Dépôts de brevets : la French Tech veut rattraper son retard


France Brevets a lancé un programme d’accompagnement pour les start-up, que vient de rejoindre Netatmo. Les jeunes pousses françaises accusent un fort retard par rapport aux américaines et asiatiques.

Après l’accompagnement des entrepreneurs, l’attrait des investisseurs, la French Tech s’attaque aux brevets. Longtemps en retrait, dans ce domaine, par rapport aux États-Unis voire à l’Asie, la France tente de rattraper son retard. Et mise sur son fonds public France Brevets pour évangéliser un écosystème culturellement et historiquement peu à l’aise avec la notion de brevet. « En France, il a toujours existé cette idée de libre circulation des idées, désormais accentuée avec le numérique. Souvent, les brevets n’apparaissent pas comme une action prioritaire pour une start-up ou une PME, constate Didier Patry, directeur général de France Brevets. La France souffre d’un sous-investissement en propriété intellectuelle. »

Secteurs prioritaires

Il y a deux ans et demi, l’organisme a ainsi créé un programme d’accompagnement sur mesure, La Fabrique à brevets, qui a déjà aidé une vingtaine de start-up. France Brevets cible des jeunes pousses à fort potentiel, pour lesquelles le dépôt de brevets a un sens. « Il faut que cela soit cohérent, on ne peut pas s’éparpiller. On se focalise donc sur certains secteurs susceptibles d’atteindre une masse critique de brevets, comme l’électronique, et où l’innovation peut être protégée sur un ensemble de brevets forts », détaille Didier Patry. France Brevets travaille alors avec les équipes techniques de la société, détermine la meilleure stratégie de propriété intellectuelle et l’aide dans ses démarches. De manière gratuite : la rémunération ne se fera que dans un deuxième temps, quand les brevets déposés généreront des revenus de licence. « Il faut aussi que le modèle économique de la société se prête au monde des brevets », explique Didier Patry.

France Brevets a ainsi travaillé avec plusieurs sociétés, de tailles diverses, mais aussi avec des laboratoires et des établissements publics, comme le Centre national d’études spatiales (CNES) ou l’Institut Mines-Télécom. Le programme vient de signer son vingtième accord, avec Netatmo, la start-up française spécialisée dans les objets connectés (stations météo, thermostats, caméras de sécurité…).

« Pour une jeune entreprise, il s’agit aussi d’une question de priorités, dit Frédéric Potter, fondateur et directeur général de Netatmo. Dans les premières années, ces sociétés ne sont pas outillées pour s’occuper du dépôt de brevets. » L’entrepreneur a d’ailleurs eu quelques mauvaises expériences en la matière. « Nous avons essayé de le faire nous-mêmes. Nous avions de très bonnes idées, mais nous avons gâché ces dépôts à cause d’une mauvaise rédaction », témoigne-t-il. La société a d’ores et déjà déposé sept brevets, depuis sa collaboration avec France Brevets. « On vise d’abord la qualité, plus que la quantité », rappelle Didier Patry.

Dans un contexte de concurrence accrue, il s’agirait d’un élément de survie pour la French Tech. « A l’origine, les brevets étaient censés protéger les petits inventeurs. Mais aux États-Unis, c’est devenu une arme pour les gros, pour empêcher les petits d’entrer sur un marché. Il faut éviter le chantage aux brevets et que certaines sociétés françaises innovantes voient leur trésorerie asséchée par des demandes exagérées », affirme Frédéric Potter, qui poursuit : « Là où nous avons levé 36 millions d’euros, nos concurrents américains en ont levé de 120 à 150. Et ils ont réinvesti de 3 à 5 % de ces fonds en propriété intellectuelle. Il faut rattraper notre retard. »

Autre argument de France Brevets : une étude qu’il a réalisée récemment démontrerait que les sociétés qui détiennent un portefeuille de brevets ont entre deux et quatre fois plus de chances de croître rapidement. Après les nouvelles technologies, l’organisme aimerait continuer son travail d’évangélisation en direction du secteur de la santé et des medtech, dont le potentiel est jugé particulièrement intéressant en France.

