Un Breton distingué par un prix international d’intelligence artificielle


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Jean-Philippe de Lespinay

AI Awards vient de décerner ses prix annuels en intelligence artificielle. Parmi les organisations et personnes distinguées figure un Breton, Jean-Philippe de Lespinay, seul Français de la promotion 2017. Nous l’avons rencontré.

Breizh-info – Jean-Philippe de Lespinay, AI Awards vient de récompenser vos travaux. Pourriez-vous nous en dire plus à propos de ce prix ?

J-Ph. de Lespinay ‑ AI Awards est une organisation américaine à vocation internationale créée par un groupe de médias, Informed.AI, qui gère plusieurs sites web et portails spécialisés en intelligence artificielle et en apprentissage automatique (ou machine learning). Elle organise des congrès et formations sur ces thèmes, et décerne plusieurs récompenses annuelles : prix de la meilleure start-up en I.A., prix de la meilleure application d’I.A. pour le grand public, etc.  Cette année, elle m’a attribué le « Special Award for AI achievement » qui récompense trente ans de R&D et surtout une vision très ambitieuse de l’I.A. – une vision que je qualifierais de « brito-française » puisque mes inventions ont été faites à Nantes et testées par des clients le plus souvent bretons.

B.I. ‑ Pourquoi ce prix vous est-il attribué ?

J-Ph.L. ‑ Pour la technologie Maïeutique que j’ai inventée en 1986. Au début c’était une méthode d’extraction des connaissances inconscientes, indispensable en informatique pour automatiser l’écriture des programmes. Par la suite, elle a donné naissance à une technologie unique sur le marché développée dans mon entreprise, Tree-Logic, « l’intelligence artificielle raisonnante ». Celle-ci permet à l’ordinateur de fonctionner par le raisonnement comme vous et moi, et non plus en suivant les instruction des informaticiens. Ainsi, il devient humain, dialogue avec ses utilisateurs dans toutes les langues, partage avec eux ses connaissances et les améliore sans cesse et, surtout, écrit les programmes lui-même sans intervention de développeurs, à toute vitesse ! Cela permet à chacun de faire de l’ordinateur une machine personnalisable à l’infini.

B.I. – Vous avez été un précurseur en matière d’intelligence artificielle. Pourtant, vos méthodes ne se sont jamais imposées sur le marché…

J-Ph.L. ‑ Oui, mes activités sont centrées sur l’I.A. depuis plus de trente ans. Malgré des succès comme le développement du premier système expert bancaire pour la Banque de Bretagne à Rennes en 1986, je n’ai pas réussi à imposer mes vues. Peut-être étais-je un peu en avance sur mon temps. Mais surtout, je n’étais pas un homme du sérail : je suis diplômé d’une école de commerce et non polytechnicien ou docteur en informatique. Des 1986 et mes succès médiatiques (quarante articles de presse sur la Maïeutique dès 1987), je me suis trouvé sans l’avoir voulu en rivalité avec les universitaires. Je me suis alors heurté à une opposition systématique. Je n’ai pu obtenir aucune aide à la recherche, aucune subvention, aucune reconnaissance officielle. Le Special Award for AI achievement est la première reconnaissance officielle et elle n’est pas françaiseN’est-ce pas le reflet du « système » ? Et dans les entreprises, qui m’ont énormément soutenu, les directions informatiques n’aiment pas ce qui permet à terme de se passer d’une partie de leurs services et freinent les commandes…

B.I. – Peut-être auriez-vous dû vous expatrier ?

J-Ph.L. ‑ La Silicon Valley m’aurait probablement offert d’autres perspectives, la distinction décernée par Awards.AI en témoigne, mais je suis attaché à la Bretagne et à son développement économique. Dans les années, 1980, j’ai d’ailleurs fondé à Nantes une association de chefs d’entreprise bretons, le Cercle de Bretagne, afin de soutenir l’économie de notre région.

