La French Fab : vers un rayonnement mondial de l’Industrie française


Après la French Touch et la French Tech, c’est au tour de la French Fab de s’atteler à la valorisation des entreprises françaises. L’ambition ? Faire rayonner l’industrie française dans le monde, en mettant l’accent sur l’innovation et l’expertise du tissu industriel hexagonal.

A l’image de la « French Tech », l’objectif est ici de faire gagner en visibilité et notoriété les entreprises, mais aussi de communiquer autour de l’Industrie française, pour sensibiliser les acteurs sur la nécessité de développer des formations professionnelles adéquates, autour d’un « écosystème encore trop méconnu », selon Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance.

L’investissement en technologies de pointe, garant de qualité, et la mise en œuvre d’une stratégie centrée sur l’innovation sont donc deux leviers que vous pouvez activer. Au-delà du développement de votre activité en France, l’innovation peut faciliter l’export, à condition bien sûr, de préparer vos collaborateurs à la culture de l’export.

En témoigne la réussite à l’export de la PME Socomore. Grâce à la mise en œuvre d’une stratégie appropriée, le chiffre d’affaires de l’entreprise à l’international a récemment atteint 50%. D’origine Vannetaise, spécialisée dans les produits de traitement de surface pour l’aéronautique, Socomore a installé 3/4 de ses usines à l’étranger. « Nous avons opté pour le choix d’être des ultra-spécialistes mondiaux au lieu d’être des généralistes mondiaux », déclare Frédéric Lescure, président de Socomore. Cette réussite internationale s’explique effectivement par une stratégie centrée sur l’hyperspécialisation technique et l’innovation. Socomore dédie 5% de son chiffre d’affaires à la R&D, et vient de débloquer 5 millions d’euros pour doubler la surface de son centre R&D situé à Vannes. Un tel développement international a nécessité la diffusion d’une culture de l’export. Les collaborateurs ont reçu une formation en anglais, et ont bénéficié des absorptions d’entreprises à l’étranger pour assimiler de nouveaux savoir-faire et outils.

La « French Fab » a encouragé de nombreuses PME à penser au-delà des frontières françaises. Gris Découpage, une PME familiale spécialisée dans la fabrication de pièces de fixation et composants mécaniques en grandes séries pour les géants de l’automobile a reçu le Prix de la Pépite à l’Export en 2015. Si Gris Découpage réalise aujourd’hui 60% de son chiffre d’affaires à l’export, c’est aussi grâce à l’accompagnement de Bpifrance. « Nous avons été agréablement surpris par l’aide apportée par Bpifrance. Nous y avons trouvé un soutien financier mais surtout des réponses à la problématique de l’entreprise liée à l’opérationnel. On est dans le concret », explique Céline Gris, Directrice Générale de l’entreprise.

Professionnels de l’Industrie, vous souhaitez vous lancer à l’export ? Renseignez-vous sur le site de Bpifrance.

Auteur : Laurane Tabouret – Source : lentreprise.lexpress.fr

Canada / Les nouveaux «innogénieurs»


Gilles_Patry_2017

« Une idée n’est pas une invention, une invention n’est pas un produit, un produit n’est pas une entreprise, rappelle Gilles Patry, pdg de la Fondation canadienne pour l’innovation.

Tout le profil de Julie Charron-Latour est tourné vers l’innovation. Cette jeune femme, en voie de terminer un doctorat en génie industriel à Polytechnique, vient de lancer son entreprise informatique, Bambou Space, qui met en marché un logiciel renforçant et formalisant l’amélioration continue en entreprise.

«Notre premier produit, Bottom-Up Solution, permet de capter les idées des employés et d’en faire le suivi jusqu’à leur implantation. On dit à nos clients qu’on est à un clic d’une idée implantée.»

On connaît les logiciels de flux de travail (workflow) qui formalisent et supervisent les flux d’échanges de documents dans les bureaux. Voici un équivalent, mais avec une différence majeure : Bottom-Up Solution formalise un processus ouvert de créativité et de transformation de l’entreprise.

Ce logiciel a été mis au point avec l’aide de Samuel Bassetto, un professeur de Polytechnique qui promeut systématiquement auprès de ses étudiants «le lancement de start-up soutenues par des idées scientifiques», fait ressortir Mme Charron-Latour.

Julie Charron-Latour et Samuel Bassetto appartiennent vraiment au monde des «innogénieurs». En effet, l’innovation réside au cœur de nos systèmes économiques et l’ingénieur y occupe une place de choix.

