16 février 1932 : le brevet du presse-purée est déposé par le futur fondateur de Moulinex


En France, le presse-purée est inventé à Bagnolet, Seine-Saint-Denis (93).

L’invention du presse-légumes date en France de 1932… et en Belgique de… 1928. Il est possible que des idées soient dans l’air et qu’elles naissent à peu près à la même période dans deux pays voisins.

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Presse-purée pour faire une purée lisse sans grumeaux

En France

16 février 1932 : le brevet du presse-purée est déposé par son inventeur, Jean Mantelet, petit industriel à Bagnolet en Seine-Saint-Denis, Ile-de-France, après avoir voulu rendre service à sa femme. Son appareil à manivelle obtient un prix au concours Lépine avant de connaître le succès. Il crée l’entreprise Moulin Légumes. Il motorise les appareils à manivelle et lance d’autres appareils électroménagers dont le moulin à café électrique sous la marque « Moulin X » qui devient Moulinex. A l’étroit à Bagnolet, il délocalise l’entreprise à Alençon en Normandie.

La production s’arrête deux ans pendant la guerre de 1942 à 1944 et elle reprend en équipant l’armée américaine. La production atteint 30.000 appareils par jour en 1951. En 1952, Moulinex vend une centaine de millions d’appareils électroménagers dans le monde.  Jean Mantelet fonde une école d’enseignement technique en 1961 pour former ses propres techniciens. Côté en bourse en 1969, Moulinex est le fabricant n°1 du petit électroménager en France et contrôlant 85 % du marché dans les années 1970. 80.000 appareils sont fabriqués par jour par environ 11.400 salariés en 1976, répartis dans 12 usines en France et aussi 11 sites à l’étranger. En 1988, Jean Mantelet cède 28 % du capital aux employés. Il disparaît en 1991. En 2001, Moulinex dépose le bilan. La marque a été rachetée par SEB.

En Belgique

Jean Mantelet n’est pas le seul à avoir inventé un presse-légumes. Dans son édition du lundi 28 janvier 1991, le journal belge Le Soir rappelle, quelques jours après le décès de Jean Mantelet, que le brevet d’invention d’une « passoire d’action rapide pour légumes et autres comestibles » date d’un arrêté ministériel belge du 31 mars 1928 :

« Le presse-purée était commercialisé en Belgique depuis 1928, grâce à Victor Simon, décédé en 1972, et Mantelet ne gagna un procès français qu’en apportant quelques modifications de détail au « passe-vite » des Établissements Simon et Denis, qui subsistèrent jusqu’à ce que, en 1978, ces établissements d’ustensiles ménagers, dont le siège était sis aux 5-6, avenue du Centenaire, à Carnières, furent déclarés en faillite » écrivait le quotidien belge.

Sources : Alençon de A à Z, Le Soir et www.paristribune.info.

L’Eureka Award 2016 décerné pour la dernière fois à Bruxelles


L’Eureka Award, qui récompense chaque année les meilleures inventions et innovations, a été attribué ex-aequo samedi aux Français Grégoire Linder et Maxime Pallain pour leur plateforme de crowdfunding ‘Raizers’, ainsi qu’à KIC InnoEnergy, une structure qui aide les entrepreneurs à concrétiser et commercialiser leurs inventions.

Le prix a été remis samedi soir à Brussels Expo à l’occasion du 65e Salon Innova, organisé pour la dernière fois à Bruxelles. Outre l’Eureka Award, une cinquantaine d’autres prix ont été décernés lors de cet événement. Le prix du public est ainsi allé à l’inventeur belge Jos Forier pour sa baignoire qui en l’espace de quelques secondes peut se transformer en douche. La salon a rassemblé au total quelque 300 inventions en provenance de Belgique et de l’étranger.

Dès l’année prochaine, ce rendez-vous des inventeurs déménagera toutefois à Barcelone. Selon le directeur d’Innova, ce déménagement s’explique par « le manque de soutien des autorités bruxellois aux PME innovantes ».

Source : www.rtl.be

L’invention d’un professeur de HEC Liège fait gagner des millions aux compagnies aériennes, mais lui n’en a pas un euro !