Auteur : NICOLAS RAULINE – Source : business.lesechos.fr

Voici 10 inventions made in Belgium que tu ne soupçonnais pas venir du plat pays


Demande à un étranger de parler de la Belgique, il te parlera sans doute du chocolat, des frites et des gaufres. Les classiques quoi. Mais figure-toi que la Belgique, c’est bien plus que ça ! Les Belges sont à l’origine de pas mal d’inventions essentielles à l’espèce humaine, aussi surprenant que cela puisse paraitre. Découvre 10 inventions made in Belgium qui ont marqué l’histoire.

1. L’Atlas, par Gérard Mercator

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Ok, en 1570 quand Mercator invente le premier atlas, la Belgique n’existait pas encore. On parlait à l’époque des « Pays-Bas espagnols ». N’empêche que Gérard Mercator est né à Rupelmonde, en pleine Belgique. Le gars a réussi un petit exploit puisqu’il est le premier homme à représenter notre globe sur une surface plane et rectangle. À l’époque il fallait avoir un esprit particulièrement ouvert. Comme les belges en général, non ?

2. Le générateur électrique par Zénobe Gramme

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Hé oui ! C’est un belge qui est derrière une invention qui a véritablement révolutionné le quotidien de l’espèce humaine. Avant lui, l’Homme ne connaissait le courant alternatif. Zénobe Gramme est à la base de la dynamo en courant continu qu’il invente en 1867. Depuis on n’utilise plus que ça, il s’agit donc d’un tournant marquant dans l’histoire de l’industrie.

3. Le saxophone par Adolphe Sax

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Le Belge est mélomane et ce déjà en 1846. C’est à cette année-là qu’Adolphe Sax met au point son premier saxophone. Depuis la musique n’a plus jamais été pareille et cet instrument de cuivre nous a offert de grands moments. Sans ce petit belge, le jazz n’aurait jamais existé… Les hipsters non plus du coup ?

4. Le patin à roulettes par Jean-Joseph Merlin

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Bon ok, cette invention est un peu moins utile que les précédentes mais quand même bien cool ! Elle est signée Jean-Joseph Merlin de Huy en 1800. On se demande juste comment ils faisaient pour rider sur les pavés et la boue du 18e siècle…

5. Le moteur à combustion interne par Étienne Lenoir

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Étienne Lenoir, originaire de Mussy-La-Ville en province de Luxembourg, avait une grande passion : inventer. Il a son actif sept brevets d’inventions et parmi elles, le moteur à combustion interne. On va pas t’expliquer le principe c’est pas vraiment passionnant mais sache que ces moteurs ont été utilisés pour créer les premier bateau à moteur. Belle perf’, Étienne !

6. Le char à voile par Simon Stevin

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On va pas mentir, la Mer du Nord n’est pas la mer rêvée pour se baigner. Du coup, il a fallu trouver une alternative pour prendre du bon temps sur la plage. Alors, Simon Stevin a eu l’idée du siècle: le char à voile. Ce qui est dingue c’est qu’il a inventé ça en 1600 ! Comme quoi, on savait déjà s’amuser à cette époque, hein.

7. La théorie du Big Bang par Georges Lemaitre

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Au début du 20e siècle, les Hommes s’activent pour comprendre la création de notre univers. Parmi ces petits intellos, un belge : le chanoine et professeur à l’Université Catholique de Louvain Georges Lemaitre. Le carolo d’origine développe dans son coin sa petite « théorie de l’atome primitif » qu’il finit par appeler théorie du Big Bang. Le nom est resté, le théorie aussi.

8. Le plastique par Léo Baekeland

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Qu’est-ce qu’on ferait sans le plastique ? Si à l’heure actuelle on tente de limiter son utilisation pour préserver l’environnement, il faut reconnaitre que c’est juste indispensable à bien des égards. Léo Baekeland se charge de l’inventer en 1907 à Gand. Même si il décidé de s’exporter, lui et son invention, aux États-Unis, c’est bien une invention noir jaune rouge. Mais alors… On est responsable de la pollution dans le monde ?

9. L’Euro par Germain Pirlot

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La Belgique a joué un rôle capitale dans la création de l’Union européenne. Au même titre que la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne par exemple. Le projet d’une union monétaire est depuis quelques années dans la têtes des dirigeants européens. C’est finalement Germain Pirlot qui aura l’idée de l’euro en 1995. Remercie-le, c’est à cause de lui que ton pain a doublé de prix du jour au lendemain.

