Des chercheurs russes créent une matière qui rend le monde invisible


Nous pourrions bientôt devenir invisibles grâce à une matière «magique» inventée par des chercheurs russes. Outre cela, cette substance hors du commun rendrait transparent tout ce qui nous entoure, y compris les voitures et bâtiments.

Des scientifiques russes de l’institut de recherche Tekhnomash, faisant partie du groupe public Rostec, ont élaboré des matières uniques rendant totalement ou partiellement invisibles des objets grâce à leurs qualités surprenantes, lit-on dans le communiqué du holding Roselectronica appartenant, lui-aussi, à Rostec.

Ces matières à commande électrique, d’après les chercheurs, sont capables de « camoufler » des objets dans leur champ visuel. Elles ont le pouvoir d’imiter des couleurs, de les intensifier ainsi que de créer des représentations graphiques compliquées, y compris des feuilles qui bougent quand il y a du vent.

Cette invention a été possible grâce à des chocs électriques. En effet, ces matières ressemblent à des écrans de camouflage permettant de dissimuler entièrement un objet.

La technologie a été saluée par le holding Roselectronica.

« Les matières de synthèse ont d’énormes perspectives pour contrecarrer des armes de précision », a déclaré Igor Klotchko, le directeur général de l’entreprise.

M. Klotchko a ajouté que cette technologie serait efficace grâce à son camouflage visuel et non pas grâce à un camouflage thermique ou électromagnétique.

Il est à noter que des constructeurs et ingénieurs du monde entier tentent depuis longtemps de créer une « cape d’invisibilité » universelle pour des objets militaires. Pourtant, ceux qui ont réussi à le faire sont peu nombreux.

En 2012, des scientifiques de l’Université du Texas sont parvenus à créer « une cape d’invisibilité » composée de fibres de carbone. Le vêtement crée l’illusion que l’objet, sur lequel il est mis, est en train de disparaître.

Source : fr.sputniknews.com

Cinq inventions de Léonard de Vinci qui auraient pu révolutionner l’histoire de la technologie


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Croquis de Léonard de Vinci d’une arbalète géante.

Léonard de Vinci est l’un des artistes les plus célèbres de l’histoire. Son génie ne se limitait cependant pas à l’art ; Léonard de Vinci était aussi un inventeur brillant dans les domaines de l’ingénierie civile, la chimie, l’hydrodynamique, l’optique, l’ingénierie mécanique, la pyrotechnique, l’anatomie et la physique.

Il a envisagé  de nombreuses inventions bien avant que la technologie ne les créent réellement. Nombre de ses conceptions allant de l’hélicoptère aux véhicules blindés, calculateurs, combinaisons de plongée et aux robots ne sont jamais arrivées au bout, de son vivant.  Si elles avaient été construites à son époque elles auraient pu révolutionner l’histoire de la technologie, mais il est clair que le monde n’était pas prêt pour Vinci.

Léonard de Vinci est né le 15 avril 1452 du notaire Piero de Vinci et de la paysanne Caterina à Vinci dans la région de Florence, en Italie. Léonard reçut son éducation dans le studio du célèbre peintre florentin Verrocchio. Dans sa jeunesse, beaucoup de sa vie active fut consacrée au service de Ludovico il Moro à Milan. Il a plus tard travaillé à Rome, à Bologne et à Venise, et il passa ses dernières années au service de François 1er en France dans la maison que ce dernier lui avait offert. Léonard fut de son vivant un peintre renommé. Parmi ses œuvres la Mona Lisa est son portrait le plus célèbre, et sa peinture murale de La Cène est la peinture religieuse la plus reproduite de tous les temps. Néanmoins, Léonard consacra au cours de sa vie bien plus d’heures à ses inventions, enregistra plus de 13 000 pages de notes et de croquis, dont une grande partie était inconnue avant sa mort le 2 mai 1519.

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Buste de Léonard de Vinci à l’âge mûr.

La machine volante

L’une des inventions les plus fameuses de Vinci est la machine volante, bien qu’elle consistait en fait en différents modèles, principalement basés sur le vol des chauves-souris, des cerfs-volants et des oiseaux. Ses dessins reflètent ses capacités d’observation et d’imagination, aussi bien que son désir profond de pouvoir s’envoler comme un oiseau.

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Croquis d’une machine volante envisagée par de Vinci.

