Québec fait mesurer son intelligence


La ville va être évaluée en matière d’innovations technologiques

La ville de Québec emploiera toute son énergie cette semaine à convaincre le cofondateur de l’Intelligent Community Forum (ICF) Louis Zacharilla qu’elle mérite d’être élue ville «intelligente» de l’année dans le monde.

M. Zacharilla arrive dans la capitale aujourd’hui pour une visite de deux jours. L’objectif : établir si Québec est un modèle mondial en matière d’innovations technologiques.

«Il pourra constater par lui-même à quel point la population carbure à l’innovation et la créativité», a fait valoir le maire, Régis Labeaume, dans un communiqué en prévision de la visite. «Avec tout ce qui se développe chaque jour dans nos entreprises, nous saurons l’impressionner et nous distinguer des autres villes candidates.»

Le programme s’annonce chargé: apparition au conseil municipal, visites de la caserne d’Ex Machina, de Frima Studio et de l’École nationale en divertissement interactif, rencontre avec le président de Beenox, Dominique Brown, soirée en hommage à la créativité dans un restaurant branché de Saint-Roch, etc.

Toutes les facettes technologiques de la ville seront mises en évidence. Ainsi, c’est dans un autobus wi-fi que le prestigieux invité quittera l’aéroport en après-midi pour se rendre en ville.

Lancé en 1999, le titre de ville intelligente de l’année est accordé aux communautés qui encouragent les innovations technologiques, mais il valorise également la participation citoyenne. Ces dernières années, il a notamment été accordé à Stockholm (Suède), à Taipei (Taiwan) et à Eindhoven (Pays-Bas). Québec a-t-elle des chances ? Le patron de Québec International, Carl Viel, pense que oui. Après tout, la ville est parvenue à se classer parmi les sept premières cette année sur quatre cents candidatures, souligne-t-il.

Quand même, elle compte parmi ses concurrentes une adversaire de taille en la ville d’Austin (Texas) pour son événement South By Southwest et la place qu’il accorde aux nouvelles technologies.

Or Québec a ses propres atouts, dont une forte capacité à se mobiliser, note M. Viel. «Il y a une fierté. C’est quand même incroyable de voir le nombre de personnes qui sont impliquées dans les deux jours de visite», dit-il.

Dave G. Pelletier, le jeune coordonnateur du réseau sans fil Zap Québec insiste là-dessus lui aussi. «On dirait que juste le fait de participer à un concours et que la ville réunisse différents acteurs, ça nous fait prendre conscience de tout ce qui a déjà été fait et à quel point Québec est une ville innovante.»

Le titre de ville intelligente n’est assorti d’aucun prix autre qu’une très bonne publicité. Mais les organisateurs estiment qu’elle vaut son pesant d’or. «Ça devient une carte de visite», explique Carl Viel. «Ça donne une très belle visibilité. En termes de retombées déjà, il y a en plus que ce qu’on a mis en temps et en argent.»

On saura en juin quelle ville a été choisie cette année. Selon les documents de la Ville, après la visite de M. Zacharilla, une «firme de recherche indépendante» sera mandatée pour analyser plus en profondeur les dossiers de candidatures en fonction d’une douzaine de critères.

En plus d’Austin, les finalistes cette année sont Oulu (Finlande), Riverside (Californie), Taichung (Taiwan), Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) et Stratford (Ontario).

Auteur : Isabelle Porter

Source : www.ledevoir.com

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