Génie à la fine pointe

Évidemment, l’ingénieur joue un rôle innovant dans l’économie plus traditionnelle de la production manufacturière, par exemple, ou de la production électrique. Chose moins connue, il est partie prenante de tous les développements les plus avancés des technologies de pointe : intelligence artificielle, nouveaux matériaux, robotique, technologies médicales, fintechs.

«Une idée n’est pas une invention, une invention n’est pas un produit, un produit n’est pas une entreprise, affirme Gilles Patry, pdg de la Fondation canadienne pour l’innovation, lui-même ingénieur. On trouve des ingénieurs dans les trois phases, car ils sont bien formés pour réaliser chaque étape.»

Certes, l’ingénieur est polyvalent, mais il apporte aussi une marque bien distinctive : «Son génie propre est de rendre les idées réalisables», ajoute M. Patry. Le développement du LabPET à l’Université de Sherbrooke en est une illustration éloquente. Ce tomographe par émission de positrons permet de réaliser en une seule passe une image 3D d’un organe avec une résolution que la théorie jugeait inatteignable. Aujourd’hui, on trouve le LabPET dans les plus grands labos d’imagerie moléculaire du monde.

L’idée du tomographe avait germé dans l’esprit de Roger Lecomte, professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, mais elle n’a pu voir le jour qu’avec le concours de Réjean Fontaine, professeur de génie électrique et informatique à la même université. C’est grâce au développement de détecteurs à base de photodiodes à avalanche, une première en ingénierie, que l’idée du Pr Lecomte a pris la forme d’un outil concret.

Le processus qui voit une idée devenir une technologie prévaut aussi au Centre d’optique, photonique et laser (COPL) de l’Université Laval. Ici, tout se trame entre physiciens et ingénieurs. «Les physiciens comprennent les phénomènes de la matière et leurs transformations, les liens entre la lumière et la matière, la façon dont la matière est excitée par la lumière», explique Diane Déziel, responsable des communications pour le COPL.

«L’ingénieur intervient surtout dans l’instrumentation et dans les moyens à prendre pour en arriver à un système. Il détient la connaissance des outils pour les rendre utilisables par les chercheurs eux-mêmes.»

Génie omniprésent

On ferait erreur si on croyait que l’ingénieur se confine au rôle d’apprenti-sorcier actif à la lisière des disciplines fondamentales pour mettre au monde les théories des scientifiques. L’ingénieur est lui-même créateur d’innovations souvent majeures, comme nous le démontrent Julie Charron-Latour et Samuel Bassetto.

Évidemment, l’ingénieur innovant ne loge pas seulement aux avant-postes les plus spectaculaires de la technologie. On le trouve dans une foule de positions, moins visibles peut-être, mais non moins nécessaires. Chez GCM Consultants, par exemple, firme qui abrite 200 ingénieurs consultants.

Active dans tous les domaines classiques du génie (civil, mécanique, électrique, chimique, automatisation), GCM s’enorgueillit plus particulièrement de faire connaître à ses grands clients industriels les technologies vertes et de les amener à les implanter. «Ils sont de grands consommateurs d’énergie et de matières premières et produisent beaucoup de rejets», explique François Roberge, directeur, environnement chez GCM. «On les engage dans des démarches d’amélioration continue pour perfectionner leur procédés et réduire leurs coûts de production tout en atténuant leur empreinte environnementale.»

Les améliorations mises en place prennent mille et une formes : utiliser le butane, rejet d’un processus, comme carburant d’un autre ; récupérer la chaleur d’une machine pour préchauffer un four industriel, en réduisant ainsi la consommation énergétique. Accumulées, toutes ces innovations permettent aux clients de demeurer compétitifs dans la grande joute économique d’aujourd’hui.

L’innovation est au centre de la compétitivité de notre économie. Et l’ingénieur réside au cœur de l’innovation. Présent dans tous les secteurs traditionnels de l’économie, il s’affaire aussi à la plus fine pointe des technologies, en intelligence artificielle, en nouveaux matériaux et en biophotonique. Ce dossier en rend compte.

Auteur : Yan Barcelo – Source : www.lesaffaires.com

Comment rémunérer les inventions de salariés ?


Les avocats de CMS Bureau Francis Lefebvre, Marie-Pierre Schramm, Avocat associé en droit social, et Anne-Laure Villedieu, Avocat associé en droit de la propriété intellectuelle, apportent un éclairage sur ce que dit vraiment la loi en matière de rémunérations des salariés « inventeurs ».

