L’OCDE met en garde contre le ralentissement des réformes


Les réformes destinées à augmenter la productivité marquent le pas dans de nombreux pays, ce qui augmente le risque d’un ralentissement de la croissance dans certains pays industriels, a déclaré l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) vendredi.

« Le ralentissement inquiétant des réformes ayant une influence sur la productivité du travail, par exemple celles qui concernent l’innovation ou la politique de l’innovation, se révèle particulièrement préoccupant dans le contexte de l’érosion persistante des gains de productivité, qui sont essentiels à la progression des salaires et des niveaux de vie », dit l’OCDE dans son rapport annuel « Objectif Croissance ».

« Un ralentissement a été observé dans des pays qui s’étaient montrés des réformateurs particulièrement actifs au cours des deux années précédentes, comme le Mexique, la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne ou encore la Pologne, mais aussi dans plusieurs autres où, sur la même période, le rythme des réformes n’avait pas été aussi soutenu (Australie, Indonésie et Slovénie par exemple) », poursuit l’organisation.

Mais elle distribue aussi des bons points à plusieurs pays.

« L’intensité des réformes s’est en revanche accrue de manière sensible dans certains pays qui ne figuraient pas au nombre des réformateurs les plus énergiques au cours des deux années précédentes, tels que la Belgique, le Chili, la Colombie, Israël, l’Italie et la Suède mais aussi l’Autriche, le Brésil et la France », écrit-elle.

« En matière de réforme, la formule varie d’un pays à l’autre, mais on y retrouve à chaque fois des mesures visant à promouvoir le dynamisme des entreprises et la diffusion de l’innovation, à aider les travailleurs à faire face à la rotation rapide des entreprises et des emplois, et à mieux préparer les jeunes au marché du travail du futur », dit-elle. (Balazs Koranyi, Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Juliette Rouillon)

Source : http://fr.reuters.com

Entrepreneur, inventeur, Eugène Porion fit rimer industrie et agriculture


Il reste de la distillerie Porion, à Wardrecques, une bâtisse, seul témoin d’un passé d’un siècle où l’entreprise employait 250 personnes. Et où Eugène Porion démontrait qu’un patron peut être humain.

Distillerie_PorionC’est le seul vestige de la distillerie Porion qui eut près de 250 employés à la fin du XIX e siècle.

À Pont-Asquin, il y eut autrefois une distillerie. De cette époque ne subsiste qu’un bâtiment, qui abrita les bureaux de la Tuilerie, racheté par les Cartonneries de Gondardennes qui ont investi le site. Eugène Porion n’a que 26 ans quand il y fonde, le long du canal, un établissement agricole destiné à traiter le sucre de betterave. Deux ans plus tard, le jeune arquois met à profit son savoir, acquis à Saint-Omer, puis Boulogne et Bruxelles, pour donner de l’impulsion à son usine. Il la transforme en distillerie. Pour ce faire, il crée une fabrique de potasse brute qu’il fera évoluer en raffinerie.

C’est une aubaine pour le village et la région, donnant du travail à près de 250 personnes. L’entrepreneur imagine un évaporateur industriel, breveté en 1865 et qui prend son nom. Il invente également une méthode de fermentation, qui réduit considérablement l’apport de levure.

« Bon père de famille »

1870 voit arriver une distillerie de grains. La production annuelle est alors de 30 000 hectolitres mais grimpe à 50 000, seize ans plus tard. Eugène Porion s’intéresse à la transformation des résidus, imagine un procédé d’extraction d’huile, des résidus de la distillation de grains. Une industrie nouvelle qui lui fournit de nouveaux produits, ce qui lui permet d’accroître son emprise sur, notamment, le marché des engrais. L’usine wardrecquoise obtient de nombreux prix dans les concours agricoles, par ailleurs, ses travaux permettent d’améliorer la qualité du blé. L’industrie est alors le prolongement de l’agriculture.

Monsieur Porion était considéré comme un patron humain, aimant ses ouvriers qui le lui rendaient bien. Beaucoup d’entre eux, sur ses conseils, grâce à sa politique « de bon père de famille », vont devenir propriétaires de leur logement. Président de la société d’agriculture de Saint-Omer, il n’eut de cesse de la développer. Sa mort, en 1889 après une courte maladie, fut un coup de tonnerre. La distillerie continua son activité jusqu’en 1905, date de sa liquidation.

