PatentDeveloper – Potentialise votre invention !


Ingénierie technique et commerciale (cession & exploitation)

Alors qu’on constate que sur 10 inventions réussies, 9 n’étaient pas brevetées, et que seul 1 pour 1000 brevets débouche sur un succès exceptionnel, les Français déposent tout de même 15 000 brevets chaque année, avec l’espoir de déclencher l’innovation porteuse de réussite !

Oui, mais la grande créativité des Français peine à trouver le succès parce le titulaire de l’invention (grand groupe, entreprise, indépendant) n’a pas le temps, l’expérience ou les compétences ou les moyens pour développer l’invention techniquement et commercialement.

En d’autres termes, la plupart des inventions sont en souffrance ou même arrêtées sur le chemin de la cession ou de l’exploitation en propre, parce que l’énergie dépensée sur le projet est insuffisante ou inadaptée.

Ingénieur-conseil énergique au cœur de l’innovation, PatentDeveloper veut être votre partenaire de A à Z, le guichet unique, depuis l’idée jusqu’à la cession ou l’exploitation. C’est pourquoi, nous vous proposons une offre de service très complète (*) qui s’adapte au degré de service qui vous convient, suivant vos objectifs et vos moyens.

Depuis bientôt 20 ans, nous réalisons l’ingénierie de projets et d’offres commerciales complexes et pluridisciplinaires. Notre approche originale résulte d’une transposition de nos compétences au domaine de l’invention pour piloter et développer les projets d’innovation.

Notre offre de service se décline selon 3 axes :

  • Technique
  • Commercial – Cession des droits industriels
  • Commercial – Exploitation de l’invention – Innovation

PRESTATIONS TECHNIQUES

Vous trouverez ci-dessous en détail les prestations techniques que nous proposons (*) :

  • Formaliser l’invention d’un point de vue technique par la rédaction d’une spécification fonctionnelle et technique générale (env. 3 pages de texte et croquis), permettant par exemple, un dépôt d’enveloppe Soleau.
  • Réaliser le dépôt d’enveloppe Soleau.
  • Formaliser l’invention pour le dépôt de brevet INPI (*).
  • Réaliser le dépôt de brevet pour votre compte (*).
  • Rédaction des spécifications fonctionnelles et techniques permettant la réalisation d’un prototype. Production des plans. (*)
  • Assister l’inventeur aux consultations pour la réalisation du prototype :
  • définir l’allotissement et les modalités d’intégration ;
  • pour chaque consultation :
  • recherche et proposition d’entreprises susceptible de répondre (objectif : 3 par consultation)
  • définir les modalités de la consultation ;
  • définir les critères de choix ;
  • analyser les offres et proposer un lauréat ;
  • assister à la négociation technique et financière ;
  • régulariser les pièces du Contrat après négociation.
  • Suivre la réalisation du prototype :
    • réunion d’avancement régulières avec les titulaires de Contrat ;
    • définition et réalisation contrôles en usine ;
    • définition et réalisation contrôles de l’intégration (à l’usine ou sur un site choisi) ;
    • définition et réalisation des essais d’ensemble ;
    • qualification de l’aptitude à la mise en service.
  • Assister l’inventeur à la mise en service pour expérimentation :
    • organisation de la mise en service (logistique, invitations, etc.) ;
    • contrôle des autorisations de tout type (accès, autorités, etc.)
  • Suivi de l’expérimentation :
    • définition de l’expérimentation (ressources, durée) ;
    • contrôle de l’exploitabilité des données acquises ;
    • réunions avec les intervenants de l’expérimentation (un ou plusieurs titulaires de Contrat) ;
    • établissement d’un rapport d’expérimentation incluant des recommandations pour l’amélioration de l’invention.
  • Assister l’inventeur au transfert de compétences :
    • définition, avec l’acheteur ou le licencié, de la population cible (exploitant, mainteneur, administrateur) et des besoins de formation ;
    • spécification des formations à réaliser par l’inventeur ;
    • planification et organisation des formations.
  • Rédiger un cahier des charges fonctionnel et technique pour une mini-série (exploitant le retour d’expérience issu de l’expérimentation, le cas échéant).
  • Assister l’inventeur pour les consultations… sur le même principe que pour le prototype ;

