À 94 ans, l’inventeur de la batterie Lithium-Ion crée une technologie encore plus puissante !


À 94 ans, John Goodenough, inventeur de la batterie au Lithium-Ion a inventé une batterie encore plus puissante.

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Ce professeur de la Cockrell School of Engineering de l’Université du Texas à Austin est à la tête d’une équipe d’ingénieurs travaillant sur un nouveau système de batterie. Celle qu’ils ont créé est à l’état solide et s’avère être bien plus sûre que celles que l’on connait actuellement. Mieux encore, elle se recharge bien plus vite et dure plus longtemps que ses petites sœurs.

Cette nouvelle technologie de batterie qu’ils ont inventé pourrait aussi bien s’intégrer dans des smartphones que dans des voitures électriques ou dans des éléments de stockage d’énergie.

« Le cout, la sécurité, la densité d’énergie, les taux de charge et de décharge ainsi que le cycle de vie sont des éléments critiques pour que les voitures dépendantes des batteries soient adoptées à plus grande échelle. Nous pensons que notre découverte résout de nombreux problèmes liés aux batteries d’aujourd’hui, » a déclaré John Goodenough.

Les tests effectués par l’équipe de chercheurs a démontré que leur technologie permettait d’avoir trois fois plus de densité d’énergie que les batteries au Lithium-Ion. Ce système permettrait donc d’avoir de meilleures performances pour la même taille de batterie. Sur le même principe, leur invention permet de troquer des heures de recharge pour des minutes, tout en offrant une durée de vie plus importante.

Il n’y a donc que du positif pour cette innovation et la tendance va bon train pour les batteries. Après celle fonctionnant à l’urine, des chercheurs avaient créé une batterie aussi grande qu’une carte SD avec des performances hors du commun. Si on parle beaucoup d’IA et de robotique, il ne faut pas oublier que sans batteries notre Siècle Digital ne serait rien.

Auteur : Valentin Blanchot – Source : siecledigital.fr

Pare-soleil géostationnaire de Verna


Cette invention a pour but d’occulter une partie des rayons du soleil dirigés vers la terre.

Le « pare-soleil géostationnaire » se compose d’éléments en kit montés en orbite de la Terre et envoyés plus loin si besoin est.

Ces éléments sont composés de matières capables de résister longtemps aux rayons solaires.

Ces éléments  formeront :

  1. Soit un écran total aux rayons, les rayonnements diffus se chargeant de fournir un éclairage suffisant pour que la zone intéressée ne soit pas dans le noir complet.
  2. Soit d’une grille dotée de panneaux réglables de façon à occulter plus ou moins, soit totalement la lumière depuis la terre.

Si l’on admet qu’il serait intéressant pour le genre humain que les Pôles Nord et Sud ne se transforment pas en une gigantesque flaque de boue, on pourrait monter un « pare-soleil géostationnaire » au-dessus de ceux-ci, les glaces seraient alors protégées à notre bon vouloir.

Le Sahara (à l’heure actuelle quasiment invivable) pourrait également bénéficier de cette invention et redevenir une zone verte susceptible de générer assez de biocarburants pour une bonne partie de l’humanité. Il suffirait de n’en protéger qu’une partie pour que les alentours d’icelle en profitent et que le processus de désertification s’inverse.

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Une autre solution est d’envoyer un « pare-soleil géostationnaire » assez près du soleil pour que la protection couvre la terre entière, cela ne se verrait pas de la terre, la lumière diffuse répartissant les rayons non bloqués.

L’occultation pourrait être faite par des panneaux solaires avec l’exploitation de l’électricité générée que l’on peut imaginer. Des moteurs pourraient également permettre de rendre  le « pare-soleil géostationnaire » itinérant, se déplaçant à l’horizontalité ou verticalité de la Terre.

Il faudra veiller à renvoyer uniformément les rayons pour que l’effet de voile solaire ne dérègle pas la mise en orbite des « pare-soleil géostationnaire » non mobiles.

