Emmanuel Gimbaud, inventeur de jeux


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Emmanuel Gimbaud, créateur de jeux.

Lors de la fête du jeu de Ramonville, nous avons rencontré Emmanuel Guimbaud, qui crée des jeux de société et met en place des actions pour permettre aux nombreux créateurs «solitaires» de se faire connaître et de se réunir. Échanges.

Vous inventez des jeux pendant vos loisirs ?

Oui, dans le cadre de mes loisirs, je suis auteur de jeux dans la famille de ceux que l’on appelle jeux de plateau même si le plateau n’est pas toujours présent. Je les invente, je les conçois, je réalise le prototype et je suis présent avec mes jeux lors de soirées, nombreuses, autour du jeu ; festivals, associations, rencontres, fête du jeu, bar à jeux…

Vous créez depuis longtemps ?

J’ai toujours été un joueur de jeux traditionnels. Il y a deux ans j’ai découvert les jeux de stratégie et j’ai eu envie d’en créer un. C’est comme cela que «Hack data» est né ; un jeu autour de la collecte de données : constituer son data center et évoluer sur un plateau. Un univers qui n’existe pas encore dans le jeu. Je crée pour le plaisir, je ne cherche pas à être édité. Tous mes jeux sont fabrication système D . Mes connaissances en informatique m’aident pour le graphisme et le rendu final qui doit être irréprochable.

D’autres jeux ?

Trois autres dont un encore en test ; «Royaume» de la stratégie pure, «Immersion» vous partez à la recherche d’un trésor et ««Craie Taie Maux» un jeu de vocabulaire pratiquement finalisé.

Et pour se faire connaître ?

Je fais partie du MALT (Mouvement Auteur Ludique Toulouse). Beaucoup de créateurs de jeux sont parfois isolés. L’idée est de réunir ce petit monde pour échanger, proposer des prototypes, utiliser l’expérience des anciens et de ceux qui sont édités et tester les jeux en situation réelle. J’ai rejoint ce mouvement et j’ai aussi participé au festival du jeu de Toulouse L’Alchimie qui réunit plus de 18 000 visiteurs.

Vous venez de mettre en ligne un site (www.voirmonjeu.fr) quelle est sa finalité ?

La possibilité pour les créateurs de jeux de mettre en ligne leur prototype. De les présenter aux associations, aux joueurs et à terme aux éditeurs qui pourraient venir y faire leur marché. On s’y inscrit, on dépose son prototype ; je leur offre un espace pour valoriser leur création. Le support numérique existe, il faut l’utiliser pour permettre à toutes et à tous de pouvoir y déposer les jeux. J’ai autant de plaisir à créer des jeux qu’à pouvoir aider les autres à se faire connaître.

Recueilli par Pi. D. – Source : www.ladepeche.fr

Suisse / Produire du nouveau ? Arts – Techniques – Sciences en Europe (1400-1900)


Qu’elle soit inscrite dans une réflexion sur la « création », l’« invention », la « découverte » ou l’« innovation », la nouveauté participe des transformations des sociétés. Ce colloque s’intéressera tout à la fois aux discours et aux pratiques de la nouveauté dans les arts, les techniques et les sciences du xve au xixe siècle en Europe. Il s’agira de questionner la pertinence de ces catégories et d’identifier les différentes manières dont les sociétés envisagées ont tenté de penser et de produire de la nouveauté. La période moderne, nourrie des idéaux de la Renaissance, a joué un rôle essentiel dans la description, l’analyse et l’historicisation des processus de la nouveauté, en codifiant et en illustrant ses procédés et ses résultats. Ce mouvement d’ouverture et de diffusion des connaissances fut au cœur même des entreprises académiques, des sociabilités savantes et des publications lettrées. L’écran des textes dissimule toutefois la richesse des pratiques et les innovations d’atelier que l’on ne peut réellement reconstruire qu’à travers l’étude conjointe des archives, des objets et des œuvres, laquelle met souvent en échec une lecture naïve et littérale des traités.