PRESTATIONS COMMERCIALES – CESSION DES DROITS INDUSTRIELS

Vous trouverez ci-dessous en détail les prestations commerciales que nous proposons en vue d’une cession des droits industriels (*) :

  • Inventaire des droits industriels et leur statut de protection (brevet, enveloppe soleau, durées, zones, applicabilité, etc.) ;
  • Description commerciale de l’invention en vue d’attirer les acheteurs de tout ou partie des droits industriels (plaquettes, powerpoints, vidéo (*), etc.) ;
  • Description et estimation de l’offre d’ingénierie d’étude, d’expérimentation et transfert de compétences d’un prototype à destination d’un acheteur ou licencié ;
  • Recherche d’investisseurs potentiellement intéressés par une licence d’exploitation ou l’acquisition de l’invention, et mise en relation ;
  • Estimation de la valeur de mise en vente de tout ou partie des droits (*) ;
  • Assistance à la négociation avec les acheteurs potentiels.

PRESTATIONS COMMERCIALES – EXPLOITATION DE L’INVENTION – INNOVATION

Vous trouverez ci-dessous en détail les prestations commerciales que nous proposons en vue de l’exploitation de l’invention, en vue d’innover (*) :

  • Réaliser une étude de marché sommaire pour première valorisation de l’invention ;
  • Réaliser une étude de marché complète pour cerner la cible commerciale (*) ;
  • Assister l’inventeur à la définition du projet d’exploitation / rédaction du business model ;
  • Assister l’inventeur à l’organisation de la structure opérationnelle d’exploitation :
    • organigramme ;
    • profils types ;
    • quantités de profils ;
    • relation entre les entités ;
  • Assistance au recrutement (*).
  • Assister l’inventeur à la rédaction d’un business plan démontrant la rentabilité du business model à moyen terme.
  • Assister l’inventeur à monter son entreprise (*).
  • Direction opérationnelle du projet d’exploitation pendant sa phase de lancement (1 à 3 ans).
  • Recherche d’investisseurs pour subvention, prêt, ou prise de participation :
    • préparation des dossiers ;
    • recommandation d’assistance (juridique, financière, etc.) ;
    • assistance à la négociation tous azimuts.
  • Assistance au « pitch » (présentation du projet devant des boards institutionnels ou privés) :
    • Construction de l’argumentaire ;
    • Préparation de la présentation spécifique ;
    • Entraînement à la présentation en live ;
    • Accompagnement lors des pitches.

Nous travaillons en Français et en Anglais. We work in French and in English.

En outre, nous recherchons des partenaires susceptibles de relayer notre offre auprès d’inventeurs et d’entreprises de toute taille.

(*) certaines prestations sont effectuées par des cabinets partenaires spécialisés dont nous assurons la coordination (domaines : PI, financier, RH, DAO, vidéo, expertise spécifique).

Contactez-nous pour un devis personnalisé ou un partenariat :

PatentDeveloper

E-mail : patentdeveloper.contact@gmail.com

Tél. : +33 7 68 39 71 00

Site Web : patentdeveloper.wordpress.com

Emmanuel Gimbaud, inventeur de jeux


emmanuel_gimbaud_2017

Emmanuel Gimbaud, créateur de jeux.

Lors de la fête du jeu de Ramonville, nous avons rencontré Emmanuel Guimbaud, qui crée des jeux de société et met en place des actions pour permettre aux nombreux créateurs «solitaires» de se faire connaître et de se réunir. Échanges.

Vous inventez des jeux pendant vos loisirs ?

