Les innovations technologiques en forte hausse


L’information – communication est le secteur le plus innovant. Devant l’industrie.

Entre 2012 et 2014, près d’une entreprise sur deux a innové en France. Ce chiffre, qui englobe tout type d’innovations (produits, processus, mais aussi modes d’organisation) est issue d’une étude de l’Insee publiée ce mercredi et concerne les sociétés de plus de 10 salariés du secteur marchand non agricole. Si les innovations non technologiques (sur les modes d’organisation et les stratégies de vente) restent les plus fréquentes (38 % des sociétés les ont pratiquées), la progression des innovations technologiques entre 2010-2012 et 2012-2014 est en forte progression. La part des sociétés qui ont inventés de nouveaux produits ou processus est passée de 37 % à 41 %. Alors que la part de celles qui se sont contentées d’innovations non technologiques a cru de 1 point seulement, passant de 42 à 43 %.

Sur la période 2012-2014, une entreprise sur huit a lancé un nouveau produit qui n’existait pas sur le marché. Quant à l’innovation sur les procédés de fabrication ou de production (considérée comme innovation technologique également), elle a concerné 21 % des sociétés. L’industrie fait partie des secteurs les plus innovants, mais c’est toutefois la communication et l’information qui arrivent en tête, aussi bien sur l’introduction de nouveaux produits que sur de nouvelles techniques de marketing ou d’organisation.

Au-delà du secteur d’activité, la capacité à exporter est aussi un facteur déterminant de l’innovation. Ainsi, 25 % des entreprises exportatrices ont introduit des produits nouveaux sur le marché, contre 6 % seulement pour les autres. Et ce ci est vrai pour tout type d’innovation, technologique ou non. Les entreprises soumises à la concurrence internationale sont en effet amenées à innover plus souvent pour rester compétitives par rapport à leurs concurrents étrangers. A secteur et taille identiques, qu’elles appartiennent à un groupe ou non, les entreprises exportatrices innovent 2,5 fois plus souvent que les autres. De même les sociétés appartenant à un groupe ont 1,3 fois plus de chances d’être innovantes que les indépendantes. Souvent parce qu’elles ont plus facilement accès à des subventions publiques en étant intégrées à un groupe.

D’ailleurs, parmi les entreprises qui ont lancé de nouveaux produits ou inventé de nouveaux processus de fabrication, 37 % ont bénéficié d’un soutien public financier. Le dispositif le plus courant est le Crédit impôt recherche, mais d’autres exonérations fiscales ou sociales sont utilisées par les entreprises, tel que le crédit impôt innovation, lancé par le gouvernement Ayrault, ou encore le statut de Jeune entreprise innovante (JEI).

L’étude de l’Insee montre enfin que l’innovation est souvent le fruit d’un partenariat. Pour innover technologiquement, près d’un tiers des sociétés ont développé des coopérations, le plus souvent avec leurs fournisseurs (d’où l’importance de s’inscrire dans une filière structurée), mais aussi avec des entreprises appartenant au même groupe. Les coopérations avec des organismes de recherche (7 % des cas) ou des universités (9 % des cas) sont paradoxalement moins fréquentes.

Auteur : Marie Bellan – Source : www.lesechos.fr

Lettre d’information Transtech – Février 2017


Invention à l’honneur

Système de protection de moteurs hors-bord – Jean-Michel Martinet –

Passionné de bateaux et mécanicien réparateur de matériel nautique de profession, Jean-Michel Martinet a inventé le dispositif Opposite-Wave qui vise à protéger durablement et efficacement les moteurs de bateaux hors-bord.

Description du projet . . .

Opposite-Wave permet de protéger les parties immergées d’un moteur hors-bord en les isolant de l’eau de mer. Conçu pour une manipulation facile et sans danger le dispositif s’installe et se démonte en 5 minutes en toute sécurité. Toutes les pièces flottent et sont pourvues de pastilles fluorescentes afin de récupérer aisément le produit même de nuit.