Cette complexité dialectique des relations entre théories et pratiques est notamment l’objet de l’histoire sociale et culturelle, qui met l’accent sur les contextes, les aspects matériels, les réseaux et les rapports sociaux au sein desquels prend place et se construit l’idée de nouveauté. Dès la Renaissance, la production du nouveau est polymorphe. Ses formes, ses pratiques et ses lieux de savoirs se démultiplient. À la rationalisation de l’invention dans l’imprimé, telles les réductions en art, répond la variété des pratiques artistiques, techniques et savantes dont la circulation ne cesse de s’amplifier. Mais les nouveautés dépendent aussi des contextes juridico-politiques : les États, les municipalités et les corporations mettent en place des dispositifs de protection et d’incitation (patentes, privilèges, financements, honneurs, naturalisation, charges, pensions, etc.) pour encourager les inventeurs et pour attirer des artisans qualifiés de l’étranger. Toutefois, les mécanismes de production, les cadres contextuels et l’ampleur des effets du nouveau sur les sociétés diffèrent évidemment au long de la période, ainsi que selon les aires géographiques.

Pour autant, existe-t-il des processus d’innovation propres à ce que nous appelons aujourd’hui, en les distinguant, les « arts », les « techniques » et les « sciences » ? Un peintre, un ingénieur et un savant « inventent »-ils différemment, à une époque où les frontières sont ténues, comme l’indique bien l’utilisation des termes d’« arts » et d’« artiste » jusqu’au XIXe siècle ? Les assujettissements sociaux et économiques – commandes et marchés, contraintes de temps et d’argent, enjeux de pouvoir – fonctionnent-ils de manière analogue dans ces contextes différents ? À travers des études de cas et des études comparées, il s’agira de penser dans sa diversité et ses ambiguïtés la production du nouveau en contexte. Faut-il penser que le nouveau est le produit de combinaisons inédites issues de matériaux déjà existants ? Que retenir du mythe du génie inventif et de l’inventeur héroïque qui voudrait que les novateurs – artistes, artisans, savants, industriels, chercheurs – n’innovent véritablement qu’en faisant table rase ?

À l’heure où les historiens recherchent les conditions d’un discours intégrant les apports de l’histoire intellectuelle, économique, culturelle, de l’histoire et de la sociologie des sciences, des arts et des techniques, de l’histoire des pratiques, de l’histoire matérielle et de l’épistémologie, il est légitime de se demander quels sont les facteurs d’intégration et de dispersion du nouveau. Afin d’explorer la question du nouveau, ce colloque s’adresse aux historiens et chercheurs en sciences sociales s’intéressant aux arts, aux techniques et aux sciences.

Les communications et les discussions auront lieu en français ou en anglais.

Un bref résumé de la communication envisagée, accompagné d’un court curriculum vitae, sera envoyé, avant le 15 mars 2017, par e-mail à : jerome.baudry@unige.ch

Responsable :

Jérôme Baudry (Université de Genève),
Jan Blanc (Université de Genève),
Liliane Hilaire-Pérez, (Université Paris-Diderot et EHESS),
Marc Ratcliff (Université de Genève),
Sylvain Wenger (Société des Arts de Genève).

Adresse :

– Genève / Suisse

Auteur : Romain Bionda  (source : Jan Blanc) – Source : www.fabula.org

2ème Salon International des Inventeurs et Créateurs à Monaco


L’Association des Inventeurs et Créateurs, vous propose pour la deuxième fois, le Salon International des Inventeurs et Créateurs à Monaco, du 04 et 05 Mars 2017, de 10H00 à 10H00, au Chapiteau Espace Fontvieille.

L’entrée est gratuit

Pour pouvoir exposer à ce salon, il faudra adhérer à cette association, 36 euros, plus le prix du stand entre 200 euros à plus de 600 euros et en option, vous pouvez louer du matériel de stand, table pliante à 8 euros, petite table ronde à 9 euros, grande table ronde à 10 euros, chaise pliante à 4 euros, chaise coquille rouge à 9 euros, forfait de mise en place d’une alimentation électrique à 50 euros.

Renseignements et inscriptions

E-mail : rose.adamus@laposte.net

Tél. : 06.99.46.31.13

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Remarque personnelle : J’ai reçu l’information d’eux, par des E-mails vides, aucun mot de politesse, juste des pièces jointes en format photo et quand je les ai contacté par E-mail pour leurs signaler que leur communication est d’une vulgarité, de manque de respect et je n’ai pas eu de réponse d’eux.