Michaël Schyns, professeur et chercheur à HEC, a développé un logiciel permettant d’optimiser le chargement des avions et d’économiser plusieurs centaines de milliers de dollars en kérosène par an. Le système qu’il a mis au point est maintenant utilisé par les plus grandes compagnies aériennes à travers le monde.

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Michaël Schyns a conçu un programme pour optimiser le chargement des avions.

Charger un avion de fret n’est pas une mince affaire. Outre la nécessité de maximiser le nombre de conteneurs à emporter, il faut en effet veiller à bien répartir la charge en respectant le centre de gravité de l’appareil.

« Mais jusqu’à présent, le loadmaster (celui qui est chargé de décidé de la répartition du chargement NDLR) ne disposait que d’une feuille qui représente l’avion et les emplacements pour les conteneurs. Il doit ensuite additionner le poids des conteneurs et reporter ça sur un index pour calculer le centre de gravité, explique le professeur Michaël Schyns, directeur académique des études à HEC et chercheur opérationnel en optimisation. Tout est fait manuellement. L’opération prend donc entre 1/2 heure et une heure pour faire le plan de chargement d’un 747 par exemple. »

Une ineptie à l’heure du tout-à-l’informatique, ont estimé plusieurs compagnies aériennes. Qui ont donc soumis le problème aux services du Pr Schyns. Le résultat, après plusieurs années de recherches ? Un logiciel qui place automatiquement les conteneurs et calcule à la vitesse de l’éclair le centre de gravité de l’avion.

« Des sociétés vendent déjà une interface graphique qui permet de ‘drag and dropper’ les conteneurs, mais sans le calcul, continue Michaël Schyns. Nous, on a écrit un programme et un modèle scientifique qui déterminent de manière optimale où placer les conteneurs, en leur assignant un emplacement automatiquement et en optimisant le coût de fonctionnement de l’avion. Notre programme tient ainsi compte de toutes les consignes de sécurité et de faisabilité et calcule tout pour faire en sorte que l’avion consomme le moins de kérosène. A titre d’exemple, pour un avion de type 747 qui effectue trois allers-retours par semaine vers New-York, on estime que le gain en kérosène, sur un an, sera compris entre 500.000 et un million de dollars. »

Et le système mis au point par le professeur de HEC et son équipe calcule cette solution optimale en dix secondes à peine, contre une heure auparavant quand le loadmaster effectuait tous ses calculs à la main… « On peut donc y ajouter un gain de temps pour le loadmaster, qui peut mettre ce temps à profit pour accepter des commandes de conteneurs plus tard – qu’il refuse aujourd’hui – et ainsi charger l’appareil un peu plus. »

Et ce système mis au point par des Liégeois ne cesse d’évoluer. Il s’adapte aujourd’hui aux avions qui couvrent plusieurs destinations et classe dès lors les conteneurs en fonction de leur ordre de sortie de l’appareil. D’où l’intérêt que lui portent aujourd’hui de nombreuses compagnies aériennes à travers le monde.

Le Pr Schyns et son équipe ont remporté des prix prestigieux, mais pas un euro… « Nous aurions pu créer une spin-off, mais nous n’aurions jamais pu conserver un avantage concurrentiel, estime Michaël Schyns. Il fallait y penser, mais au final, c’est un système assez simple que d’autres chercheurs auraient pu reproduire. »

Résultat : le programme est accessible gratuitement. Et nombreuses sont déjà les compagnies qui s’en sont saisies.

Auteur : Geoffrey Wolff

Source : www.lameuse.be

Quand le roi de Thaïlande offrait un oxygénateur d’eau à Bruxelles pour les étangs Mellaerts


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L’oxygénateur d’eau de l’étang Mellaerts, ici au centre.

Bhumibol était un roi, mais également un inventeur. Une passion qui n’a jamais quitté celui qui s’est éteint ce jeudi. A son actif, Bhumibol détient plusieurs brevets principalement dans le domaine de l’environnement. Et en tant que « Géo Trouvetou », il a un lien sérieux avec Bruxelles. En 2003, le roi de Thaïlande offre à la Région de Bruxelles-Capitale un oxygénateur d’eaux stagnantes. Il sera installé dans le plus petit des étangs Mellaerts, le long du boulevard du Souverain, à Woluwe-Saint-Pierre. Objectif de cette machine – une sorte de roue qui tourne: combattre le botulisme qui décime les volatiles et les poissons.