Le système est équipé d’une puce électronique antivol. Opposite-Wave comprend une pompe (12 volts) permettant de rincer le moteur à l’eau douce après chaque sortie en mer et d’enlever le surplus d’eau afin que le moteur reste au sec. Il n’est donc plus nécessaire d’utiliser des produits acides, chlorés et toxiques, ayant des effets néfastes sur l’écosystème, pour nettoyer son moteur.

Opposite-Wave est une invention française brevetée respectueuse de la mer et de l’environnement.

opposite-wave

Lauréat du concours Tremplins I’NOV PRO 2016 – Catégorie: Sports & Loisirs

Situation du projet . . .

• Le prototype a été retravaillé avec de nouveaux matériaux, plus légers, qui ont permis de réduire considérablement le poids du dispositif.
• Recherche d’investisseurs pour la réalisation des différents moules en vue de pouvoir lancer la fabrication par la suite.

Les mots de l’inventeur . . .

« Pour augmenter la sécurité dans les chenaux et économiser de la place, de nombreux ports de plaisance imposent que les moteurs restent dans l’eau toute l’année, ce qui les abîme considérablement. Passionné de bateaux, c’est pour trouver une solution permettant de répondre à cette obligation tout en protégeant les moteurs et l’écosystème que j’ai inventé Opposite-Wave ».

La formation  » Devenez autonome en management de projet innovant « 

Proposée par le CRED, il s’agit d’une formation-action appliquée aux projets des participants. Elle s’adresse aux porteurs de projets en entreprises, en laboratoires de recherche, ou dans l’administration … et se déroule en 7 jours sur un trimestre.

Il reste encore quelques places pour la session de printemps 2017 qui se déroulera les 9, 10 et 31 mars – 21 avril – 12 mai – 2 et 6 juin.

Pour vous inscrire ou obtenir plus d’informations, contactez : Amélie Perret ou Laurence Messager au 05.56.84.58.81 ou à cred-contact@iut.u-bordeaux.fr

Retour sur le reportage de France 3 consacré à Transtech

Mercredi 1er février, France 3 a diffusé un sujet consacré à TRANSTECH dans l’édition locale du 19/20. Julie Baraké, co-directrice de TRANSTECH, était également en direct sur le plateau pour répondre aux questions du journaliste et présenter l’action de TRANSTECH sur le territoire.

Vous pouvez voir ou revoir ce programme ici :

Le 45ème Salon International des Inventions de Genève se tiendra du 29 mars au 2 avril à Palexpo

Un salon annuel unique au monde qui réunit plus de 700 exposants venant de 40 pays avec 1 000 inventions et produits nouveaux présentés par des entreprises, des inventeurs, des universités, des instituts, organismes privés ou d’état ; 57 000 visiteurs des 5 continents dont une moitié de professionnels qui viennent « parler affaires »; 650 journalistes, les radios et télévisions de 30 pays.

Reconnu comme le plus important marché d’innovations au monde, ce salon est le lieu idéal pour promouvoir les inventions. Il bénéficie du haut patronage du gouvernement Suisse, de l’État et de la Ville de Genève, ainsi que de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, OMPI.

Un jury international, composé de 82 spécialistes, décerne de nombreux prix et distinctions, témoignage de qualité et d’authenticité de grande importance pour les exposants. Le Président de la FNAFI, Bernard GUTFRIND, y remettra le prix « FNAFI ».

INSCRIPTION JUSQU’AU 20 FÉVRIER

Bénéficiez d’une réduction de 20% sur le total des frais d’inscription ainsi que sur toute publicité dans le catalogue, en indiquant que vous venez de la part de TRANSTECH. Pour plus d’informations contactez-nous au 05.56.51.39.18 ou à contact@inventifs-transtech.fr

Retrouvez toutes les informations du salon de Genève sur : www.inventions-geneva.ch

Pour plus d’informations, veuillez adresser votre demande à expo@inventions-geneva.ch

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Face aux entrepreneurs: l’inventeur de Meetic se raconte


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Marc Simoncini, dans son bureau à Paris.

Succès, échecs, doutes, convictions… Conversation à bâtons rompus dans le bureau de Marc Simoncini, fondateur de Meetic, aujourd’hui à la tête du lunetier Sensee.