Dans la continuité de son étude menée en 2008, l’INPI a publié au mois d’octobre 2016 une seconde étude « La Rémunération des Inventions de Salariés, Pratiques en vigueur en France« , consacrée à l’analyse des rémunérations des inventions de salariés. Les résultats essentiels de cette enquête démontrent qu’un inventeur salarié reçoit en moyenne un montant forfaitaire de 2.200 euros par invention, ce montant pouvant atteindre 11.000 euros selon le mode de calcul retenu.

Comment interpréter la loi

On retiendra que 60 % des entreprises mettent en place un système de primes forfaitaires, et que près de 40 % conçoivent un système qui comprend à la fois le versement d’une telle prime et une rétribution liée à l’exploitation de l’invention. Néanmoins, dans le calcul de cette rémunération, les entreprises rencontrent des difficultés d’interprétation de la loi ainsi que d’organisation et de suivi du système.

Pour mémoire, il sera rappelé que l’article L. 611-7 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que les inventions dites de « mission » c’est-à-dire celles « faites par le salarié dans l’exécution soit d’un contrat de travail comportant une mission inventive qui correspond à ses fonctions effectives, soit d’études et de recherches qui lui sont explicitement confiées » appartiennent à l’employeur.

Et il est établi à la charge de l’employeur une obligation de verser une rémunération supplémentaire dès lors qu’un employé est à l’origine, seul ou en commun, de la réalisation d’une invention de mission brevetable.

L’article pré-cité précise uniquement que les modalités de cette rémunération sont déterminées en fonction des conventions collectives, des accords d’entreprise ainsi que des contrats individuels de travail.

La jurisprudence ajoute que peuvent notamment être pris en considération le salaire de l’inventeur, l’intérêt économique de l’invention ainsi que les efforts déployés par le salarié pour réaliser l’invention.

Les questions à se poser

Sur la base des principes ci-dessus, il convient tout d’abord de s’interroger sur le point de savoir si l’invention du salarié répond ou non à la qualification d’une invention de mission. Tel sera le cas lorsque :

  • le contrat de travail du salarié comporte une mission inventive ;
  • l’invention a été réalisée dans le cadre de l’exécution de son contrat de travail.

Dans cette hypothèse, l’employeur a alors l’obligation de verser au salarié une rémunération supplémentaire.

En cas d’exploitation commerciale significative de l’invention, il n’est pas exclu que le salarié sollicite le versement de sommes additionnelles, afin qu’il soit tenu compte de l’intérêt économique – révélé dans un second temps – de l’invention. Notons que tout litige relatif au classement de l’invention ou à la rémunération afférente (assez rare en pratique) relève de la commission paritaire de conciliation créée auprès de l’INPI.

Il est en tout état de cause recommandé de prendre certaines mesures annexes et notamment de faire souscrire à l’employé une obligation de confidentialité, ainsi que d’obtenir son engagement d’apporter son concours, en particulier à l’employeur, pour déposer, protéger, maintenir, opposer et défendre le droit de propriété intellectuelle dans toute procédure ainsi que dans tout acte de disposition et de gestion du titre.

En principe, en droit français, seuls les déposants sont chargés d’accomplir de tels actes. Toutefois, dans certains territoires (par exemple aux États-Unis), les offices de propriété intellectuelle peuvent exiger la signature des inventeurs concernés pour l’accomplissement de formalités, telles que l’inscription d’une cession.

Auteurs :  Marie-Pierre Schramm, Avocat associé en droit social et Anne-Laure Villedieu, Avocat associé en droit de la propriété intellectuelle, CMS Bureau Francis Lefebvre – Source : www.usine-digitale.fr

Avec sa ligature pince, Jean-Jacques Mure révolutionne le saxophone


Il a créé la marque Ligreed, qui commercialise un ingénieux système de ligature pour saxophone et clarinette. Une invention qui pourrait bien lui ouvrir les portes d’un marché international.

Jean-Jacques_Mure_2017

Ayant déposé les brevets nécessaires, le musicien vise le concours Lépine.

Tous les saxophonistes le savent, placer correctement l’anche de son instrument est un geste délicat. « C’est un réglage au millimètre. Si elle est mal positionnée, le son ne sort pas. Pour les plus jeunes, cela peut être décourageant. » Féru de pédagogie, Jean-Jacques Mure est un professeur attentif.