C’est le 4 avril 2003 que l’invention sera officiellement inaugurée. Ce jour-là, les petits plats seront mis dans les grands. Le roi est absent mais est représenté par sa fille Maha Chakri Sirindhom. Vu son rang, elle sera accueillie par la reine Fabiola, le ministre-président régional François-Xavier de Donnea (MR) et le bourgmestre local Jacques Vandenhaute (MR). C’est un grand moment pour Bruxelles. Non seulement le roi a offert l’invention à notre capitale mais il a également pris en charge le transport et la mise en service de l’installation.

Premier prix au Salon des Inventeurs de Bruxelles en 2000

Rappelons que l’invention, baptisée « Chaipattana », avait reçu en 2000 le premier prix (la Médaille d’or) au Salon des Inventeurs de Bruxelles, Brussels Eureka. Le Roi a tellement apprécié cette reconnaissance qu’il a décidé de l’offrir à Bruxelles. L’invention avait déjà démontré toute son efficacité en Thaïlande, en assainissant plusieurs étangs locaux. Capable de traiter plus de 0,8 mètre cube d’eau polluée par heure, l’oxygénateur est une véritable réussite selon les spécialistes.

Sauf qu’aujourd’hui, elle sert surtout de souvenir et de décoration. Bruxelles Environnement, qui gère le parc des étangs Mellaerts, admet que « Chaipattana » ne fait tourner la machine qu’épisodiquement. En hiver, elle est remisée. En 2016, la technologie utilisée n’est plus à jour et l’entretien s’avère compliqué. A moins que les eaux n’aient eu le temps de se régénérer depuis le début des années 2000.

Source : Karim Fadoul

Source : www.rtbf.be

Qui supporte les frais d’avocat en cas de contrefaçon ?


Tout praticien le sait : la prise en charge des honoraires d’avocat est une problématique extrêmement sensible dans les contentieux. Les avocats coûtent cher, surtout les spécialistes. Les pratiques nationales sont très diverses. Toutefois, en matière de contrefaçon, le droit européen limite la liberté des États. La Belgique l’a oublié et va devoir retravailler la question. En France aussi on risque de voir augmenter les demandes d’article 700.

La prise en charge des honoraires d’avocats

Le contentieux est une matière largement nationale : chaque pays organise très largement ses cours et tribunaux comme il le souhaite. Cela débouche du reste sur des pratiques très différentes.

C’est cette liberté étatique qui explique que deux pays aussi proches que la France et la Belgique connaissent des systèmes très différents :

  • La France laisse largement au juge le soin de fixer le montant que la partie qui succombe doit payer à celle qui l’emporte, afin de couvrir (notamment) les frais d’avocats de cette dernière. C’est ce qu’on appelle l’article 700. D’après la loi, le juge doit tenir compte « de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée ».
  • À l’inverse, la Belgique a fait le choix d’une approche barémique. Un arrêté royal fixe, en fonction de la nature de l’affaire et de l’importance du litige, un montant de base, un minima et un maxima.

En pratique, cela donne des montants très divers mais la France se montre infiniment plus proche du coût réel de l’intervention de l’avocat ; la Belgique se limite quant à elle à une intervention souvent symbolique. Il n’est pas rare, dans les contentieux spécialisés impliquant des sociétés, d’obtenir en France plusieurs dizaines de milliers d’euros si l’on peut démontrer que cela représente le coût réel de l’intervention de l’avocat. À l’inverse, en Belgique, dépasser les 10.000 € relève de l’exploit.

Le guide en annexe donnera au lecteur intéressé un aperçu de toute la diversité européenne en matière de contentieux impliquant l’informatique ou la propriété intellectuelle, avec en outre un chapitre spécifique par pays.

Le système spécifique en matière de contrefaçon

Il y a toutefois une matière dans laquelle le droit européen restreint la liberté étatique.

Il s’agit de la propriété intellectuelle.