Pour le grand public, Marc Simoncini c’est le fondateur de Meetic, le célèbre site Internet de rencontres, véritable success story française. Pourtant, son aventure entrepreneuriale ne se limite pas à cette réussite. Loin de là. Il y a un avant Meetic, un pendant et un après. C’est ce long parcours, ponctué de prises de risques et de remises en question, qui l’a fait entrer dans la catégorie des « serial entrepreneurs », catégorie numérique.

Nouveau défi

Depuis 2011, il s’attaque au marché de l’optique en ligne. Son groupe, Sensee, vend lunettes et lentilles sur Internet et dans 3 boutiques, bientôt 4. Leur fabrication est 100 % française, à Oyonnax (Ain). Là encore, Marc Simoncini a vu juste. Le groupe de 60 personnes a triplé son chiffre d’affaires. Attention : il ne se voit pas comme patron. Son job, c’est d’avoir des idées innovantes. « Si vous pensez qu’entreprendre vous rend heureux, faites-le. » Ce conseil, qu’il a dernièrement partagé sur Twitter, en dit long. A force, l’entrepreneur s’est aussi mué en véritable expert, au point de devenir un investisseur de poids.

Son appétit d’entreprendre, il l’a partagé avec Andréa, Marc, Stéphanie, trois fondateurs de start-up, et Myriam, une banquière branchée innovation, qu’il a reçus chez Jaïna Capital, son fonds d’investissement, à Paris (VIII e), avec un enthousiasme communicatif.

« A 22 ans, je ne savais pas ce qu’étaient un devis, un bilan… »

Stéphanie Florentin. Vous vous êtes lancé très tôt. Quels sont les avantages et les inconvénients d’entreprendre jeune ?

M.S. Plus on démarre tôt, plus on a le temps d’apprendre. Quand j’ai monté ma première boîte à 22 ans, je n’avais rien à perdre. Mais c’était la catastrophe car je ne savais pas ce qu’étaient un devis, un bilan. En général, la première start-up, ça ne marche pas.

Andréa Jacquemin. Vous avez entrepris dans plusieurs secteurs. Pourquoi des branches si différentes ?

M.S. Quand on pense qu’on a réussi quelque part, on croit qu’on peut réussir partout. Par exemple, j’ai investi dans l’industrie lourde, avec des dameuses de 10 t, des ateliers, des usines, des moteurs. Ça n’a pas marché. Mais j’ai appris. Entrepreneur n’est pas un métier en soi. Avoir des idées, du courage, sont des qualités pour entreprendre mais qui ne garantissent pas le succès. C’est passionnant d’essayer.

Marc Stanciu. Pensez-vous que le marché de la rencontre en ligne est saturé ?

M.S. Il est saturé par Meetic ! C’est difficile pour moi de parler de cela car j’y ai passé 10 ans de ma vie. Je n’ai pas vu grand-chose de nouveau avec une vraie chance de devenir très gros depuis Meetic, Match, Tinder. C’est l’un des métiers où l’on dit : le plus gros gagne.

« En France, aucun problème pour financer une start-up »

Myriam Beque. Comment avez-vous fait pour trouver vos premiers financements ?

M.S. Les banques ont été les premières à m’aider. Mais ma grosse erreur, c’était que j’avais horreur des dettes. J’attendais d’avoir 1 million pour acheter des ordinateurs et développer mon activité. Pendant ce temps-là, les concurrents, eux, se faisaient prêter 10 millions pour en acheter dix.

Andréa Jacquemin. En France, manque-t-on d’argent pour accompagner la création puis le développement de start-up ?

M.S. Dans le numérique, le secteur que je connais le mieux, il n’y a aucun problème pour financer une start-up. Si on ne la finance pas, c’est qu’elle n’est pas finançable. Au début, beaucoup passent par la « love money » (NDLR : levée de fonds auprès des proches). Quand l’activité démarre, vous n’êtes pas rentable mais avez encore besoin d’argent. C’est ce dernier bout de la chaîne, le plus risqué, qui est mal assuré. C’est pourquoi Xaviel Niel (Free), Jacques-Antoine Granjon (Vente-privee), Pierre Kosciuzko-Morizet (PriceMinister) et moi, via mon fonds d’investissements Jaïna Capital, avons comblé une partie du financement. En revanche, si vous avez un projet mondial très coûteux, mieux vaut aller aux États-Unis.

