. Breveté, il est doté d’une cellule électrochimique
· Le projet est adaptable aux entreprises et aux usines
UNE première, un système qui peut détecter et stopper les fuites accidentelles et les émanations inflammables et toxiques. Un procédé qui ne relève plus de la science-fiction. Puisqu’un détecteur de gaz vient d’être mis au point et breveté conjointement par Mohamed Maanouri et Rachid Ainas, respectivement ingénieur et technicien en électronique.
Le système à valve électrique, baptisé MR1, est doté d’une cellule électrochimique. Cette dernière est en quelque sorte un «nez électronique» qui peut «sentir» les fuites accidentelles de gaz butane. La carte électronique est la partie de commande du MR1. Ce dernier est monté à la place du tendeur de la bonbonne à butane.
A la première alerte, une fermeture automatique se déclenche depuis la source en même temps qu’une alarme sonore, décrit Rachid Ainas. Les inventeurs expliquent les sources d’inspiration de leurs recherches pour inventer le procédé. Une cuisinière en ébullition éteignant le feu et laissant s’infiltrer le gaz avec des enfants jouant dans la pièce voisine. Un tableau peu rassurant qui trotte souvent dans l’imagination des parents, formule Mohamed Maanouri.
Le projet extensible pourrait même disjoncter le système électrique et une lampe de secours s’allume automatiquement, est-il expliqué. Autres explications : le premier réflexe est de faire de la lumière au moment d’entrer chez-soi. Et lors d’infiltration de gaz, une explosion peut se produire dans une maison non aérée, est-il aussi représenté. Le MR1 permettra une sécurité totale dans les foyers, affirment les concepteurs.
Le détecteur de gaz d’une dimension de 40 sur 20 cm n’est pas encombrant. Cependant, l’invention est adaptable aux entreprises et aux usines, est-il précisé. Le MR1 a été officiellement breveté en juin dernier et un prototype est en période d’essai.
Les deux jeunes promoteurs faisaient dans la sous-traitance auprès des entreprises. Confiants quant aux perspectives de leur produit, ils viennent de fonder la société PCE. Et dont le siège social est situé à Najmat Al Janoub 2 à El Jadida. Le CRI Doukkala-Abda nous a facilité les démarches pour la création de notre société, relatent les inventeurs. Ces derniers ont pour objectif la fabrication en chaîne et la commercialisation du détecteur de gaz. Remerciements pour les orientations de Mustapha Mguissi de la fondation Banque populaire (FBPCE) d’El Jadida, tiennent-ils à préciser. Ils expriment également leur reconnaissance pour les encouragements de Rachid Amrany, chef de département de la fondation BP à Casablanca.
Les deux électroniciens se penchent actuellement sur d’autres recherches. En cours de finalisation, une invention dans le domaine de la pêche maritime et une autre concernant les énergies renouvelables. Mais ils ne tiennent pas encore à dévoiler la nature de leurs nouveaux projets. Secrets de recherches scientifiques obligent.
En attendant, Maanouri et Ainas font dans la maintenance et réparation de matériels électriques et informatiques pour se constituer un budget de fonctionnement.
Auteur : Mohamed RAMDANI
Source : www.leconomiste.com
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