Oui, dans le cadre de mes loisirs, je suis auteur de jeux dans la famille de ceux que l’on appelle jeux de plateau même si le plateau n’est pas toujours présent. Je les invente, je les conçois, je réalise le prototype et je suis présent avec mes jeux lors de soirées, nombreuses, autour du jeu ; festivals, associations, rencontres, fête du jeu, bar à jeux…

Vous créez depuis longtemps ?

J’ai toujours été un joueur de jeux traditionnels. Il y a deux ans j’ai découvert les jeux de stratégie et j’ai eu envie d’en créer un. C’est comme cela que «Hack data» est né ; un jeu autour de la collecte de données : constituer son data center et évoluer sur un plateau. Un univers qui n’existe pas encore dans le jeu. Je crée pour le plaisir, je ne cherche pas à être édité. Tous mes jeux sont fabrication système D . Mes connaissances en informatique m’aident pour le graphisme et le rendu final qui doit être irréprochable.

D’autres jeux ?

Trois autres dont un encore en test ; «Royaume» de la stratégie pure, «Immersion» vous partez à la recherche d’un trésor et ««Craie Taie Maux» un jeu de vocabulaire pratiquement finalisé.

Et pour se faire connaître ?

Je fais partie du MALT (Mouvement Auteur Ludique Toulouse). Beaucoup de créateurs de jeux sont parfois isolés. L’idée est de réunir ce petit monde pour échanger, proposer des prototypes, utiliser l’expérience des anciens et de ceux qui sont édités et tester les jeux en situation réelle. J’ai rejoint ce mouvement et j’ai aussi participé au festival du jeu de Toulouse L’Alchimie qui réunit plus de 18 000 visiteurs.

Vous venez de mettre en ligne un site (www.voirmonjeu.fr) quelle est sa finalité ?

La possibilité pour les créateurs de jeux de mettre en ligne leur prototype. De les présenter aux associations, aux joueurs et à terme aux éditeurs qui pourraient venir y faire leur marché. On s’y inscrit, on dépose son prototype ; je leur offre un espace pour valoriser leur création. Le support numérique existe, il faut l’utiliser pour permettre à toutes et à tous de pouvoir y déposer les jeux. J’ai autant de plaisir à créer des jeux qu’à pouvoir aider les autres à se faire connaître.

Recueilli par Pi. D. – Source : www.ladepeche.fr

« Jia Jia », le robot féminin qui «préfère rester célibataire»


C’est impressionnant voire effrayant. «Jia Jia» peut tenir une conversation simple et effectuer de surprenantes mimiques féminines. Et son créateur en est persuadé : ces cyborgs humanoïdes sont annonciateurs d’une Chine peuplée de robots au service de l’homme…

Dotée de longs cheveux noirs et vêtue d’une robe traditionnelle chinoise, Jia Jia ressemble à s’y méprendre à un humain. Considérée comme le premier androïde chinois, elle avait été dévoilée l’an passé par des ingénieurs de l’Université des sciences et technologies de Chine.

Le chef de cette équipe de chercheurs, Chen Xiaoping, s’affichait lundi comme un père comblé lors de la présentation du prototype durant une conférence de la banque suisse UBS organisée dans le quartier financier de Shanghai.

jia_jia_2017

D’ici une décennie, selon lui, les robots dotés d’une intelligence artificielle comme Jia Jia pourront réaliser des tâches subalternes dans les restaurants, les maisons de retraite ou encore les hôpitaux chinois.

Elle «préférer rester célibataire»

Mais le charme de «Jia Jia» a ses limites et certaines questions la laissent encore sans voix. Elle donne par contre sans erreur la météo du jour, et bavarde avec aisance avec son interlocuteur, dont elle peut identifier le sexe, masculin ou féminin.

«Vous êtes un homme charmant», complimente-t-elle un visiteur. Interrogée pour savoir si elle a un copain, elle dit cependant «préférer rester célibataire».

jia_jia_2017_2

Jia Jia n’en est pas encore « très » intelligente mais son inventeur entrevoit un bel avenir pour ses congénères.