Auteur : Bruno Delannoy – Source : www.lavoixdunord.fr

La French Fab : vers un rayonnement mondial de l’Industrie française


Après la French Touch et la French Tech, c’est au tour de la French Fab de s’atteler à la valorisation des entreprises françaises. L’ambition ? Faire rayonner l’industrie française dans le monde, en mettant l’accent sur l’innovation et l’expertise du tissu industriel hexagonal.

A l’image de la « French Tech », l’objectif est ici de faire gagner en visibilité et notoriété les entreprises, mais aussi de communiquer autour de l’Industrie française, pour sensibiliser les acteurs sur la nécessité de développer des formations professionnelles adéquates, autour d’un « écosystème encore trop méconnu », selon Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance.

L’investissement en technologies de pointe, garant de qualité, et la mise en œuvre d’une stratégie centrée sur l’innovation sont donc deux leviers que vous pouvez activer. Au-delà du développement de votre activité en France, l’innovation peut faciliter l’export, à condition bien sûr, de préparer vos collaborateurs à la culture de l’export.

En témoigne la réussite à l’export de la PME Socomore. Grâce à la mise en œuvre d’une stratégie appropriée, le chiffre d’affaires de l’entreprise à l’international a récemment atteint 50%. D’origine Vannetaise, spécialisée dans les produits de traitement de surface pour l’aéronautique, Socomore a installé 3/4 de ses usines à l’étranger. « Nous avons opté pour le choix d’être des ultra-spécialistes mondiaux au lieu d’être des généralistes mondiaux », déclare Frédéric Lescure, président de Socomore. Cette réussite internationale s’explique effectivement par une stratégie centrée sur l’hyperspécialisation technique et l’innovation. Socomore dédie 5% de son chiffre d’affaires à la R&D, et vient de débloquer 5 millions d’euros pour doubler la surface de son centre R&D situé à Vannes. Un tel développement international a nécessité la diffusion d’une culture de l’export. Les collaborateurs ont reçu une formation en anglais, et ont bénéficié des absorptions d’entreprises à l’étranger pour assimiler de nouveaux savoir-faire et outils.

La « French Fab » a encouragé de nombreuses PME à penser au-delà des frontières françaises. Gris Découpage, une PME familiale spécialisée dans la fabrication de pièces de fixation et composants mécaniques en grandes séries pour les géants de l’automobile a reçu le Prix de la Pépite à l’Export en 2015. Si Gris Découpage réalise aujourd’hui 60% de son chiffre d’affaires à l’export, c’est aussi grâce à l’accompagnement de Bpifrance. « Nous avons été agréablement surpris par l’aide apportée par Bpifrance. Nous y avons trouvé un soutien financier mais surtout des réponses à la problématique de l’entreprise liée à l’opérationnel. On est dans le concret », explique Céline Gris, Directrice Générale de l’entreprise.

Professionnels de l’Industrie, vous souhaitez vous lancer à l’export ? Renseignez-vous sur le site de Bpifrance.

Auteur : Laurane Tabouret – Source : lentreprise.lexpress.fr

Canada / Les nouveaux «innogénieurs»


Gilles_Patry_2017

« Une idée n’est pas une invention, une invention n’est pas un produit, un produit n’est pas une entreprise, rappelle Gilles Patry, pdg de la Fondation canadienne pour l’innovation.

Tout le profil de Julie Charron-Latour est tourné vers l’innovation. Cette jeune femme, en voie de terminer un doctorat en génie industriel à Polytechnique, vient de lancer son entreprise informatique, Bambou Space, qui met en marché un logiciel renforçant et formalisant l’amélioration continue en entreprise.

«Notre premier produit, Bottom-Up Solution, permet de capter les idées des employés et d’en faire le suivi jusqu’à leur implantation. On dit à nos clients qu’on est à un clic d’une idée implantée.»

On connaît les logiciels de flux de travail (workflow) qui formalisent et supervisent les flux d’échanges de documents dans les bureaux. Voici un équivalent, mais avec une différence majeure : Bottom-Up Solution formalise un processus ouvert de créativité et de transformation de l’entreprise.

Ce logiciel a été mis au point avec l’aide de Samuel Bassetto, un professeur de Polytechnique qui promeut systématiquement auprès de ses étudiants «le lancement de start-up soutenues par des idées scientifiques», fait ressortir Mme Charron-Latour.