B.I. ‑ Vous portez un nom célèbre dans l’histoire de Bretagne…

J-Ph.L. ‑ Le plus connu de mes ancêtres est bien sûr Jean de Lespinay, trésorier et receveur des finances du duché de Bretagne au début du 16e siècle. Originaire de Plessé, il était l’un des conseillers les plus proches de la duchesse Anne. Il a constamment œuvré pour protéger les intérêts bretons, ce qui lui a valu la vindicte des Français, qui ont saisi tous ses biens après sa mort. Mais la famille compte aussi plusieurs autres personnages notables comme le général-baron de Lespinay, qui commandait l’arrière-garde lors de la retraite de Russie et eut la périlleuse responsabilité de protéger le pont sur la Bérézina afin de sauver ce qui restait de l’armée de Napoléon. Ceux qui s’intéressent à son histoire peuvent consulter le blog de la famille Lespinay.

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Source : www.breizh-info.com

Prendre contact avec l’inventeur : Monsieur Jean-Philippe de Lespinay

TREE LOGIC LTD

La Mouhée
85110 Chantonnay
France

Tél./Fax : (33) 09 52 74 93 28
Mobile : (33) 06 82 92 69 03

E-mail: jpl@tree-logic.com

Site web : www.tree-logic.com

Un inventeur toulonnais veut révolutionner la livraison des pizzas !


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Benjamin Balducci a imaginé une application mobile qui permet au client de suivre la livraison de sa pizza et de préparer son mode de paiement pour faire gagner du temps au livreur.

Le jeune Toulonnais Benjamin Balducci va-t-il révolutionner la livraison des pizzas ?

En tout cas, son projet d’application mobile D-Fast (avec un D pour delivery, soit « livraison » en français) s’y emploie.

Une idée validée par l’INPI

Validée par l’Inpi (Institut national de la propriété industrielle) le 20 octobre dernier, l’idée de Benjamin est simple : avertir le client, via un SMS, quand le livreur est à cinq minutes de chez lui, histoire qu’il puisse préparer la monnaie et éviter toute perte de temps.

« Grâce à un système GPS, le client pourra suivre sa livraison en temps réel, explique Benjamin. J’ai été livreur de pizza pendant deux ans et la principale perte de temps vient du client. Ce dernier ne prépare pas son mode de paiement à temps et le livreur perd entre cinq et dix minutes. »

Une broutille direz-vous.

Faire gagner du temps au livreur

Sauf que cumulées sur une soirée de livraison, ces cinq minutes se transforment en une bonne demi-heure, de quoi sacrément refroidir votre pizza. «Il m’est déjà arrivé de voir un client refuser de prendre sa pizza parce qu’elle était gelée !», lance l’inventeur toulonnais.

D’après les calculs de Benjamin, son application pourrait faire gagner jusqu’à 40 euros par livreur à chaque soirée. Soit largement de quoi rentabiliser les 100 euros mensuels que coûterait l’application aux pizzerias.

« Ce que je cherche maintenant, c’est à vendre cette idée au plus offrant pour que l’appli soit développée. »

2016 sera peut-être l’année qui verra entrer la pizza dans l’ère numérique.

Auteur : S. F.

Source : www.nicematin.com

L’invention d’un professeur de HEC Liège fait gagner des millions aux compagnies aériennes, mais lui n’en a pas un euro !


Michaël Schyns, professeur et chercheur à HEC, a développé un logiciel permettant d’optimiser le chargement des avions et d’économiser plusieurs centaines de milliers de dollars en kérosène par an. Le système qu’il a mis au point est maintenant utilisé par les plus grandes compagnies aériennes à travers le monde.

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Michaël Schyns a conçu un programme pour optimiser le chargement des avions.

Charger un avion de fret n’est pas une mince affaire. Outre la nécessité de maximiser le nombre de conteneurs à emporter, il faut en effet veiller à bien répartir la charge en respectant le centre de gravité de l’appareil.

« Mais jusqu’à présent, le loadmaster (celui qui est chargé de décidé de la répartition du chargement NDLR) ne disposait que d’une feuille qui représente l’avion et les emplacements pour les conteneurs. Il doit ensuite additionner le poids des conteneurs et reporter ça sur un index pour calculer le centre de gravité, explique le professeur Michaël Schyns, directeur académique des études à HEC et chercheur opérationnel en optimisation. Tout est fait manuellement. L’opération prend donc entre 1/2 heure et une heure pour faire le plan de chargement d’un 747 par exemple. »

Une ineptie à l’heure du tout-à-l’informatique, ont estimé plusieurs compagnies aériennes. Qui ont donc soumis le problème aux services du Pr Schyns. Le résultat, après plusieurs années de recherches ? Un logiciel qui place automatiquement les conteneurs et calcule à la vitesse de l’éclair le centre de gravité de l’avion.

