Quand les spécialistes de la 2D misent sur l’impression 3D


En 2016, les spécialistes de l’impression 2D, HP en tête, ont commencé à se diversifier dans la fabrication additive. Lors du CES 2017 début janvier, Polaroïd a annoncé la sortie d’une gamme d’imprimantes 3D et confirme la tendance.

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Polaroïd a profité des lumières du salon de l’électronique grand public (CES) qui se tient à Las Vegas du 5 au 8 janvier pour annoncer la sortie d’une nouvelle gamme de trois imprimantes 3D de bureau. Elles fonctionnent sous la technologie FDM, par dépôt de fil. Technologie la plus répandue en fabrication additive. L’impression peut être lancée et contrôlée via une application disponible sur l’Apple Store ou Androïd. Ces imprimantes seront commercialisées aux États-Unis et au Canada à partir de juillet. Polaroïd lance en parallèle une gamme de stylos 3D.

Il y a un an, au même évènement, le géant américain connu pour ses appareils photos instantanées se lançait sur le marché de la fabrication additive et dévoilait son premier modèle d’imprimante 3D : la ModelSmart 250S.

Ce n’est pas le seul acteur de l’impression 2D à investir ce créneau. La filiale sud-coréenne de Canon a annoncé la commercialisation de son imprimante 3D « Marv » en Chine, selon le site spécialisé 3DNatives. Cette imprimante destinée aux particuliers et au secteur de l’éducation était déjà commercialisée en Pologne, Allemagne et Corée du Nord.

« C’est assez logique de voir des fabricants d’imprimantes 2D pour particuliers se lancer dans la fabrication d’imprimantes 3D grand public. Ils sentent bien que le marché est en train de décoller et ils ont les compétences pour se lancer. Mais les imprimantes 3D personnelles ne vont pas se généraliser tout de suite, car il faudrait pour cela que les particuliers aient les moyens de créer leurs propres fichiers 3D », observe Quentin Kiener, directeur de 3D Prod, spécialiste de la fabrication additive et du prototypage rapide.

HP mise sur le haut-de-gamme

Si Canon et Polaroïd ont fait le choix de l’impression 3D grand public, HP a préféré miser sur l’impression 3D professionnelle, et surtout sur une technologie plus audacieuse qui combine fusion de poudre et dépôt d’encre. « HP prend le contre-pied de la tendance impression 3D grand public et mise sur le haut-de-gamme. HP estime que pour développer l’impression 3D, il faut baisser son coût de revient en fabriquant des machines plus performantes et rapides », observe Quentin Kiener. Reste à savoir si le géant tiendra sa promesse. Il est possible depuis mai de pré-réserver ses imprimantes, mais elles ne seront livrées qu’en milieu d’année.

Avec l’arrivée de ces nouveaux acteurs, prêts à détrôner les acteurs historiques en perte de vitesse comme Stratasys et 3D Systems, l’année 2017 promet d’être mouvementée pour le marché de l’impression 3D.

Auteur : Marine Protais – Source : www.usinenouvelle.com

PocketMaker : Une imprimante 3D de poche pour $149 !


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Développée par des étudiants de l’Académie Centrale des Beaux-Arts de Pékin, la PocketMaker est potentiellement la plus petite imprimante 3D au monde. Actuellement en cours de financement, l’imprimante 3D de poche devrait voir le jour courant 2017 pour un prix de marché de $149 !

Avec un poids sur la balance de seulement 850g, la PocketMaker affiche des dimensions mini de 108 x 128 x 142 mm. Elle permettra de créer des pièces d’un volume maximum de 80 x 80 x 80 mm avec une précision de l’ordre de 200 microns à l’aide d’une buse de 0,4mm. Enfin l’imprimante pourra se connecter sans fil ou avec un câble USB pour des ordinateurs utilisant Windows ou Mac. Une application mobile est également prévue pour les smartphones iOS et Androïd.

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Une structure simplifiée

La PocketMaker offrira un design épuré avec son enceinte semi-fermée translucide. Le plateau de celle-ci sera flexible et amovible, tout comme la tête d’impression qui pourra être facilement remplacée en cas de buse bouchée. Les têtes d’impression additionnelles seront vendues pour un prix de $14,9 (environ 13,5€) précise la firme.