Conformément au droit européen applicable, il faut en effet intégrer dans l’indemnisation du dommage, le manque à gagner subi par le titulaire du droit. Le considérant 26 de la directive 2004/48 précise à cet égard que « le but est non pas d’introduire une obligation de prévoir des dommages-intérêts punitifs, mais de permettre un dédommagement fondé sur une base objective tout en tenant compte des frais encourus par le titulaire du droit tels que les frais de recherche et d’identification. »

L’article 14 de cette directive prévoit que « Les États membres veillent à ce que les frais de justice raisonnables et proportionnés et les autres frais exposés par la partie ayant obtenu gain de cause soient, en règle générale, supportés par la partie qui succombe, à moins que l’équité ne le permette pas. »

Le litige

Dans le cadre d’une procédure de contrefaçon portant sur un brevet, le tribunal octroie à la partie victorieuse une somme de 11.000 € au titre des frais de justice, c’est-à-dire le montant maximal prévu pour ce type d’affaires en Belgique.

Problème : la partie qui l’emporte peut faire état d’une somme de 185.000 € dépensés au titre des frais d’avocats, ainsi que 40.000 € au titre de l’assistance fournie par un conseil technique.

Ni le tribunal ni la cour ne conteste la réalité des dépenses ; le litige était complexe et portait sur une matière technique impliquant des brevets et des considérations juridiques pointues. Mais, la loi est la loi et le montant maximal prévu par l’arrêté royal pour ce genre d’affaires est de 11.000 €.

La partie victorieuse ne l’entend pas de cette oreille et estime que cette façon de limiter arbitrairement la prise en charge des frais d’avocats est contraire au texte de la directive rappelée ci-dessus.

L’affaire termine devant la justice européenne.

À titre liminaire, la Cour rappelle que l’article 14 de la directive 2004/48 consacre le principe selon lequel les frais de justice raisonnables et proportionnés exposés par la partie ayant obtenu gain de cause sont, en règle générale, supportés par la partie qui succombe, à moins que l’équité ne le permette pas.

Que sont les frais de justice ?

Mais que sont les « frais de justice » au sens de cette disposition ?

La Cour estime que « cette notion englobe, entre autres, les honoraires d’avocat, cette directive ne contenant aucun élément permettant de conclure que ces frais, qui constituent généralement une partie substantielle des frais encourus dans le cadre d’une procédure visant à assurer un droit de propriété intellectuelle, seraient exclus du champ d’application de cet article. »

Une fois que les frais de justice sont mieux définis, il reste à s’entendre sur ce que sont des frais de justices « raisonnables et proportionnés » ?

Un système forfaitaire est-il acceptable ?

Cette formulation exclut-elle par principe un système barémique ou forfaitaire ?

La cour ne s’oppose pas au principe du forfait, mais elle fixe des balises. Elle admet même que l’approche forfaitaire sert assez bien la volonté du législateur d’assurer le caractère raisonnable des frais à rembourser.

Mais attention ! Pas question pour autant de prise en charge au rabais : le forfait doit refléter la réalité du marché. On ne saurait admettre « une réglementation imposant des tarifs forfaitaires largement inférieurs aux tarifs moyens effectivement appliqués aux services d’avocat dans cet État membre. » En effet dit la Cour, une telle réglementation serait inconciliable avec l’article 3, paragraphe 2, de la directive 2004/48, qui dispose que les procédures et les réparations prévues par cette directive doivent être dissuasives. « Or, l’effet dissuasif d’une action en contrefaçon serait sérieusement amoindri si le contrevenant ne pouvait être condamné qu’au remboursement d’une petite partie des frais d’avocat raisonnables encourus par le titulaire du droit de propriété intellectuelle lésé. »

La conclusion est donc : OK pour les forfaits, à la condition qu’ils reflètent la réalité tarifaire du marché.

Combien ?

Il reste enfin à savoir comment injecter dans l’appréciation la prise en compte des caractéristiques spécifiques de chaque cas d’espèce.

La directive dit que la prise en charge doit être « proportionnée ».