« Pour Meetic, j’ai travaillé comme jamais »

Myriam Beque. Quels ont été la plus grande difficulté, le plus gros doute ou échec que vous ayez rencontrés ?

M.S. J’ai monté ma première boîte en 1985. Elle a déposé le bilan en 1989 et j’ai aussitôt remonté la seconde. C’était un portail Internet que j’ai vendu à Vivendi en 2000. Pendant ce temps, j’ai tous les jours douté. Le doute, la difficulté, la résilience sont des caractéristiques fortes de l’entrepreneur.

Stéphanie Florentin. Si vous pouviez changer quelque chose dans votre parcours, ce serait quoi ?

M.S. Quand j’ai vendu ma boîte, je me croyais riche jusqu’à la fin de mes jours. J’étais payé avec des actions Vivendi qui valaient une fortune. Des banquiers m’ont conseillé de les garder et d’emprunter à côté. Sauf que l’action qui valait 70 est tombée à 3. J’ai tout perdu… C’était la plus grosse erreur. Mais je n’avais plus le choix. J’ai créé Meetic et j’ai travaillé comme jamais pour la faire grandir et rembourser mes dettes. Je ne regrette rien.

Andréa Jacquemin. Quelle serait la future bonne idée ?

M.S. L’un de mes critères est d’essayer de ne pas investir dans un métier où Facebook, Google, pourraient aller. C’est le cas pour la rencontre. Idem pour les lunettes. Maintenant, la bonne idée pour moi, c’est de créer un grand projet à but non lucratif.

Auteurs : Virginie de Kerautem, Cyril Peter et Jean-Louis Picot – Source : www.leparisien.fr

Lettre d’information Transtech – Janvier 2017


Invention à l’honneur

Système d’exposition murale de livres ouverts – Maxime COUTURIER –

Les livres passent l’essentiel de leur vie fermés. Or, nous souhaiterions parfois pouvoir prolonger la contemplation de certains ouvrages. C’est aujourd’hui possible grâce au PORTOM, un produit inventé par Maxime COUTURIER pour offrir aux livres l’espace de nos murs – leur donner de la verticalité – et renouveler notre attention sur leurs images.

Description du projet . . .

En permettant d’exposer des livres ouverts au mur, le PORTOM propose un nouvel usage et une nouvelle expérience esthétique du livre. Il s’adapte à la quasi-totalité des formats d’ouvrages, y compris les plus grands, les plus petits ou les plus épais, tout en restant invisible pour le spectateur. Deux bras coulissants s’adaptent à la largeur du livre et un pied vertical s’ajuste à la hauteur. Le maintien du livre en position ouverte se fait par des aimants qui se superposent et pincent les pages.

Le PORTOM se fixe au mur sur une pointe ou un crochet, comme un cadre classique. Il est très simple d’utilisation : l’installation du livre, son retrait ou le changement de pages se font en une minute seulement. Fabriqué en inox, le PORTOM est un objet très résistant et durable dans le temps. Il s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels de l’art et de l’édition, bibliothèques, musées, librairie, centres de documentation, artistes… En somme, à tous les amoureux du livre en tant qu’objet désireux de pouvoir les contempler et les exposer.

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Lauréat du concours Tremplins I’NOV PRO 2016

Catégorie : Vie pratique & équipement de la maison

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Situation du projet …

• Produit commercialisé depuis janvier 2017
• Recherche d’une structure pouvant réaliser le montage du produit
• Recherche de distributeurs et mise en place de la vente en ligne sur le site Internet
• Actions de communication pour faire connaître le produit

Les mots de l’inventeur …

« Photographe professionnel, j’aime imaginer des installations pour exposer mon travail. C’est ainsi que j’ai eu l’idée du PORTOM. La réalisation en 2015 d’un 1er prototype dans un Fablab m’a permis de vérifier la viabilité de mon idée. à partir de là il me fallait aller au bout de la démarche ».