Julie Charron-Latour et Samuel Bassetto appartiennent vraiment au monde des «innogénieurs». En effet, l’innovation réside au cœur de nos systèmes économiques et l’ingénieur y occupe une place de choix.

Génie à la fine pointe

Évidemment, l’ingénieur joue un rôle innovant dans l’économie plus traditionnelle de la production manufacturière, par exemple, ou de la production électrique. Chose moins connue, il est partie prenante de tous les développements les plus avancés des technologies de pointe : intelligence artificielle, nouveaux matériaux, robotique, technologies médicales, fintechs.

«Une idée n’est pas une invention, une invention n’est pas un produit, un produit n’est pas une entreprise, affirme Gilles Patry, pdg de la Fondation canadienne pour l’innovation, lui-même ingénieur. On trouve des ingénieurs dans les trois phases, car ils sont bien formés pour réaliser chaque étape.»

Certes, l’ingénieur est polyvalent, mais il apporte aussi une marque bien distinctive : «Son génie propre est de rendre les idées réalisables», ajoute M. Patry. Le développement du LabPET à l’Université de Sherbrooke en est une illustration éloquente. Ce tomographe par émission de positrons permet de réaliser en une seule passe une image 3D d’un organe avec une résolution que la théorie jugeait inatteignable. Aujourd’hui, on trouve le LabPET dans les plus grands labos d’imagerie moléculaire du monde.

L’idée du tomographe avait germé dans l’esprit de Roger Lecomte, professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, mais elle n’a pu voir le jour qu’avec le concours de Réjean Fontaine, professeur de génie électrique et informatique à la même université. C’est grâce au développement de détecteurs à base de photodiodes à avalanche, une première en ingénierie, que l’idée du Pr Lecomte a pris la forme d’un outil concret.

Le processus qui voit une idée devenir une technologie prévaut aussi au Centre d’optique, photonique et laser (COPL) de l’Université Laval. Ici, tout se trame entre physiciens et ingénieurs. «Les physiciens comprennent les phénomènes de la matière et leurs transformations, les liens entre la lumière et la matière, la façon dont la matière est excitée par la lumière», explique Diane Déziel, responsable des communications pour le COPL.

«L’ingénieur intervient surtout dans l’instrumentation et dans les moyens à prendre pour en arriver à un système. Il détient la connaissance des outils pour les rendre utilisables par les chercheurs eux-mêmes.»

Génie omniprésent

On ferait erreur si on croyait que l’ingénieur se confine au rôle d’apprenti-sorcier actif à la lisière des disciplines fondamentales pour mettre au monde les théories des scientifiques. L’ingénieur est lui-même créateur d’innovations souvent majeures, comme nous le démontrent Julie Charron-Latour et Samuel Bassetto.

Évidemment, l’ingénieur innovant ne loge pas seulement aux avant-postes les plus spectaculaires de la technologie. On le trouve dans une foule de positions, moins visibles peut-être, mais non moins nécessaires. Chez GCM Consultants, par exemple, firme qui abrite 200 ingénieurs consultants.

Active dans tous les domaines classiques du génie (civil, mécanique, électrique, chimique, automatisation), GCM s’enorgueillit plus particulièrement de faire connaître à ses grands clients industriels les technologies vertes et de les amener à les implanter. «Ils sont de grands consommateurs d’énergie et de matières premières et produisent beaucoup de rejets», explique François Roberge, directeur, environnement chez GCM. «On les engage dans des démarches d’amélioration continue pour perfectionner leur procédés et réduire leurs coûts de production tout en atténuant leur empreinte environnementale.»

Les améliorations mises en place prennent mille et une formes : utiliser le butane, rejet d’un processus, comme carburant d’un autre ; récupérer la chaleur d’une machine pour préchauffer un four industriel, en réduisant ainsi la consommation énergétique. Accumulées, toutes ces innovations permettent aux clients de demeurer compétitifs dans la grande joute économique d’aujourd’hui.

L’innovation est au centre de la compétitivité de notre économie. Et l’ingénieur réside au cœur de l’innovation. Présent dans tous les secteurs traditionnels de l’économie, il s’affaire aussi à la plus fine pointe des technologies, en intelligence artificielle, en nouveaux matériaux et en biophotonique. Ce dossier en rend compte.

Auteur : Yan Barcelo – Source : www.lesaffaires.com

Quels risques pour les entreprises face à l’essor de l’impression 3D ?