Pour la cour, cela autorise le juge à prendre en compte les spécificités de chaque cas d’espèce : « Si l’exigence de proportionnalité n’implique pas que la partie qui succombe doive nécessairement rembourser l’intégralité des frais encourus par l’autre partie, elle requiert toutefois que cette dernière partie ait droit au remboursement, à tout le moins, d’une partie significative et appropriée des frais raisonnables effectivement encourus par la partie ayant obtenu gain de cause. »

La conclusion de la cour est sans surprise : une réglementation nationale qui prévoit une limite absolue pour les frais liés à l’assistance d’un avocat, telle que celle en cause au principal, doit assurer, d’une part, que cette limite reflète la réalité des tarifs pratiqués en matière de services d’un avocat dans le domaine de la propriété intellectuelle et, d’autre part, que, à tout le moins, une partie significative et appropriée des frais raisonnables effectivement encourus par la partie ayant obtenu gain de cause soit supportée par la partie qui succombe.

Et les conseils techniques ?

Quiconque pratique quotidiennement le droit de l’informatique et de la propriété intellectuelle, sait que les conseils techniques interviennent fréquemment. Un avocat, aussi spécialisé soit-il, est rarement programmeur, informaticien ou ingénieur. D’où l’intérêt du binôme.

La cour commence par relever que l’article 14 de la directive fait allusion aux frais de justice et « [aux] autres frais exposés par la partie ayant obtenu gain de cause ». La cour estime que la directive serait privée d’effet utile si on excluait, par principe, de cette notion, les conseils techniques. Par ailleurs dit la cour, le considérant 26 donnent à titre d’exemple les frais de recherche et d’identification.

La cour est donc en faveur de la prise en compte des frais et honoraires des conseils techniques dans le décompte final.

Pour compléter sa réponse, la cour s’attache enfin à savoir si, comme le font certains États, on peut conditionner le remboursement des honoraires des conseils techniques aux seules hypothèses dans lesquelles il est possible de démontrer une faute de la partie qui succombe. Pour la cour, c’est non. L’existence ou non d’une faute ne fait pas partie des critères fixés par la directive. Il faut, mais il suffit, que ces frais soient directement et étroitement liés à l’action judiciaire.

Elle conclut dès lors que la directive s’oppose à des règles nationales ne prévoyant le remboursement des frais d’un conseil technique qu’en cas de faute commise par la partie qui succombe, dès lors que ces frais sont directement et étroitement liés à une action judiciaire visant à assurer le respect d’un droit de propriété intellectuelle.

Commentaires

Il y a trois commentaires principaux à ce stade :

Pour les juristes belges, cet arrêt risque de constituer une révolution. Le système belge est tellement éloigné du coût réel de l’intervention d’un avocat qu’il va devoir être fondamentalement revu. Dans la mesure où on imagine mal un système pour la propriété intellectuelle, et un autre pour les « autres affaires », il est probable que le législateur doive intervenir prochainement. Quand on se souvient de la foire d’empoigne que fut l’adoption du système actuel, on mesure le travail qui attend le gouvernement …

Pour les juristes français, cet arrêt va plus constituer une évolution qu’une révolution. Le système de l’article 700, plus proche de la réalité, est a priori compatible. Il reste qu’au-delà de l’équité, qui est le critère fondateur de l’article 700, les juges vont devoir également prendre en compte la réalité économique et la proportionnalité.

Enfin, dans l’un et l’autre pays, on devrait assister prochainement à des demandes systématiques de prise en compte des frais et honoraires des conseils techniques.

Plus d’infos ?

En lisant le guide en annexe, relatif à la gestion des contentieux informatiques et de propriété intellectuelle dans l’Union européenne.

En lisant l’arrêt rendu, disponible en annexe.

Attachments :

Arrêt de la CJUE(150 KB),
Guide sur le contentieux informatique et de P.I. en Europe (1.123 KB).

Auteur : Etienne Wery, Avocat aux barreaux de Bruxelles et Paris (Cabinet Ulys)

Source : www.droit-technologie.org

Un Belge construit le drone le plus sûr au monde


La jeune entreprise belge Fleye a conçu un drone sphérique à hélice incorporée. Son inventeur, Laurent Eschenauer, se targue qu’il s’agit là du drone le plus sûr au monde. Pour pouvoir commercialiser l’appareil, une campagne de financement participatif (crowdfunding) a été lancée cette semaine sur Kickstarter.