Au niveau des matériaux d’impression, la PocketMaker utilisera des filaments d’une épaisseur de 1,75mm à partir de PLA ou d’ABS. La firme proposera des bobines de PLA en format 160g pour $2,6 (soit environ 2,35€) spécialement pensées pour l’imprimante 3D de poche. “Nous avons conçu un filament PLA de poche spécial pour que les gens puissent imprimer avec plus de choix parmi les coloris et les matériaux”.

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Les étudiants déclarent : “Notre mission était de rendre l’impression 3D simple et abordable. Nous avons redessiné et personnalisé le moteur en ne laissant que la structure nécessaire afin d’avoir une imprimante stable et une impression de qualité. En fin de compte elle ne nécessite quasiment aucun effort pour être utilisée ce qui est essentiel pour un objet qui fera bientôt partie de notre quotidien.”

Lancée il y a quelques jours, la campagne de financement de la PocketMaker est désormais live sur la plateforme Indiegogo. Avec un objectif de collecte de $70,000 d’ici un mois, le projet a déjà recueilli la somme de $13,785. Différentes options de pré-commande sont disponibles pour les personnes désireuses d’acquérir la machine. Ainsi, la PocketMaker était disponible pendant quelques heures pour $49 puis $79. Il vous sera désormais possible de la commande pour un prix de $99 pour une période limitée !

Ci-dessous, une vidéo de présentation de la PocketMaker :

Plus d’informations sur la PocketMaker ICI

Auteur : Victor

Source : www.3dnatives.com

Canon : 2 imprimantes 3D rapides et précises à vocation professionnelle


Canon France a participé au salon 3D PRINT à Lyon pour présenter deux solutions d’impression 3D professionnelles : l’imprimante ProJet 2500 Plus et la ProJet 660Pro.

Conçue pour la création de pièces fonctionnelles de précision en plastique et en élastomère, la ProJet 2500 Plus allie précision, vitesse et simplicité. Elle permet de passer facilement d’un fichier 3D à une pièce finie qui conserve son intégrité sur la durée. Plutôt compacte, elle s’intègre facilement dans tout espace de travail et sur un réseau existant. Elle est livrée avec le logiciel 3DSPRINT qui vérifie l’imprimabilité, estime le temps d’impression et la consommation de matériau, positionne automatiquement les pièces et pilote la file d’impression. Notez qu’elle fonctionne sans PC et qu’elle ne nécessite pas de point d’eau.

Quant à l’imprimante 3D ProJet 660Pro, elle est dédiée à la création de pièces personnalisées, de maquettes ou de prototypes en couleur. Elle garantit une impression rapide et à très faible coût. Elle se montre, en effet, jusqu’à 10 x plus rapide que les autres technologies 3D (impression verticale : 28 mm/h), le tout, en silence et sans odeur. Elle utilise un matériau haute performance (VisiJet) qui sert à la fois pour l’impression et le support. Les pièces imprimées sont ainsi capables de résister aux hautes températures et répondent à un grand nombre d’applications. Cerise sur le gâteau : elle intègre un dispositif de recyclage qui évite tout gaspillage.

Les prix n’ont pas été communiqués.

Source : www.infodsi.com

Ils inventent une imprimante 3D qui fait des tatouages


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Les robots rêvent-ils de tatouages électriques ?

Feriez-vous confiance à un robot pour vous faire tatouer ? C’est le défi que se sont lancé Pierre Emm et Johann Da Silveira, deux jeunes ingénieurs français. Leur projet : « Le Tatoué », une imprimante 3D qui tatoue la peau.

« Aujourd’hui les gens se servent d’une tablette ou d’un ordinateur pour réaliser des motifs. Ils les impriment et les décalquent sur la peau. Pourquoi ne pas choisir de tout réaliser numériquement ? », se demande Pierre Emm, 30 ans. Avec son camarade Johann Da Silveira, le jeune ingénieur a eu l’idée de cette imprimante à tatouages lors d’un workshop parisien organisé en 2013 par le ministère de la Culture. Leur objectif : créer un robot-tatoueur capable d’encrer un être humain en toute sécurité et avec la qualité artistique d’un professionnel.

À l’époque, ces étudiants de l’École Nationale Supérieur de Création Industrielle de Paris mettent rapidement le projet en pratique. Ils empruntent une imprimante 3D à leur école pour la reprogrammer – « la hacker » comme dit Pierre – et débuter les tests.

