Un tutoriel sur le brevet d’invention en ligne et en libre accès


L’École nationale des chartes a publié en ligne un tutoriel multimédia interactif en libre accès sur les brevets d’invention. Il s’adresse aux étudiants avancés des filières d’ingénieur et aux chercheurs. Il a pour objectif de les aider à comprendre et à utiliser toutes les ressources scientifiques du brevet d’invention.

tutoriel_sur_les_brevets_2017

Un tutoriel en libre accès sur les brevets d’invention

Qui dit innovation, dit brevet d’invention. Beaucoup de questions se posent autour de ce document technico-juridique, sur sa définition, sa destination et son usage. Autant d’interrogations auxquelles Manuel Durand-Barthez (formateur en sciences de l’information à l’Urfist) répond – avec le concours d’experts en Propriété industrielle et de chercheurs sur le terrain – dans ce tutoriel en ligne.

Ce dernier est composé de 10 modules de cours :

  • Introduction générale
  • Présentation et objectifs du cours
  • La propriété intellectuelle
  • L’invention brevetable
  • Analyse du document brevet
  • Le dépôt de brevet en France
  • Le dépôt de brevet à l’international
  • Le brevet européen
  • Après la délivrance
  • Recherche de brevets

Chaque module s’articule autour d’une vidéo de présentation du cours, de son cours interactif et d’une interview d’expert pour compléter le sujet. Pour assurer la validation des connaissances, des exercices pratiques avec des questions à choix multiple (qcm) sont proposés à la n de chaque module.

Le tutoriel est en accès libre

Source : www.aerobuzz.fr

Ces lunettes intelligentes sont capables de faire la mise au point sur ce que vous regardez


Carlos Mastrangelo occupe actuellement le poste de professeur de génie électrique et d’informatique à l’Université de l’Utah. Lorsqu’il a eu une cinquantaine d’années, il a commencé à souffrir d’un problème de vision assez courant chez les gens de son âge : la presbytie. Contrairement à la plupart de ses semblables, il a cependant décidé de ne pas le subir.

La presbytie n’est pas réellement une maladie. En réalité, ce trouble de la vision est provoqué par le vieillissement du cristallin.

lunettes_presbytie_2017

Ces lunettes pourraient améliorer la vie de pas mal de gens.

Ce dernier a en effet la fâcheuse tendance à se durcir et à se scléroser au fil du temps. Il empêche donc l’œil de faire la mise au point.

La presbytie, un trouble qui touche beaucoup de gens

La presbytie commence généralement à apparaître à partir des 40 ans et elle évolue ensuite pour atteindre son apogée autour des 60 ans. Il existe plusieurs traitements. Le plus courant consiste à utiliser des verres correcteurs, mais il existe aussi des interventions chirurgicales pour corriger définitivement le problème.

Comme des millions d’autres personnes à travers le monde, Carlos Mastrangelo a opté pour la solution la plus simple : les verres correcteurs.

Toutefois, cette dernière ne lui a pas apporté entière satisfaction. En réalité, elles lui posaient même souvent problème lorsqu’il conduisait. Notre ami n’avait en effet pas besoin de lunettes pour regarder la route, mais, sans elles, il ne pouvait pas voir l’écran du GPS.

Il s’est donc retroussé les manches et il a commencé à travailler sur une nouvelle paire de lunettes assez particulière.

Des lunettes intelligentes pour corriger la presbytie

Ces fameuses lunettes n’intègrent effectivement pas de verre, mais des lentilles liquides capables de se focaliser sur le point observé par leur porteur. Comment ? En réalité, c’est assez simple. L’appareil utilise la lumière infrarouge pour calculer la distance entre ses verres et les objets. Il lui suffit ensuite d’activer des pistons dissimulés dans sa monture pour remodeler la courbure des lentilles et les adapter au sujet observé.

D’après Carlos, ces fameuses lunettes n’auraient besoin que de 14 millisecondes pour faire la mise au point. Seul bémol, pour fonctionner, elles ont besoin d’une source d’énergie et donc d’une batterie. Le prototype développé offre pour le moment une autonomie limitée à 24 heures.

L’inventeur a présenté ces fameuses lunettes durant le dernier CES, mais il vient de publier une nouvelle étude plus complète parue dans la revue Optics Express, une étude qui détaille le fonctionnement de l’appareil.