Meilleurs vœux

Toute l’équipe Transtech vous souhaite une

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et vous remercie pour la confiance que vous nous avez témoignée tout au long de l’année qui vient de s’achever.

Nos meilleurs vœux de réussite pour cette nouvelle année !!!!

Adhésion 2017

Comme chaque début d’année civile, nous avons l’honneur de solliciter votre cotisation
pour l’année 2017.

Adhérer à Transtech, pourquoi ?

– Vous regrouper, faire entendre votre voix
– S’entraider, échanger entre vous sur les bonnes pratiques
– Bénéficier de services liés au développement de projets
– Profiter de notre réseau pour le développement de projets
– bénéficier de notre expertise pour l’avancement de votre innovation

Pour tout renseignement, contactez-nous par téléphone au 05 56 51 39 18 ou par mail à contact@inventifs-transtech.fr.

La Visseuse Freehand part en campagne …

La campagne de financement participatif de la visseuse Freehand est lancée !

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Ce projet, lauréat du concours TREMPLINS I’NOV PRO 2016 catégorie Bricolage, Technologies & Procédés de fabrication, vient de démarrer une campagne de crowdfunding sur Ulule : fr.ulule.com/freehand/

Nous vous invitons à les soutenir et/ou relayer l’information auprès de vos contacts et réseaux sociaux.

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Vente-privee.com investit 80 millions d’euros dans l’innovation et la R&D


Le spécialiste des ventes événementielles sur Internet vient d’annoncer un plan d’investissements de 80 millions d’euros au profit de l’innovation et de la R&D, s’accompagnant d’une campagne de recrutement de 250 développeurs en 2017.

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Jacques-Antoine Granjon, p-dg et fondateur de Vente-privee.com

Après une année 2016 marquée par une stratégie très active de croissance externe, Vente-privée place le début d’année 2017 sous le sceau de l’innovation. L’un des fleurons du e-commerce français, vient d’annoncer une série de mesures en ce sens, avec notamment un plan d’investissements de 80 millions d’euros dans le développement de l’open innovation et de sa Recherche & Développement. « A l’heure du digital où la compétition ne se fait plus entre les petits et les gros acteurs mais entre les lents et les rapides, nous plaçons l’innovation au cœur de notre stratégie de croissance », indique Jacques-Antoine Granjon, p-dg et fondateur de Vente-privee.com.

Ainsi, l’e-marchand met en place un accélérateur portant sur la mode, la technologie et le retail, en partenariat avec Station F, le campus de startup porté par le patron de Free, Xavier Niel, dont l’ouverture est prévue pour le mois d’avril 2017. Concrètement, Vente-privée.com prévoit d’investir dans 80 postes de travail au sein du campus, de dédier une équipe sur place à temps complet pour accompagner les startup à travers des ateliers d’experts sectoriels, mais aussi des séances de pitch training, et des sessions d’entraide sur des besoins de créativité ou de compétences. Par ailleurs, les entrepreneurs auraient ainsi tout le loisir de présenter leur business en comité d’investissement Vente-privée.

Soutenir l’innovation dans la mode et le retail

L’ambition de l’accélérateur de Vente-privée est d’accompagner les startup qui travaillent sur des solutions et des services portant sur l’amélioration de l’expérience en ligne des acheteurs dans le secteur de la mode et du retail, ou encore sur des innovations techniques ou des services visant à la digitalisation et à la transformation de l’expérience shopping en magasin dans l’univers de la mode. Vente-privée veut se positionner comme un partenaire de ces jeunes pousses en faisant de son portail Web un laboratoire, leur permettant ainsi de bénéficier d’un réseau de plus de 6 000 marques partenaires et de l’implantation internationale du groupe.