Cette association ne fait par partie de la FNAFI et je ne les connais pas.

Je le mets pour information, mais Club Invention – Europe ne prendra aucune responsabilité avec cette association et de ce salon.

Je n’ai aucune information sur ce salon, donc l’article est pauvre et c’est de leurs responsabilités, c’était à eux de me proposer un article, pour pouvoir le mettre en ligne.

Si parmi vous, vous avez des informations, faite des commentaires, pour permettre d’informer d’autres inventeurs sur ce salon, car cette association n’est pas capable !

Inventeur cherche constructeur


Daniel Brincat est connu dans tous les festivals d’art en tant que peintre. Mais il est également inventeur d’objets du quotidien et surtout de jeux de société. Portrait.

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C’est une particularité chez Daniel, il a su exploiter un don pour le dessin associé à une importante culture artistique. On le ressent en pénétrant dans sa maison où ce sont de grandes fresques murales qui remplacent le papier peint ou les peintures que l’on retrouve habituellement sur nos murs. Il a su lier une carrière professionnelle de directeur commercial avec sa création artistique et un sens aigu de l’observation.

Une vraie créativité

C’est ainsi qu’il développe actuellement un nouveau système de raclette à vitre afin d’éviter les angles morts lors du nettoyage de fenêtres en s’inspirant de problématique qu’il a rencontré dans son quotidien. Une innovation dont la seule problématique se trouve dans la fabrication : « j’ai des contacts industriels très prometteurs, mais l’investissement pour créer les moules est très important, du coup on est en pleine réflexion, mais le projet est sur de bonnes voies ». Une créativité qui se retrouve dans son autre passion, les jeux de société, sur lesquels il base beaucoup d’espoir.

Réflexion et stratégie

Certains s’en rappellent peut-être, au début des années 80, la société Habourdin en surfant sur le succès du Rubik’s Cube et autres Babylone avait créé le jeu Satanix. Un tube sur lequel pivotaient 16 anneaux de lettres avec lesquels, en les faisant tourner, chaque joueur devait former des mots : « j’en suis un des instigateurs, ce fut un gros succès que nous avons tenté de dériver en version braille ». Un jeu qui reste aujourd’hui coté auprès des joueurs et collectionneurs.

Daniel a actuellement 3 autres projets de jeux de sociétés le « Triomphalettre » un jeu de logique basé sur l’assemblage de lettre en équipe, le « Jeu des Signes », utilisant les signes des cartes. Il reste un jeu de stratégie et le « Samouraï de l’Espace », en cours de développement qui regroupe stratégie et plateau : « C’est très complexe de créer un jeu de société, les règles nous paraissent simples, mais elles ne passent que rarement l’épreuve de la partie en famille, c’est là que nous pouvons en corriger les imperfections ».

Des jeux aboutis donc, auquel il ne manque plus qu’une chose, le fabricant qui pourra les produire à grande échelle, c’est le nouvel objectif de Daniel, nul doute qu’il n’y parvienne.

Informations : www.tableaux-cuivre.over-blog.com

Auteur : Thomas Martin

Source : www.larepublique77.fr

Offrez-vous du design de 1 € à 149 €


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La B 1 commercialise des créations originales écodesign. Comme le comptoir de la boutique, réalisé à partir de livres assemblés et chapotés d’un plan de travail en bois.

La recyclerie La Fabrique à Neuf a ouvert sa toute première boutique d’« upcycling ». On y trouve des créations originales faites à partir de matériaux recyclés.

Il frappe immédiatement l’œil, ce magnifique lampadaire à 149 € dont l’abat-jour, un tambour de lave-linge, projette de petits points de lumière. Tout comme ce sac à main taillé dans un jean, vendu 12 €, qui apporte une note classieuse à une sobre tenue noire. Ce sont deux des nombreuses créations originales que propose la « B 1 », première boutique de « design populaire » ouverte voici quelques mois à Montgeron, dans l’Essonne, par la Fabrique à Neuf, l’une des plus grandes ressourceries d’Ile-de-France. Un lieu ouvert au début de 2016 et déjà plébiscité par les chineurs et amateurs de déco insolite, qui n’hésitent pas à venir de loin, comme Lætitia, 37 ans. « J’aime ces objets neufs qui ont une histoire et un vécu », assure cette inconditionnelle parisienne.