Site Web de l’invention : inventions.a.verna.free.fr/paresoleil_index.htm

Copyright enregistré le 20/07/2006 à 04:53, sous le n° 00040010 : www.copyrightdepot.com/rep88/00040010.htm

Pour prendre contact avec l’inventeur : Monsieur Christophe Verna

E-mail : verna@free.fr

Site Web : inventions.a.verna.free.fr

Burkina Faso / Les inventeurs d’une machine capable de transformer tout déchet plastique en carburant, récompensés


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Les frères Sanfo ont remporté le premier prix de la 1re édition de la médaille «Thomas Sankara de l’innovation», récompensant les personnes qui se sont illustrées dans le domaine de l’innovation et de l’invention, a-t-on appris lundi, à l’issue de la cérémonie de distinction.

Les lauréats ont été récompensés grâce à leur invention de la machine capable de transformer tout déchet plastique en carburant, essence et Diesel entre autres.

Cette innovation a séduit les membres du jury et a permis aux inventeurs de remporter la médaille d’or, accompagnée d’un prix d’une valeur d’un million de FCFA. En outre, chaque inventeur a reçu une attestation de reconnaissance.

Le 2e Prix d’une valeur de 750.000 FCFA a été remporté par un architecte, Diébédo Francis Kéré. Celui-ci a mis en place un habitat utilitaire, un microclimat fonctionnant sous climatisation naturelle.

Quant au 3e prix, il est revenu à Jean Pierre Dondassé, avec son incinérateur écologique. Il a décroché la médaille de Bronze avec une enveloppe de 500.000 FCFA.

Pour cette première édition de la compétition qui a connu son apothéose le vendredi 23 décembre dernier, huit candidats ont été présélectionnés.

Ces inventeurs et innovateurs ont été présélectionnés sur la base de l’originalité de l’invention ou de l’innovation, son utilité publique, la facilité d’utilisation, les perspectives de l’invention et le critère humain de l’œuvre.

Selon le promoteur, Boukaré Bara, la médaille «Thomas Sankara de l’innovation» va à l’encontre de ceux qui pensent que l’Africain n’est pas capable d’inventer et d’innover.

La manifestation vise à distinguer et mettre en lumière des personnes qui ont posé des actes allant en droite ligne avec la philosophie du père de la révolution burkinabè, le capitaine Thomas Sankara qui dirigé le Burkina Faso de 1983 à 1987.

Cette première édition a été financée par la diaspora burkinabè en Allemagne et se limite pour l’instant aux candidats Burkinabè. Mais à l’avenir, cette médaille se voudra panafricaine, voire mondiale.

La deuxième édition est prévue le 21 décembre 2017 et les inscriptions seront ouvertes à partir du 15 janvier 2017.

Source : www.apanews.net

FRSIT 2016 : Ils ont fabriqué des tisserands et forages solaires


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La machine solaire à tisser de Kwaku Newlove Issa.

Le Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) bat son plein à Ouagadougou. Ouvert depuis le 19 novembre 2016, le forum innove cette année avec des espaces spécialisés où l’on peut trouver des exposants de tout bord. « C’est la diversité qui fait la différence cette année », dira un visiteur. Burkina 24 y a fait un tour le 22 novembre 2016. Le moins que l’on puisse dire, c’est que chaque édition du FRSIT est un plus par rapport aux précédentes éditions. Zoom sur trois innovations dans le domaine solaire exposées au siège du FESPACO.

Ce qui est donné à voir au siège du FESPACO est encourageant même s’il faudrait des améliorations, à écouter des exposants, des visiteurs et certains responsables de structures de la recherche scientifique. L’on se rend compte que de plus en plus, la recherche est en train de dépasser le simple stade du laboratoire pour mettre à la disposition des populations des technologies simples, utiles et adaptées à leurs besoins.

Ainsi, au niveau des espaces-expositions, l’on s’aperçoit que plusieurs domaines d’activité au Burkina tels que l’agriculture, la santé, l’éducation, l’énergie, etc. sont couverts par les résultats de recherche.

Ousmane Maïga est juriste. Il se présente en tant que Conseiller de Afri-Tech, une structure composée d’un groupe d’étudiants qui cherchent mais aussi qui trouvent. Le groupe assure la formation dans les domaines de l’énergie solaire, de l’électricité industrielle, des études techniques de redimensionnement.