Partenariats avec deux écoles

Le groupe a par ailleurs jeter son dévolu sur Epitech et l’École 42 – qui compte là encore parmi ses fondateurs Xavier Niel -, pour nouer deux partenariats et mettre en place deux laboratoires dédiés à l’innovation. Une quarantaine d’étudiants ont été sélectionnés par l’entreprise pour travailler sur des projets R&D au sein de deux espaces de travail uniques. La mission des étudiants est claire ! doper l’innovation chez Vente-privée en créant des « POC », Proof of Concept.

Parmi les quarante étudiants choisis, une vingtaine provenant de l’École 42 a intégré les équipes digitales du site marchand, le 2 janvier dernier, tandis qu’une autre vingtaine d’étudiants d’Epitech bénéficiera en début d’année d’un espace de 300 m² – le Lab’innovation Epitech – au sein des locaux d’Epitech. L’opportunité pour des jeunes de se frotter à l’univers professionnel d’un grand e-commerçant français, et une bonne manière pour Vente-privee de détecter et de garder sous la main les talents de demain.

Un plan de recrutement de 250 personnes

L’e-commerçant prévoit en outre de recruter plus de 250 salariés supplémentaires, principalement de développeurs. L’objectif étant en effet d’accompagner sa croissance cette année, étroitement liée à sa capacité d’innover sur la dimension technologique. Nous l’évoquions il y a quelques semaines, le p-dg de l’entreprise prévoit en effet un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année, selon une information alors publiée par l’agence Reuters. L’activité de Vente-privée ferait ainsi un bond de 50% par rapport à 2015 où le site avait généré 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

Auteur : François Deschamps – Source : www.lsa-conso.fr

31 entreprises de Nouvelle-Aquitaine au CES Las Vegas


La Région Nouvelle-Aquitaine, French Tech Bordeaux et la CCI Bordeaux Gironde envoient d’ici jeudi 31 entreprises innovantes au salon international de Las Vegas.

En plus de régner sur le monde des casinos Las Vegas est aussi devenu La Mecque de l’innovation et des nouvelles technologies grâce au CES (Consumer electronics show, Salon de l’électronique grand public) dont les portes s’ouvrent du jeudi 5 au dimanche 8 janvier. Création de la Nouvelle-Aquitaine oblige, 31 entreprises des ex-régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes participent à l’événement. Qu’il s’agisse de la French Tech Bordeaux, de la Région Nouvelle-Aquitaine ou encore de la CCI Bordeaux Gironde (CCIBG) – sans oublier le groupe La Poste – tout le monde est sur le pont.

La labellisation French Tech Bordeaux a révélé aux dirigeants de la CCIBG que de nombreuses startups évoluaient hors de leurs radars consulaires et, depuis l’édition 2016 du CES Las Vegas, Pierre Goguet, président de la CCI réélu en 2016, se fait un devoir d’aller sur place accompagner les startups que la chambre appuie dans le cadre de son programme « Ambition croissance numérique ». A noter que cette année seule l’entreprise Silent Space, à Brive, par ailleurs déjà sélectionnée dans l’équipe régionale, a été retenue dans le cadre du concours national de La Poste sur l’innovation dans les objets connectés French IoT, contre trois l’an dernier à l’échelle Aquitaine.

Le réseau SPN à la manœuvre

Les startups sélectionnées par French Tech Bordeaux et la CCIBG sont au nombre de 10 cette année : Qucit, Dmic, Pressreader, App’s Miles, C-Napps, Sitigeo, Nomadeec, Gablys, Simforhealth et Xlstat. A ce contingent s’ajoute celui qu’a constitué la Région Nouvelle-Aquitaine. L’an dernier la sélection régionale s’appuyait sur l’association Digital Aquitaine, un pôle professionnel régional du numérique.

En 2017, pour mieux coller à la dimension Nouvelle-Aquitaine, la Région a préparé les 11 entreprises innovantes qui vont exposer au CES Las Vegas, après sélection par l’organisateur du salon, la CTA (Consumer technology association, Association des utilisateurs de technologie), avec SPN, réseau des professionnels du numérique en Poitou-Charentes. Les autres structures locales, comme Digital Aquitaine et le Syrpin, en Aquitaine, étaient associées, tout comme le cluster limousin Aliptic et le pôle de compétitivité du Limousin Elopsys.