D’Yssingeaux à Los Angeles

Celui qui enseigne le saxophone au conservatoire du Puy-en-Velay, à Tence, au Monastier-sur-Gazeille et à Yssingeaux est parti d’un simple constat, pour arriver à une idée géniale.

« J’ai inventé cette pince. Il s’agit d’une ligature sur laquelle l’anche vient se fixer, en butée. Ensuite, le réglage fin de la position se fait au moyen d’une vis. La ligature se fixe au bec, tout simplement. »

Simple, mais il fallait y penser ! Avec cette trouvaille, finis les mauvais réglages. « La pièce est en bi-matière plastique. Ce qui permet plus de nuances dans le son qu’avec un équipement traditionnel », poursuit le professeur inventeur. Faciliter le montage, tout en enrichissant le timbre de l’instrument, la preuve que près de deux siècles après son invention, le saxophone peut encore évoluer. Destinée au sax alto, la ligature made in Haute-Loire se décline aussi en version clarinette en si bémol, autre instrument à anche. « À terme, je souhaite étendre la gamme à tous les saxophones et toutes les clarinettes », explique le professeur.

100 % made in France

Confiée à plusieurs sous-traitants, de la Haute-Loire à la Savoie en passant par la Loire, la fabrication de la ligature pince est 100 % française. « J’ai déposé un brevet international. Aujourd’hui, j’ai des contacts en France, en Espagne et au Benelux. » Un marché qui pourrait bientôt prendre de l’ampleur puisque Jean-Jacques Mure rentre tout juste des États-Unis, où il était invité au Namm (National Association of Music Merchants), un des plus importants salons de la musique au monde qui se tient en Californie.

« J’ai d’abord participé au Salon de Francfort, où j’ai rencontré un professionnel japonais intéressé par mon invention. C’est lui qui m’a invité à Los Angeles, car pour s’y rendre il faut être invité. Là-bas, je suis entré en contact avec l’importateur de grandes marques d’instruments à vent comme Buffet Crampon et Selmer. » L’aventure américaine de Jean-Jacques Mure pourrait lui ouvrir les portes du marché national et du Brésil. Avant cela, l’entrepreneur est en quête de musiciens qui pourraient devenir « ambassadeurs de la marque ». « Je recherche également des partenaires financiers pour faire évoluer le projet », explique-t-il. La Région pourrait également octroyer un prêt à l’entreprise. Enfin, Ligreed est classée parmi les « entreprises innovantes », un label qui permet un crédit d’impôt à d’éventuels investisseurs.

Contact La ligature pince est commercialisée au prix de 70 euros. Une prise de contact avec Jean-Jacques Mure est possible via sa page Facebook : www.facebook.com/jeanjacques.mure.3

Auteur : Rémy Perrin – Source : www.leprogres.fr

À 94 ans, l’inventeur de la batterie Lithium-Ion crée une technologie encore plus puissante !


À 94 ans, John Goodenough, inventeur de la batterie au Lithium-Ion a inventé une batterie encore plus puissante.

John_Goodenough_2017

Ce professeur de la Cockrell School of Engineering de l’Université du Texas à Austin est à la tête d’une équipe d’ingénieurs travaillant sur un nouveau système de batterie. Celle qu’ils ont créé est à l’état solide et s’avère être bien plus sûre que celles que l’on connait actuellement. Mieux encore, elle se recharge bien plus vite et dure plus longtemps que ses petites sœurs.

Cette nouvelle technologie de batterie qu’ils ont inventé pourrait aussi bien s’intégrer dans des smartphones que dans des voitures électriques ou dans des éléments de stockage d’énergie.

« Le cout, la sécurité, la densité d’énergie, les taux de charge et de décharge ainsi que le cycle de vie sont des éléments critiques pour que les voitures dépendantes des batteries soient adoptées à plus grande échelle. Nous pensons que notre découverte résout de nombreux problèmes liés aux batteries d’aujourd’hui, » a déclaré John Goodenough.

Les tests effectués par l’équipe de chercheurs a démontré que leur technologie permettait d’avoir trois fois plus de densité d’énergie que les batteries au Lithium-Ion. Ce système permettrait donc d’avoir de meilleures performances pour la même taille de batterie. Sur le même principe, leur invention permet de troquer des heures de recharge pour des minutes, tout en offrant une durée de vie plus importante.

Il n’y a donc que du positif pour cette innovation et la tendance va bon train pour les batteries. Après celle fonctionnant à l’urine, des chercheurs avaient créé une batterie aussi grande qu’une carte SD avec des performances hors du commun. Si on parle beaucoup d’IA et de robotique, il ne faut pas oublier que sans batteries notre Siècle Digital ne serait rien.

