Salon de l’Invention et de l’Innovation de Tunis


Absence désolante des gros calibres

Dans sa lecture alors futuriste de la « Feuille de route » de l’économie mondiale, feu Béchir Salem Belkhiria avait misé sur la créativité comme l’un des vecteurs principaux de la création d’emplois et de l’essor économique du pays. C’est ainsi qu’en 1978, il avait initié le premier salon de l’invention, lequel encadré entre-temps par des structures d’appui, s’est tenu pour la 14e fois mercredi, jeudi et vendredi derniers, à l’hôtel Africa sous l’égide de l’Association Tunisienne des Inventeurs (ATI) créée en 1988.

Une participation encore modeste

Quarante stands ont été mis gratuitement et trois jours durant à la disposition des participants moyennant cependant une demande préalable adressée à l’ATI et le paiement d’une cotisation de 20 dinars au seul titre d’adhésion à cette association.

La sélection des participants relève du CSCE/API (Centre de soutien à la création d’entreprises et Agence de la Propriété Industrielle).

Or cette sélection, pour ce salon (ou concours) des inventeurs de cette année 2005 a été mise en veilleuse vu que les candidats (une soixantaine à peine) ne se sont pas bousculés…

Chose que regrette d’ailleurs l’ATI dont le secrétaire général, M. Salem Ben Salem qui a déploré l’absence de trois types de partenaires de taille: Institutions universitaires, Centres de formation (notamment les ISET) et les grosses entreprises du secteur public et privé.

Un éventail d’innovations

La cérémonie d’ouverture de ce 14e salon des inventeurs a été présidé par M. Abdallah Kaabi, ministre de la Jeunesse, du Sport et de l’Éducation physique, alors que celle de clôture, avec prix aux lauréats, d’une valeur globale de 20000 dinars, a été présidée par M. Taïeb Hadhri ministre de la Recherche scientifique, de la Technologie et du Développement des Compétences.

L’essentiel des inventions ou innovations présentées a concerné les secteurs stratégiques les plus sensibles de l’heure : Économie d’Énergie, énergies renouvelables, économie d’eau, sauvegarde de l’environnement, produits bio de consommation…

Cela va de la cuillère intelligente qui indique le taux de salinité d’une « sauce », au capteur routier d’énergies, en passant par les chasses automatiques de toilettes (M. A. Zouaoui) et les chasses économiques (M. A. Nasri), et la bicyclette à pédales alimentant une batterie qui assure une autonomie motorisée par courant électrique renouvelable (club Jeunes sciences de Sidi Frej), ou encore ce capteur routier de l’énergie des voitures pour la transformer en courant électrique à usage d’éclairage public ponctuel sur le bord des routes (M. Skander Ejjaraoui de Sidi Frej lui aussi).

En somme, cette exposition a été un forum d’idées simples et assez ingénieuses pour la plupart, mais dont l’application pour certaines d’entre elles, n’est pas d’une fiabilité et d’une utilité évidentes.

Reste que l’essentiel est de tenter d’innover, de chercher et de persévérer dans la recherche, puisse la lumière (ou les lumières) jaillir. A noter que les chercheurs financièrement peu nantis, peuvent bénéficier désormais (moyennant la présentation de dossiers « solides ») de l’aide de nouvelles structures financières de soutien telles que la Banque de Financement des petites et moyennes entreprises (BFPME) et la Société Tunisienne de Garantie (SOTUGAR).

Reste à simplifier les procédures d’accès aux prêts éventuels sans en atténuer l’efficacité…

Auteur : L.S.

Source : www.tunishebdo.com.tn


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