Afri-Tech est également spécialisée dans les domaines de la climatisation, de l’irrigation goutte à goutte, d’impact environnemental, la conception et la réparation de fours, de cuiseurs, de chauffe-eaux solaires, etc. Le groupe d’étudiants fait aussi de l’audit énergétique.

Ousmane Maïga expose au FRSIT entre autres un prototype dénommé SmartElect. « C’est un système que nous avons commencé à mettre en place pratiquement il y a seulement quelques mois », confie le jeune juriste de formation.

Le prototype SmartElect est un système intelligent d’économie d’énergie à la manière des « maisons connectées ». Le système équipé d’une carte SIM et connecté à Internet permet de réduire considérablement la consommation d’énergie notamment dans les bâtiments publics.

Des étudiants burkinabè conçoivent un système intelligent d’économie d’énergie

Kushiator Newlove Kwaku Issa dit Providence, directeur général du Bureau de recherche et de transfert de technologie (BRTT), l’inventeur des feux tricolores solaires, participe également au FRSIT. Cette fois-ci, l’expert en énergie renouvelable revient avec bon nombre d’innovations : Châteaux d’eau, bassins d’eau, canalisations, irrigation par aspersion, machines à pluie, chargeurs de batteries, moteurs électriques, accessoires électriques, etc.

Kushiator Newlove Kwaku Issa craint une crise énergétique dans les années à venir à travers le monde. Pour affronter cette crise, le jeune inventeur de la trentaine d’années propose des appareils fonctionnant à l’énergie renouvelable notamment solaire au nombre desquels le « tisserand électrique solaire ».

« C’est un prototype de machine à tisser automatique. L’objectif principal d’une telle invention est de rendre le pagne traditionnel, le Faso Danfani, disponible en quantité, en qualité et à un prix compétitif. Et pour ce faire, nous devons avoir des machines capables de tisser des milliers de pagnes par jour », explique Kushiator Newlove. Ce prototype conçu depuis 2014 (FRSIT annulé cette année), achevé, pourrait coûter environ 1.500.000 FCFA. Il peut, selon son concepteur, tisser jusqu’à un 1,20 mètre de large.

Burkina : Il invente une machine solaire capable de tisser des milliers de pagnes par jour

Un autre expert en énergie solaire, présent à ce FRSIT : Abdoulaye Ilboudo. Il est le Chargé des opérations de l’entreprise « Buy-US LLC SARL » qui fournit et installe des systèmes solaires modernes. Abdoulaye Ilboudo et son équipe ont mis en place un système de pompage d’eau (forage) solaire qu’ils présentent au FRSIT dont l’unité peut coûter environ 1.200.000 FCFA.

La particularité de ce système est qu’il est mobile, économique et peut servir toute la société. Un produit qui reflète convenablement le thème du FRSIT 2016 : « Adaptation et résilience au changement climatique pour un développement durable : Place et rôle de la science, de la technologie et de l’innovation ».

Auteur : Noufou KINDO

Source : www.burkina24.com

Abdoulaye Touré, un ingénieur dans le champ de captage de l’énergie solaire


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L’ingénieur Abdoulaye Touré, déjà grand prix du chef de l’État pour les inventions (1998), sera élevé au grade de Chevalier de l’ordre national du Lion le 12 novembre 2016. Le même jour, il s’envolera pour la Cop 22, à Marrakech, où il devrait recevoir une autre distinction pour son apport à la réduction de la dégradation des écosystèmes et à la préservation de la santé des femmes du monde rural. Ce Sénégalais a mis au point un système de stérilisation de l’eau dans les années 72, puis une cuisinière solaire. Cette invention est suivie d’un four solaire en 1990, d’une pompe solaire en 1998, d’un lampadaire solaire en 2013 et d’un kit solaire.