10. Le goudron sur les routes par Edward De Smedt

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Ok, ça c’est la meilleure. Les routes belges sont juste ignobles alors que l’inventeur des routes goudronnées est belge. On se fout de qui ? M’enfin allez, merci Edward d’avoir permis de construire des routes potables et de développer les échanges commerciaux.

Voila, quand un étranger parlera mal sur ton pays, tu auras quelques arguments inédits à lui balancer.

Auteur : Jacob Hemptinne – Source : fr.newsmonkey.be

Un bio-physicien prétend avoir inventé une bouteille de vin qui ne goutte pas


Une bouteille de vin qui ne goutte pas ? Les maladroits seront ravis.

Nous autres Françaises et Français apprenons le geste rapide, discret et efficace pour éviter qu’une bouteille de vin ne coule en même temps que la lecture et l’écriture. Mais dans le reste du monde et lors de nos soirées trop arrosées, il semble que les flacons de verre qui renferment l’ivresse rouge, blanche ou rosée posent un problème physique qui n’a pas été résolu jusqu’à aujourd’hui : les bouteilles de vin gouttent.

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Tout peut changer grâce à une rainure de 2 mm

Pour résoudre ce problème, Daniel Perlman, biophyisicien à l’université américaine de Brandeis, a utilisé tout son savoir et toutes ses connaissances pour parvenir à l’objet ultime : la bouteille de vin qui ne goutte pas. Pour cela, pendant trois ans, l’homme s’est cultivé en regardant des vidéos au ralenti de bouteilles de vin en train de déverser le fameux breuvage. Perlman en est arrivé à la conclusion que le syndrome de la bouteille qui coule arrive au moment où elle est pleine, ou presque pleine.

Sa solution est enfantine et n’implique pas un changement radical dans la confection des bouteilles : sa bouteille qui ne goutte pas est simplement équipée d’une sorte de bourrelet de 2 mm à l’extrémité qui agit comme un bec verseur et empêche, à 360 degrés, le vin de se faire la malle. « Une goutte de vin qui voudrait couler sur la bouteille est freinée dans sa course par cette rainure : elle ne peut pas la traverser. Au lieu de cela, elle tombe de la bouteille directement dans le verre. »

Avec plus de 100 brevets déposés, Perlman est un inventeur en série. Reste à voir si son idée restera dans les registres ou sera effectivement adoptée par l’industrie, rendant par la même occasion un geste parfaitement obsolète.

Auteur : Julien Cadot – Source : www.numerama.com

Des chercheurs russes créent une matière qui rend le monde invisible


Nous pourrions bientôt devenir invisibles grâce à une matière «magique» inventée par des chercheurs russes. Outre cela, cette substance hors du commun rendrait transparent tout ce qui nous entoure, y compris les voitures et bâtiments.

Des scientifiques russes de l’institut de recherche Tekhnomash, faisant partie du groupe public Rostec, ont élaboré des matières uniques rendant totalement ou partiellement invisibles des objets grâce à leurs qualités surprenantes, lit-on dans le communiqué du holding Roselectronica appartenant, lui-aussi, à Rostec.

Ces matières à commande électrique, d’après les chercheurs, sont capables de « camoufler » des objets dans leur champ visuel. Elles ont le pouvoir d’imiter des couleurs, de les intensifier ainsi que de créer des représentations graphiques compliquées, y compris des feuilles qui bougent quand il y a du vent.

Cette invention a été possible grâce à des chocs électriques. En effet, ces matières ressemblent à des écrans de camouflage permettant de dissimuler entièrement un objet.

La technologie a été saluée par le holding Roselectronica.

« Les matières de synthèse ont d’énormes perspectives pour contrecarrer des armes de précision », a déclaré Igor Klotchko, le directeur général de l’entreprise.

M. Klotchko a ajouté que cette technologie serait efficace grâce à son camouflage visuel et non pas grâce à un camouflage thermique ou électromagnétique.

Il est à noter que des constructeurs et ingénieurs du monde entier tentent depuis longtemps de créer une « cape d’invisibilité » universelle pour des objets militaires. Pourtant, ceux qui ont réussi à le faire sont peu nombreux.

En 2012, des scientifiques de l’Université du Texas sont parvenus à créer « une cape d’invisibilité » composée de fibres de carbone. Le vêtement crée l’illusion que l’objet, sur lequel il est mis, est en train de disparaître.