Selon lui, avec le développement économique, beaucoup de jeunes Chinois déconsidèrent les emplois de serveurs, et le vieillissement de la population nécessite dans les hôpitaux et les maisons de retraite davantage de mains — même si elles ne sont pas humaines.

Il désamorce également les craintes d’un monde dominé par des robots ultra-intelligents, qui ne nous voudraient pas que du bien. «Du moment que tout ceci est réalisé progressivement et sous contrôle, je ne pense pas qu’il ait une grande influence sur la société. Cela ne sera pas nuisible à l’espèce humaine», assure-t-il.

On attend tout de même de voir la suite…

Source : www.pureactu.com

Le système Tablomur : des tables et bancs relevables sur les murs.


Le système Tablomur, invention française et inventé par Monsieur Bernard TAFFALOT.

Ensemble composé d’une table plus bancs relevables, sur mur, indépendamment les uns des autres d’où optimisation de l’espace des surfaces restreintes tels les balcons, les studios et bien d’autres espaces exigus. Barre de rappel entraînant le pliage et dépliage des pieds sans intervention manuelle avec système automatique de blocage des pieds lorsque l’ensemble est en position horizontale.

Cette invention a été présenté au concours LEPINE PARIS 2015 et a obtenu une médaille d’argent.

Suite a cela nous avons fait produire une pré-série de 120 pièces compose de 45 tables, 4/5 places avec bois sapin traité classe 3.

chalet_tablomur_2017

chalet_tablomur_2017_2

55 systèmes mécaniques brevetés (hors bois), le client peut mettre le bois qu’il désire, je lui fournit un plan de la table et des bancs avec cotation.

20 ensembles 6/7 places avec bois traité classe 3

tablomur_2017

tablomur_2017_2

A ce jour, seulement une dizaine de tables a été vendues.

Je recherche une société intéressée par ce produit, avec une force de vente, je désire également vendre mon brevet (petit prix).

Je suis retraité et je porte ce projet depuis fin 2013, j’ai d’autre idées pour l’évolution de ce produit, mais financièrement, je suis au bout.

Si dans votre entourage, vous connaissez des entrepreneurs capables de reprendre ce produit, je suis ouvert à toutes propositions.

Merci d’avance !

Monsieur Bernard TAFFALOT, gérant Tablomur
23, rue du change
41100 Vendôme
France

Téléphone : +33 (0) 254 727 842
Portable : +33 (0) 678 780 925

Site Web : www.tablomur.com
E-mail : bernard.taffalot@wanadoo.fr

Vente-privee.com investit 80 millions d’euros dans l’innovation et la R&D


Le spécialiste des ventes événementielles sur Internet vient d’annoncer un plan d’investissements de 80 millions d’euros au profit de l’innovation et de la R&D, s’accompagnant d’une campagne de recrutement de 250 développeurs en 2017.

jacques-antoine_granjon_2017

Jacques-Antoine Granjon, p-dg et fondateur de Vente-privee.com

Après une année 2016 marquée par une stratégie très active de croissance externe, Vente-privée place le début d’année 2017 sous le sceau de l’innovation. L’un des fleurons du e-commerce français, vient d’annoncer une série de mesures en ce sens, avec notamment un plan d’investissements de 80 millions d’euros dans le développement de l’open innovation et de sa Recherche & Développement. « A l’heure du digital où la compétition ne se fait plus entre les petits et les gros acteurs mais entre les lents et les rapides, nous plaçons l’innovation au cœur de notre stratégie de croissance », indique Jacques-Antoine Granjon, p-dg et fondateur de Vente-privee.com.

Ainsi, l’e-marchand met en place un accélérateur portant sur la mode, la technologie et le retail, en partenariat avec Station F, le campus de startup porté par le patron de Free, Xavier Niel, dont l’ouverture est prévue pour le mois d’avril 2017. Concrètement, Vente-privée.com prévoit d’investir dans 80 postes de travail au sein du campus, de dédier une équipe sur place à temps complet pour accompagner les startup à travers des ateliers d’experts sectoriels, mais aussi des séances de pitch training, et des sessions d’entraide sur des besoins de créativité ou de compétences. Par ailleurs, les entrepreneurs auraient ainsi tout le loisir de présenter leur business en comité d’investissement Vente-privée.