L’enseignant Abdoulaye Touré ne se résigne pas devant une épidémie. Entre les années 1973 et 1974, les villages situés le long du fleuve Sénégal, dans l’actuelle région de Matam, avaient connu des épisodes de diarrhées liées à l’insalubrité de l’eau. En se fondant sur ses leçons de physique enseignées en classe de 4e, le natif de Mékhé conçoit, à la surprise générale, un mécanisme de stérilisation de l’eau en milieu rural. « Vous savez que le noir attire la chaleur. Les rayons du soleil sont captés à travers un vitrage, la surface noire transforme ces rayons en chaleur.

Celle-ci est séquestrée sous l’effet de serre. C’est avec cette chaleur de 70° que nous sommes parvenus à avoir une eau potable », raconte l’ancien directeur de l’école élémentaire Sinthiou Garba. Il s’est mis alors au travail. Et au bout de quelques années, il sort une cuisinière, puis un four, tous deux alimentés par le solaire. Ces inventions étaient des cadeaux du ciel dans ces zones sylvo-pastorales au milieu des années 93. Les femmes s’appropriaient l’invention avec l’aide de la coopération suisse. Le succès du four traverse vite les frontières du Sénégal. Il sera expérimenté au Burkina Faso. Durant ces années, l’enseignant est sorti de l’anonymat grâce aux articles publiés dans « Le Soleil ». « Si je suis connu à travers le Sénégal et dans le monde, c’est grâce au « Soleil » qui a fait les premiers reportages sur mes inventions », reconnaît Abdoulaye Touré qui a remercié l’Aspit.

Les gains écologiques d’un four

C’est durant cette période qu’il quitte le Fouta pour la capitale. L’enseignant était venu préparer une nouvelle carrière. De retour à Dakar, il servira comme directeur à l’école Bara Guèye de Yarakh Hann. Il se consacre également à une de ses passions : la création. Le Fonds mondial pour l’environnement (Fem) qui a reconnu les retombées écologiques de ses travaux a soutenu ses œuvres. Le temps de cuisson d’un kilogramme d’aliments est de 2 heures 30 à 3 heures. « Le “ four ” capte les rayons solaires pour les transformer en chaleur. Il s’agit de concentrer les rayons dans la caisse en aluminium, le foyer logé dans une autre caisse plus grande et isolée avec des éléments séchés, comme des coques de menuiserie, pour que l’enveloppe externe ne chauffe pas », explique le concepteur.

Un lampadaire et une pompe solaires made in Sénégal

Un double procédé de captage. Un couvercle en double vitrage placé au-dessus du foyer capte les rayons. C’est la première étape. Dans une seconde phase, un réflecteur, un panneau recouvert de papier argenté, emprisonne la chaleur, augmentant ainsi la température du four. « Le four solaire n’a aucun impact négatif sur l’environnement. Il exploite l’énergie solaire et ne nécessite pas de bois de chauffe, de charbon ou d’’électricité. Donc, il contribue à la réduction de la déforestation », fait remarquer Abdoulaye Touré.

L’ingénieur électromécanique est connu pour son obsession de vouloir sortir les ménages du monde rural de la précarité et des ténèbres. Il a fabriqué, depuis 2013, un lampadaire solaire qui s’allume au coucher du soleil et s’éteint au lever du soleil. Ne voulant pas se limiter à l’éclairage public, Abdoulaye Touré fabrique alors un kit solaire qui règle l’équité en termes d’accès à l’énergie. L’auteur ne se fait pas d’illusion, il faudra du temps pour que l’Etat fournisse de l’énergie partout et pour tous. « La production et le transport de l’énergie coûtent cher. L’État n’a pas les moyens de raccorder tous les villages.

Dans la suite de ces inventions orientées vers l’exploitation de l’énergie solaire, l’ingénieur a mis au point une pompe solaire d’une capacité moyenne de 2m3/h. « La pompe, modulable suivant les besoins et la profondeur des puits traditionnels, est alimentée par un générateur électrique solaire installé sur une charrette. Ceci permet d’éviter les vols de panneaux et des accessoires solaires. Nous ne pouvons pas avoir une agriculture moderne sans une maîtrise des technologies de mobilisation de l’eau », défend l’enseignant.

