Un premier chevalet… recto verso


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Franck a réalisé ce chevalet insolite dans son atelier.

Pour Franck, l’aventure a commencé par hasard. « Souhaitant réaliser une peinture sur grande toile, et conjointement partager cette activité artistique avec mon épouse qui débute dans la peinture, j’ai recherché un chevalet qui nous offrirait ces deux possibilités. N’ayant rien trouvé dans le commerce, j’ai décidé de créer un chevalet recto verso à deux faces qui nous permettrait de partager notre passion commune sur des toiles de différentes tailles ».

Suite à cette décision, en moins de deux mois, c’est seul que, Franck a projeté, dessiné et réalisé à domicile, dans son atelier, ce chevalet unique en son genre.

Il a déposé un brevet d’invention

Construit en bois, ce chevalet de grande taille permet d’utiliser sur une face un support réglable en hauteur pour les petites et moyennes toiles et de l’autre côté un autre support pour les grandes toiles et triptyques.

Très mobile, il peut être utilisé par au moins deux personnes simultanément l’une en face de l’autre ou côte à côte.

Franck Anchyse est artisan peintre décorateur. Après une formation de peintre en bâtiment, il a intégré les Beaux-arts à Cambrai, puis l’Institut supérieur de peinture décorative de Bruxelles où il a obtenu la Médaille d’or diplôme supérieur. Installé à Fontaine-les-Coteaux en 2014, venant de Paris, il a poursuivi son métier d’artisan décorateur qu’il exerçait auparavant dans la capitale. Suite à un souci de santé, il a dû cesser son activité professionnelle mais sa passion pour le dessin, la peinture et la décoration ne s’est pas éteinte. Franck a vite repris en main pinceaux et peintures et même motivé et accompagné son épouse dans cette aventure artistique.

Ayant réalisé ce premier chevalet innovant, Franck a déposé une demande de brevet d’invention, qu’il a obtenue. La conception du modèle ainsi protégée Franck dispose maintenant d’un outil de travail fonctionnel qu’il est prêt à reproduire pour d’autres artistes ou ateliers d’arts intéressés et ainsi partager leurs passions.

Franck Anchyse, tél. 02.54.86.69.82.

Auteur : Marthe-Annie Moullé – Source : www.lanouvellerepublique.fr

L’OVNI du lundi, épisode 1


Nouveauté sur notre blog : l’OVNI du lundi

Nous vous donnons rendez-vous désormais chaque dimanche à minuit (autrement dit, chaque lundi à 0h) pour vous présenter des innovations franchement « atypiques ». Des solutions carrément surprenantes à des problèmes qui, parfois, sont eux-mêmes assez originaux. Vous verrez passer du pur saugrenu mais aussi, parfois, des idées qui au final sont plus efficaces qu’elles n’en avaient l’air. Nous souhaitons que ce rendez-vous hebdomadaire vous apporte un divertissement salutaire avant de redémarrer la semaine. Et puis, rien n’est plus inspirant que ce qui sort du commun, non ?

****         L‘OVNI du lundi, épisode 1 : Le « PQ » physionomiste         ****

En Chine, beaucoup de toilettes publiques étaient traditionnellement dépourvues de papier-toilette : chacun apportait le sien. Mais certains lieux très fréquentés par des étrangers ont dû s’adapter aux mœurs exotiques en installant des distributeurs en libre service. Un problème est alors apparu : beaucoup de ces distributeurs sont régulièrement pillés par des personnes faisant des provisions de ce produit de première nécessité. C’était le cas dans l’un des principaux sites touristiques de Pékin, le Temple du Ciel, très fréquenté également par des retraités qui y viennent pour leurs danses et exercices matinaux. Et accessoirement pour emporter des sacs entiers de papier-toilette.

Le Temple du Ciel a réagi en installant des distributeurs automatiques de papier-toilette dotés d’un système de reconnaissance faciale.