« Des sociétés vendent déjà une interface graphique qui permet de ‘drag and dropper’ les conteneurs, mais sans le calcul, continue Michaël Schyns. Nous, on a écrit un programme et un modèle scientifique qui déterminent de manière optimale où placer les conteneurs, en leur assignant un emplacement automatiquement et en optimisant le coût de fonctionnement de l’avion. Notre programme tient ainsi compte de toutes les consignes de sécurité et de faisabilité et calcule tout pour faire en sorte que l’avion consomme le moins de kérosène. A titre d’exemple, pour un avion de type 747 qui effectue trois allers-retours par semaine vers New-York, on estime que le gain en kérosène, sur un an, sera compris entre 500.000 et un million de dollars. »

Et le système mis au point par le professeur de HEC et son équipe calcule cette solution optimale en dix secondes à peine, contre une heure auparavant quand le loadmaster effectuait tous ses calculs à la main… « On peut donc y ajouter un gain de temps pour le loadmaster, qui peut mettre ce temps à profit pour accepter des commandes de conteneurs plus tard – qu’il refuse aujourd’hui – et ainsi charger l’appareil un peu plus. »

Et ce système mis au point par des Liégeois ne cesse d’évoluer. Il s’adapte aujourd’hui aux avions qui couvrent plusieurs destinations et classe dès lors les conteneurs en fonction de leur ordre de sortie de l’appareil. D’où l’intérêt que lui portent aujourd’hui de nombreuses compagnies aériennes à travers le monde.

Le Pr Schyns et son équipe ont remporté des prix prestigieux, mais pas un euro… « Nous aurions pu créer une spin-off, mais nous n’aurions jamais pu conserver un avantage concurrentiel, estime Michaël Schyns. Il fallait y penser, mais au final, c’est un système assez simple que d’autres chercheurs auraient pu reproduire. »

Résultat : le programme est accessible gratuitement. Et nombreuses sont déjà les compagnies qui s’en sont saisies.

Auteur : Geoffrey Wolff

Source : www.lameuse.be

Keith Ohlfs, le créateur de la roue colorée de macOS est décédé


Le designer et développeur Keith Ohlfs est décédé le 25 octobre à l’âge de 52 ans. Une partie importante de son travail date de la fin des années 1980, mais encore aujourd’hui, et peut-être même tous les jours, vous avez l’occasion de le voir à l’écran.

Après avoir planché, entre 1986 et 1987 chez Adobe, sur l’interface utilisateur de la première version d’Illustrator et produit les visuels qui montraient les capacités du logiciel, il fut recruté par NeXT. Là, il a élaboré l’essentiel de l’interface du système d’exploitation qu’Apple achètera dix ans plus tard.

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NeXTSTEP, l’ancêtre d’OS X/macOS

Plusieurs éléments d’interface de cette époque sont restés dans macOS. Par exemple, la navigation en colonnes dans le Finder ou le Dock. Il y a aussi deux animations en particulier de Keith Ohlfs que l’on voit encore aujourd’hui : la roue colorée et la fenêtre de saisie d’un identifiant qui secoue de gauche à droite, comme pour dire non, lorsqu’on se trompe dans la saisie.

La roue colorée, qui apparaît lorsqu’une tâche prend plus de deux secondes à s’exécuter ou en cas de blocage d’une application, a été souvent associée à la représentation d’un ballon de plage. Née en noir et blanc, elle symbolisait en réalité le disque optique utilisé dans les lecteurs Canon intégrés aux stations NeXT. Un support de stockage dont la lenteur pouvait provoquer ces délais dans l’exécution d’une opération.

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Le disque optique contenant le système d’exploitation des NeXT, en version 1.0a

Une fois arrivée chez Apple, cette roue a pris la place d’autres curseurs d’attente employés jusque là, comme la montre ou bien la petite main avec les doigts qui s’ouvraient les uns après les autres. Son aspect a évolué au fil des versions d’OS X mais sans être remis en question.