Asobo Studio en visiteur

Les 11 entreprises exposantes à Las Vegas reflètent la diversité de la nouvelle région avec un avantage pour le Limousin. Ces entreprises sont Aguila Technologies, à Bidart (Pyrénées-Atlantiques), Brickin’Up à Poitiers, Cosciens (e-santé) à Limoges, tout comme Cyberdroid, Dronisos à Canéjan (Gironde), Icohup et Iti Communication, à Limoges, Silent Space, à Brive (Corrèze), Simforhealth, à Bordeaux, Tripilli, à Vouneuil-sur-Vienne (Vienne) et Wiidii, à Bordeaux. Le groupe des 10 entreprises innovantes qui se rendent au CES Las Vegas en tant que « visiteurs d’affaires », avec un programme de rendez-vous complet à la clé est largement dominé par Poitou-Charentes.

Il compte néanmoins une grande pointure internationale bordelaise, avec Asobo Studio, et des innovateurs variés, comme Athome solutions, à Latresne (Gironde), Climax Technology et Wine and Co, à Bordeaux. Le Futuroscope, Inter Mutuelles Assistance (Niort), Iteca (Angoulême), RBS Novation, à Foncouverte (Charente-Maritime), Ubidreams (La Rochelle) et Vien Tech (dans la Vienne) sont quant à elles des entreprises picto-charentaises. Après Las Vegas, la French Tech Bordeaux et la CCI Bordeaux Gironde ont conçu un programme qui se poursuit à San Francisco où les patrons des startups pourront notamment rencontrer des investisseurs et participer à la 4e édition de la « French touch conference » et à son « cocktail networking » les 9 et 10 janvier.

Auteur : Jean-Philippe Déjean – Source : objectifaquitaine.latribune.fr

Maker spaces, fab labs, financement participatif : les outils de l’inventeur du XXIème siècle


Les inventeurs d’aujourd’hui ont plus de chances de succès que Henry Ford. Les technologies numériques, les maker spaces, fab labs, incubateurs et le financement participatif offrent l’opportunité aux inventeurs du XXIème siècle d’exprimer tout leur talent. C’est le point de vue de Vicki Holt est PDG de Proto labs, société américaine de fabrication de pièces prototype par impression 3D.

A l’évocation du terme « inventeur», les noms d’Edison ou de Bell viennent souvent à l’esprit avec leur pendant actuel : Elon Musk ou Larry Page. Passer du stade du concept à celui de commercialisation est toutefois radicalement différent de l’époque de Henry Ford : les inventeurs actuels bénéficient des outils numériques qui leur permettent de gagner du temps, de l’argent et de limiter les risques de mise sur le marché. De plus, ils peuvent encourager la collaboration et améliorer les chances de réussite d’un produit. Les inventeurs modernes ont toutefois leur lot de difficultés à surmonter, étant donné que 50 % des startups survivent à la traversée de la « Vallée de la mort », cinq ans après leur création.

Malgré ces risques, trois innovations majeures donnent aux inventeurs actuels des avantages indéniables sur l’époque de Ford, notamment lors de la phase de conception. Du croquis à la CAO (conception assistée par ordinateur), la Ford Motor Company a conservé plus d’un million de dessins de pièces détachées entre 1903 et 1957. Chaque dessin contenait des informations sur la date de mise en production, les modifications de conception, les raisons de ces changements et les modèles auxquels ces pièces étaient destinées. Pour chaque modification apportée à la Ford T, l’entreprise avait l’habitude de refaire un dessin, fabriquer une pièce et faire des essais avec celle-ci pour s’assurer de son bon fonctionnement. En cas de dysfonctionnement, il fallait revoir sa copie au propre comme au figuré.