Les dessins sont d’abord conceptualisés via des logiciels, puis réalisés sur un bras en plastique polymère. Pour leur premier essai sur peau humaine – gracieusement prêtée par un ami – le motif tenté est simple : un cercle complet pour vérifier le bon fonctionnement de la machine.

Sécurité et hygiène de rigueur

Trois ans s’écoulent où l’évolution du robot tatoueur avance progressivement et où les motifs se complexifient au fil des expériences. Ces derniers mois, les deux Parisiens ont travaillé en collaboration avec l’accélérateur d’innovation – un incubateur de projets technologiques – de Satt Lutech à Paris. Quatre mois à « bricoler le prototype 24h/24h », raconte Pierre, pour perfectionner les normes d’hygiène et la praticité de la machine.

La question de la sécurité est primordiale pour le duo. Le robot-tatoueur est équipé d’un senseur qui reconnaît le relief de la peau en temps réel. « Même si le bras bouge pendant l’encrage, la machine se réadapte dans la seconde », précise son inventeur.

Mais n’allez pas penser que les deux jeunes ingénieurs considèrent « Le Tatoué » comme un remplacement des tatoueurs professionnels. À leurs yeux, il s’inscrit naturellement dans l’Histoire du tatouage. « C’est un nouvel outil pour les artistes. Il y a eu l’aiguille et la main, puis l’électricité et les dermographes… Le digital est une suite logique », assène Pierre.

Ce qu’en pensent les principaux intéressés ? « Certains s’en fichent, d’autre sont curieux, d’autres encore ont hâte de voir ce que cela va donner » répond Pierre. Côté public, « les principaux sceptiques ne sont pas tatoués et ont une vision romantique de l’expérience ».

Approuvé par un ténor du tatouage

Pas de quoi les décourager pour autant. Venus à San Francisco en avril donner une conférence sur leur travail, Pierre et Johann ont rencontré Lyle Tuttle, tatoueur – entre autres – de Janis Joplin et d’Henry Fonda. Du haut de ses 84 ans, le vieil encreur américain se passionne pour la machine des Français. « Il nous a demandé ‘vous pouvez me tatouer avec cette machine ?’, il était complétement recouvert d’encrage, mais nous a trouvé une petite place pour y inscrire ’Why !’ ».

Ravi de son tatouage, le ténor de l’aiguille s’improvise VRP du robot et invite les Français à une fête pour les présenter aux plus grands encreurs de Californie. Une reconnaissance prometteuse pour les deux Parisiens. D’autant plus qu’en septembre, Pierre et Johann partiront en quête d’investisseurs pour financer la production de leur imprimante 3D améliorée et l’ancrer dans l’Histoire du tatouage.

Auteur : Moran KERINEC

Source : jactiv.ouest-france.fr

5 raisons d’acheter une imprimante 3D pour … un ingénieur


Ingénieur en Génie Industriel, enseignant en Université et co-fondateur du site additiverse.com, j’ai trouvé dans cette méthode de fabrication qu’est l’impression 3D, un nombre important d’applications dans de nombreux domaines. C’est pour partager et échanger sur les différents domaines d’application que j’ai décidé de rédiger une série d’articles sur les différentes raisons d’acheter une imprimante 3D. Une des professions qui est capable d’identifier l’immense potentiel de cette technologie, c’est le métier d’ingénieur.

Les 5 raisons d’acheter une imprimante 3D pour un ingénieur n’ont pas vocation a fournir une liste exhaustive mais juste quelques raisons pertinentes d’acquérir une imprimantes 3D. Votre avis m’intéressent alors si vous êtes ingénieur ou simplement passionné, n’hésitez pas à partager en laissant un commentaire à la fin de cet article.

Rappel

La fabrication additive regroupe plusieurs techniques d’impression (fil fondu, polymérisation de résine liquide, fusion de poudre métallique, dépôt de béton, etc …) qui permettent de fabriquer dans une multitude de matériaux (polymère, céramique, métal, béton, …). Pour obtenir un fichier 3D, vous pouvez le créer avec un logiciel de CAO, le télécharger sur une banque de fichier 3D ou scanner un objet déjà existant.