« Ici, nos jeunes écodesigners populaires pratiquent l’upcycling, le recyclage par le haut. C’est l’art de détourner les objets voués à la destruction pour en faire des œuvres uniques de qualité supérieure », explique Cyril, porteur du projet. Bien évidemment, ces matériaux sont apportés à la ressourcerie par les particuliers et les entreprises, qui peuvent eux aussi acheter sur place de la récup.

Matias, 35 ans, et ancien des Arts appliqués, chapeaute l’atelier. « Tout m’inspire, et j’ai conçu un bon nombre de modèles à base de bois, de verre et de métal », raconte ce génial inventeur. Matias a fait de tiges de baby-foot de très chouettes patères (35 €) pour accrocher les pyjamas des enfants sur les têtes des joueurs ! Parmi ses best-sellers : un étonnant (et confortable) tabouret dont l’assise est faite de… vinyles 33 tours (25 €). Kevin, 25 ans, ancien plombier, roi de la soudure, adore, quant à lui, réaliser des structures en métal qui servent à concevoir d’élégants pieds de table. Si chaque produit est unique, on peut en revanche commander une référence similaire. Autres coups de cœur : ces cartons à chapeaux à 1 € ou ces solides portants battis avec des échelles où l’on suspend vestes et manteaux, même lourds (environ 100 €).

Élise règne sur la boutique qui n’a rien à envier aux showrooms branchés de la capitale. Elle dessine les patrons des accessoires textiles que cousent les bénévoles. Le résultat collectif fait merveille, comme ces fauteuils des années 1950 et 60 (65 €) relookés avec des coussins recouverts de toiles de chemises. « Des designers professionnels ont conçu l’agencement du magasin », explique cette ancienne accessoiriste de cinéma. C’est d’ailleurs eux qui ont fabriqué l’impressionnant comptoir de la B 1 : 1 bon mètre 20 de livres empilés et collés sur plus de 3 m de long, coiffés d’un solide plan de travail en bois massif. On rêverait d’avoir le même à la maison !

Où : la B 1, Fabrique à neuf, 46, avenue Jean-Jaurès à Montgeron (91).

Quand : du mercredi au vendredi de 14 heures à 18 heures. Le samedi de 10 heures à 18 heures (sauf le 24).

Renseignement : au 01.69.43.34.30 et www.lafabriqueaneuf.org

Source : www.leparisien.fr

Des dessins ou modèles exceptionnels reçoivent le prix DesignEuropa 2016


Des dessins ou modèles exceptionnels reçoivent le prix DesignEuropa 2016

• Le «panneau Flap» de Caimi Brevetti reçoit le prix dans la catégorie «Petites et jeunes entreprises».
• La poussette de jogging «Thule Urban Glide»triomphe dans la catégorie «Industrie».
• Le créateur légendaire Giorgetto Giugiaro se voit décerner le prix «Réalisations de toute une vie».

Deux dessins ou modèles exceptionnels ont été révélés en tant que lauréats des prix DesignEuropa lors de la cérémonie à Milan, qui s’est tenue aujourd’hui.

Le «panneau phono-absorbant Flap», fabriqué par Caimi Brevetti et créé par Alberto et Francesco Meda, remporte le prix «Petites et jeunes entreprises».

Le prix «Industrie» a été décerné à la poussette de jogging «Thule Urban Glide», fabriquée par Thule AG et créée par Thule avec l’assistance du studio de création Veryday.

Le prix «Réalisations de toute une vie», qui honore une contribution exceptionnelle à la création apportée tout au long d’une vie professionnelle, a été décerné au créateur italien légendaire Giorgetto Giugiaro.

Les prix DesignEuropa, organisés par l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), une agence décentralisée de l’UE, récompensent l’excellence en matière de dessins ou modèles et de gestion de ces derniers parmi les titulaires de dessins ou modèles communautaires enregistrés (DMC). Le DMC est un droit de propriété intellectuelle à caractère unitaire administré par l’EUIPO et valable dans l’ensemble de l’UE-28.

Le sous-secrétaire d’État italien Antonio Gentile et la ministre britannique de la propriété intellectuelle, la baronne Neville-Rolfe, se sont joints à des créateurs renommés et à des leaders de l’industrie lors de la remise des prix DesignEuropa, qui s’est tenue au UniCredit Pavilion, pour une cérémonie qui a souligné l’importance du dessin ou modèle pour l’économie de l’Union.