Source : fr.sputniknews.com

Cinq inventions de Léonard de Vinci qui auraient pu révolutionner l’histoire de la technologie


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Croquis de Léonard de Vinci d’une arbalète géante.

Léonard de Vinci est l’un des artistes les plus célèbres de l’histoire. Son génie ne se limitait cependant pas à l’art ; Léonard de Vinci était aussi un inventeur brillant dans les domaines de l’ingénierie civile, la chimie, l’hydrodynamique, l’optique, l’ingénierie mécanique, la pyrotechnique, l’anatomie et la physique.

Il a envisagé  de nombreuses inventions bien avant que la technologie ne les créent réellement. Nombre de ses conceptions allant de l’hélicoptère aux véhicules blindés, calculateurs, combinaisons de plongée et aux robots ne sont jamais arrivées au bout, de son vivant.  Si elles avaient été construites à son époque elles auraient pu révolutionner l’histoire de la technologie, mais il est clair que le monde n’était pas prêt pour Vinci.

Léonard de Vinci est né le 15 avril 1452 du notaire Piero de Vinci et de la paysanne Caterina à Vinci dans la région de Florence, en Italie. Léonard reçut son éducation dans le studio du célèbre peintre florentin Verrocchio. Dans sa jeunesse, beaucoup de sa vie active fut consacrée au service de Ludovico il Moro à Milan. Il a plus tard travaillé à Rome, à Bologne et à Venise, et il passa ses dernières années au service de François 1er en France dans la maison que ce dernier lui avait offert. Léonard fut de son vivant un peintre renommé. Parmi ses œuvres la Mona Lisa est son portrait le plus célèbre, et sa peinture murale de La Cène est la peinture religieuse la plus reproduite de tous les temps. Néanmoins, Léonard consacra au cours de sa vie bien plus d’heures à ses inventions, enregistra plus de 13 000 pages de notes et de croquis, dont une grande partie était inconnue avant sa mort le 2 mai 1519.

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Buste de Léonard de Vinci à l’âge mûr.

La machine volante

L’une des inventions les plus fameuses de Vinci est la machine volante, bien qu’elle consistait en fait en différents modèles, principalement basés sur le vol des chauves-souris, des cerfs-volants et des oiseaux. Ses dessins reflètent ses capacités d’observation et d’imagination, aussi bien que son désir profond de pouvoir s’envoler comme un oiseau.

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Croquis d’une machine volante envisagée par de Vinci.

L’un des dessins de Vinci consiste en un cadre en bois d’une envergure dépassant 10 mètres. Les « ailes » devaient être couvertes de soie fine pour créer une membrane légère mais robuste, comme les ailes d’une chauve-souris. Le pilote devait se plaquer contre un tableau au centre. Pour déplacer les ailes, le pilote devait tourner une manivelle déplaçant une série de nœuds et de poulies, amenant les ailes à battre. Les ailes étaient également modelées pour tourner alors qu’elles battent, démontrant l’inspiration venant de la nature chez Vinci.

Une légende rapporte que Léonard de Vinci aurait essayé la machine volante avec l’un de ses apprentis, et que l’apprenti serait tombé et se serait cassé la jambe. Il n’y a cependant pas de preuve d’un tel essai, et les experts indiquent que tandis que la machine volante aurait pu volé une fois dans les airs, une personne n’aurait jamais pu créer assez de puissance pour amener l’engin à décoller du sol.

« Le monde devrait attendre encore près de 400 ans pour qu’une machine puisse vraiment voler », indique LiveScience. « Ce n’est qu’en 1903 que les frères Wilbur et Orvilles Wright effectuèrent le premier vol réussi d’un avion motorisé. »

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L’un des croquis de machine volante de Vinci montre une ressemblance proche aux ailes d’une chauve-souris.

Le véhicule blindé

Beaucoup des inventions de Vinci tournaient autour de l’armurerie et des machines de guerre, probablement du fait qu’il recevait ses fonds du duc de Milan, responsable de la défense de Milan contre les Français. L’un des dessins de Vinci représente un véhicule blindé équipé d’armes et capable de se déplacer dans toutes les directions, que beaucoup ont qualifié de précurseur du char moderne.