Que la visite des lieux soit ou non placée sous le signe de l’urgence (!), la procédure est implacable et c’est une voix synthétique qui le rappelle : « Bienvenue ! Merci de vous placer dans la zone de reconnaissance faciale ». Il s’agit alors de se placer à l’intérieur d’un carré jaune tracé au sol pour que son visage soit bien en vue d’un scanner. On attend que ledit visage apparaisse au centre d’un écran accroché au mur et, après quelques secondes, la machine distribuera 60 centimètres de papier, pas un de plus. Pas question de tricher : le distributeur a gardé le visage en mémoire et ne donnera plus la moindre feuille de papier à cette personne avant neuf minutes. Bien qu’impitoyable, le refus émis par le robot distributeur sera poli : « Merci de réessayer plus tard ».

chine

« Nous avons réfléchi à plusieurs options : empreintes digitales, scanner infrarouge ou reconnaissance faciale. Nous avons choisi la dernière option pour des raisons hygiéniques », explique le fabricant de la machine. Celle-ci coûte plus de 6.000 yuans soit environ 800 euros. Mais les faits sont là : la consommation de papier-toilette a baissé. La direction du parc annonce une consommation réduite de 70%. Et si ces résultats devaient se révéler à la longue plus probants que ceux des précédents appels au civisme de chacun, ces appareils pourraient être amenés à se développer.

Il reste que scanner son visage pour aller aux toilettes entraîne objectivement quelques contraintes. D’abord un temps de scan annoncé à trois secondes par le fabricant mais qui serait en fait plus proche des trente secondes. De quoi contrarier ceux qui arrivent en ces lieux sans une seconde à perdre. Et ensuite l’octroi d’une portion de papier jugée nettement insuffisante par certains utilisateurs. La direction du Temple du Ciel s’est montrée à leur écoute : à l’instar des caisses automatiques dans les supermarchés où une caissière est présente pour venir en aide en cas de dysfonctionnement, des salariés du parc resteront près des distributeurs pour réagir aux pannes ou pour venir en aide aux visiteurs qui se retrouveraient « dans un cas quelconque ayant un caractère urgent ».

(Photo : WANG Zhao)

L’Italie dit adieu à l’inventeur de « la vedette de la dolce vita »


Carlo Riva, génial concepteur des bateaux Riva en acajou prisés de la jet set des années 1950 et 1960, décédé lundi à 95 ans, était salué mardi par la presse italienne comme « le père inventeur de la vedette de la dolce vita ».

Carlo_Riva_2017

Si on commença dans cette famille italienne à construire des bateaux de transport au XIXème siècle, c’est Carlo Riva qui fit la notoriété du patronyme à partir des années 1950 avec sa gamme de loisirs en bois d’acajou. Comme l’élégant monomoteur « Ariston » avec son cockpit à deux banquettes ou encore le bi-moteur « Aquarama » plus puissant pour les sorties en mer et qui symbolisera le luxe à l’état pur.

La presse italienne a rendu un vibrant hommage à cet ingénieur au sourire pétillant, symbole du « design made in Italy », qui s’est éteint à son domicile de Sarnico, sur le lac d’Iseo (nord de l’Italie), où des Riva modernes désormais en fibre de verre sont toujours fabriqués.

« Carlo Riva la dolce vita en bateau à moteur », « Adieu à Riva, père inventeur de la vedette de la dolce vita », « Adieu au roi de la mer qui construisit des vedettes pour les acteurs et les souverains » titraient mardi avec un brin de nostalgie les journaux italiens, mettant en bonne place une jeune Brigitte Bardot prenant la pause sur un Riva…

Rois, émirs, stars de cinéma sont venus du monde entier au chantier de Sarnico, alors à l’avant-garde. Et c’est toujours la famille Riva qui s’occupe à Sarnico, dans un hangar spécial, de la rénovation des vieux bateaux en bois, seulement au nombre de 3.000 dans le monde.

Le chantier naval de Sarnico et la célèbre griffe ont été vendus au début des années 1970 à la banque d’affaires américaine Whittaker, puis revendus à Rolls Royce en 1990 et dix ans plus tard à l’italien Ferretti.

Le patriarche italien s’était ensuite concentré sur la commercialisation et les services, travaillant dans le port de plaisance de Rapallo (près de Gênes) avec sa fille Maria Pia, tandis que Lia son autre fille est devenue la principale concessionnaire sur la Riviera française avec des bases à Monaco, Cannes et Saint-Tropez.