Selon une étude réalisée par l’EUIPO et l’Office européen des brevets, les industries qui utilisent intensivement les dessins ou modèles ont contribué pour plus de 243 milliards d’euros à la balance du commerce extérieur de l’Union en 2013. Les entreprises à forte intensité de dessins ou modèles ont généré 18 % du PIB de l’UE et créé 38,7 millions d’emplois.

M. António Campinos, directeur exécutif de l’EUIPO, a déclaré :

«Nos finalistes et notre lauréat du prix “Réalisations de toute une vie” démontrent le pouvoir de la création en tant que moteur de croissance économique et de création d’emplois. Avec les centaines de milliers d’entreprises à forte intensité de dessins et modèles, ils contribuent à la croissance de notre économie et soutiennent des millions d’emplois. N’oublions cependant pas que le dessin ou modèle dans l’UE est lié à la tradition ainsi qu’à l’innovation. Les grandes créations font partie de notre histoire européenne ainsi que de notre futur».

Le président du jury des prix DesignEuropa, Robin Edman, a déclaré :

«Cette édition des prix DesignEuropa est peut-être la première, mais le niveau des candidatures que nous avons reçues était extrêmement élevé. Choisir les finalistes a été une tâche ardue mais, dans les catégories “Petites et jeunes entreprises” et “Industrie”, deux d’entre eux se sont particulièrement distingués. Le «Flap» et le «Thule Urban Glide» sont de dignes lauréats dans un domaine très concurrentiel, et notre lauréat du prix “Réalisations de toute une vie”, Giorgetto Giugiaro, est une véritable légende dans le domaine de la création».

Le dessin ou modèle lauréat dans la catégorie «Industrie» est le suivant :

Poussette de jogging «Thule Urban Glide» (titulaire du DMC et fabricant : Thule IP AB, créateurs : en interne, avec l’assistance du studio de création VeryDay)

Les créateurs de chez Thule ont travaillé avec le studio de création suédois VeryDay pour intégrer le langage conceptuel de Thule à la poussette de jogging «Thule Urban Glide» avant sa mise sur le marché en 2013. Les membres du jury ont souligné l’originalité du modèle, la qualité technique de sa construction, son aspect pratique, sa sensibilité sociale et son adaptabilité à différents modes de vie.

Le modèle lauréat dans la catégorie «Petites et jeunes entreprises» est le suivant :

«Panneau phono-absorbant Flap» (titulaire du DMC et fabricant : Caimi Brevetti, créateurs : Alberto et Francesco Meda)

Le «Flap» a été conçu par le duo père et fils formé par Alberto et Francesco Meda, pour Caimi Brevetti. Les membres du jury ont apprécié la combinaison d’éléments visuels et tactiles du produit, et la manière dont il fait le lien entre la conception industrielle et l’architecture d’intérieur. Le jury a également souligné «l’utilisation sophistiquée et intelligente du système de DMC» à travers sa stratégie de gestion de la PI.

Le lauréat du prix «Réalisations de toute une vie» : Giorgetto Giugiaro

Le premier prix DesignEuropa dans la catégorie «Réalisations de toute une vie» sera décerné à Giorgetto Giugiaro. M. Giugiaro est connu dans le monde entier comme l’un des créateurs les plus réputés de l’histoire de l’automobile.

Il est directement responsable de la création de plus de 300 modèles de production de série et plus de 200 prototypes de recherche pour de nombreux fabricants. Environ 60 millions de véhicules en circulation dans le monde, produits par les plus grands fabricants, sont le fruit de sa créativité.

Ses créations comprennent la Golf de Volkswagen, la Lotus Esprit, la Fiat Panda et la Maserati 3200 GT. Tout au long de sa vie professionnelle, il a collaboré avec presque toutes les grandes sociétés automobiles du monde entier. Par son leadership et son dévouement à son art, il a inspiré des générations de jeunes créateurs.