Auteur : Valentin Blanchot – Source : siecledigital.fr

Maroc / L’OMPIC a connu un net regain d’activité en 2016


Les enregistrements de marques ont progressé de 7% et les dépôts de brevets d’invention de 21%. Les intentions de création d’entreprise en hausse de 10%. L’office veut renforcer les compétences de ses ressources humaines et améliorer ses services grâce à sa nouvelle Vision 2020.

adil-el-maliki_2017

L’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) clôture l’année 2016 sur un bilan positif qui prouve aussi que les entreprises et porteurs de projets tentent vaille que vaille de résister au marasme. A preuve, les demandes d’enregistrement de marques ont enregistré une évolution de 7%, à 12 847. Cette évolution a été portée par la hausse de 17% des demandes d’enregistrement d’origine marocaine qui représentent 56% du total des enregistrements de l’exercice écoulé. Les demandes de renouvellement de marques nationales ont également enregistré une progression de l’ordre de 5%. L’exercice a d’ailleurs été marqué par «le renouvellement de 30% des marques enregistrées en 2006», souligne l’office. Cette dynamique a permis au Maroc d’occuper la 42e place mondiale dans le domaine selon l’édition 2016 des indicateurs mondiaux de la propriété industrielle de l’Office mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI).

Les enregistrements de dessins et modèles industriels ont enregistré quant à eux une légère progression de 2%. Ce sont 6 378 dessins et modèles industriels qui ont été enregistrés en 2016. Les demandes d’origine marocaine sont en hausse de 5%. Les demandes de renouvellement d’origine marocaine ont aussi progressé de 12%. Le Maroc a ainsi été classé 16e pays en matière d’enregistrement des dessins et modèles industriels.

En matière de brevets d’invention, les dépôts totalisent 1 240 contre 1 021 en 2015, soit une amélioration de 21%. En revanche, la part des dépôts d’origine marocaine reste très timide puisqu’ils ne représentent que 19% du total des dépôts (237). Ils ont augmenté de 6% contre 26% pour les dépôts d’origine étrangère (1003). De son coté, l’OMPIC a procédé à la publication de 1 194 demandes de brevet d’invention dont 306 d’origine marocaine. Il a également délivré 207 brevets d’invention d’origine étrangère et 99 brevets d’invention d’origine marocaine.

En matière de noms commerciaux, le bilan 2016 de l’office révèle que les enregistrements relatifs aux intentions de création d’entreprises ont progressé de 10%, à 72299. Sur ce total, les dénominations représentent 88% et ont progressé de 10%. Les enseignes, quant à elles, ont affiché une hausse de 4%.

Les créations d’entreprises restent concentrées sur l’axe Rabat-Casablanca

En outre, l’année dernière, 39 896 entreprises personnes morales ont été créées contre 36 825 en 2015, soit 8% de plus. Près du tiers de ces structures opèrent dans le secteur commercial. Les secteurs du BTP et services ont représenté respectivement 24% et 20% des créations. Plus de la moitié de ces entreprises ont été créées dans l’axe Casablanca- Rabat. Les entreprises personnes physiques ont aussi enregistré une progression, le nombre de créations étant passé de 32 677 en 2015 à 34 911 en 2016. Selon l’OMPIC, 59% de ces entreprises opèrent dans le secteur commercial. Près de 40% de ces nouvelles structures ont été créées dans les régions de l’Oriental et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Cette dynamique en matière de création d’entreprise a augmenté la charge de travail au niveau de l’office qui a dû produire plus de 244 000 documents (statuts, PV, modèles de création et de modification) relatifs aux inscriptions effectuées en 2016. Le nombre des états de synthèse centralisés au niveau de l’office reste ainsi en constante évolution avec une moyenne annuelle de 8%.

Refonte de la plateforme des services en ligne

Pour améliorer ses services, l’office a dressé une stratégie pour les quatre années à venir, intitulée «Vision OPMIC 2020». Objectif : apporter le support nécessaire aux entreprises pour la protection de leur création et pour la stimulation de la créativité, de l’innovation et de l’investissement. S’y ajoute l’orientation des services vers les besoins des clients en termes de qualité, de délai et de coût.