Source : AFP

Voici 10 inventions made in Belgium que tu ne soupçonnais pas venir du plat pays


Demande à un étranger de parler de la Belgique, il te parlera sans doute du chocolat, des frites et des gaufres. Les classiques quoi. Mais figure-toi que la Belgique, c’est bien plus que ça ! Les Belges sont à l’origine de pas mal d’inventions essentielles à l’espèce humaine, aussi surprenant que cela puisse paraitre. Découvre 10 inventions made in Belgium qui ont marqué l’histoire.

1. L’Atlas, par Gérard Mercator

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Ok, en 1570 quand Mercator invente le premier atlas, la Belgique n’existait pas encore. On parlait à l’époque des « Pays-Bas espagnols ». N’empêche que Gérard Mercator est né à Rupelmonde, en pleine Belgique. Le gars a réussi un petit exploit puisqu’il est le premier homme à représenter notre globe sur une surface plane et rectangle. À l’époque il fallait avoir un esprit particulièrement ouvert. Comme les belges en général, non ?

2. Le générateur électrique par Zénobe Gramme

Generateur_electrique_invention

Hé oui ! C’est un belge qui est derrière une invention qui a véritablement révolutionné le quotidien de l’espèce humaine. Avant lui, l’Homme ne connaissait le courant alternatif. Zénobe Gramme est à la base de la dynamo en courant continu qu’il invente en 1867. Depuis on n’utilise plus que ça, il s’agit donc d’un tournant marquant dans l’histoire de l’industrie.

3. Le saxophone par Adolphe Sax

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Le Belge est mélomane et ce déjà en 1846. C’est à cette année-là qu’Adolphe Sax met au point son premier saxophone. Depuis la musique n’a plus jamais été pareille et cet instrument de cuivre nous a offert de grands moments. Sans ce petit belge, le jazz n’aurait jamais existé… Les hipsters non plus du coup ?

4. Le patin à roulettes par Jean-Joseph Merlin

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Bon ok, cette invention est un peu moins utile que les précédentes mais quand même bien cool ! Elle est signée Jean-Joseph Merlin de Huy en 1800. On se demande juste comment ils faisaient pour rider sur les pavés et la boue du 18e siècle…

5. Le moteur à combustion interne par Étienne Lenoir

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Étienne Lenoir, originaire de Mussy-La-Ville en province de Luxembourg, avait une grande passion : inventer. Il a son actif sept brevets d’inventions et parmi elles, le moteur à combustion interne. On va pas t’expliquer le principe c’est pas vraiment passionnant mais sache que ces moteurs ont été utilisés pour créer les premier bateau à moteur. Belle perf’, Étienne !

6. Le char à voile par Simon Stevin

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On va pas mentir, la Mer du Nord n’est pas la mer rêvée pour se baigner. Du coup, il a fallu trouver une alternative pour prendre du bon temps sur la plage. Alors, Simon Stevin a eu l’idée du siècle: le char à voile. Ce qui est dingue c’est qu’il a inventé ça en 1600 ! Comme quoi, on savait déjà s’amuser à cette époque, hein.

7. La théorie du Big Bang par Georges Lemaitre

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Au début du 20e siècle, les Hommes s’activent pour comprendre la création de notre univers. Parmi ces petits intellos, un belge : le chanoine et professeur à l’Université Catholique de Louvain Georges Lemaitre. Le carolo d’origine développe dans son coin sa petite « théorie de l’atome primitif » qu’il finit par appeler théorie du Big Bang. Le nom est resté, le théorie aussi.

8. Le plastique par Léo Baekeland

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Qu’est-ce qu’on ferait sans le plastique ? Si à l’heure actuelle on tente de limiter son utilisation pour préserver l’environnement, il faut reconnaitre que c’est juste indispensable à bien des égards. Léo Baekeland se charge de l’inventer en 1907 à Gand. Même si il décidé de s’exporter, lui et son invention, aux États-Unis, c’est bien une invention noir jaune rouge. Mais alors… On est responsable de la pollution dans le monde ?