En attendant, il a bon espoir de pouvoir lancer une version commercialisable de ses lunettes dans les années à venir. Il s’est d’ailleurs fixé comme objectif de les proposer à un prix inférieur à 1 000 $.

lunettes_presbytie_2017_2

Auteur : Fred – Source : www.fredzone.org

Faut-il réhabiliter Nikola Tesla ?


Qui était Nicolas Tesla ? Quelles ont été ses grandes inventions à l’époque ? Comment a t-il fait évoluer le contexte industriel électrique et changé radicalement l’industrie électrique ? Quelle a été la nature de sa relation avec le célèbre Thomas Edison ?

dessin_tesla

Nikola Tesla

Si l’on en croit les biographies qui lui sont consacrées, il était « L’homme qui a éclairé le monde », voire carrément « l’homme qui inventa le XXème siècle ». Il est l’inventeur du courant alternatif, de l’électricité moderne, certainement des premières ondes radio, de la notion de télécommande et même d’une certaine façon de l’idée du wifi et des armes à énergie dirigées. Savant fou, perclus de TOCs, insomniaque chronique, profond humaniste, il a terminé sa vie ruiné et misérable dans une chambre d’hôtel à New York. Bref, Nikola TESLA a tout du savant maudit et un destin proprement shakespearien.

Pourquoi faut-il réhabiliter Nikola Tesla ? C’est le problème qui va occuper La Méthode scientifique dans l’heure qui vient.

Et pour effectuer cette entreprise de réhabilitation, La Méthode scientifique a le plaisir d’accueillir Ilarion Pavel, ingénieur en chef des Mines, chercheur au laboratoire de physique théorique de l’École Normale Supérieure et Gérard Borvon, enseignant en physique, vous avez publié « L’histoire de l’électricité, de l’ambre à l’électron » aux éditions Vuibert.

« L’homme qui a éclairé le monde », « L’homme qui inventa le XXème siècle », est-ce que, comme souvent dans des entreprises de réhabilitation, on ne va pas un peu trop loin dans le sens inverse ? Ou est-ce que Nikola Tesla est vraiment un génie de cette envergure, trop longtemps tombé dans l’oubli ?

Auteur : Nicolas Martin – Source : www.franceculture.fr

Voici le matériau le plus solide du monde


Le MIT a mis au point un matériau ultra résistant capable de supporter des pressions extrêmes, le tout pour une densité extrêmement faible. Fait intéressant, sa résistance vient autant de sa forme que de sa nature.

Pour mettre au point leur invention, les ingénieurs de l’institut ont commencé par se procurer des morceaux de graphène. Extrait pour la première fois en 2004, il se trouve à l’état naturel dans le graphite et il fascine les chercheurs depuis plusieurs années maintenant.

blob-rose_2017

Ce drôle de machin rose servira peut-être à construire votre future habitation martienne.

Cette popularité, il la doit essentiellement à sa structure et à ses propriétés.

Le MIT a développé un matériau léger et ultra résistant

Elles font en effet de lui le conducteur idéal et de nombreux chercheurs pensent qu’il pourrait révolutionner à terme la manière dont nous stockons notre énergie. Mieux, Michio Kaku, un physicien et un futurologue américain, estime que ce matériau pourrait nous aider à construire un ascenseur spatial capable de se substituer aux navettes spatiales.

Mais ce n’est pas tout, car le graphène possède aussi une résistance à la rupture deux cents fois plus importante que celle de l’acier tout en étant six fois plus léger.

Le MIT s’intéresse beaucoup à son cas et c’est précisément ce que prouve cette nouvelle expérience.

Pour la réaliser, les chercheurs en charge de l’étude ont donc commencé par se procurer plusieurs morceaux de graphène et ils les ont broyés afin d’obtenir une pâte épaisse. Ils l’ont ensuite chargée dans une de leurs imprimantes 3D pour imprimer une pièce constituée de plusieurs formes géométriques ressemblant à des alvéoles.

Il pourrait être utilisé pour concevoir les futures habitations martiennes

Afin de tester la pièce, ils l’ont tout simplement chargé dans leur presse hydraulique. Les premiers essais n’ont pas été franchement concluants et les scientifiques ont donc du procéder à plusieurs ajustements au niveau de sa structure, en travaillant notamment sur l’épaisseur et l’agencement des alvéoles. Là, ils ont fait une étrange découverte.