À PROPOS DES PRIX DESIGNEUROPA

Les prix DesignEuropa, organisés par l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO), en partenariat avec l’Office italien des brevets et des marques (UIBM), célèbrent l’excellence en matière de dessins ou modèles et en matière de gestion de ceux-ci parmi les titulaires de dessins ou modèles communautaires (DMC) enregistrés, que ce soit des titulaires de droits individuels, ou des entreprises de petite ou de grande taille. Le dessin ou modèle communautaire (DMC) enregistré est un droit de propriété intellectuelle à caractère unitaire, valable dans les 28 États membres de l’UE et géré par l’EUIPO.

À PROPOS DE L’EUIPO

L’EUIPO, l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle, est une agence décentralisée de l’UE établie à Alicante, en Espagne. Il gère l’enregistrement des marques de l’Union européenne (MUE) ainsi que les dessins ou modèles communautaires enregistrés (DMC), qui assurent la protection de la propriété intellectuelle dans les 28 États membres de l’Union, et il coopère avec les offices nationaux et régionaux de la propriété intellectuelle dans l’UE. Jusqu’au 23 mars 2016, l’EUIPO était connu sous le nom d’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur (OHMI).

L’idée de son jeu de société est née à La Flèche


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Luc Chanteloup, inventeur du jeu (à gauche) et Jean-Luc Prou, fondateur de la société Lujees, basée à Sablé.

L’enseignant-chercheur Luc Chanteloup s’est plongé dans l’histoire des jeux à travers les siècles. Son invention, l’Abak, s’inspire de règles ancestrales et possède son berceau en Sarthe.

L’initiative

2 avril 2005, au Prytanée. L’espace Guillaumat est inauguré en grande pompe, en présence de Luc Chanteloup, fondateur, et de Pierre-Gilles de Gennes, Prix Nobel de physique. Au fil de la conversation, les deux scientifiques s’interrogent. À quoi pouvaient bien jouer les premiers hommes, il y a des milliers d’années ?

Une question innocente, source d’un projet marathon. « J’étais très curieux d’en savoir plus… Pendant huit ans, je me suis rendu dans les musées et j’ai parcouru les travaux et les études sur le sujet. L’envie est née, de créer un jeu à mon tour », raconte Luc Chanteloup. L’objectif : s’inspirer de tout ce qui avait existé avant, pour imaginer une version inédite, « made in Sarthe ».

Après plusieurs mois de recherches, un premier prototype, baptisé « Abak » est testé par les élèves du « bahut » et les étudiants en classe de mathématiques, à l’Université du Maine.

Une mécanique unique

La maquette est dévoilée au printemps 2015, lors d’un congrès de mathématiciens, au Mans, et soumise au verdict d’Ulrich Schädler, expert mondialement connu et conservateur du musée du jeu, en Suisse. « Il a conclu que la mécanique de ce jeu était bien unique au monde », précise Luc Chanteloup.

Reste à trouver un fabricant, capable de transformer le prototype en réalité. Lujees, la maison d’édition sabolienne qui pilote le projet, fait appel à la société Hex, dans l’Aude. « Nous tenions à ce que tout soit réalisé en France. On a fait fabriquer mille exemplaires, en prenant soin de marquer le lien d’Abak avec son berceau, la Sarthe », précise Jean-Luc Prou, éditeur.

Les clins d’œil au Mans sont de rigueur. « Le plateau du jeu est visible sur un pilier de la cathédrale et dans la peinture des anges musiciens. Il reprend la couleur de la pierre de roussard, répandue dans cette ville. »

Dévoilé lors de la 25e Heure du livre, le jeu Abak est désormais commercialisé dans le département. Deux cents exemplaires ont été écoulés en quelques semaines, auprès de différentes enseignes.

Un parcours du combattant. « Une boutique m’a répondu que sa centrale décidait et qu’elle ne prenait pas les fournisseurs locaux », explique Jean-Luc Prou. « Nous avons aussi sollicité les collectivités. Pour l’heure, c’est le silence radio. À force d’inertie, on tue l’innovation », s’indigne Luc Chanteloup.

Un obstacle qui ne devrait pas arrêter les deux amis. « Lujees réfléchit à la mise en place d’un réseau, qui favorise les connexions entre les porteurs de projets d’entreprises innovantes, de tous les secteurs ». Un projet qui pourrait voir le jour, dès 2017.

Contact : www.lujees.com

Auteur : Élisabeth PETIT

Source : www.ouest-france.fr