Soutenir l’innovation dans la mode et le retail

L’ambition de l’accélérateur de Vente-privée est d’accompagner les startup qui travaillent sur des solutions et des services portant sur l’amélioration de l’expérience en ligne des acheteurs dans le secteur de la mode et du retail, ou encore sur des innovations techniques ou des services visant à la digitalisation et à la transformation de l’expérience shopping en magasin dans l’univers de la mode. Vente-privée veut se positionner comme un partenaire de ces jeunes pousses en faisant de son portail Web un laboratoire, leur permettant ainsi de bénéficier d’un réseau de plus de 6 000 marques partenaires et de l’implantation internationale du groupe.

Partenariats avec deux écoles

Le groupe a par ailleurs jeter son dévolu sur Epitech et l’École 42 – qui compte là encore parmi ses fondateurs Xavier Niel -, pour nouer deux partenariats et mettre en place deux laboratoires dédiés à l’innovation. Une quarantaine d’étudiants ont été sélectionnés par l’entreprise pour travailler sur des projets R&D au sein de deux espaces de travail uniques. La mission des étudiants est claire ! doper l’innovation chez Vente-privée en créant des « POC », Proof of Concept.

Parmi les quarante étudiants choisis, une vingtaine provenant de l’École 42 a intégré les équipes digitales du site marchand, le 2 janvier dernier, tandis qu’une autre vingtaine d’étudiants d’Epitech bénéficiera en début d’année d’un espace de 300 m² – le Lab’innovation Epitech – au sein des locaux d’Epitech. L’opportunité pour des jeunes de se frotter à l’univers professionnel d’un grand e-commerçant français, et une bonne manière pour Vente-privee de détecter et de garder sous la main les talents de demain.

Un plan de recrutement de 250 personnes

L’e-commerçant prévoit en outre de recruter plus de 250 salariés supplémentaires, principalement de développeurs. L’objectif étant en effet d’accompagner sa croissance cette année, étroitement liée à sa capacité d’innover sur la dimension technologique. Nous l’évoquions il y a quelques semaines, le p-dg de l’entreprise prévoit en effet un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année, selon une information alors publiée par l’agence Reuters. L’activité de Vente-privée ferait ainsi un bond de 50% par rapport à 2015 où le site avait généré 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Auteur : François Deschamps – Source : www.lsa-conso.fr

Maker spaces, fab labs, financement participatif : les outils de l’inventeur du XXIème siècle


Les inventeurs d’aujourd’hui ont plus de chances de succès que Henry Ford. Les technologies numériques, les maker spaces, fab labs, incubateurs et le financement participatif offrent l’opportunité aux inventeurs du XXIème siècle d’exprimer tout leur talent. C’est le point de vue de Vicki Holt est PDG de Proto labs, société américaine de fabrication de pièces prototype par impression 3D.

A l’évocation du terme « inventeur», les noms d’Edison ou de Bell viennent souvent à l’esprit avec leur pendant actuel : Elon Musk ou Larry Page. Passer du stade du concept à celui de commercialisation est toutefois radicalement différent de l’époque de Henry Ford : les inventeurs actuels bénéficient des outils numériques qui leur permettent de gagner du temps, de l’argent et de limiter les risques de mise sur le marché. De plus, ils peuvent encourager la collaboration et améliorer les chances de réussite d’un produit. Les inventeurs modernes ont toutefois leur lot de difficultés à surmonter, étant donné que 50 % des startups survivent à la traversée de la « Vallée de la mort », cinq ans après leur création.