« Le véhicule de Vinci a de nombreux canons légers arrangés sur une plate-forme circulaire avec des roues, lui permettant un déplacement à 360 degrés », écrit Da Vinci Inventions. « La plate-forme est couverte par une large plaque protectrice (à la manière d’une carapace de tortue), renforcée avec des plaquettes en métal, qui étaient inclinées afin de mieux dévier le feu ennemi. Il y a une tourelle de vision sur le dessus pour coordonner le feu des canons et le pilotage du véhicule. Le déplacement de la machine serait alimenté par huit hommes à l’intérieur du char qui tourneraient constamment des manivelles pour alimenter les roues. »

« Comme sa machine volante, la voiture blindée de Vinci n’a jamais été construite. Et ce n’est que 400 ans plus tard, durant la Première Guerre Mondiale, que les chars blindés sont devenus une composante des champs de bataille européens. »

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Modèle du véhicule blindé de Vinci basé sur ses croquis.

La mitrailleuse

Une autre des armes de guerre de Vinci était le pistolet à 33 canons, qui était destiné à dépasser le problème du temps de recharge trop long des canons de l’époque. Sa conception tient en trois rangées de 11 canons chacun, tous connectés à une seule plate-forme tournante. Les canons pouvaient être chargés en même temps et tirer en roulement, éliminant le délai.

« Le modèle de l’engin à 33 canons de Léonard de Vinci est généralement vu comme la base de la mitrailleuse moderne », indique Da Vinci Inventions, « Une arme n’ayant pas vraiment été développée pour un usage commercial avant le XIXe siècle. »

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Croquis du modèle du fusil à canons multiples de Vinci.

La combinaison de plongée

Alors que Léonard de Vinci travaillait à Venise, il a conçu le modèle d’une combinaison de plongée primitive, destinée à être utilisée pour détruire les vaisseaux ennemis entrant dans les eaux vénitiennes. La combinaison devait être faite en  cuir de porc traité avec de l’huile de poisson pour qu’elle soit hydrophobe. Le casque a une paire de lunettes en verre incrustée et un tube en bambou pour respirer avec des joints en cuir de porc attachés à l’arrière, connecté à un flotteur en liège et en bois. Recevant de l’air de la surface, la combinaison était conçue pour conserver de l’air dans une poche intérieure.

Une réplique a été construite pour un documentaire de la BBC se basant sur les dessins et les notes de Vinci. Lorsque les plongeurs ont essayé la combinaison, ils l’ont trouvé être un précurseur réussi à la combinaison de plongée moderne, le flotteur en liège agissant comme une chambre d’air comprimé lorsqu’il est submergé.

Ce ne sera que quelques 500 ans plus tard que le célèbre inventeur Jacques Cousteau et l’ingénieur Émile Gagnan ont inventé la combinaison de plongée moderne.

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Réplique de la combinaison de plongée de Vinci.

Le robot humanoïde

L’étude de l’anatomie humaine de Léonard de Vinci l’a mené à la conception de l’un des premiers robots humanoïdes connus de l’histoire. Ce robot, habillé dans une armure médiévale allemano-italienne, aurait été conçu vers 1495 et présentation à une fête organisée par le duc de Milan. Il a été redécouvert sous la forme de croquis dans les années 1950.

Le chevalier robotique peut se tenir debout, s’asseoir, lever sa visière, ouvrir et fermer la bouche, et manœuvrer indépendamment ses bras. Le système robotique entier était dirigé par une série de poulies, de câbles, d’engrenages internes et de manivelles à main.

En 2002, le spécialiste en robotique Mark Rosheim a construit un modèle fonctionnel du chevalier robotique de Vinci. Il s’est montré être pleinement opérationnel, comme Léonard de Vinci l’avait prédit.

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Modèle d’un robot basé sur les dessins de Léonard de Vinci.

Léonard n’a pas eu d’éducation formelle en latin, en mathématiques et en science et n’a jamais été à l’université. Cela veut dire que ses inventions ont été largement ignorées par les universitaires et les riches mécènes, et son génie est resté enfermé dans de simples croquis de ses carnets. Lorsque ces journaux ont été découverts, des analyses ont révélé que l’approche de la science de Léonard de Vinci consistait en une observation intense et en un enregistrement détaillé, ses outils d’investigation étant principalement ses yeux. De Vinci était un type de scientifique fondamentalement différent pour son temps, intégrant les arts dans sa théorisation et dans son hypothèse, amenant une approche intégrée et holistique unique de la science.

