Article de presse

Solaris, la voiture qui roule à l’énergie solaire


Lors du dernier village de la science, Sciences Réunion a lancé le 4ème concours des Inventeurs et Innovateurs de La Réunion. Plusieurs prix ont été attribués, notamment le Prix du groupe Ravate au Lycée Roland-Garros pour l’invention de la voiture solaire, nommée Solaris. C’est le seul établissement scolaire récompensé et il nous semblait important de mettre en avant le travail de jeunes réunionnais et de leurs enseignants.

Le projet est né, en 2005, lors de conversations passionnées sur l’énergie solaire entre 2 professeurs : Delahay Eddy (Electrotechnique) et Hatsch Hervé (Sciences Physiques Appliquées). Le concept était de créer une voiture qui serait propulsée par l’énergie solaire. L’idée de valoriser le secteur scientifique et technologique et d’instaurer un esprit d’équipes entre les élèves et les enseignants a tout de suite plu au proviseur du lycée, Karl Mussard. Les travaux s’inscrivaient dans le cadre des TPE (Travaux Pratiques Encadrés) des élèves de 1ère S option sciences de l’ingénieur et qui donnait lieu à une soutenance de dossier et bien sûr une note comptant pour le BAC. Le but était également de présenter le projet lors de Expo-sciences 2006.

Un projet d’environ 22.000 euros

« Devant l’investissement colossal à envisager, il a fallu procéder à un montage financier de longue haleine », nous confie Hervé Hatsch qui s’est aussi occupé du montage financier. Pour couvrir toutes les dépenses qui s’élevaient à 21.900 euros, les porteurs du projet ont pu compter sur le soutien de la Région à hauteur de 10.000 euros, la société Giordano a apporté les panneaux solaires, une entreprise privée a fourni les batteries. Le conseil d’administration du lycée a voté une enveloppe de 5.000 euros et les laboratoires de sciences physiques et d’électrotechnique ont également apporté leur contribution financière.

« C’est une réalisation unique et ambitieuse qu’aucun établissement n’avait encore jamais entreprise à La Réunion », précise fièrement les professeurs.

Une fois, le budget bouclé, les élèves ont pu commencer à travailler sur l’étude du véhicule à construire et à commander les différentes pièces.

La construction et l’étude confiées aux élèves

Ce projet fait appel à un large spectre de ressources humaines et matérielles. La construction et l’étude des véhicules ont été confiées à des élèves de 1ere S – science de l’ingénieur, au vu de leur degré de compétences, et dans le cadre des Travaux Pratiques Encadrés (8 élèves sur 1h00/semaine). Il s’appuie sur les enseignements de Sciences de l’Ingénieur (8h00/semaine).

Par ailleurs, les élèves de 1ere STI Génie Electronique (28 élèves) sont intervenus dans la conception des capteurs : voltmètre, tachymètre, ampèremètre, luxmètre.

Un complément de cours en Sciences Physiques Appliquées sur l’électricité a été renforcé pour le projet.

10 batteries

L’intervention d’un animateur de l’ARER (Association Réunionnaise des Energies Renouvelables) devait compléter le dispositif. Mais ce personnel ayant terminé son contrat en décembre, la séquence a été repoussée.

Il s’agissait de faire l’étude et la réalisation de deux voitures à énergie solaire capable de transporter une personne adulte. Le principe est simple : les panneaux solaires captent l’énergie solaire, elle est ensuite transformée en électricité qui est conduit vers la roue arrière. 10 batteries complètent la voiture, permettent de stocker de l’énergie quand il n’y a pas de soleil et enfin elles permettent de stabiliser la tension. Il existe 3 freins et une poignée d’accélérateur sur la voiture, qui ressemble davantage à un vélo puisque des morceaux de vélo ont été utilisés pour fabriquer la partie roulante. Et pour terminer, un simple siège d’écolier sert de fauteuil. « Ce projet, ce n’est pas que la pratique. Derrière tout ça, il y a des études théoriques importantes avec des calculs, etc… Ce projet s’est appuyé sur le cours théorique », poursuit Hervé Hatsch.

Ce prototype a donc 3 roues et il a pu être testé sur route lors du dernier Expo-sciences au Port. Escortée par la police, la voiture solaire a pu atteindre les 18 km/h. Loin de battre des records, le but était de montrer que l’on pouvait se déplacer sans carburant et donc sans polluer la nature.

Fiers de leur récompense, les élèves continuent de travailler sur Solaris, dernièrement, les suspensions demandaient à être changées. La voiture solaire nécessite aussi de l’entretien.

Prochaine étape, un vélo électrique chargé de plaques solaires…

Bravo l’innovation !

Auteur : Sophie Périabe

Source : www.temoignages.re

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