1. Facilitateur d’innovations

S’il est une raison évidente d’acheter une imprimante 3D pour un ingénieur, c’est de pouvoir innover, concevoir et fabriquer sans limite. En Génie Industriel, les limites imposées lors des TP de conception (à mon époque … ) étaient la prise en compte des moyens de fabrication (notamment l’usinage) pour réaliser nos pièces. Avec une imprimante 3D, ces limites ne sont plus puisque contrairement à la fabrication soustractive, la fabrication additive permet de construire des pièces aux géométries complexes.

A l’image d’Andreas Haeuser, un ingénieur Allemand, qui a réalisé un moteur solaire et une éolienne ou encore cet étudiant Londonien, Markus Kayser, qui utilise l’énergie solaire pour fusionner les grains de sable avec une imprimante 3D dans le désert égyptien, les imprimantes 3D apportent de nouvelles perspectives à tous et à plus forte raison … aux ingénieurs créatifs.

Les exemples d’innovations rendues possibles grâce aux imprimantes 3D sont nombreux, nous publions tous les jours des actualités sur ces inventions parfois très surprenantes !

2. Une nouvelle compétence indispensable à acquérir

Le propre d’un ingénieur est de trouver une (ou plusieurs) solution face à différents problèmes. Ne pas utiliser les possibilités offertes par l’impression 3D par manque de connaissances serait prendre le risque de passer à côté d’une solution efficace et efficiente. Un ingénieur, peu importe sa discipline, se doit de s’intéresser aux potentiels de l’impression 3D comme toutes les autres technologies de fabrication.

Il faut dire que la tâche n’est facile puisque le périmètre est assez large, il va de la connaissance des procédés de fabrication à l’ingénierie des matériaux en passant par la méthodologie de conception et l’optimisation topologique. Aujourd’hui, il existe peu de filière d’ingénieur qui traite ces points, il va falloir être un peu autodidacte pour acquérir ces compétences mais l’équipe d’additiverse est là pour vous  aider et vous informer !

D’autre part, comme toute innovation, l’impression 3D va être la cause de la disparition de quelques métiers et la création de nouveaux nécessitant de nouvelles compétences comme se fût le cas lors du boum d’internet alors soyez prêt !

3. POC (proof of concept)

Avec une imprimante 3D, plus besoin de passer des heures sur un powerpoint pour convaincre votre boss de la pertinence de votre projet, imprimez le et démontrez la preuve de votre concept (POC) avec votre pièce imprimée. Vous pouvez même vous permettre de présenter plusieurs itérations de votre projet car le coût de production d’un prototype devient beaucoup, beaucoup moins cher avec une imprimante 3D. Un dessin vaut mieux que mille mots mais un objet vaut mieux que mille dessins !

Si votre patron n’est toujours pas convaincu, envoyez lui mon article sur les 5 raisons d’acheter une imprimante 3D pour un industriel !

4. Des applications dans de nombreux domaines

Au carrefour des tendances innovantes dans plusieurs domaines tels que la médecine, l’agro-alimentaire, le BTP, l’industrie, la mode, … , les imprimantes 3D commencent à envahir toutes les grandes entreprises comme General Electric, Siemens, Michelin, Thales, … mais on les trouve également dans de nombreuses start up comme Utilight, une jeune start-up qui a développé une nouvelle technologie de fabrication de panneaux photovoltaïques par impression 3D. Imprimer une pièce usagée ou fabriquer un organe vivant, la fabrication additive trouve une application dans un nombre de domaine toujours plus grand.

A l’image du boum d’internet dans les années 2000, l’impression 3D est aux prémices d’une révolution qui pourrait bien bouleverser certains secteurs, posez vous la question et en tant qu’ingénieur, soyez visionnaire et innovant.

5. Un manque d’ingénieurs spécialisés

Comme il n’existe aucune filière spécialisée dans nos écoles et que la fabrication additive se développe à vitesse grand V, le manque d’ingénieur capable de concevoir des pièces, de faire fonctionner les imprimantes 3D industrielles, de développer les process de production, d’optimiser les produits, etc … est déjà une réalité aujourd’hui.

Ce fût déjà le cas dans les années 2000 avec le développement des ordinateurs personnels, à l’époque, le manque de personnel compétent a permis aux ingénieurs les plus précoces de vendre leurs compétences à prix d’or !