9. L’Euro par Germain Pirlot

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La Belgique a joué un rôle capitale dans la création de l’Union européenne. Au même titre que la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne par exemple. Le projet d’une union monétaire est depuis quelques années dans la têtes des dirigeants européens. C’est finalement Germain Pirlot qui aura l’idée de l’euro en 1995. Remercie-le, c’est à cause de lui que ton pain a doublé de prix du jour au lendemain.

10. Le goudron sur les routes par Edward De Smedt

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Ok, ça c’est la meilleure. Les routes belges sont juste ignobles alors que l’inventeur des routes goudronnées est belge. On se fout de qui ? M’enfin allez, merci Edward d’avoir permis de construire des routes potables et de développer les échanges commerciaux.

Voila, quand un étranger parlera mal sur ton pays, tu auras quelques arguments inédits à lui balancer.

Auteur : Jacob Hemptinne – Source : fr.newsmonkey.be

Fab Life 2017 (alias «Papas Bricoleurs»)


Le concours « Fab Life » qui est la continuation du concours des « Papas Bricoleurs » et que nous vous avons présenté l’an dernier (https://invention-europe.com/2016/08/26/concours-fab-life-2016-derniers-jours/) reprend du service en 2017.

Rappelons que ce concours est, dans sa nouvelle formule, ouvert absolument à tous, il suffit d’avoir inventé une solution simple pour le confort des personnes ayant des besoins particuliers (par exemple, des personnes handicapées) et qu’il n’est pas obligatoire d’être un parent direct. Avoir fait cette démarche en tant que simple ami, collègue ou voisin permet de concourir, l’essentiel étant d’accepter le principe de base qui est de partager sa trouvaille et de la mettre à disposition de tous.

L’an dernier, Pierre46, l’un de nos membres les plus actifs et les plus enclins à conseiller et guider les autres membres de Club Invention-Europe et les lecteurs de notre site, avait participé et il s’était qualifié pour la finale du concours (https://invention-europe.com/2016/10/01/oyez-oyez-votez-pour-un-membre-dinvention-europe/). A votre tour pour l’édition 2017 !

Le concours commencera le 01/04/2017 et s’achèvera le 31/08/2017. Pour candidater, rendez-vous sur la page www.concoursfablife.org et déposez votre dossier de candidature à partir de samedi prochain.

logo fablife 20 ans

Alors allez-y, partagez, échangez vos réalisations. Chacun de vous en a forcément une répondant au thème de ce concours car tout inventeur crée en permanence et, pour une fois, vous n’avez pas besoin de vous restreindre à ce que vous avez (laborieusement et à grands frais) breveté puisque c’est, bien au contraire, dans un esprit totalement « open source » que s’inscrit ce concours. Et, pour une fois, on ne vous reprochera pas de ne pas avoir fait du high-tech puisque ce sont surtout les solutions simples et faciles à réaliser que l’on attend de vous.

Communaute Fablife

Avec ce concours, vous ne participez pas pour décrocher telle ou telle médaille, vous participez pour que votre création, destinée à rendre service à un proche puisse rendre le même service à beaucoup d’autres que vous ne connaissez pas. Et si vous pensez que ce sont de belles paroles, c’est que vous n’avez pas eu la chance d’assister comme nous à la remise des prix de l’an dernier : pas de frime, pas de snobisme, que de la générosité et de la bonne humeur.

Les inventeurs genevois à la recherche des débouchés


Le 45e Salon des inventions ouvre ce mercredi 29 mars. Sur les stands, des locaux caressent l’espoir de commercialiser leurs trouvailles.

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Le Genevois Vincent Longagna a développé un tricycle qui intéresse déjà un groupe helvético-chinois.

Parmi les 725 exposants annoncés, une poignée de Genevois seront présents, dès ce mercredi 29 mars, sur les stands du 45e Salon international des inventions. Avec le secret espoir de décrocher le Graal, soit rencontrer des investisseurs à même de commercialiser leurs prototypes.