Malgré ces risques, trois innovations majeures donnent aux inventeurs actuels des avantages indéniables sur l’époque de Ford, notamment lors de la phase de conception. Du croquis à la CAO (conception assistée par ordinateur), la Ford Motor Company a conservé plus d’un million de dessins de pièces détachées entre 1903 et 1957. Chaque dessin contenait des informations sur la date de mise en production, les modifications de conception, les raisons de ces changements et les modèles auxquels ces pièces étaient destinées. Pour chaque modification apportée à la Ford T, l’entreprise avait l’habitude de refaire un dessin, fabriquer une pièce et faire des essais avec celle-ci pour s’assurer de son bon fonctionnement. En cas de dysfonctionnement, il fallait revoir sa copie au propre comme au figuré.

Avec les outils numériques, les inventeurs ont les moyens de créer, revoir, faire des essais et collaborer autour de dessins électroniques à une cadence inimaginable pour les équipes de Ford. Les logiciels actuels de modélisation sont très abordables ce qui offre de nombreuses opportunités pour les designers en leur permettant de franchir aisément la première étape du processus de développement de produits. Grâce aux logiciels de conception, les utilisateurs ont accès à des outils de pointe dédiés au développement de produits qui leur permettent de gagner du temps, de l’argent et de limiter les risques liés à toute nouvelle création. Ils font office de catalyseur pour donner vie à des idées couchées sur le papier en les convertissant en modèles 3D.

Tiers lieux, incubateurs, fab lab, coworking, financement participatif…

Parallèlement aux outils de design collaboratifs, les inventeurs d’aujourd’hui peuvent consulter des communautés liées au mentorat, aux outils de fabrication, aux modes de financement et aux professionnels et obtenir rapidement des retours constructifs. Les maker spaces sont des lieux où les entrepreneurs peuvent co-créer et accéder à des équipements techniques tels que des imprimantes 3D et des découpeuses laser, précieux pour la phase de prototypage. De plus en plus nombreux, ces tiers-lieux démontrent l’intérêt du travail en groupe et de l’accès à des équipements high-tech pour concrétiser des projets. En France, ces espaces dédiés à la création se sont largement multiplié ces dernières années : on en compte près de 250 faisant de la France un des pays les plus dynamiques.

Les incubateurs et les accélérateurs mettent également des lieux de co-working à disposition des start-up, mais le processus qui aboutit à la mise sur le marché du produit y est plus formel car accompagné d’un mentorat et de mises en relation avec des industriels. Les créateurs en herbe se battent pour accéder à ces programmes d’accompagnement, qui nécessitent de présenter un business plan très détaillé. De fait, pour envisager cette solution, il faut être déjà à un stade un peu plus avancé de développement du produit.

Les plateformes de financement participatif permettent aussi aux startups de se faire connaître auprès de clients potentiels. Les entrepreneurs s’affranchissent de l’étape de la preuve de concept (POC) et peuvent ainsi valider plus rapidement la commercialisation. La réussite d’une campagne est une preuve solide de l’attractivité du produit et les fonds collectés sont réinvestis dans la production.

Permettre aux inventeurs d’optimiser le design, de gagner du temps et de l’argent

Toutes ces ressources qui n’existaient pas à l’époque de Ford sont devenues indispensables, en donnant aux projets le coup de pouce nécessaire pour dépasser le stade du développement produit.

A l’époque de Ford, le manque de structures de mise en production viables et abordables marquait bien souvent la fin de l’aventure pour les inventeurs. Ils étaient peu nombreux à pouvoir investir dans leurs propres équipements, et les sous-traitants proposant de tels matériels n’existaient pas encore. Aujourd’hui, les sous-traitants assurent des services de production à la demande très haut de gamme et relativement abordables. Pas d’équipements à acheter et pas de contrats de production à grande échelle à signer.

Cela signifie que toute personne qui en a besoin peut recevoir rapidement (parfois en moins de 24 heures) des pièces de qualité industrielle afin de fabriquer un prototype ou de lancer la production de son produit. La collection de dessins de pièces de Ford appartient au passé. A l’ère du numérique, il est possible d’obtenir des avis sur la conception quasiment en temps réel pour des modèles réalisés en CAO, afin de faire des ajustements avant la mise en production. Cela peut améliorer le taux de réussite d’un produit, mais aussi permettre aux inventeurs d’optimiser leur design, de gagner du temps et de l’argent pendant la phase de prototypage, pour ainsi se focaliser sur la finalisation de leur produit en vue de sa mise sur le marché.