Il n’est pas si éloigné le temps où il sera pour une marque de publier le plan numérique d’un produit sur une plate-forme web ; par exemple le plan d’une pièce détachée automobile que le client n’aura qu’à choisir. Puis il sélectionnera un fabricant et se fera expédier directement la pièce. Ce n’est là qu’un exemple des formidables possibilités qu’offrira à l’avenir le monde de l’impression en trois dimensions (3D).

Mais ces opportunités peuvent rapidement se transformer en menaces si les marques ne prennent pas conscience des effets que l’impression 3D peut avoir sur leurs droits de propriété intellectuelle. Les entreprises doivent dès à présent déterminer les répercussions de l’impression 3D et les risques réels qu’elle représente à travers le vol de propriété intellectuelle et autres abus.

L’impression 3D ouvre de nouveaux horizons

Également appelée fabrication additive ou prototypage rapide, l’impression 3D englobe sept procédés industriels différents et paraît appelée à transformer entièrement les processus traditionnels de fabrication dans de nombreux secteurs clés. Des produits qui sont fabriqués depuis longtemps par des méthodes telles que l’injection dans des moules ou l’estampage de métal peuvent désormais être obtenus par le dépôt de couches successives de matière suivant un plan numérique 3D créé dans un logiciel. Nous ne sommes qu’au tout début d’une ère où il sera possible de produire des formes complexes et détaillées au moyen de systèmes relativement bon marché et simples d’utilisation, y compris par des particuliers à domicile.

L’impression 3D pourrait avoir un impact considérable sur les entreprises. De fait, selon l’étude Wohlers Report 2016, le secteur mondial de l’impression 3D a généré 5,2 milliards de dollars en 2015 (+70%) et pourrait atteindre 26,5 milliards de dollars en 2021. Sa croissance initiale devrait être alimentée par la disponibilité de modèles grand public bon marché d’imprimantes et de scanners 3D, éliminant la nécessité de logiciels spécialisés ou de compétences en design pour la création de fichiers prêts à imprimer.

Pour autant, la nature même de cette technologie révolutionnaire, qui permet de créer et de copier des objets tridimensionnels, soulève des questions sur les éventuelles infractions à des marques déposées, droits de reproduction, brevets, conceptions et droits à l’image. Les risques sont bien réels pour les entreprises. Tandis que des analystes ont publié des prévisions optimistes sur les retombées financières de cette tendance en plein essor, le cabinet Gartner estime pour sa part à 100 milliards de dollars en 2018 les pertes annuelles causées en matière de propriété intellectuelle par l’impression 3D.

Quelles sont les menaces liées à l’essor de 3D ?

Les principaux risques sont liés à l’émergence de lieux tendance comme des « maker espaces » ou encore « Fab Lab », qui consistent à mettre à la disposition des consommateurs des ateliers où ils peuvent dessiner leurs objets puis les faire imprimer sur place ; encore des sites Internet où ils ont la possibilité d’envoyer leurs fichiers 3D pour impression. Il existe par ailleurs divers sites de partage de fichiers, souvent sous le couvert de l’anonymat, permettant aux utilisateurs de s’échanger des contenus numériques, notamment des fichiers pour imprimante 3D.

Les entreprises les plus menacées sont celles dont les produits présentent une marque ou un habillage bien connu. Par exemple, un utilisateur peut « imprimer » un accessoire pour mobile portant le logo de l’appareil auquel il est destiné, une pratique de plus en plus courante dans les ateliers et sur les sites d’impression 3D. Les fabricants doivent se préparer à la perspective de voir apparaître des objets arborant leur marque mais n’égalant pas le niveau de qualité du produit authentique, au risque d’entacher la réputation de la marque et d’entamer la confiance des consommateurs dans la qualité de ses produits.

Ces exemples ne sont peut-être que la partie visible de l’iceberg sur les risques potentiels de l’impression 3D. Parmi les autres droits de propriété intellectuelle mis en péril, intentionnellement ou non, figurent des produits soumis à un copyright ou une licence et relativement faciles à copier, les objets dont le principe de fonctionnement ou le design est protégé par brevet et pourrait être dupliqué sans autorisation ; voire le droit à l’image des célébrités en cas de représentation tridimensionnelle de leur personne.

Quelle protection mettre en place ?