L’office aspire clairement à être un établissement moderne et de référence sur le plan régional, reconnu aux niveaux national et international. A ce titre, il envisage de développer les ressources humaines et renforcer davantage leur contribution dans toutes les étapes de mise en œuvre de la stratégie 2016-2020. A cet effet, l’accent sera mis sur la formation continue au sein de l’Académie marocaine de la propriété intellectuelle et commerciale (AMAPIC).

Plusieurs actions sont prévues dans ce sens dont principalement le renforcement du cursus de certification d’Animateur en propriété industrielle et de la formation en ligne. Durant les quatre prochaines années, l’OMPIC veut aussi développer ses nouveaux e-services. A cet effet, il procédera à la refonte technique et fonctionnelle de la plateforme des services en ligne Directinfo. Une application mobile Directinfo sera également réalisée. Ce service permettra le suivi des formalités des demandes de certificats négatifs et la consultation des informations légales sur les entreprises. Le baromètre de la propriété industrielle et commerciale, outil décisionnel permettant la consultation de données statistiques sur les créations et les radiations des entreprises ainsi que les indicateurs sur l’activité relative à la protection de la propriété industrielle, sera également renforcé. Il en est de même pour le service de e-réclamation permettant de recevoir et gérer les réclamations des usagers des services certificat négatif et marque ainsi que les services en ligne et identifiant commun de l’entreprise (ICE) qui sera aussi développé.

Auteur : Imane Trari – Source : lavieeco.com

Bien-être. Il invente la poignée à savon


arnault_thullier_2017
Arnault Thullier espère commercialiser son invention cet été.

Ne lui parlez pas de gel douche ! Arnault Thullier ne jure que par le savon à l’ancienne, qui respecte la peau. À l’usage, il fond assez rapidement. Pour éviter cet inévitable destin, le quadragénaire a inventé une poignée à savon.

La Dornelle possède une racine bretonne. « An Dorn » veut dire la main. « Dornell » signifie le manche et la poignée. « C’est le prolongement de la main », indique Arnault Thullier, âgé de 49 ans. Dans sa main, il tient son invention qu’il a, assez logiquement, baptisée la Dornelle. C’est une poignée à savon. Dotée d’une mâchoire coulissante, elle permet de bloquer le savon. « C’est le prolongement de la main pour retrouver le plaisir de se savonner », témoigne-t-il. Pas fan des gels douche bourrés de « conservateurs, d’agents de synthèse et composés à 80 % d’eau », il a toujours été déçu par les porte-savons : « Après une semaine, le savon fond. Il devient tout mou. Il colle. Il n’est pas très beau à voir ».

Arnault Thullier a trouvé la solution pour régler ce problème et continuer à se savonner en mode « écologique et économique ». Passionné de savon, le quadragénaire n’a pas hésité à passer une formation pour devenir maître savonnier, en 2014. « Avec mon diplôme d’État, je sais de quoi je parle. Je sais que le savon que j’utilisais quand j’étais gamin ne fait pas de mal à la peau. Je suis fier maintenant de faire partie de cette communauté qui sait faire du beau et bon savon. »

Virage à 180º

En discutant avec les savonniers, il se rend compte qu’ils leur manquent ce que lui a fabriqué dans son atelier de bricoleur, pendant six ans, pour son confort personnel : un ustensile pour tenir le savon et éviter qu’il ne se décompose. Ce déclic va l’amener à envisager un virage professionnel à 180º. Ce cadre commercial pour une filiale de la Société générale démissionne et vient s’installer à Louannec, à deux pas de Lannion (22). « Grâce à cette expérience d’inventeur du dimanche, j’ai vu qu’il y avait un vrai besoin. » Il ne s’est pas installé ici par hasard : « En Bretagne, il y a un pôle cosmétique assez important ». Il reçoit également une aide de la Région pour l’accompagner dans cette aventure et trouve un toit à la technopole Anticipa de Lannion, qui l’a accompagné dans le montage de son projet. Pour présenter un produit abouti, Arnault Thullier a fait appel à des professionnels qui ont planché sur la partie mécanique, l’ergonomie et l’esthétisme du produit.

Après une année consacrée pleinement à peaufiner son invention, le maître savonnier est sur le point de choisir l’industriel qui lui permettra de faire découvrir au grand public la Dornelle. Il aimerait bien que cette rencontre profite des rayons de l’été. Si ce n’est pas le cas, cette poignée à savon pourrait trouver une place sous le sapin de Noël. À Quel prix ? Sans doute entre 15 et 20 €.

Auteur : Éric Rannou – Source : www.letelegramme.fr