Ils ont effectivement réalisé que plus les parois des alvéoles de la pièce étaient fines et plus cette dernière était capable de résister à une forte pression. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette finesse lui permet de s’écraser progressivement sans rompre.

La fable du Chêne et du Roseau remise au goût du jour, en somme.

D’après les chercheurs du MIT, ce fameux matériau pourrait trouver de nombreuses applications dans les années à venir. A terme, il pourrait en effet être utilisé pour construire des bâtiments ou des ponts alliant résistance et légèreté, ou même pour construire des habitations pour les futures colonies spatiales de l’humanité.

Auteur : Frédéric Pereira – Source : www.fredzone.org

Décès d’Heimlich, l’inventeur de la technique de secourisme éponyme


La manœuvre de Heimlich a permis de sauver de nombreuses vies en enlevant un corps étranger des voies aériennes par une série de pressions abdominales.

henry_heimlich

Henry Heimlich, médecin américain spécialisé dans la chirurgie thoracique qui s’est fait connaître en mettant au point en 1974, une méthode permettant de sauver des personnes victimes d’étouffement, s’est éteint samedi à Cincinnati à l’âge de 96 ans.

« Clin d’œil du destin, le docteur Heimlich avait donc lui-même pratiqué cette manœuvre en mai dernier pour sauver la vie d’une pensionnaire de sa maison de retraite, âgée de 87 ans ».

Ces dernières décennies, le docteur prônait l’utilisation du paludisme pour guérir les personnes atteintes du virus du VIH. « Cependant le travail a stagné », expliquait-il dans les colonnes du Boston Globe lors de la sortie de son autobiographie, en 2014.

Auteur : Mireille Pelletier

Source : 9societe.com

Le professeur Benabid reçoit le prix de l’Inventeur européen 2016


Cette nouvelle récompense pour le neurochirurgien et physicien grenoblois salue l’importance de ses travaux sur la stimulation cérébrale profonde à haute fréquence (SCP), qui soulage les symptômes de la maladie de Parkinson, sans intervention chirurgicale lourde.

alim-louis_benabid_2016

Professeur émérite à l’Université de Grenoble et membre de l’Académie des Sciences, le Professeur Alim-Louis Benabid est un un grand scientifique et un neurochirurgien d’exception.

Sa méthode de traitement de la maladie de Parkinson consiste en une stimulation électrique à haute fréquence du cerveau pour limiter les tremblements et contractions musculaires incontrôlées.

Fonctionnant comme un pacemaker pour les maladies cardiovasculaires, la SCP à haute fréquence consiste à installer de manière permanente une électrode dans le cerveau du patient. Cette dernière délivre un courant électrique d’une intensité contrôlée de 130Hz vers des régions ciblées du thalamus ou autour d’elles en fonction des besoins du patient. Un design simple et peu intrusif qui facilite la vie des malades sans changer leurs modes de vie.

« Elle est devenue le traitement standard dans les hôpitaux et a déjà permis d’améliorer la vie de 150.000 personnes à travers le monde », salue Benoît Battistelli, Président de l’Office Européen des Brevets.

Ce jeudi 9 juin, à Lisbonne, c’est dans la catégorie « Recherche » du Prix de l’Office Européen des Brevets que le chercheur grenoblois a été récompensé. Un prix qui vient s’ajouter aux prestigieux prix de la recherche médicale Lasker reçu en 2014, et l’international « 2015 Breaktrough Prize ».

Auteur : Céline Serrano

Source : france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/

« L’innovation, ce n’est pas l’invention ! »


Comment un chercheur devient-il un entrepreneur ? Rencontre avec Guy Stremsdoerfer, fondateur de Jet Metal, l’une des plus performantes jeunes pousses technologiques françaises.

De la recherche universitaire à la création d’une start-up, le chemin de la réussite et de l’innovation est jalonné de préjugés et d’échecs. À l’occasion d’un colloque sur l’innovation, aux Entretiens Jacques-Cartier qui se sont tenus à Lyon en novembre dernier, Guy Stremsdoerfer, chercheur, inventeur et entrepreneur, livre un témoignage édifiant sur la genèse de son entreprise, Jet Metal Technologies.