Face à un tel éventail de menaces se profilant sur le paysage de l’impression 3D, la question demeure : comment les entreprises peuvent-elles s’en protéger ? La première étape fondamentale est la compréhension des véritables capacités offerte par cette technologie. L’impression 3D est apparue à la fin des années 80 mais ce n’est qu’avec les récents progrès rapides de la technologie qu’elle est devenue plus accessible et abordable pour une utilisation au quotidien par des particuliers. Le prix des machines s’échelonne de 5000 à 5 millions de dollars. Les modèles haut de gamme offrent un niveau de sophistication et de fonctionnalités sans précédent dont les entreprises doivent prendre pleinement conscience pour en mesurer l’impact.

Pour commencer, les entreprises peuvent dédier une équipe à la veille et l’exploration des principaux aspects de l’impression 3D afin de savoir comment celle-ci peut être utile ou, au contraire, nuire potentiellement à l’entreprise, et comment elle peut s’ancrer plus profondément dans le secteur. Dans un deuxième temps, nous conseillons de rechercher sur les espaces en ligne, de cas d’infractions telles que des utilisations illicites de marques voire des contrefaçons. Cependant, il peut se révéler difficile de faire respecter les droits des marques, en particulier si les faussaires se servent d’imprimantes 3D miniatures.

Une autre solution peut être de cibler les autres parties impliquées, par exemple les responsables de l’envoi sur des sites d’échange de fichiers 3D permettant de créer des produits contrefaits. Enfin, les marques peuvent même être tentées de s’attaquer directement aux fabricants d’imprimantes 3D mais il leur faudrait alors produire les preuves d’un encouragement ou d’une incitation à la contrefaçon.

Que tirer des nouveaux modèles économiques ?

Une approche plus proactive consisterait pour les entreprises à voir dans l’impression 3D une opportunité d’adopter de nouveaux modèles de distribution et de nouvelles stratégies d’engagement. Par exemple, une marque pourrait très bien proposer des fichiers de conception authentiques et agréés, afin que les consommateurs les impriment eux-mêmes sur leur propre imprimante 3D, et mettre des plans numériques à disposition sur une plate-forme web. Certaines des plus grandes marques mondiales ont d’ores et déjà lancé leur stratégie d’impression 3D. En cas de réussite, elles serviront d’exemples à d’autres marques qui franchiront le pas avec leurs propres modèles innovants de marketing et de distribution.

Face aux formidables opportunités que la révolution de l’impression 3D peut offrir aux marketeurs comme aux utilisateurs, il existe pourtant un profond impact sur les marques, dont les produits protégés par des droits de propriété intellectuelle ou autres peuvent être reproduits et distribués sans autorisation. Les marques doivent en avoir conscience et se préparer à ce bouleversement technologique en élaborant une stratégie qui les protège contre les risques de l’impression 3D, tout en mettant à profit les opportunités qu’elle présente. L’économie semble se rapprocher encore un peu plus d’un monde en self-service où les consommateurs pourraient en toute simplicité « imprimer » leurs propres produits et où seules survivront et prospéreront les marques pleinement préparées à l’impact de impression 3D et capables de s’y adapter.

Auteur : Ronda Majure, Vice Président de Compumark, une marque de Clarivate Analytics. – Source : www.economiematin.fr

Recherche de don : Pôle d’invention régional de Poitou-Charentes


L’association « Club Invention – Europe » va développé le premier « Pôle d’invention régional », en Poitou-Charentes, à La Mothe-Saint-Héray, entre Poitiers et Niort.

L’adresse exacte :

9 Rue du Maréchal Joffre
79800 La Mothe-Saint-Héray

Qui est aussi le nouveau siège social du « Club Invention – Europe »

Pour réduire les coûts de mise en place, on recherche des dons matériels et de matières.

1er étape

  • On recherche 200 M2 de carrelage antiglisse, non dérapant, pour le sol, des surfaces de la vitrine, de l’atelier et une partie de la couveuse de start-up pour les créateurs et inventeurs. Aussi des éléments de plomberie (toilette à remettre aux normes), une partie de l’électricité, peinture blanche d’intérieur, etc.
  • Pour la vitrine des créations : On recherche de l’immobilier, vitrine, accueil, etc. Le but de la vitrine des créateurs, de pouvoir exposer leurs créations, un lieu d’information et de rencontre (une petite buvette associative).