Depuis des années, un bon millier d’inventions sont dévoilées lors de cette manifestation, principalement par des entreprises et des instituts de recherche (plus de 75% depuis 2012). Invariablement, une bonne quarantaine de pays sont représentés, pour un nombre d’exposants variant de 690 (2016) à 790 (2014). Quant aux retombées pour les inventeurs, l’organisateur note que pour l’édition 2015, 45% des nouveautés présentées ont fait l’objet de contrats de licence. Et le montant des affaires traitées s’est élevé à plus de 50 millions d’euros.

Noyés au milieu des Asiatiques (52% des exposants), quatre Genevois nous ont reçus à l’aube de ce rendez-vous mondial dont le succès ne semble pas faiblir. Ils seront tous présents sur le stand de l’Ile Verte, un espace dédié aux inventeurs suisses et français.

La trottinette ultracompacte

Michel Barro, 57 ans, n’a pas inventé la parole, mais il aurait pu. Sur le chapitre des inventions, cet ingénieur en électronique, informatique, télécoms et microtechnique est intarissable. Lui-même investit dans plusieurs start-up actives dans de nouveaux modes de déplacement urbain. «L’objectif est d’innover pour des concepts qui incitent le particulier à utiliser plusieurs modes de transport», lance cet authentique passionné.

Son invention à lui? «Une trottinette ultracompacte. Elle ne pèse que 4 kilos, on peut la prendre dans l’avion comme bagage à main.» La trottinette pliable est un créneau très largement visité par les inventeurs. D’ailleurs, dans les bureaux de Swiss-etics, à Carouge, ils sont nombreux à se pencher sur le petit deux-roues.

Michel Barro, lui, planche depuis plus de deux ans sur son prototype. «En tout, j’ai dû dépenser pas loin de 50 000 francs», lâche-t-il. Car il faut du temps pour maîtriser toutes les difficultés. «Déposer un brevet, c’est fastidieux. Comme inventeur, on manque d’assistance pour mener à bien les longues procédures. Il faut compter dix-huit mois! Et puis il y a la conception mécanique, où le moindre détail compte.» Mais qu’attend-il du Salon des inventions? Comme ses homologues genevois, il espère «la création de partenariats stratégiques dans les domaines financiers, industriels et commerciaux».

Un penchant pour le tricycle

Vincent Longagna, lui, s’est attelé à la réalisation d’un tricycle peu ordinaire. La démonstration qu’il nous dévoile prouve néanmoins que l’engin est prêt. Il a d’ailleurs tapé dans l’œil du groupe helvético-chinois eZee, par l’intermédiaire de l’association genevoise Bike4SmartCity qui présente sur l’Ile Verte le premier prototype industriel.

«Moi, le marketing, ce n’est pas mon truc. Alors, sans une équipe autour du projet, je n’aurais jamais pensé à une possible commercialisation», explique ce professeur de gymnastique au Collège de Staël et ex-champion suisse de karaté. Il a d’ailleurs fondé une école à Lancy, l’Ippon Karaté Club, qui fête son quart de siècle cette année.

Son LongaByke, il le met au point depuis 2009 avec son père Christian, ancien professeur de dessin technique et de mécanique à Genève. «J’avais les idées et lui, il leur donnait vie.» A la clé, un trois-roues à assistance électrique pesant son poids, «près de 40 kilos», mais dont la particularité est de s’incliner harmonieusement dans les virages, offrant ainsi un confort appréciable à son utilisateur. «En tout, on a réalisé successivement cinq prototypes. Certains ont été présentés à l’expo du vélo spécial à Karlsruhe et à l’Interbyke de Las Vegas. Le dernier, qui sera visible au Salon de Genève, a été monté en un an à Shanghai.»

La gourde filtrante

C’est la NASA, l’Agence spatiale américaine, qui a inspiré Stefan Spiridon et son associé anglais Dave Shanks. «Un de ses ingénieurs américains avait mis au point un filtre permettant d’éliminer tous les virus, bactéries et métaux lourds contenus dans l’eau, afin de la purifier totalement. A la suite d’un problème d’eau potable sur la station orbitale MIR, les cosmonautes avaient même pu, grâce à ce filtre, boire leur urine débarrassée de toutes ses bactéries», raconte cet inventeur indépendant âgé de 51 ans, au bénéfice d’une formation en commerce et finance.