Autre création de Keith Ohlfs conservée jusque dans macOS Sierra, la palette des couleurs. Elle n’a pas fondamentalement changé non plus, avec sa grille de couleurs favorites située en bas de la fenêtre.

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La palette des couleurs à l’époque de NeXT

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La même aujourd’hui dans Sierra

Keith Ohlfs a quitté NeXT quatre ans avant l’acquisition par Apple, il a continué de travailler à la conception d’interfaces chez Dreamworks, Microsoft (WebTV) et en dernier lieu pour un outil de création de contenus HTML5 (Montage Studio).

Lorsque le film “Steve Jobs” fut tourné, c’est Ohlfs qui fournit à la production les éléments utilisés pour illustrer la période NeXT. Il y a quelques années, il avait aussi mis en ligne la vidéo d’introduction qu’utilisa Steve Jobs sur scène en 1988 pour annoncer les premiers ordinateurs NeXT. Une animation réalisée par ses soins pour accompagner un texte écrit par Jobs.

NeXT Computer Introduction 1988

Auteur : Florian Innocente

Source : http://www.macg.co/

Quand Ray Kurzweil s’interroge sur la mort du brevet… mieux vaut quand même écouter


Quand Ray Kurzweil, l’auteur d’Humanité 2.0 qui annonce la dominance de l’intelligence artificielle sur celle des humains pour 2045, s’interroge sur la mort de la propriété intellectuelle, il vaut mieux tendre l’oreille. Pas tant pour ses arguments, même s’ils ne manquent pas d’intérêt, que parce que la puissance de lobbying des géants de la Silicon Valley sur l’économie mondiale et la transformation de nos sociétés n’est plus à démontrer.

Pourquoi Ray Kurzweil, directeur ingénierie chez Google, expert en intelligence artificielle, futurologue transhumaniste fondateur de la Singularity University, s’interroge-t-il sur la mort de la propriété intellectuelle (brevets, copyrights…) ? Parce que, selon lui, l’accélération du rythme de développement des nouvelles technologies et de leur adoption rend les règles de protection des inventions et créations intellectuelles obsolètes.

Ces règles imaginées au XIXe siècle prévoyaient, pour les brevets, une protection de vingt ans (rapportée à 27 ans sur les molécules pharmaceutiques). Un délai suffisamment long pour laisser aux inventeurs le temps de profiter des retombées de leurs découvertes.

Répondre à l’accélération des nouvelles technologies

Mais, sans parler des mises à jour des systèmes d’exploitation des smartphones presque annuelles, il suffit de regarder le rythme de déploiement des nouvelles générations de téléphonie mobile, qui descend sous les 10 ans (la 5G annoncée devait être lancée en 2020 pour succéder à la LTE-Advanced (4G) normalisée en octobre 2010), pour comprendre de quoi parle Ray Kurzweil. Et encore s’agit-il là de saut technologique industriel, et non purement logiciel.

« Au cours des vingt  prochaines années, il va y avoir des dizaines de générations, et pourtant, nous n’avons pas du tout mis à jour ces lois. Il sera difficile de les mettre à jour, car il faut plusieurs années pour délivrer effectivement un brevet et pour que les humains évaluent la nouveauté d’une invention », observe  Kurzweil dans une vidéo de questions-réponses sur le sujet.

Conscientes du problème, les entreprises ont peut-être trouvé une parade : l’open source. C’est en tout cas une piste que préconise Ray Kurzweil… et qu’explore son employeur Google, qui a ouvert le code de son outil de machine learning TensorFlow. Un choix qui, selon Kurzweil, était controversé à l’intérieur de l’entreprise.

La dangereuse parade de l’open source

Mais qu’on ne s’y trompe pas. Le choix de l’open source, comme outil pour contourner le problème de l’obsolescence de la propriété intellectuelle, est intéressé. Non seulement, il permet d’améliorer plus vite un produit grâce au travail de la communauté, mais il permet surtout aux géants du numérique d’imposer leur vision de l’avenir de nos sociétés numériques, en ne basant plus leur modèle d’affaires sur la protection de leur innovation mais sur l’utilisation des données. On le sait.