L’un des dessins de Vinci consiste en un cadre en bois d’une envergure dépassant 10 mètres. Les « ailes » devaient être couvertes de soie fine pour créer une membrane légère mais robuste, comme les ailes d’une chauve-souris. Le pilote devait se plaquer contre un tableau au centre. Pour déplacer les ailes, le pilote devait tourner une manivelle déplaçant une série de nœuds et de poulies, amenant les ailes à battre. Les ailes étaient également modelées pour tourner alors qu’elles battent, démontrant l’inspiration venant de la nature chez Vinci.

Une légende rapporte que Léonard de Vinci aurait essayé la machine volante avec l’un de ses apprentis, et que l’apprenti serait tombé et se serait cassé la jambe. Il n’y a cependant pas de preuve d’un tel essai, et les experts indiquent que tandis que la machine volante aurait pu volé une fois dans les airs, une personne n’aurait jamais pu créer assez de puissance pour amener l’engin à décoller du sol.

« Le monde devrait attendre encore près de 400 ans pour qu’une machine puisse vraiment voler », indique LiveScience. « Ce n’est qu’en 1903 que les frères Wilbur et Orvilles Wright effectuèrent le premier vol réussi d’un avion motorisé. »

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L’un des croquis de machine volante de Vinci montre une ressemblance proche aux ailes d’une chauve-souris.

Le véhicule blindé

Beaucoup des inventions de Vinci tournaient autour de l’armurerie et des machines de guerre, probablement du fait qu’il recevait ses fonds du duc de Milan, responsable de la défense de Milan contre les Français. L’un des dessins de Vinci représente un véhicule blindé équipé d’armes et capable de se déplacer dans toutes les directions, que beaucoup ont qualifié de précurseur du char moderne.

« Le véhicule de Vinci a de nombreux canons légers arrangés sur une plate-forme circulaire avec des roues, lui permettant un déplacement à 360 degrés », écrit Da Vinci Inventions. « La plate-forme est couverte par une large plaque protectrice (à la manière d’une carapace de tortue), renforcée avec des plaquettes en métal, qui étaient inclinées afin de mieux dévier le feu ennemi. Il y a une tourelle de vision sur le dessus pour coordonner le feu des canons et le pilotage du véhicule. Le déplacement de la machine serait alimenté par huit hommes à l’intérieur du char qui tourneraient constamment des manivelles pour alimenter les roues. »

« Comme sa machine volante, la voiture blindée de Vinci n’a jamais été construite. Et ce n’est que 400 ans plus tard, durant la Première Guerre Mondiale, que les chars blindés sont devenus une composante des champs de bataille européens. »

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Modèle du véhicule blindé de Vinci basé sur ses croquis.

La mitrailleuse

Une autre des armes de guerre de Vinci était le pistolet à 33 canons, qui était destiné à dépasser le problème du temps de recharge trop long des canons de l’époque. Sa conception tient en trois rangées de 11 canons chacun, tous connectés à une seule plate-forme tournante. Les canons pouvaient être chargés en même temps et tirer en roulement, éliminant le délai.

« Le modèle de l’engin à 33 canons de Léonard de Vinci est généralement vu comme la base de la mitrailleuse moderne », indique Da Vinci Inventions, « Une arme n’ayant pas vraiment été développée pour un usage commercial avant le XIXe siècle. »

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Croquis du modèle du fusil à canons multiples de Vinci.

La combinaison de plongée

Alors que Léonard de Vinci travaillait à Venise, il a conçu le modèle d’une combinaison de plongée primitive, destinée à être utilisée pour détruire les vaisseaux ennemis entrant dans les eaux vénitiennes. La combinaison devait être faite en  cuir de porc traité avec de l’huile de poisson pour qu’elle soit hydrophobe. Le casque a une paire de lunettes en verre incrustée et un tube en bambou pour respirer avec des joints en cuir de porc attachés à l’arrière, connecté à un flotteur en liège et en bois. Recevant de l’air de la surface, la combinaison était conçue pour conserver de l’air dans une poche intérieure.

Une réplique a été construite pour un documentaire de la BBC se basant sur les dessins et les notes de Vinci. Lorsque les plongeurs ont essayé la combinaison, ils l’ont trouvé être un précurseur réussi à la combinaison de plongée moderne, le flotteur en liège agissant comme une chambre d’air comprimé lorsqu’il est submergé.

Ce ne sera que quelques 500 ans plus tard que le célèbre inventeur Jacques Cousteau et l’ingénieur Émile Gagnan ont inventé la combinaison de plongée moderne.

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Réplique de la combinaison de plongée de Vinci.