2ième étape

  • Pour l’atelier de prototypage communautaire : on recherche du matériel pour permettre de réaliser des prototypes et créations. Dans de différent secteur d’activité !
  • Matériel informatique, pour la CAO/DAO et parcours d’outil.

3ième étape

  • Pour la couveuse de start-up de créateur : on recherche matériel de bureau, meubles de bureau, etc.
  • Transformer un garage, en lieu de hall de start-up.

En contre-partie, sur le site communautaire (Invention – Europe), on fera une liste des donateurs, des entreprises, qui ont bien accepté leurs aides pour le projet du Pôle d’Invention régional, en Poitou-Charentes.

On recherche aussi, des bénévoles pour s’occuper des ces espaces !

A titre personnel, j’ai investie dans l’immobilier, il y a de lourd travaux à faire et sa serait bien, que je reçois de l’aide, non financier, mais matériel, sa fera une bonne économie.

Donc si vous connaissez des sociétés qui sont sensible à l’innovation par la création et par l’innovation, qui peuvent nous offrir des dons actifs, cela permettra d’ouvrir plus rapidement nos services.

Sachant que sa sera une première en France, ils auront un retour sous forme de publicité, voir de réduction d’impôt, une partie du don peut être réduit des impôts.

Il y a les deux façades à refaire, l’une qui est à cette adresse et l’autre, du côté de la place, qui est un ancien garage de camion. Qui peut être un beau lieu pour les start-ups !

Il y a tellement de boulot, à respecter les normes, que je ne pourrai pas financier la totalité, donc je demande un soutien sur la partie du Pôle d’invention régional, pas de la partie de l’appartement, qui est personnel, qui a tout à refaire, cela n’a pas été habité depuis plus de 30 ans, c’est devenu un cimetière à pigions.

C’est une bonne surface, en centre-ville, avec les avantages, entre Poitiers et Niort.

Par contre, il y a du boulot de partout, moi-même, je ne sais pas où regarder !

En plus, c’est en zone historique, il faut avoir l’accord des monuments historiques de France, donc pour un changement de fenêtre, c’est minimum 30 % de plus cher, etc.

L’argent personnel que je perds d’un côté, me réduit le financement pour d’autres éléments et c’est pour cela, que je demande des dons, pour que cela puisse ce faire le plus rapidement.

Je vais le faire étape par étape, je n’ai pas le choix, la vitrine des créations en premier, l’atelier en second et la couveuse en troisième.

On va évolué fut à mesure, selon les critiques, les demandes, etc.

Le but du Pôle d’invention régional est simple, développer une nouvelle économie régionale, par la création et de l’idée à l’innovation.

Aussi, un espace d’échange entre le monde de l’art et de l’industrie, un inventeur, un designer, du monde industriel à des points communs avec les artistes. Mélanger ces deux mondes, cela va enrichir ces mondes, par ces échanges. La différence est plus complémentaire qu’autre chose et l’union fait la force, culturel, technique, etc.

C’est pour cela, que dans la vitrine des créations, il aura une exposition d’un artiste mensuel, pour permettre de partager nos lieux, de dialoguer, d’échanger, de construire, de développer, etc.

Comme dans le monde économique d’entreprise, la même chose, il faut être ouvert !

Le monde de l’invention, c’est un pied dans le monde artistique, un pied dans le monde industriel, économique et sociale.

On est un des sources de l’innovation dans une région et on est important, pour le social, pour l’économie de la région. Il faut le développer, faire des tests pour s’adapter au mieux des demandes et de l’économie.

C’est aussi, pour cela, qu’il faut une bonne équipe de bénévole et développer des outils autonomes pour permettre aux créateurs, de développer leurs innovations.

Le but du Pôle d’invention régional, c’est qu’une personne qui a une idée puisse aller à l’innovation dans le simplicité et non pas dans un parcourt de combattant qu’on propose aujourd’hui. Aussi, être soutenu, être accompagné et plus être seul, isolé devant son projet.

Si le pilote fonctionne, cela permettra d’avoir des éléments concrets pour le faire dans d’autres régions en France, de développer un réseau national et pourquoi pas au niveau européen.

On est encore loin d’être à ce stade, met le but, du développement, est au niveau européen, qui a un rapport avec le nom de notre club.

Pour qu’il est une chance que cela existe, ils faut que chacun de nous, puisse donner un peu et cela permettra de développer nos outils de développement. Être autonome, indépendant et que nos membres soient libre de développer leurs innovations.

