurs pensent qu’il pourrait révolutionner à terme la manière dont nous stockons notre énergie. Mieux, Michio Kaku, un physicien et un futurologue américain, estime que ce matériau pourrait nous aider à construire un ascenseur spatial capable de se substituer aux navettes spatiales.

Mais ce n’est pas tout, car le graphène possède aussi une résistance à la rupture deux cents fois plus importante que celle de l’acier tout en étant six fois plus léger.

Le MIT s’intéresse beaucoup à son cas et c’est précisément ce que prouve cette nouvelle expérience.

Pour la réaliser, les chercheurs en charge de l’étude ont donc commencé par se procurer plusieurs morceaux de graphène et ils les ont broyés afin d’obtenir une pâte épaisse. Ils l’ont ensuite chargée dans une de leurs imprimantes 3D pour imprimer une pièce constituée de plusieurs formes géométriques ressemblant à des alvéoles.

Il pourrait être utilisé pour concevoir les futures habitations martiennes

Afin de tester la pièce, ils l’ont tout simplement chargé dans leur presse hydraulique. Les premiers essais n’ont pas été franchement concluants et les scientifiques ont donc du procéder à plusieurs ajustements au niveau de sa structure, en travaillant notamment sur l’épaisseur et l’agencement des alvéoles. Là, ils ont fait une étrange découverte.

Ils ont effectivement réalisé que plus les parois des alvéoles de la pièce étaient fines et plus cette dernière était capable de résister à une forte pression. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette finesse lui permet de s’écraser progressivement sans rompre.

La fable du Chêne et du Roseau remise au goût du jour, en somme.

D’après les chercheurs du MIT, ce fameux matériau pourrait trouver de nombreuses applications dans les années à venir. A terme, il pourrait en effet être utilisé pour construire des bâtiments ou des ponts alliant résistance et légèreté, ou même pour construire des habitations pour les futures colonies spatiales de l’humanité.

Auteur : Frédéric Pereira – Source : www.fredzone.org

« Jia Jia », le robot féminin qui «préfère rester célibataire»


C’est impressionnant voire effrayant. «Jia Jia» peut tenir une conversation simple et effectuer de surprenantes mimiques féminines. Et son créateur en est persuadé : ces cyborgs humanoïdes sont annonciateurs d’une Chine peuplée de robots au service de l’homme…

Dotée de longs cheveux noirs et vêtue d’une robe traditionnelle chinoise, Jia Jia ressemble à s’y méprendre à un humain. Considérée comme le premier androïde chinois, elle avait été dévoilée l’an passé par des ingénieurs de l’Université des sciences et technologies de Chine.

Le chef de cette équipe de chercheurs, Chen Xiaoping, s’affichait lundi comme un père comblé lors de la présentation du prototype durant une conférence de la banque suisse UBS organisée dans le quartier financier de Shanghai.

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D’ici une décennie, selon lui, les robots dotés d’une intelligence artificielle comme Jia Jia pourront réaliser des tâches subalternes dans les restaurants, les maisons de retraite ou encore les hôpitaux chinois.

Elle «préférer rester célibataire»

Mais le charme de «Jia Jia» a ses limites et certaines questions la laissent encore sans voix. Elle donne par contre sans erreur la météo du jour, et bavarde avec aisance avec son interlocuteur, dont elle peut identifier le sexe, masculin ou féminin.

«Vous êtes un homme charmant», complimente-t-elle un visiteur. Interrogée pour savoir si elle a un copain, elle dit cependant «préférer rester célibataire».

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Jia Jia n’en est pas encore « très » intelligente mais son inventeur entrevoit un bel avenir pour ses congénères.

Selon lui, avec le développement économique, beaucoup de jeunes Chinois déconsidèrent les emplois de serveurs, et le vieillissement de la population nécessite dans les hôpitaux et les maisons de retraite davantage de mains — même si elles ne sont pas humaines.

Il désamorce également les craintes d’un monde dominé par des robots ultra-intelligents, qui ne nous voudraient pas que du bien. «Du moment que tout ceci est réalisé progressivement et sous contrôle, je ne pense pas qu’il ait une grande influence sur la société. Cela ne sera pas nuisible à l’espèce humaine», assure-t-il.

On attend tout de même de voir la suite…

Source : www.pureactu.com

Décès d’Heimlich, l’inventeur de la technique de secourisme éponyme


La manœuvre de Heimlich a permis de sauver de nombreuses vies en enlevant un corps étranger des voies aériennes par une série de pressions abdominales.

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Henry Heimlich, médecin américain spécialisé dans la chirurgie thoracique qui s’est fait connaître en mettant au point en 1974, une méthode permettant de sauver des personnes victimes d’étouffement, s’est éteint samedi à Cincinnati à l’âge de 96 ans.

« Clin d’œil du destin, le docteur Heimlich avait donc lui-même pratiqué cette manœuvre en mai dernier pour sauver la vie d’une pensionnaire de sa maison de retraite, âgée de 87 ans ».

Ces dernières décennies, le docteur prônait l’utilisation du paludisme pour guérir les personnes atteintes du virus du VIH. « Cependant le travail a stagné », expliquait-il dans les colonnes du Boston Globe lors de la sortie de son autobiographie, en 2014.