Le robot humanoïde

L’étude de l’anatomie humaine de Léonard de Vinci l’a mené à la conception de l’un des premiers robots humanoïdes connus de l’histoire. Ce robot, habillé dans une armure médiévale allemano-italienne, aurait été conçu vers 1495 et présentation à une fête organisée par le duc de Milan. Il a été redécouvert sous la forme de croquis dans les années 1950.

Le chevalier robotique peut se tenir debout, s’asseoir, lever sa visière, ouvrir et fermer la bouche, et manœuvrer indépendamment ses bras. Le système robotique entier était dirigé par une série de poulies, de câbles, d’engrenages internes et de manivelles à main.

En 2002, le spécialiste en robotique Mark Rosheim a construit un modèle fonctionnel du chevalier robotique de Vinci. Il s’est montré être pleinement opérationnel, comme Léonard de Vinci l’avait prédit.

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Modèle d’un robot basé sur les dessins de Léonard de Vinci.

Léonard n’a pas eu d’éducation formelle en latin, en mathématiques et en science et n’a jamais été à l’université. Cela veut dire que ses inventions ont été largement ignorées par les universitaires et les riches mécènes, et son génie est resté enfermé dans de simples croquis de ses carnets. Lorsque ces journaux ont été découverts, des analyses ont révélé que l’approche de la science de Léonard de Vinci consistait en une observation intense et en un enregistrement détaillé, ses outils d’investigation étant principalement ses yeux. De Vinci était un type de scientifique fondamentalement différent pour son temps, intégrant les arts dans sa théorisation et dans son hypothèse, amenant une approche intégrée et holistique unique de la science.

Courtoisie d’Ancient Origins : Five da Vinci inventions that could have revolutionized the history of technology

Auteur : April Holloway, Ancient Origins – Source : www.epochtimes.fr

« Malscience », la fraude scientifique décryptée


CRITIQUE DE LIVRE. Le chiffre est marquant : 2 % des chercheurs falsifient ou inventent leurs résultats. Cet ouvrage s’interroge avec franchise sur les sources d’une telle fraude.

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• « Malscience. De la fraude dans les labos », de Nicolas Chevassus-au-Louis, Seuil, 201 p., 18 €

Embellissement des données, plagiat, invention pure et simple, forgerie, fraude, affabulation… on peut distinguer une espèce d’échelle de Richter dans la gravité des fraudes réalisées par des scientifiques, hier et aujourd’hui, depuis le plus simple doctorant jusqu’au professeur ou directeur de recherche nobélisable, en France comme partout ailleurs, dans toutes les disciplines, avec une prépondérance cependant pour la biologie et la médecine.

2 % des chercheurs reconnaissent avoir inventé ou falsifié

On se souvient de la biologiste japonaise et de ses cellules-souches falsifiées en 2014, du vétérinaire sud-coréen Hwang Woo-suk et de son clonage thérapeutique également falsifié en 2004, ou encore du psychologue néerlandais Diederick Stapel en 2011 qui fabriquait ses données sur les stéréotypes sociaux.

Une enquête a révélé que 2 % des scientifiques reconnaissaient avoir inventé ou falsifié des données. Ce n’est pas énorme en soi, mais cela traduit un malaise sinon une évolution regrettable des hommes et des femmes qui considèrent la recherche comme une passion voire un sacerdoce, un monde gratuit voué aux plaisirs de l’intellect, où on est indifférent aux hiérarchies sociales et accorde un rôle secondaire à l’argent. Une image d’Épinal peut-être.

« Publish or Perish »

Aujourd’hui, dans un fort contexte de compétition, pour les budgets et les postes, la devise « publish or perish » pollue les esprits et les remèdes, comme l’installation de comités à l’intégrité scientifique, semblent encore insuffisants. Le rôle des revues scientifiques et de leur comité de lecture est certainement à reconsidérer.

Cet ouvrage intéressant, dense, écrit avec humour et fermeté (des relecteurs du manuscrit ont reproché à l’auteur de trop noircir le tableau, mais ce dernier a tenu bon), est à lire tout en gardant à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’un travail de justicier. Mais de celui d’un journaliste, biologiste et historien qui, « malgré tout » persiste à aimer la science.

Auteur : Denis Sergent – Source : www.la-croix.com

Un tutoriel sur le brevet d’invention en ligne et en libre accès


L’École nationale des chartes a publié en ligne un tutoriel multimédia interactif en libre accès sur les brevets d’invention. Il s’adresse aux étudiants avancés des filières d’ingénieur et aux chercheurs. Il a pour objectif de les aider à comprendre et à utiliser toutes les ressources scientifiques du brevet d’invention.