Dans notre philosophie, on ne demande pas d’argent, on veut du contenue, des outils de travail, etc. Comme dans l’inverse, nos membres ne pourront pas nous demander de l’argent, ils auront tous les outils qu’on puisse leurs proposer, pour qu’ils puissent développer par eux-mêmes leurs innovations.

On veut aider ceux qui ce salissent leurs mains par leur travail et pas les sodo-intellectuelles qui fond que des dossiers de subvention, qui ne sont pas sur le terrain, dans l’action et qui dépensent l’argent public pour rien.

Le « Club Invention – Europe », dans ces statuts d’association loi 1901 (association à but non lucrative), c’est de permettre aux inventeurs (créateurs) de développer leurs inventions (innovations) par eux-mêmes.

On les aide moralement, matériellement et ils restent autonome et libre, dans leurs projets de l’innovation. Mais au niveau de la moralité, s’ils reçoivent une aide de la région (la Nouvelle Aquitaine) et c’est normal, qu’ils développent dans cette région. C’est aussi, le but du Pôle d’invention, de développer l’économie de la région.

Si notre association demande des soutiens locaux, pour aider nos membres, c’est pour développer leurs innovations dans cette région et pas dans une autre région ou dans un autre pays.

Notre réseau est pour le moment au stade du pilote, donc en Poitou-Charentes, par la suite, si on développe d’autres pôles d’invention régionaux, on aura d’autres régions et pays européens ou autres.

Le pilote de notre Pôle d’invention régional est important, car sa sera la source de son développement national et européen, peut-être à l’international (pays du continent d’Afrique).

Il faut qu’on est des soutiens privés, d’être autonome et montrer au pouvoir public, que c’est une action économique, sociale et pour l’intérêt d’une région.

Sa sera comme cela, qu’on pourra créer un réseau solide entre les pôles d’invention régionaux.

Sa sera aussi grâce à vous, par vos dons, par vos bénévolats, etc.

On n’a besoin de vous pour permettre d’aider les autres.

Nous sommes pour la transparence, si vous avez des questions, nous serons là pour y répondre, que cela soit un don matériel ou un poste de bénévolat, c’est normal qu’on répond à vos questions.

On est avant tout une équipe de passionné, on aime la création, le développement, l’innovation, etc.

Si vous faites parties de ces passions, vous ferez partie de notre équipe, membre du bureau et avoir des responsabilités dans notre Club.

Peter TEMEY
Président du club Invention – Europe

Tél. : 06.64.20.81.23

E-mail : webmaster@invention-europe.com

PS : Peut-être qu’un jour, La Mothe-Saint-Héray sera la ville des créateurs, des inventeurs, pourquoi pas ! Pour information sur cette belle petite ville, sur le site de la Mairie : www.la-mothe-saint-heray.fr

Bergerac / Mort du co-inventeur de la confiture Bonne Maman


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Pierre Roche-Bayard, ici en 2009 devant le collège Henri IV de Bergerac

Pierre Roche-Bayard, 83 ans, avait imaginé le « packaging » de la marque de confiture du groupe Andros

Ex-directeur général et commercial du groupe Andros, le Bergeracois Pierre Roche-Bayard est décédé samedi matin à l’âge de 83 ans. Aux côté du fondateur Jean Gervozon, il aura contribué à la formidable ascension de la PME familiale de Biars-sur-Cère (46), en participant notamment au lancement de la marque de confitures Bonne Maman, en 1971.

Pierre Roche-Bayard en avait imaginé le fameux couvercle à carreaux, « comme les rideaux de la ferme familiale », dit son neveu Marc Léturgie, et rédigé de sa plus belle plume « bonne maman » sur fond blanc : « C’est lui qui l’a écrit avec son porte-plume de lycéen, l’original est encore chez lui ».

Un coup marketing hors-pair : la marque « Bonne Maman » est un leader incontesté du marché français des confitures, dont elle détient 35% selon le magazine de consommation LSA.

Retiré à Bergerac depuis la fin des années 90, Pierre Roche-Bayard avait notamment repris un petit domaine viticole familial de l’appellation Pécharmant et intégré diverses associations, de l’USB Rugby aux anciens élèves du collège Henri IV en passant par les Amis de Cyrano.

Auteur : D. B. – Source : www.sudouest.fr