Auteur : Mireille Pelletier

Source : 9societe.com

« L’innovation, ce n’est pas l’invention ! »


Comment un chercheur devient-il un entrepreneur ? Rencontre avec Guy Stremsdoerfer, fondateur de Jet Metal, l’une des plus performantes jeunes pousses technologiques françaises.

De la recherche universitaire à la création d’une start-up, le chemin de la réussite et de l’innovation est jalonné de préjugés et d’échecs. À l’occasion d’un colloque sur l’innovation, aux Entretiens Jacques-Cartier qui se sont tenus à Lyon en novembre dernier, Guy Stremsdoerfer, chercheur, inventeur et entrepreneur, livre un témoignage édifiant sur la genèse de son entreprise, Jet Metal Technologies.

« Avant d’être un succès, Jet Metal a été un échec, mais comme le disait Socrate, la chute n’est pas un échec. L’échec, c’est de rester là où on est tombé ». Docteur-ingénieur en chimie analytique, Guy Stremsdoerfer travaille comme professeur et chercheur à l’École Centrale de Lyon, une prestigieuse université française. Dans les années 90, il développe une technologie innovante de métallisation des matériaux : la pulvérisation dynamique. « Mon idée était nouvelle, mais pas révolutionnaire, explique-t-il, comme universitaire, je creusais mon sillon, je déposais des brevets et me faisais évaluer par mes pairs. J’évoluais dans un microcosme confortable, mais qui s’avérait étroit et de plus, pas très rémunérateur… » Au lieu de se contenter de publier ses travaux dans des revues universitaires, il décide donc de s’adresser à des magazines industriels. « Je reçois alors de nombreuses questions de professionnels qui me demandent de répondre à des besoins précis, pour toutes sortes de produits. La chance, c’est de créer des occasions d’affaires, dit-on. En me faisant sortir de mon microcosme et en m’obligeant à travailler dans des temps qui n’avaient plus rien à voir avec celui de la recherche universitaire, ces nouvelles sollicitations ont entraîné pour moi des possibilités d’innovation. » Il commence à trouver des solutions techniques, « relativement simples ». Mais il se heurte aux préjugés de son milieu de chercheurs. « Il faut comprendre qu’en France, dans le milieu universitaire de l’époque, l’innovation était politiquement incorrecte! Ce n’est heureusement plus le cas. Mais mes organismes de tutelle refusent de prendre un brevet sur mon invention. En 1997, je le fais donc sur mes propres ressources. On me dit ensuite qu’il est important de transférer cette technologie au monde industriel. Pendant dix ans, j’essaye, mais cela ne marche pas. Je n’avais pas compris que l’invention, ce n’est pas l’innovation. Pour passer de l’un à l’autre, il faut penser différemment. Or, je raisonnais comme un chercheur, pas comme un entrepreneur. J’étais dans un labo hyperperformant et je cherchais le truc que personne n’a trouvé, mais… qui n’intéresse justement personne ! »

Guy Stremsdoerfer finit par réaliser que les entreprises n’ont pas besoin de développer une technologie, mais qu’elles veulent l’utiliser, tout simplement! « On me demandait une faisabilité industrielle pour métalliser, par exemple, un flacon de parfum, pas un procédé de métallisation », dit-il. Le chercheur comprend qu’il doit apprendre de cet échec et passer à une autre étape.

La suite logique est donc la création d’une start-up industrielle. En 2007, Jet Metal Technologie est lancé, avec environ 60 000 € et deux étudiants. Un an plus tard, première validation industrielle du procédé dans le domaine de la décoration et première recherche de financement pour le développement de l’entreprise. La start-up est sur ses rails. Son modèle d’affaires? « Celui de Nescafé, dit-il, on vend des unités de production, – c’est l’équivalent de la cafetière, pas trop cher –, mais surtout on vend les consommables, les capsules, et c’est ça qui rapporte. Sur une unité, on met environ 70 millions de pièces et cela marche 24 h par jour. » Cinq ans et quelques collectes de fonds plus tard, la start-up passe de 4 à 30 employés, d’un petit labo d’université à Lyon de 40 m2 à 300 m2 de labos et 2 500 m2 de locaux. Jet Metal exploite aujourd’hui une vingtaine de lignes de production sur trois continents, de la France à la Pologne, de Shanghai à Sao Paulo, et son chiffre d’affaires s’élève à environ 6 millions d’euros.

Mais l’entreprise continue à entretenir une culture de l’innovation. « On ne pouvait pas garder le modèle d’affaires « à la Nescafé » sans évoluer, explique le professeur. Il faut continuer à créer de nouveaux procédés pour de nouveaux produits, que ce soit dans le secteur automobile, aéronautique, électronique, médical ou textile. Et donc continuer à répondre aux questions d’industriels comme : « Est-ce qu’on pourrait imaginer des couvertures de survie avec un revêtement antibactérien, pour limiter la propagation d’Ebola ? » On ne sait pas faire, à priori, mais on va chercher et trouver… » Jet Metal est aujourd’hui classée parmi les 50 meilleures start-ups technologiques en France.

Auteur : Laurence Pivot

Source : www.revuegestion.ca