Un lycéen invente l’imprimante télescopique


Le raz-de-marée annoncé de l’impression 3D a bien eu lieu dans l’industrie. Mais là où il était le plus attendu par nos futurologues autoproclamés, c’est-à-dire dans les foyers, le phénomène a été bien moins important que prévu. Plusieurs responsables de fablabs annoncent un pourcentage de 85% d’artisans et de professionnels au sein de leur clientèle. Les raisons sont multiples, parmi lesquelles le coût unitaire, la lenteur d’impression, la multitude de paramètres à régler, l’odeur du plastique fondu ou le peu de choix dans les matières.

Mais l’un des freins à leur entrée dans les foyers est aussi selon Félix BALMONET le fait qu’elles prennent « autant de place qu’un ordinateur des années 80 ». Il a donc commencé à réfléchir il y a 3 ans, alors qu’il était en classe de 4ème, à une machine télescopique. D’une taille initiale d’environ 10 cm donc très facile à ranger et à transporter, elle grandirait en même temps que l’objet qu’elle imprime. Pour cela, il lui fallait trouver un système télescopique à la fois bon marché, adapté aux petits déplacements et précis. Après avoir éliminé un par un tous les systèmes existants pour des raisons de coût, de précision ou de fragilité, il a décidé d’en concevoir un totalement inédit.

Il a imaginé un ensemble de vis concentriques qui s’entraînent successivement. Il a réalisé un démonstrateur (une « preuve de concept ») en plastique imprimé en 3D. Il a décroché grâce à lui une subvention du Lions Club, ce qui lui a permis de faire usiner un mécanisme en métal cette fois. D’où un premier prototype pleinement opérationnel en Janvier 2017 qu’il a pu exposer à la Maker Faire de Grenoble puis à celle de Paris du 9 au 11 juin. C’est ce qui a convaincu sa communauté de communes à lui accorder à son tour une subvention pour réaliser un deuxième prototype encore plus « extensible » puisqu’il triple de hauteur.

3d print

 

En quelques mois, Félix BALMONET a donc déjà franchi bon nombre des étapes typiques d’un parcours réussi d’inventeur indépendant. Il ne va pas s’arrêter là, il veut ajouter un système de double extrusion, un lit chauffant, un module de découpe laser et arriver à une épaisseur comparable à celle d’un laptop. Pour cela, il va donc rechercher des financements pour une industrialisation éventuelle. Classique… sauf qu’il est en classe de terminale. Alors nous, on dit juste « waouh ».

Pour avoir plus d’infos, pour l’encourager, le conseiller ou le financer, son site est chameleon3dprinter.com

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