La fusion des logiciels d’automatisation et des matériels de fabrication interconnectés permet de concevoir des pièces et de les produire plus vite et moins cher, ce qui accélère les phases de développement, de test et de commercialisation des nouveaux produits. Un processus qui aurait pris des mois ou des années par le passé, peut désormais être bouclé bien plus vite. Une nouvelle génération d’innovations peut ainsi exprimer tout son potentiel. L’innovation et l’invention se portent très bien aujourd’hui ; Monsieur Henry Ford serait fier de voir le chemin parcouru depuis son époque.

Auteur : Vicki Holt – Source : business.lesechos.fr/entrepreneurs/

Des skis pliables bientôt sur les pistes ?


Un ski qui rentre dans le coffre d’une petite voiture ? C’est l’idée de ces étudiants en école de management. Pendant leur troisième année, ils ont créé « Altitech », une start-up autour de ce concept. Ils racontent leur aventure entrepreneuriale.

La saison des sports d’hiver va bientôt commencer. Si vous avez déjà fait du ski, vous vous souvenez sûrement du moment ingrat où il faut porter ses deux immenses perches sans les faire tomber, ni éborgner vos voisins. Six étudiants toulousains ont trouvé la solution : des skis pliables. Coupé en deux parties, le ski est relié par un câble. « Un système de serrage situé sous la chaussure gère la tension des câbles. Cela permet de plier le ski ou d’encastrer les deux bouts pour s’en servir », détaille Pierre Lasnier, 26 ans, un des étudiants. La taille, réduite de moitié, permet de faire rentrer le matériel dans le coffre d’une Fiat 500.

skis_altitech_2016

Le système de skis pliables inventé par Altitech.

C’est en 2015 que les six étudiants en management ont eu cette idée. « Dans notre école, l’Ifag Toulouse, la troisième année est consacrée à un projet de création d’entreprise. Nos cours théoriques s’articulent autour de cela », raconte Edmund Smith, 23 ans, un des membres. Le groupe a un mois pour présenter un concept élaboré. Ils imaginent une application pour la cuisine, une brosse de toilette autonettoyante et des skis pliables. C’est finalement cette dernière idée, « nouvelle sur le marché », qui l’emporte. C’est le début de leur start-up « Altitech ».

equipe_altitech_2016

L’équipe d’Altitech : Gaëtan Aledo, Clémence Bach, Edmund Smith, Mathilde Ducassé, Pierre Lasné et Julie Nguyen.

700 € pour le modèle de base

Pendant toute leur année scolaire, le groupe se débrouille seul : invention du concept, création du système de câblage, marketing, communication… Ils font appel à une école d’ingénieurs uniquement pour le câble. « Ils nous ont aidés à trouver quel matériau utiliser afin qu’il ne se casse pas ou ne s’use pas ». Aujourd’hui en première année de master, les étudiants ont mis leur projet en attente. Les skis ne sont pas encore commercialisés mais la start-up étudiante a déjà demandé des devis. Une paire de base coûterait 700 €, celles avec un visuel personnalisé seraient à 900 €.

Les Toulousains devraient reprendre le flambeau en 2018. « Aucun de nous ne souhaitait arrêter ses études pour se lancer dans l’entreprenariat. Jusqu’en 2018, date à laquelle nous seront diplômés, Altitech est en stand-by », confie Edmund Smith. En attendant, ils ont déposé un brevet pour protéger leur système. « Nous souhaitons bien entendu reprendre là où nous avons arrêté, mais nous pourrions vendre notre brevet. Des entreprises comme Rossignol ou Salomon sont intéressées par ce concept. »

Auteur : Capucine GILBERT

Source : jactiv.ouest-france.fr