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Un tutoriel en libre accès sur les brevets d’invention

Qui dit innovation, dit brevet d’invention. Beaucoup de questions se posent autour de ce document technico-juridique, sur sa définition, sa destination et son usage. Autant d’interrogations auxquelles Manuel Durand-Barthez (formateur en sciences de l’information à l’Urfist) répond – avec le concours d’experts en Propriété industrielle et de chercheurs sur le terrain – dans ce tutoriel en ligne.

Ce dernier est composé de 10 modules de cours :

  • Introduction générale
  • Présentation et objectifs du cours
  • La propriété intellectuelle
  • L’invention brevetable
  • Analyse du document brevet
  • Le dépôt de brevet en France
  • Le dépôt de brevet à l’international
  • Le brevet européen
  • Après la délivrance
  • Recherche de brevets

Chaque module s’articule autour d’une vidéo de présentation du cours, de son cours interactif et d’une interview d’expert pour compléter le sujet. Pour assurer la validation des connaissances, des exercices pratiques avec des questions à choix multiple (qcm) sont proposés à la n de chaque module.

Le tutoriel est en accès libre

Source : www.aerobuzz.fr

Ces lunettes intelligentes sont capables de faire la mise au point sur ce que vous regardez


Carlos Mastrangelo occupe actuellement le poste de professeur de génie électrique et d’informatique à l’Université de l’Utah. Lorsqu’il a eu une cinquantaine d’années, il a commencé à souffrir d’un problème de vision assez courant chez les gens de son âge : la presbytie. Contrairement à la plupart de ses semblables, il a cependant décidé de ne pas le subir.

La presbytie n’est pas réellement une maladie. En réalité, ce trouble de la vision est provoqué par le vieillissement du cristallin.

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Ces lunettes pourraient améliorer la vie de pas mal de gens.

Ce dernier a en effet la fâcheuse tendance à se durcir et à se scléroser au fil du temps. Il empêche donc l’œil de faire la mise au point.

La presbytie, un trouble qui touche beaucoup de gens

La presbytie commence généralement à apparaître à partir des 40 ans et elle évolue ensuite pour atteindre son apogée autour des 60 ans. Il existe plusieurs traitements. Le plus courant consiste à utiliser des verres correcteurs, mais il existe aussi des interventions chirurgicales pour corriger définitivement le problème.

Comme des millions d’autres personnes à travers le monde, Carlos Mastrangelo a opté pour la solution la plus simple : les verres correcteurs.

Toutefois, cette dernière ne lui a pas apporté entière satisfaction. En réalité, elles lui posaient même souvent problème lorsqu’il conduisait. Notre ami n’avait en effet pas besoin de lunettes pour regarder la route, mais, sans elles, il ne pouvait pas voir l’écran du GPS.

Il s’est donc retroussé les manches et il a commencé à travailler sur une nouvelle paire de lunettes assez particulière.

Des lunettes intelligentes pour corriger la presbytie

Ces fameuses lunettes n’intègrent effectivement pas de verre, mais des lentilles liquides capables de se focaliser sur le point observé par leur porteur. Comment ? En réalité, c’est assez simple. L’appareil utilise la lumière infrarouge pour calculer la distance entre ses verres et les objets. Il lui suffit ensuite d’activer des pistons dissimulés dans sa monture pour remodeler la courbure des lentilles et les adapter au sujet observé.

D’après Carlos, ces fameuses lunettes n’auraient besoin que de 14 millisecondes pour faire la mise au point. Seul bémol, pour fonctionner, elles ont besoin d’une source d’énergie et donc d’une batterie. Le prototype développé offre pour le moment une autonomie limitée à 24 heures.

L’inventeur a présenté ces fameuses lunettes durant le dernier CES, mais il vient de publier une nouvelle étude plus complète parue dans la revue Optics Express, une étude qui détaille le fonctionnement de l’appareil.

En attendant, il a bon espoir de pouvoir lancer une version commercialisable de ses lunettes dans les années à venir. Il s’est d’ailleurs fixé comme objectif de les proposer à un prix inférieur à 1 000 $.

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Auteur : Fred – Source : www.fredzone.org

Faut-il réhabiliter Nikola Tesla ?


Qui était Nicolas Tesla ? Quelles ont été ses grandes inventions à l’époque ? Comment a t-il fait évoluer le contexte industriel électrique et changé radicalement l’industrie électrique ? Quelle a été la nature de sa relation avec le célèbre Thomas Edison ?