« Avant d’être un succès, Jet Metal a été un échec, mais comme le disait Socrate, la chute n’est pas un échec. L’échec, c’est de rester là où on est tombé ». Docteur-ingénieur en chimie analytique, Guy Stremsdoerfer travaille comme professeur et chercheur à l’École Centrale de Lyon, une prestigieuse université française. Dans les années 90, il développe une technologie innovante de métallisation des matériaux : la pulvérisation dynamique. « Mon idée était nouvelle, mais pas révolutionnaire, explique-t-il, comme universitaire, je creusais mon sillon, je déposais des brevets et me faisais évaluer par mes pairs. J’évoluais dans un microcosme confortable, mais qui s’avérait étroit et de plus, pas très rémunérateur… » Au lieu de se contenter de publier ses travaux dans des revues universitaires, il décide donc de s’adresser à des magazines industriels. « Je reçois alors de nombreuses questions de professionnels qui me demandent de répondre à des besoins précis, pour toutes sortes de produits. La chance, c’est de créer des occasions d’affaires, dit-on. En me faisant sortir de mon microcosme et en m’obligeant à travailler dans des temps qui n’avaient plus rien à voir avec celui de la recherche universitaire, ces nouvelles sollicitations ont entraîné pour moi des possibilités d’innovation. » Il commence à trouver des solutions techniques, « relativement simples ». Mais il se heurte aux préjugés de son milieu de chercheurs. « Il faut comprendre qu’en France, dans le milieu universitaire de l’époque, l’innovation était politiquement incorrecte! Ce n’est heureusement plus le cas. Mais mes organismes de tutelle refusent de prendre un brevet sur mon invention. En 1997, je le fais donc sur mes propres ressources. On me dit ensuite qu’il est important de transférer cette technologie au monde industriel. Pendant dix ans, j’essaye, mais cela ne marche pas. Je n’avais pas compris que l’invention, ce n’est pas l’innovation. Pour passer de l’un à l’autre, il faut penser différemment. Or, je raisonnais comme un chercheur, pas comme un entrepreneur. J’étais dans un labo hyperperformant et je cherchais le truc que personne n’a trouvé, mais… qui n’intéresse justement personne ! »

Guy Stremsdoerfer finit par réaliser que les entreprises n’ont pas besoin de développer une technologie, mais qu’elles veulent l’utiliser, tout simplement! « On me demandait une faisabilité industrielle pour métalliser, par exemple, un flacon de parfum, pas un procédé de métallisation », dit-il. Le chercheur comprend qu’il doit apprendre de cet échec et passer à une autre étape.

La suite logique est donc la création d’une start-up industrielle. En 2007, Jet Metal Technologie est lancé, avec environ 60 000 € et deux étudiants. Un an plus tard, première validation industrielle du procédé dans le domaine de la décoration et première recherche de financement pour le développement de l’entreprise. La start-up est sur ses rails. Son modèle d’affaires? « Celui de Nescafé, dit-il, on vend des unités de production, – c’est l’équivalent de la cafetière, pas trop cher –, mais surtout on vend les consommables, les capsules, et c’est ça qui rapporte. Sur une unité, on met environ 70 millions de pièces et cela marche 24 h par jour. » Cinq ans et quelques collectes de fonds plus tard, la start-up passe de 4 à 30 employés, d’un petit labo d’université à Lyon de 40 m2 à 300 m2 de labos et 2 500 m2 de locaux. Jet Metal exploite aujourd’hui une vingtaine de lignes de production sur trois continents, de la France à la Pologne, de Shanghai à Sao Paulo, et son chiffre d’affaires s’élève à environ 6 millions d’euros.

Mais l’entreprise continue à entretenir une culture de l’innovation. « On ne pouvait pas garder le modèle d’affaires « à la Nescafé » sans évoluer, explique le professeur. Il faut continuer à créer de nouveaux procédés pour de nouveaux produits, que ce soit dans le secteur automobile, aéronautique, électronique, médical ou textile. Et donc continuer à répondre aux questions d’industriels comme : « Est-ce qu’on pourrait imaginer des couvertures de survie avec un revêtement antibactérien, pour limiter la propagation d’Ebola ? » On ne sait pas faire, à priori, mais on va chercher et trouver… » Jet Metal est aujourd’hui classée parmi les 50 meilleures start-ups technologiques en France.

Auteur : Laurence Pivot

Source : www.revuegestion.ca