Courtoisie d’Ancient Origins : Five da Vinci inventions that could have revolutionized the history of technology

Auteur : April Holloway, Ancient Origins – Source : www.epochtimes.fr

« Malscience », la fraude scientifique décryptée


CRITIQUE DE LIVRE. Le chiffre est marquant : 2 % des chercheurs falsifient ou inventent leurs résultats. Cet ouvrage s’interroge avec franchise sur les sources d’une telle fraude.

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• « Malscience. De la fraude dans les labos », de Nicolas Chevassus-au-Louis, Seuil, 201 p., 18 €

Embellissement des données, plagiat, invention pure et simple, forgerie, fraude, affabulation… on peut distinguer une espèce d’échelle de Richter dans la gravité des fraudes réalisées par des scientifiques, hier et aujourd’hui, depuis le plus simple doctorant jusqu’au professeur ou directeur de recherche nobélisable, en France comme partout ailleurs, dans toutes les disciplines, avec une prépondérance cependant pour la biologie et la médecine.

2 % des chercheurs reconnaissent avoir inventé ou falsifié

On se souvient de la biologiste japonaise et de ses cellules-souches falsifiées en 2014, du vétérinaire sud-coréen Hwang Woo-suk et de son clonage thérapeutique également falsifié en 2004, ou encore du psychologue néerlandais Diederick Stapel en 2011 qui fabriquait ses données sur les stéréotypes sociaux.

Une enquête a révélé que 2 % des scientifiques reconnaissaient avoir inventé ou falsifié des données. Ce n’est pas énorme en soi, mais cela traduit un malaise sinon une évolution regrettable des hommes et des femmes qui considèrent la recherche comme une passion voire un sacerdoce, un monde gratuit voué aux plaisirs de l’intellect, où on est indifférent aux hiérarchies sociales et accorde un rôle secondaire à l’argent. Une image d’Épinal peut-être.

« Publish or Perish »

Aujourd’hui, dans un fort contexte de compétition, pour les budgets et les postes, la devise « publish or perish » pollue les esprits et les remèdes, comme l’installation de comités à l’intégrité scientifique, semblent encore insuffisants. Le rôle des revues scientifiques et de leur comité de lecture est certainement à reconsidérer.

Cet ouvrage intéressant, dense, écrit avec humour et fermeté (des relecteurs du manuscrit ont reproché à l’auteur de trop noircir le tableau, mais ce dernier a tenu bon), est à lire tout en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un travail de justicier. Mais de celui d’un journaliste, biologiste et historien qui, « malgré tout » persiste à aimer la science.

Auteur : Denis Sergent – Source : www.la-croix.com

Un tutoriel sur le brevet d’invention en ligne et en libre accès


L’École nationale des chartes a publié en ligne un tutoriel multimédia interactif en libre accès sur les brevets d’invention. Il s’adresse aux étudiants avancés des filières d’ingénieur et aux chercheurs. Il a pour objectif de les aider à comprendre et à utiliser toutes les ressources scientifiques du brevet d’invention.

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Un tutoriel en libre accès sur les brevets d’invention

Qui dit innovation, dit brevet d’invention. Beaucoup de questions se posent autour de ce document technico-juridique, sur sa définition, sa destination et son usage. Autant d’interrogations auxquelles Manuel Durand-Barthez (formateur en sciences de l’information à l’Urfist) répond – avec le concours d’experts en Propriété industrielle et de chercheurs sur le terrain – dans ce tutoriel en ligne.

Ce dernier est composé de 10 modules de cours :

  • Introduction générale
  • Présentation et objectifs du cours
  • La propriété intellectuelle
  • L’invention brevetable
  • Analyse du document brevet
  • Le dépôt de brevet en France
  • Le dépôt de brevet à l’international
  • Le brevet européen
  • Après la délivrance
  • Recherche de brevets

Chaque module s’articule autour d’une vidéo de présentation du cours, de son cours interactif et d’une interview d’expert pour compléter le sujet. Pour assurer la validation des connaissances, des exercices pratiques avec des questions à choix multiple (qcm) sont proposés à la n de chaque module.

Le tutoriel est en accès libre

Source : www.aerobuzz.fr