Avec les outils numériques, les inventeurs ont les moyens de créer, revoir, faire des essais et collaborer autour de dessins électroniques à une cadence inimaginable pour les équipes de Ford. Les logiciels actuels de modélisation sont très abordables ce qui offre de nombreuses opportunités pour les designers en leur permettant de franchir aisément la première étape du processus de développement de produits. Grâce aux logiciels de conception, les utilisateurs ont accès à des outils de pointe dédiés au développement de produits qui leur permettent de gagner du temps, de l’argent et de limiter les risques liés à toute nouvelle création. Ils font office de catalyseur pour donner vie à des idées couchées sur le papier en les convertissant en modèles 3D.

Tiers lieux, incubateurs, fab lab, coworking, financement participatif…

Parallèlement aux outils de design collaboratifs, les inventeurs d’aujourd’hui peuvent consulter des communautés liées au mentorat, aux outils de fabrication, aux modes de financement et aux professionnels et obtenir rapidement des retours constructifs. Les maker spaces sont des lieux où les entrepreneurs peuvent co-créer et accéder à des équipements techniques tels que des imprimantes 3D et des découpeuses laser, précieux pour la phase de prototypage. De plus en plus nombreux, ces tiers-lieux démontrent l’intérêt du travail en groupe et de l’accès à des équipements high-tech pour concrétiser des projets. En France, ces espaces dédiés à la création se sont largement multiplié ces dernières années : on en compte près de 250 faisant de la France un des pays les plus dynamiques.

Les incubateurs et les accélérateurs mettent également des lieux de co-working à disposition des start-up, mais le processus qui aboutit à la mise sur le marché du produit y est plus formel car accompagné d’un mentorat et de mises en relation avec des industriels. Les créateurs en herbe se battent pour accéder à ces programmes d’accompagnement, qui nécessitent de présenter un business plan très détaillé. De fait, pour envisager cette solution, il faut être déjà à un stade un peu plus avancé de développement du produit.

Les plateformes de financement participatif permettent aussi aux startups de se faire connaître auprès de clients potentiels. Les entrepreneurs s’affranchissent de l’étape de la preuve de concept (POC) et peuvent ainsi valider plus rapidement la commercialisation. La réussite d’une campagne est une preuve solide de l’attractivité du produit et les fonds collectés sont réinvestis dans la production.

Permettre aux inventeurs d’optimiser le design, de gagner du temps et de l’argent

Toutes ces ressources qui n’existaient pas à l’époque de Ford sont devenues indispensables, en donnant aux projets le coup de pouce nécessaire pour dépasser le stade du développement produit.

A l’époque de Ford, le manque de structures de mise en production viables et abordables marquait bien souvent la fin de l’aventure pour les inventeurs. Ils étaient peu nombreux à pouvoir investir dans leurs propres équipements, et les sous-traitants proposant de tels matériels n’existaient pas encore. Aujourd’hui, les sous-traitants assurent des services de production à la demande très haut de gamme et relativement abordables. Pas d’équipements à acheter et pas de contrats de production à grande échelle à signer.

Cela signifie que toute personne qui en a besoin peut recevoir rapidement (parfois en moins de 24 heures) des pièces de qualité industrielle afin de fabriquer un prototype ou de lancer la production de son produit. La collection de dessins de pièces de Ford appartient au passé. A l’ère du numérique, il est possible d’obtenir des avis sur la conception quasiment en temps réel pour des modèles réalisés en CAO, afin de faire des ajustements avant la mise en production. Cela peut améliorer le taux de réussite d’un produit, mais aussi permettre aux inventeurs d’optimiser leur design, de gagner du temps et de l’argent pendant la phase de prototypage, pour ainsi se focaliser sur la finalisation de leur produit en vue de sa mise sur le marché.

La fusion des logiciels d’automatisation et des matériels de fabrication interconnectés permet de concevoir des pièces et de les produire plus vite et moins cher, ce qui accélère les phases de développement, de test et de commercialisation des nouveaux produits. Un processus qui aurait pris des mois ou des années par le passé, peut désormais être bouclé bien plus vite. Une nouvelle génération d’innovations peut ainsi exprimer tout son potentiel. L’innovation et l’invention se portent très bien aujourd’hui ; Monsieur Henry Ford serait fier de voir le chemin parcouru depuis son époque.

Auteur : Vicki Holt – Source : business.lesechos.fr/entrepreneurs/