Mais à l’heure ou l’Europe va dévoiler son projet de réforme du droit d’auteur, à l’heure où des voix s’élèvent pour expliquer que l’industrie du futur sera open source ou ne sera pas (pour de bonnes raisons, cette fois), il est important de prêter l’oreille à la petite musique lancinante jouée du côté de la Silicon Valley. Si l’open source devient l’arme anti-propriété intellectuelle des géants du numérique, il est peut-être effectivement temps de la réformer.

Auteur : Aurélie Barbaux

Source : www.industrie-techno.com

Mort de Seymour Papert, co-créateur du langage de programmation « logo »


L’informaticien, professeur au MIT, était aussi l’un des fondateurs de l’ONG « One laptop per child ».

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Seymour Papert, en 2006.

L’informaticien sud-africain Seymour Papert, co-créateur du langage de programmation « logo », est mort dimanche 31 juillet aux États-Unis à l’âge de 88 ans, a annoncé la Fondation logo. M. Papert était l’un des inventeurs de ce langage de programmation simplifié, destiné à enseigner les bases de la programmation aux enfants, et qui a connu un vif succès dans les années 1980. Dans sa principale application pédagogique, le logo permet, en entrant des séries d’instruction, de faire se déplacer une petite tortue, stylisée dans un triangle – un fonctionnement qui reprend la logique à l’œuvre dans tous les programmes informatiques.

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Turtle Graphics, le principal outil d’enseignement du logo.

Né en 1928 à Pretoria, en Afrique du Sud, Seymour Papert avait obtenu un doctorat en mathématiques dans son pays, avant de partir à Cambridge où il passa avec succès un second doctorat. Enseignant dans plusieurs universités européennes, il avait été recruté en 1963 par le prestigieux Massachusetts institute of technology (MIT), où il a codirigé le laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle et cofondé le Media Lab.

Fournir des ordinateurs aux enfants des pays pauvres

Fervent défenseur de l’utilisation des ordinateurs à l’école, il avait cofondé, avec ses confrères Nicholas Negroponte et Alan Kay, l’initiative « one laptop per child », « un portable par enfant », qui visait à produire des ordinateurs bon marché adaptés à l’enseignement dans les pays en voie de développement. Trois millions d’ordinateurs ont été vendus dans une quarantaine de pays.

« Avec son esprit d’une profondeur et d’une créativité incroyables, Seymour Papert a aidé à révolutionner au moins trois domaines de recherche : la manière dont les enfants s’approprient le monde, le développement de l’intelligence artificelle, et tout ce qui se passe à l’intersection de l’enseignement et de la technologie », a dit le président du MIT, Rafael Reif. « L’empreinte qu’il a laissée sur le MIT est profonde ».

Victime d’un grave accident de la circulation à Hanoï en 2006, qui avait occasionné une blessure au cerveau et lui avait laissé de très lourdes séquelles, Seymour Papert a vécu la majeure partie de ses dernières années à l’hôpital.

Source : www.lemonde.fr

Boulogne : un coup de pouce pour l’inventeur d’un logiciel qui crée des emplois


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Manuel Agard (à gauche) et Philippe Marez

Philippe Marez, directeur du Réseau entreprendre Côte d’Opale, a délivré un prêt d’honneur de 20 000 euros à Manuel Agard, 34 ans, créateur d’une entreprise porteuse d’emplois, REAL2ME.

Un concept venu des États-unis

Manuel Agard a créé une application informatique pointue en direction des agents immobiliers qui peuvent gérer leur parc immobilier via les acquéreurs, vendeurs, loueurs, locataires… « Mon frère est dans l’immobilier à Miami, aux États-Unis. Je me suis donc lancé sur le marché américain et je compte maintenant cinq agences importantes à gérer à distance. Ces dernières réalisent leurs transactions immobilières avec mon logiciel à n’importe quel moment » déclare l’entrepreneur.

Des emplois à la clé

L’expérience américaine étant sur les bons rails, Manuel Agard s’implique maintenant en France. Son siège est situé à la pépinière d’entreprises du Touquet. Une commerciale, un stagiaire et un apprenti développeur ont été recrutés, un développeur en technologie web est encore recherché.

Contact : ma@real2me.fr

www.lavoixdunord.fr