Pourquoi les surdoués échouent à l’école


L’exemple suivant illustre toute la discordance entre capacité et passivité intellectuelle : Einstein, inventeur de la théorie de la relativité et du mécanisme était, selon les écrits, fort mauvais en mathématique.

Alors, pourquoi les surdoués, dont le quotient intellectuel affiche un minimum de 130, échouent-ils là où la majorité réussit sans trop de difficulté ?

La littérature s’est penchée sur la question et les réponses qui s’en dégagent ne sont guère étonnantes ; elles seraient même plutôt logiques.

En premier lieu, nommons le désintérêt manifesté par les enfants intellectuellement précoces. Alors que leur intellect leur souffle que les explications données par leur professeur s’avèrent insuffisantes pour eux, ils vont gêner le travail de leur enseignant en le mobilisant, voire en le retranchant dans ses explications, ouvrant la voie à un comportement que l’on qualifiera de perturbateur.

Autre fait observable : la dyssynchronie, soit une maturation psychomotrice moins en avance que le développement intellectuel. Même si le désir d’apprendre à lire se manifeste avant l’âge de six ans, l’écriture est mauvaise, surtout chez le garçon.

Les troubles psychologiques et du comportement s’observent également chez les enfants précoces. En raison de leur grand décalage intellectuel par rapport à ceux du même âge et de leur très grande sensibilité également, la solitude les guette, et dans des cas extrêmes, dépressions, tentatives de suicide, et maladies mentales peuvent même s’installer.

La précocité intellectuelle, un handicap ?

Selon les experts, oui, si elle n’est pas reconnue. Cependant, même si la précocité intellectuelle est clairement établie, la scolarité et la vie sociale ne sont pas de tout repos. On parle ici d’asynchronisme du développement, soit le rapport entre les maladresses dont l’enfant peut faire preuve et les jugements pertinents souvent hors norme. Tout cela amenant, malheureusement, son lot d’incompréhensions tant chez l’enfant que dans son entourage.

Même si l’enfant surdoué est très perfectionniste, la distraction le guette si le sujet exploité l’ennuie. Il s’évadera alors dans son monde imaginaire donnant l’impression d’être attentif.

Quelques données

2/3 de la population a un QI compris entre 85 et 115 ; 5 % de la population a un QI à 125 ; 2,3 % de la population a un QI à 130 ; 0,1 % de la population a un QI à 145.

Auteur : Valérie Schmaltz

Source : www.nordinfo.com


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