Une série de distinctions

La pompe solaire d’Abdoulaye Touré a remporté le premier Grand prix du président de la République pour l’invention et l’innovation en 1998 et le Prix du Centre international pour la création de l’entreprise en Afrique en 1999. L’inventeur sera aussi primé à la Techno-foire à Tambacounda en 2001. Il est invité à la Cop 22, à Marrakech, par le Projet initiatives climat et est nominé « aux trophées Initiatives Climat Cop 22 ». Le projet « Initiatives climat » est porté par la coopération suisse, l’Institut de la Francophonie pour le développement durable, le Programme des Nations unies pour le développement et le projet Dinika de l’Union européenne.

Abdoulaye Touré qui sera élevé au grade de Chevalier de l’ordre national du Lion pour service rendu à la nation le 12 novembre 2016 au King Fahd Palace. Le même jour, il s’envolera pour la Cop 22, à Marrakech, au Maroc, pour recevoir une autre distinction.

Auteur : Idrissa SANE

Source : www.lesoleil.sn

Le moteur à explosion du XXIème siècle est né !


Moins gourmand, plus autonome et plus fiable : tel est le moteur à explosion imaginé par Aquarius Engines, une firme israélienne. Sa principale évolution ? Un piston unique se déplaçant latéralement. Génial.

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Conçu en Israël, le nouveau moteur à explosion, avec son piston unique à poussée latérale constitue une vraie révolution.

Et si l’avenir de l’industrie automobile ne résidait pas dans le moteur électrique qui, en dépit de progrès indéniables, n’en reste pas moins problématique à cause de ses batteries, mais bien dans le moteur… à combustion, que nous connaissons depuis un siècle? Sûr que pour l’écologiste qui sommeille (ou qui est déjà réveillé) en vous, la question ressemble à une provocation. Avec un pétrole moins cher, pensez-vous peut-être, le lobby de l’industrie automobile se sent de nouveau pousser des ailes et espère pouvoir nous imposer pendant des décennies encore son bon vieux moteur polluant. Sauf qu’il ne s’agit pas de cela du tout. Ce moteur à explosion de nouvelle génération marque une vraie révolution. Il est nettement moins gourmand, plus autonome et plus fiable, selon Aquarius Engines, la firme israélienne qui l’a conçu.

Yaakoby, CTO and Inventor, Fridman, Chief Marketing Officer, Gonik, Head of Business Development and Gorfung, Chief Executive Officer from Israeli start-up Aquarius Engines pose for a picture next to a prototype of their combustion engine at their offices

Les inventeurs Shaul Yaakoby (à dr.) et Gal Fridman (au centre), la responsable du marketing Maya Gonik (à g.), et Ariel Gorfung (debout), patron de l’entreprise israélienne Aquarius Engines, présentent leur fameux moteur.

Selon cette entreprise israélienne, ce moteur ultra-performant pourrait réduire la consommation de carburant de façon spectaculaire et contribuer à une révolution de l’industrie automobile. Bien entendu, il ne tient pas compte de l’évolution du moteur électrique. Et pour cause: il fonctionnera toujours à l’essence, mais avec une consommation sans comparaison avec celle des moteurs courants actuels.

D’abord son coût. La firme Aquarius Engines affirme que son moteur ne coûtera pas plus de 100 francs pour une autonomie, avec un seul plein, de 1600 km, soit le double de l’offre actuelle. Le secret est dans sa conception même, très différente du moteur à explosion ordinaire. Composé de moins de 20 pièces, le moteur d’Aquarius s’appuie non plus sur de multiples pistons à poussée verticale, mais sur un seul piston à poussée latérale. Cette simple innovation changerait tout. Ainsi à en croire la société d’ingénierie allemande FEV, qui a effectué des tests, un tel moteur se révèlerait deux fois plus efficace qu’un moteur traditionnel.

Son inventeur, Gal Fridman, co-fondateur d’Aquarius Engines, y mettrait sa main à couper: « Ce moteur a les plus faibles émissions (de CO2) et le meilleur rapport puissance-poids. »

Les arguments de la firme basée à Tel-Aviv ne sont en tout cas pas tombés dans l’oreille de sourds. De nombreux constructeurs automobiles sont déjà en discussion avec Aquarius Engines, par exemple le Français Peugeot.