Conclusion

Quelle soit pour votre usage personnelle ou professionnelle, l’imprimante 3D pour un ingénieur présente beaucoup d’avantages mais encore faut il connaitre les modèles existants et ceux qui répondent au mieux à vos besoins. Vous souhaitez acquérir une imprimante 3D ? Vous souhaitez avoir des informations sur les différentes technologies et les matériaux ?

N’hésitez pas, faites appel à une équipe d’ingénieurs et de passionnés qui sauront vous guider et vous conseiller afin de répondre à vos besoins, contactez-nous.

Auteur : Yoann Notteau

Source : www.additiverse.com

HP veut pousser l’impression 3D dans les usines


Le groupe américain développe une technologie présentée comme dix fois plus rapide que celles de ses concurrents. Il vise autant les secteurs de l’aéronautique et de l’automobile que de la santé.

Faire rentrer l’impression 3D dans les usines. C’est aujourd’hui l’objectif d’HP Inc., le pôle PC et imprimantes d’HP, devenu indépendant à l’automne. Après les États-Unis en mai, le groupe a présenté mardi en Europe ses premières imprimantes 3D à l’occasion du salon In(3D)Dustry de Barcelone. Des machines d’environ 700 kg capables de produire des pièces thermoplastiques en trois dimensions avec une vitesse jusqu’à 10 fois supérieure à celle des techniques existantes, pour un coût deux fois moindre, assure HP.

Alors que les deux leaders de l’impression 3D, Stratasys et 3D Systems, connaissent de sérieuses difficultés, HP arrive avec la volonté d’aller au-delà du marché de la fabrication des prototypes, évalué aujourd’hui à 5 milliards de dollars. Le groupe entend proposer une solution économiquement viable, pour la production de séries allant jusqu’à plusieurs milliers de pièces. « Nous allons cibler les marchés de l’aéronautique, de l’automobile, des biens de consommation et de la santé », explique Scott Schiller, vice-président en charge du développement du marché de l’impression 3D chez HP Inc. Le tout afin de réaliser le rêve des promoteurs d’Industrie 4.0 : produire des pièces à la demande à un coût acceptable.

Gain de temps

L’idée de base de la technologie HP est de pulvériser très finement un agent chimique sur de la poudre plastique afin d’abaisser sa température de fusion en des points précis, puis de balayer l’ensemble avec une source de chaleur pour transformer la poudre traitée en une couche solide. Un gain de temps conséquent par rapport à une fusion réalisée point par point par laser, affirme HP. La technologie permet aussi de modifier la couleur, la texture ou la conductivité électrique d’une pièce via la pulvérisation d’agents chimiques spécifiques.

Le fonctionnement de l’imprimante 3D de HP (en anglais)

Projet confidentiel

Le procédé a été conçu dans le centre de R&D de Barcelone, où un groupe d’ingénieurs a travaillé sur le concept à partir de 2012. Fin 2014, HP a dévoilé ses ambitions, sans commercialiser de produits. Mais le groupe, qui travaille avec Jabil, Nike et BMW sur le sujet, a mis en place une « dark room « , un espace de visite confidentiel, dans lequel il a présenté le concept, puis des prototypes aux industriels intéressés. « Du coup, un certain nombre d’entreprises ont reporté leur projet d’achat pour nous attendre « , assure Ramon Pastor, directeur général de l’activité impression 3D chez HP Inc.

Rompre avec la culture « Nespresso »

Pour séduire le marché, HP a aussi rompu avec la culture « Nespresso  » qui caractérise son activité imprimantes jet d’encre. Dans le cas de la 3D, la marge n’est pas réalisée avec les poudres de plastiques mais avec la machine, vendue à un prix minimum de 130.000 dollars. « Ce sont nos partenaires qui fixent les prix de leur poudre. Nous nous contentons de la certifier « , explique Ramon Pastor.

Le groupe travaille notamment avec les chimistes Arkema, BASF et Evonik, avec l’idée d’étendre la gamme de poudres de plastique disponibles. Aux yeux d’HP Inc., la création d’un écosystème sur le modèle de l’App Store est une étape indispensable au succès de la technologie.