Depuis 2013, il développe un concept de gourde munie de ce filtre performant «à base de charbon actif et de nano-alumine, précise-t-il. Avec lui, l’eau est débarrassée de toutes ses impuretés, mais le calcium et le potassium sont préservés.» Toute la difficulté était alors de fixer ce dispositif sur la gourde. «Nous y sommes parvenus», s’enhardit le responsable de Water-to-goo, qui commercialise l’objet.

Stefan Spiridon a, dit-il, «investi jusqu’ici près de 500 000 euros dans ce projet. Cela comprend, entre autres, la création d’un bureau et d’une fabrique. Nous sommes maintenant présents dans 33 pays.» En Angleterre, sa gourde est désormais en vente dans plusieurs magasins de sport et dans des agences de voyages. Néanmoins, il espère que le Salon de Genève lui permettra de trouver «de nouveaux débouchés et d’intéresser des organisations humanitaires. Nous cherchons aussi des ambassadeurs pour représenter notre marque.»

Vélothèque pour vélos pliants

Ce sont plutôt les grandes entreprises, les Hôpitaux universitaires de Genève, l’EPFL ou Genève Aéroport que vise Sulpiz Boisserée avec sa vélothèque. «Un concept de rangement pour vélos pliables», précise l’inventeur, qui tient l’arcade Bykes2Fold aux Grottes. «Un prototype a été installé aux HUG, mais depuis sept ans, j’améliore sans cesse mon produit. Notamment le contrôle d’accès à la boîte de rangement, afin qu’il soit plus simple et pas trop coûteux.» Il a déjà englouti 50 000 francs environ dans son projet, «et j’espère trouver des investisseurs et des développeurs à Palexpo».

De doux rêveurs ?

Nos quatre Genevois ont investi beaucoup de temps et d’argent dans leurs inventions. Déraisonnable ? En touts les cas, ils assurent qu’on ne les a jamais traités de fous ou de farfelus. Ou alors, ils n’en ont rien su… «Mais il y a des rêveurs dans le monde des inventeurs», glisse Michel Barro.

Auteur : Xavier Lafargue – Source : www.tdg.ch

Un bio-physicien prétend avoir inventé une bouteille de vin qui ne goutte pas


Une bouteille de vin qui ne goutte pas ? Les maladroits seront ravis.

Nous autres Françaises et Français apprenons le geste rapide, discret et efficace pour éviter qu’une bouteille de vin ne coule en même temps que la lecture et l’écriture. Mais dans le reste du monde et lors de nos soirées trop arrosées, il semble que les flacons de verre qui renferment l’ivresse rouge, blanche ou rosée posent un problème physique qui n’a pas été résolu jusqu’à aujourd’hui : les bouteilles de vin gouttent.

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Tout peut changer grâce à une rainure de 2 mm

Pour résoudre ce problème, Daniel Perlman, biophyisicien à l’université américaine de Brandeis, a utilisé tout son savoir et toutes ses connaissances pour parvenir à l’objet ultime : la bouteille de vin qui ne goutte pas. Pour cela, pendant trois ans, l’homme s’est cultivé en regardant des vidéos au ralenti de bouteilles de vin en train de déverser le fameux breuvage. Perlman en est arrivé à la conclusion que le syndrome de la bouteille qui coule arrive au moment où elle est pleine, ou presque pleine.

Sa solution est enfantine et n’implique pas un changement radical dans la confection des bouteilles : sa bouteille qui ne goutte pas est simplement équipée d’une sorte de bourrelet de 2 mm à l’extrémité qui agit comme un bec verseur et empêche, à 360 degrés, le vin de se faire la malle. « Une goutte de vin qui voudrait couler sur la bouteille est freinée dans sa course par cette rainure : elle ne peut pas la traverser. Au lieu de cela, elle tombe de la bouteille directement dans le verre. »

Avec plus de 100 brevets déposés, Perlman est un inventeur en série. Reste à voir si son idée restera dans les registres ou sera effectivement adoptée par l’industrie, rendant par la même occasion un geste parfaitement obsolète.

Auteur : Julien Cadot – Source : www.numerama.com