Évidemment, l’introduction d’un tel moteur en remplacement de celui que nous avons toujours connu impliquerait d’énormes coûts pour transformer les chaînes de montage. Personne ne semble pour l’instant prêt à faire le grand saut, mais l’avenir de l’automobile se joue vraisemblablement en partie maintenant.

Source : www.illustre.ch

Maroc / Solar-E-Cycle : Un projet novateur qui préserve l’environnement


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Il est de ces inventions qui marient si bien technologie et environnement au point de s’empresser de les voir à l’œuvre. C’est le cas de Solar-E-Cycle. L’appellation en dit long sur la teneur du projet. Il s’agit d’une solution dédiée pour faciliter la mobilité et l’accès à l’électricité des populations rurales hors réseau et ce dans les pays en développement. Derrière cette invention se trouve la société Steinrich Cycles et qui vient de créer quatre prototypes de véhicules solaires à Rabat.

Les inventeurs souhaitent venir à la rescousse des millions de personnes qui ne peuvent se procurer un véhicule, en leur proposant un vélo qui fonctionne à l’énergie solaire. Le Solar-E-Cycle est constitué de deux vélos recyclés, reliés par une barre de métal, sur lesquels un banc et un panneau solaire ont été installés. La «voiturette» peut rouler à 40 km/h et parcourir une cinquantaine de kilomètres une fois rechargée. Une batterie au plomb et des moteurs électriques dans les roues permettent à celles-ci de tourner. Son énergie journalière de 3kWh apportera un changement systémique dans les économies des zones rurales isolées des pays en développement.

Les inventeurs visent le marché africain. Ils mentionnent, sur leur page Kickstarter, que ce mode de transport pourrait grandement aider les familles. «85 % des ménages n’ont pas accès à l’eau courante. Les femmes et les jeunes filles doivent donc, chaque jour, marcher plusieurs kilomètres pour avoir accès à l’eau. Avec ce moyen de transport, elles y auraient accès plus rapidement et pourraient aller à l’école et travailler».

Pour que ce projet aboutisse, la société a collaboré avec des partenaires marocains. «L’idée c’est de proposer ces véhicules aux populations des zones rurales, pour faire de petits trajets. Ils pourraient être mis en location pour 5 ou 10 dirhams par jour», souligne Roger Christen, fondateur du projet.

L’intérêt de cette invention peut avoir d’autres objectifs. Pour les personnes soucieuses de la préservation de l’environnement et en même temps curieuses de découvrir les paysages de la nature marocaine et sa biodiversité, le Solar-E-Cycle représente un moyen idoine pour la découverte sans pour autant polluer l’environnement.

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S’agissant de sa contribution sociale, l’invention permettra d’améliorer la mobilité des familles qui partent à la recherche de l’eau et une utilisation plus productive du temps. Dans la maison, l’électricité produite par les panneaux solaires photovoltaïques du Solar-E-Cycle permettra d’améliorer la qualité de vie.

Par ailleurs, ce moyen de locomotion pourrait bien être utilisé à d’autres desseins. En effet, les récupérateurs de déchets pourraient bien s’en servir pour faciliter le transport des ordures. Dans ce sens, un partenariat a été mis en place avec la Fédération marocaine des villes et villages verts (FMVVV) pour le développement d’un triporteur solaire pour la collecte des déchets solides recyclables dans 180 centres de collecte prévus sur le Royaume.

Avant l’annonce officielle de sa commercialisation et en attendant de nouvelles sources de financements, Steinrich Cycles mise sur la tenue de la 22e Conférence mondiale sur le climat à Marrakech pour promouvoir son projet. Les quatre prototypes de véhicules seront exposés à cette occasion, et devraient participer au Moroccan Solar Race Challenge, une course de voitures solaires organisée les 12 et 13 novembre, en marge de la COP22.

Auteur : Hakim Bahechar

Source : aujourdhui.ma