F1 Espionnage : La FIA justifie sa décision


La FIA a justifié le choix de son Conseil Mondial aujourd’hui, qui n’a pas pénalisé Renault. L’équipe française n’a tiré aucun bénéfice des données que Phil Mackereth a apporté avec lui.

L’ancien ingénieur de McLaren a rejoint Renault avec des données appartenant à son ancien équipe. Les ingénieurs de Renault ont eu accès à « quatre dessins », indique la FIA.

De son côté, Mackereth possédait un « volume plus important d’informations de McLaren, contenant quelques données confidentielles, quelques données qui n’étaient pas de la propriété intellectuelle de McLaren, et quelques informations financières. »

La FIA confirme que Mackereth a transféré 33 fichiers sur 11 disques. Cela formait un total de 18 dessins, et des informations sur sa situation financière personnelle. Lorsqu’il travaillait pour McLaren, il avait deux dessins en sa possession personnelle.

D’après McLaren, la totalité des informations, qu’elles soient confidentielles, non-confidentielles ou personnelles, représentent 762 pages au format A4.

J-damper

Parmi les quatre dessins vus par Renault, trois n’ont pas été utilisés par l’équipe. Le quatrième concernait un système surnommé « J-damper ». La FIA révèle que ce dessin « a été utilisé par Renault pour essayer de démontrer que le système […] était illégal. Cela a échoué parce que Renault avait des incompréhensions fondamentales sur le fonctionnement du J-damper. »

Selon le Conseil Mondial, « cela suggère que les éléments à la disposition de Renault ne comportaient pas assez d’informations pour comprendre comment il fonctionnait. Dans ces circonstances, une influence sur le championnat ne peut être établie. »

Aucune preuve

La FIA reproche à Renault de ne pas l’avoir alerté plus tôt : « Le Conseil Mondial désapprouve fortement le fait qu’il y avait suffisamment de personnes chez Renault qui auraient dû savoir que les informations que Mackereth leur a montré relevaient d’une propriété intellectuelle. »

La FIA a donc note « certains éléments inacceptables » mais « il n’y avait pas de preuves suffisantes pour établir que l’information a été utilisée de manière à interférer ou avoir un impact sur le championnat. »

Comme dans l’affaire Stepney/Coughlan, le Conseil Mondial se réserve le droit de ré-ouvrir le dossier si de nouveaux éléments luis parviennent.

Auteur : Vincent Lalanne-Sicaud

Source : www.f1-action.net


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