Auteur : Emmanuel Grasland

Source : www.lesechos.fr

L’aventure commerciale a commencé pour le 3D Varius et son inventeur


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Laurent Bernadac, créateur du 3D Varius et musicien accompli

Laurent Bernadac, inventeur du premier violon réalisé en imprimante 3D, configure actuellement la commercialisation de cet instrument qui fait des émules.

Après avoir assuré pendant une année la promotion de son 3D Varius, un violon à l’aspect translucide réalisé grâce à une imprimante 3D, son créateur et musicien Laurent Bernadac a officiellement lancé le 18 mai la commercialisation de cet instrument électrique aux allures futuristes créé il y a un an à Toulouse. L’objectif : récolter des fonds (environ 50 000 €) pour une vente en série à plus grande échelle que le territoire national. Une première série limitée de ce violon dessiné d’après le modèle d’un Stradivarius, baptisée «Pauline», est disponible sur le plus gros site américain de financement participatif Kickstarter.

Laurent Bernadac, originaire de Béziers mais Toulousain depuis l’obtention de son diplôme d’ingénieur en génie énergétique et mécanique à l’INSA (Institut national des sciences appliquées), a déjà vendu quatre 3D Varius à des clients français, belge, britannique et «même une personne habitant en Alaska». Valeur de l’instrument : 6 300 €.

Vidéos sur youtube à l’appui – reprises de Hallelujah (Leonard Cohen), thème d’X-Files, Star Wars ou un mashup de Mickaël Jackson –, le musicien fait sans esbroufe la démonstration d’une maîtrise de l’instrument et met en avant les sonorités du 3D Varius dont la palette est large. Selon Laurent Bernadac, qui présente son instrument dans des mastersclasses dans les conservatoires de la région, «les étudiants en musique sont conquis».

«Imaginer de nouveaux instruments»

Pour le Toulousain, les prestations s’enchaînent : d’une part avec son groupe Octobre, de l’autre avec une place en finale de l’événement majeur du design en imprimantes 3D, le Messe Erfurt Rapid (Allemagne), où il présentera le 3D Varius prochainement. Violon du futur qui a déjà presque fait le tour du Globe (États-Unis, Taïwan, Angleterre…) et les plateaux de télévision. Notamment à Londres dans une émission réalisée par une chaîne espagnole où Laurent Bernadac s’est retrouvé à jouer sur le 3D Varius devant l’acteur australien Hugh Jackman (Wolverine pour les initiés), également violoniste à ses heures perdues. En attendant que les commandes affluent, Laurent fait la promo. «Pour poursuivre ce projet, moi et Géraldine Puel, avec qui nous avons créé une start-up, nous avons besoin d’un coup de pouce sur Kickstater afin de démarrer la production, imaginer de nouveaux instruments, agrandir notre équipe et offrir des casques antibruit à ceux qui ne supportent pas les tests sonores», assure-t-il.

Basé sur les dimensions du Stradivarius..Le 3Dvarius est un nouveau violon électrique entièrement réalisé grâce à la technique de l’impression 3D et basé sur le modèle d’un véritable Stradivarius. C’est un violon unique, au design révolutionnaire, au service des violonistes les plus exigeants. Constitué d’une seule et unique pièce, le corps du 3Dvarius a la particularité de conduire les ondes sonores de façon optimale sans jamais les entraver, afin de permettre à l’instrumentiste un contrôle optimal du son. Une semaine est nécessaire à sa fabrication.

Combinant la précision et les performances de l’impression en trois dimensions avec les techniques de la lutherie traditionnelle, son design inédit, marque un pas supplémentaire sur le chemin de la symbiose parfaite entre le musicien et son instrument. Le 3Dvarius a un prix final de 6 499 € mais dans le cadre de la campagne Kickstarter, il est proposé à un tarif «early bird» de 6 299 €. «D’autres lots sont aussi disponibles pour celles et ceux qui ne souhaitent pas acheter de violon électrique : CD, tee-shirt, places de concert, master class de violon, etc.», précise Laurent Bernadac.

Repères

Le chiffre : 50 000 euros >Financement participatif. C’est la somme que compte récolter la start-up créée par Laurent Bernadac et Géraldine Puel sur le site américain Kickstarter, pour une fabrication à plus grande échelle du 3D Varius.

Auteur : Gérald Camier

Source : www.ladepeche.fr