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Contrairement aux populaires ‘quadcopters’ de marques telles Parrot ou DJI, il est possible de tenir l’appareil de Fleye, alors qu’il est activé, de le toucher, de lui donner un coup de pouce, voire de l’utiliser simplement à l’intérieur si nécessaire.

L’appareil, que l’on ne peut mieux décrire que par l’expression ‘ballon volant’, devrait coûter 1.250 euros, même si les premiers investisseurs sur Kickstarter pourront acquérir le drone à partir de 599 euros déjà.

Son inventeur, Laurent Eschenauer, n’hésite pas à déclarer qu’il s’agit du drone le plus sûr dans son genre. Cet aspect sécurité devient du reste toujours plus important. Il y a quelques mois, l’idole de la pop Enrique Iglesias a ainsi perdu l’un de ses doigts en se rapprochant trop près d’un quadcopter.

Le drone de Fleye est commandé via une appli iOS ou Android, qui permet aussi de piloter la caméra embarquée. Celle-ci peut prendre des photos à 5 méga-pixels et des vidéos à 1.080 pixels.

Fleye a été créée en 2014 et a déjà pu compter sur une injection financière de 600.000 euros de la part du fonds d’investissement liégeois The Factory et des pouvoirs publics. Grâce à la campagne lancée cette semaine sur Kickstarter, l’équipe espère récolter 175.000 euros supplémentaires qu’elle utiliserait avant tout pour couvrir les coûts de la commercialisation du produit.

Le drone de Fleye utilise le principe ducted fan UAV (à hélice canalisée donc), que l’on retrouve sur de grands drones industriels. L’appareil ne pèse cependant que 450 grammes et devrait offrir une autonomie supérieure à dix minutes dans les airs.

Eschenauer espère aussi que des développeurs extérieurs créeront des applis pour son drone. Une API ouverte et un SDK ont déjà vu le jour dans ce but.

Auteur : Frederik Tibau

Source : datanews.levif.be

Musique : qui est Adolphe Sax, génial inventeur du saxophone ?


Le Belge Adolph Sax, qui s’installa en 1841 à Paris, est le créateur du saxophone. Google lui consacre un doodle à l’occasion de son 201e anniversaire.

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Il y a 201 ans naissait Adolph Sax – de son vrai prénom Antoine Joseph -, l’inventeur du saxophone. Pour souffler les 201 bougies de ce Belge né à Dinant, dans la province de Namur, Google a réalisé son traditionnel doodle.

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Clarinettiste de formation, Adolph Sax dépose son premier brevet lors de l’Exposition belge des produits de l’industrie en 1838 avec sa clarinette en buis à 24 clefs. En 1841, dans le noir de son atelier de la rue Myrha, dans le 18e arrondissement de Paris, il réalise le premier saxophone. Un baryton en fa qui possède toutes les caractéristiques de l’instrument d’aujourd’hui : la forme conique, le tube métallique, le bec à anche simple et le système de clefs.

De Berlioz aux jazzmen

Mais ce n’est qu’en 1849, lors de l’Exposition universelle de Paris, qu’il est propulsé sur le devant de la scène des inventeurs. Il présente alors enfin la famille entière des saxophones. Les saxos contrebasses, les barytons, les altos, les ténors… Les amateurs de musique s’émerveillent devant l’invention. À commencer par le compositeur Hector Berlioz, qui réalisera la première œuvre dans laquelle quelques notes de saxophone résonneront pour la première fois : « Le Chant sacré ».

Mais les troubles politiques et économiques de la période (révolution de 1848, Commune de Paris, coup d’État de 1851…) auront raison de son entreprise. Adolphe Sax fait faillite à plusieurs reprises et décède à Paris le 7 février 1894.

Deux cent un ans plus tard, son instrument aura parcouru un long chemin musical. Son plus grand voyage ? La traversée de l’Atlantique, direction les États-Unis. Au début des années 20, les grandes figures de la musique afro-américaine que sont Fletcher Henderson ou Coleman Hawkins s’emparent de l’instrument. De Berlioz, le voilà adoré des jazzmen.

Source : www.lepoint.fr