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Nikola Tesla

Si l’on en croit les biographies qui lui sont consacrées, il était « L’homme qui a éclairé le monde », voire carrément « l’homme qui inventa le XXème siècle ». Il est l’inventeur du courant alternatif, de l’électricité moderne, certainement des premières ondes radio, de la notion de télécommande et même d’une certaine façon de l’idée du wifi et des armes à énergie dirigées. Savant fou, perclus de TOCs, insomniaque chronique, profond humaniste, il a terminé sa vie ruiné et misérable dans une chambre d’hôtel à New York. Bref, Nikola TESLA a tout du savant maudit et un destin proprement shakespearien.

Pourquoi faut-il réhabiliter Nikola Tesla ? C’est le problème qui va occuper La Méthode scientifique dans l’heure qui vient.

Et pour effectuer cette entreprise de réhabilitation, La Méthode scientifique a le plaisir d’accueillir Ilarion Pavel, ingénieur en chef des Mines, chercheur au laboratoire de physique théorique de l’École Normale Supérieure et Gérard Borvon, enseignant en physique, vous avez publié « L’histoire de l’électricité, de l’ambre à l’électron » aux éditions Vuibert.

« L’homme qui a éclairé le monde », « L’homme qui inventa le XXème siècle », est-ce que, comme souvent dans des entreprises de réhabilitation, on ne va pas un peu trop loin dans le sens inverse ? Ou est-ce que Nikola Tesla est vraiment un génie de cette envergure, trop longtemps tombé dans l’oubli ?

Auteur : Nicolas Martin – Source : www.franceculture.fr

Voici le matériau le plus solide du monde


Le MIT a mis au point un matériau ultra résistant capable de supporter des pressions extrêmes, le tout pour une densité extrêmement faible. Fait intéressant, sa résistance vient autant de sa forme que de sa nature.

Pour mettre au point leur invention, les ingénieurs de l’institut ont commencé par se procurer des morceaux de graphène. Extrait pour la première fois en 2004, il se trouve à l’état naturel dans le graphite et il fascine les chercheurs depuis plusieurs années maintenant.

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Ce drôle de machin rose servira peut-être à construire votre future habitation martienne.

Cette popularité, il la doit essentiellement à sa structure et à ses propriétés.

Le MIT a développé un matériau léger et ultra résistant

Elles font en effet de lui le conducteur idéal et de nombreux chercheurs pensent qu’il pourrait révolutionner à terme la manière dont nous stockons notre énergie. Mieux, Michio Kaku, un physicien et un futurologue américain, estime que ce matériau pourrait nous aider à construire un ascenseur spatial capable de se substituer aux navettes spatiales.

Mais ce n’est pas tout, car le graphène possède aussi une résistance à la rupture deux cents fois plus importante que celle de l’acier tout en étant six fois plus léger.

Le MIT s’intéresse beaucoup à son cas et c’est précisément ce que prouve cette nouvelle expérience.

Pour la réaliser, les chercheurs en charge de l’étude ont donc commencé par se procurer plusieurs morceaux de graphène et ils les ont broyés afin d’obtenir une pâte épaisse. Ils l’ont ensuite chargée dans une de leurs imprimantes 3D pour imprimer une pièce constituée de plusieurs formes géométriques ressemblant à des alvéoles.

Il pourrait être utilisé pour concevoir les futures habitations martiennes

Afin de tester la pièce, ils l’ont tout simplement chargé dans leur presse hydraulique. Les premiers essais n’ont pas été franchement concluants et les scientifiques ont donc du procéder à plusieurs ajustements au niveau de sa structure, en travaillant notamment sur l’épaisseur et l’agencement des alvéoles. Là, ils ont fait une étrange découverte.

Ils ont effectivement réalisé que plus les parois des alvéoles de la pièce étaient fines et plus cette dernière était capable de résister à une forte pression. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette finesse lui permet de s’écraser progressivement sans rompre.

La fable du Chêne et du Roseau remise au goût du jour, en somme.

D’après les chercheurs du MIT, ce fameux matériau pourrait trouver de nombreuses applications dans les années à venir. A terme, il pourrait en effet être utilisé pour construire des bâtiments ou des ponts alliant résistance et légèreté, ou même pour construire des habitations pour les futures colonies spatiales de l’humanité.

Auteur : Frédéric Pereira – Source : www.fredzone.org